Note : Bonjour bonsoir !
J'espère que vous avez passé de bonnes vacances pour ceux ou celles qui en avaient, pour ma part, je n'ai fait que travailler pendant celles-ci... Triste vie !

Quoi qu'il en soit, me voici de retour, sans le retard que j'aurais prévu, avec un nouveau chapitre !

Je vous remercies pour vos quelques mots motivants que vous m'avez envoyés lors de mon chapitre précédent, l'antidote idéale pour me remettre à écrire d'arrache-pieds !

Et sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !


Le regard de Zoro vagua d'un air intrigué sur les murs du long couloir qu'il longeait à la suite de son hôte aux cheveux frisés, celui-ci étant trop étroit que pour marcher aux côtés l'un de l'autre, interpellé par la décoration de celui-ci.
Tout comme dans l'autre pièce, nombreuses plantes et autres fleurs avaient trouvé leur territoire sur une bonne partie des murs de celui-ci, ayant grimpé de manière presque artistique entre les quelques peintures qui étaient clouées à leurs côtés, rendant le lieu d'autant plus fantastique que surréel en raison de son originalité, Zoro se sentant presque admiratif face à cette manière d'organiser les choses que semblait avoir l'individu au long nez ; hasardeuse mais créative.

Marchant silencieusement sur le planché aux lattes mal clouées, chose qui semblait être parfaitement en harmonie avec la décoration, les deux jeunes hommes finirent par déboucher dans un salon aux couleurs lumineuses qui rappelaient un coucher de soleil, nombreux traits de peintures se trouvant sur les murs créant une atmosphère chaleureuse et agréable, quelques canapés colorés étant rangés de manière peu organisée à travers la petite pièce, une table basse en bois entre ceux-ci.

« Vous pouvez vous asseoir… »

Commença le jeune homme au long nez dans un sourire mal dissimulé en raison de sa satisfaction face à l'expression d'admiration qu'affichait le jeune homme aux cheveux verts face à la décoration du petit salon.

« Qu'est-ce que vous voulez boire ? »

Prenant place sur l'un de fauteuils, le regard de Zoro fut attiré par un rideau qui donnait sur une autre pièce, prenant une mine perplexe alors qu'il se questionnait au sujet de celle-ci. Peut-être s'agissait-il de la boutique qu'il avait mentionnée un peu plus tôt…

« Je veux bien du café… »

Conclut-il simplement alors que le jeune homme s'avançait en direction d'une salle ouverte qui était séparée du salon par un simple mur.

« Pas de soucis ! Au fait, je m'appelle Usopp. Et vous ? »

La voix du jeune homme s'éloigna au fil de ses paroles, restant toutefois audible, continuant de parler au rythme des bruits de préparation des boissons qui se faisaient entendre dans ce que Zoro considéra comme étant la cuisine.

« Zoro. » Il marqua un temps de silence avant de reprendre, continuant de regarder autour de lui d'un air distrait. « Pourquoi m'avoir ramené ici ? »

« Vous vous êtes évanoui, je n'allais pas vous laisser par terre au milieu de la foule… Et puis on ne se trouvait pas loin d'ici, donc j'ai préféré vous y amener. Je suis rassuré que vous vous êtes déjà réveillé… »

Il ne fallut que quelques minutes avant que le prénommé Usopp ne refasse apparition dans le salon, un petit plateau sur lequel se trouvaient deux tasse ainsi qu'une cafetière remplie d'une substance sombre et fumante à l'odeur doucement amère qu'il vint poser sur la table basse avant de prendre place sur l'un des fauteuils en face de Zoro, lui tendant l'une des tasse qu'il accepta dans un hochement de tête en guise de remerciement.

« Vous avez l'air d'aller mieux, ça m'a effrayé lorsque vous m'êtes tombé dessus, j'ai cru que vous étiez en train de mourir.. ! »

Frémit-t-il tout en se pinçant les lèvres, plongeant ses yeux ébènes dans sa tasse contenant une boisson de la même couleur, confus, tandis que Zoro le regardait avec perplexité. Il semblait plus à l'aise que lors de leurs deux furtives rencontres chez le psychologue, songea-t-il…
Silencieux, il laissa ensuite son regard se porter une seconde fois en direction du rideau qu'il considéra un instant, se demandant s'il n'allait pas mette trop à nu sa curiosité en lui demandant ce qu'il y avait derrière, lorsque la voix du jeune homme au long nez s'éleva une seconde fois, lui affichant un sourire amical.

« Vous devez vous demander ce qu'il y a derrière. En réalité, je suis fleuriste… Et ça, c'est ma boutique ! Elle est célèbre dans la ville entière, non… Dans le monde entier ! Et de nombreuses célébrités sont venues y acheter leurs plantes d'intérieurs… »

S'enquit-il dans un sourire fier de lui, se grattant le menton d'un air rempli d'estime, chose qui fit prendre une mine désabusée à Zoro qui avait reporté son attention sur sa personne. Croyait-il sincèrement que des mensonges aussi flagrants allaient être pris au sérieux par qui que ce soit ? Lui-même n'avait jamais été mis au courant qu'il y avait un quelconque fleuriste en ville…Toutefois, voyant son expression joviale, il préféra ne pas le contredire, se contentant de souffler silencieusement sur sa tasse de café encore fumante alors que le métis reprenait la parole.

« Ça m'a surpris de vous voir en ville, moi qui ai plus l'habitude de vous voir chez Sanji… »

La mention de ce nom interpella Zoro, son cœur sursautant dans sa cage thoracique malgré lui avant qu'il ne relève lentement son regard vitreux en direction d'Usopp qui semblait prendre un air réfléchi.

« Qui ça ? »

« Ah ! Pardon, KuroAshi. J'ai rendez-vous avec lui juste avant vous, donc on va finir par se croiser régulièrement ! »

Un léger rire accompagna ses propos d'un air enjoué alors que le jeune homme aux cheveux verts restait légèrement perplexe suite à la mention de ce nom.
Sanji… Était-ce comme cela qu'il se nommait.. ? Son regard se baissa une seconde fois sur son café dans lequel il pouvait y voir son reflet troublé, se pinçant légèrement les lèvres. Cela l'interpellait de savoir son prénom… Pour lui, ce blondinet était et restera "le psychologue pervers", depuis leur dernière séance…
Et pourtant, la mention de ce nom avait lieu de… le saisir, en quelques sortes.

« Vous bosser où vous ? »

La voix d'Usopp vint tirer Zoro de ses réflexions dans lesquelles il s'était perdu involontairement, sursautant malgré lui alors qu'il reprenait, venant s'emparer du sucrier qui se trouvait également sur la table basse afin de doser son café à son goût d'un air distrait.

« Dans un café à deux pas d'ici. Un truc discret, je pense pas que vous connaissez… D'ailleurs je commence à bosser à huit heure, donc il faudra que j'y aille d'ici quelques minutes.»

S'enquit-il simplement avant de reposer le sucrier à proximité de la cafetière.

« Ah, déjà ! Vous voudriez que je vous accompagne ? »

Proposa Usopp dans un large sourire qui fit s'hausser les sourcils de Zoro. Il devait admettre ne plus être réellement habitué à des comportements si aimables à son égard de la part de ce que l'on pourrait considérer comme étant des "inconnus", les gens de cette ville étant plus d'habitude fermée et désagréable.

« Vous devez tenir votre boutique, si vous êtes si célèbre, vous aller devoir servir beaucoup de clients… »

Zoro fut satisfait d'apercevoir l'expression d'embarras sur le visage du long-nez, essayant de dissimuler un sourire alors que celui-ci reprenait d'un air hasard qui se voulait sûr de lui.

« Eh bien, pour… pour tout vous dire, le mardi les gens ne viennent pas beaucoup, ils sont souvent occupés ahah.. ! »

Mensonge.

« Mais ça ne me dérange pas de me déplacer un peu, après tout, si j'utilise des lunettes de soleil, les passants n'essayeront pas de me faire des commandes de fleurs dans la rue… »

Double mensonge.

« Et puis, je pourrais voir où vous travailler comme ça ! Si c'est un café peu fréquenté, je ne risquerais pas de me faire reconnaître par mes fans… »

Et triple mensonge.
Des fans ? Vraiment, ce type avait une manière d'inventer des absurdités d'une manière qui en était presque lamentable… Zoro eut bien du mal à ne pas lâcher un lourd soupir, se disant que non seulement ce type parlait trop, mais également que son long nez devait, sans aucun doute, être une référence à un personnage de compte célèbre dont la mention serait inutile…

« Bon, alors si ça ne vous dérange pas, vous pourrez m'accompagner… »

S'enquit le jeune homme aux cheveux verts d'un air à part, terminant sa tasse de café que Usopp semblait déjà avoir vidée pour sa part.

« Super ! »

S'enjoua-t-il dans un sourire éclatant qui lui remémora vaguement celui de Luffy, se disant que ces deux-là devraient sans aucun doute bien s'entendre…

« Mais vous êtes sûr que vous ne devriez pas vous reposer un peu.. ? Après ce qu'il s'est passé, vous devez être fatigué… »

« Non. » Trancha simplement Zoro. « Je suis habitué… »

Son ton de voix ayant changé brusquement, Usopp prit un air contrarié, interpellé par la manière dont vivait l'individu aux cheveux verts qui se tenait assis en face de lui.
Après tout, s'il consultait un psychologue, il devait bien avoir ses raisons, et en demander la cause n'aurait pas été raisonnable.
Dans le sens inverse, Zoro, lui, se questionnait réellement sur la raison des habituelles visites que ce type aux cheveux frisés avaient avec KuroAshi… Il semblait être en parfaite santé, vivre une vie agréable et être dans un état psychologique assez stable, si l'on pouvait dire... Mais en soit, il savait que juger sur les apparences n'était pas la chose à faire, et que même s'il était curieux à ce sujet, cela ne le regardait pas…

« Merci, pour ce que vous avez fait, et pour le café. »

Conclut Zoro, bien que les actes de courtoisie n'étaient habituellement pas ce qu'il préférait employer, se disant qu'au fond, des âmes comme celle de cet individu au cœur ouvert manquaient cruellement à son environnement de vie…

« C'est rien, ça me semble normal de vous avoir aidé ! »

Poursuivit Usopp dans un léger sourire rempli de franchise qui desserra le cœur fissuré du jeune homme aux cheveux verts, affichant un maigre sourire en retour.

« Bon, il va bientôt être huit heure ! »

Reprit le fleuriste tout en se redressant avant de s'avancer en direction du couloir sous le regard perplexe de Zoro, refaisant son apparition avec la veste de celui-ci entre ses mains.

« Désolé de vous l'avoir retirée, je ne vous suspectais pas du tout mais… »

Commença-t-il d'un air confus dans un sourire nerveux, Zoro se redressant afin de la récupérer dans un haussement d'épaules peu concerné.

« C'est rien. »

N'ayant jamais de biens précieux sur lui, ne serait-ce que les clés de son appartement qu'il ne fermait jamais, Zoro n'avait pas à suspecter Usopp de vol quelconque, et puis, ce type n'avait franchement pas l'allure d'un voleur, mauvais menteur qu'il était, cela l'aurait surpris…

« On va sortir par l'arrière-boutique, je n'aurais pas envie qu'on m'aborde dans la rue immédiatement… »

En parlant de mensonge, celui-ci vint faire rouler discrètement les yeux de Zoro qui terminait d'enfiler sa veste, se contentant de suivre son hôte en direction de la sortie se situant à l'arrière, venant de ce fait quitter l'habitation du jeune homme au long-nez par une porte vitrée qui donnait sur la ruelle déserte que Zoro avait vu à son réveil, refermant la porte derrière lui.

Discutant calmement, ils suivirent le chemin de celle-ci qui rejoignaient l'avenue principale, tout comme le reste des ruelles de la ville, Usopp gardant son éternel sourire gravé sur son visage alors que Zoro répondait à ses monologues semblables à celui de son ami d'enfance par de simples hochements de tête, se disant que cela n'était pas si mal de se faire accompagner par quelqu'un jusqu'à son travail, bien que la solitude restait sa tasse de thé…
Il ne fallut pas moins de cinq petites minutes avant qu'ils n'arrivent enfin devant ledit café où Zoro travaillait, Usopp, arquant un sourcil face à l'état déplorable et peu accueillant de celui-ci tandis que Zoro se tournait en sa direction afin de le remercier une dernière fois.

« C'est rien je vous dis ! Je n'hésiterais pas à passer boire un verre ici ! »

S'enquit le métis dans un sourire optimiste alors que leurs chemins se séparaient, Zoro lui faisant un vague signe de la main auquel Usopp répondit tout en faisant volte-face, le jeune homme aux cheveux verts venant entrer dans le café alors que l'horloge indiquait huit heurte moins cinq, chose qui le soulagea légèrement.

La journée de travail prit son court habituelle de manière peu précipitée, n'ayant, comme d'habitude, pas réellement de clients, ne serait-ce qu'une petite bande de personnes venues y boire un café durant la fin d'après-midi, Luffy ne cessant de raconter des choses que Zoro considérait comme futiles à son aîné, celui-ci ne lui ayant pas mentionné son somnambulisme de la veille, ni sa crise de panique de début de matinée qui l'avait poussée à se retrouver chez cet étrange fleuriste du nom de Usopp, ne souhaitant point user de la bonne humeur de son collègue en lui racontant ses problèmes ennuyants et pathétiques…

Les deux jeunes hommes quittèrent leur lieu de travail à leur heure habituelle, épuisés par cette atmosphère lourde qui occupait constamment le petit café dans lequel ils passaient majeur partie de leur vie alors qu'ils venaient emprunter de petites rues désertes comme à leur habitude, le ciel s'étant déjà fortement assombri à cette heure tardive de la journée, les changements d'heure de cette période de l'année ne donnant pas un avantage sur ce fait.

« Au fait Zoro… »

S'enquit Luffy après un court instant de marche inhabituellement silencieuse, remettant son écharpe rouge un peu trop grande pour lui autour de son cou afin de ne pas attraper froid alors que Zoro continuait d'avancer à ses côtés, observant ses chaussures d'un air distrait.

« Est-ce que tu vas bien.. ? »

Surpris par cette question, Zoro ralentit légèrement le pas, ses yeux s'arrondissant quelque peu avant qu'il ne reprenne son rythme précédent, posant son attention sur son ami d'enfance qui ne le regardait pas, se contentant d'avancer sans bruit, ses yeux marrons regardant droit devant eux d'un air peu concerné. Il devait admettre avoir été surpris par cette question. Qu'entendait-il par-là ?
Il était rare que de sujets sérieux soient abordés entre eux, mais la manière dont celui-ci émergea de ce silence glacé eut lieu de le troubler légèrement.

« Bien sûr, pourquoi ? »

Questionna Zoro en retour, sortant son éternel paquet de cigarettes de la poche intérieur de sa veste alors qu'un silence opaque accompagnait ses propos, chose qui le mit étrangement mal à l'aise.

« Tu as l'air d'aller mal ces temps-ci. Tu ne regardes plus que tes pieds. »

Le regard de Luffy se tourna vers lui, faisant prendre une mine dubitative à Zoro.

« Pourquoi tu as toujours les yeux baissés ? Il s'est passé un truc ? »

Le regard du jeune homme aux cheveux verts fut comme transit par un voile de brume suite aux quelques mots de son cadet, son cœur étant comme empoigné d'une déchirure aussi soudaine que acérée qui lui fit détourner les yeux, serrant les poings dans ses poches de manière involontaire.
Non, il n'allait pas bien. Il avait envie de tout lui dire. De tout lui avouer, en cet instant même.
Qu'il voyait un psychologue depuis deux semaines déjà. Que ses crises le tourmentaient de plus en plus. Que l'approche des fêtes l'angoissait, le dévorait comme les abysses aux griffes aiguisées dans lesquelles il avait le pressentiment de sombrer à petit feu. Qu'il ne suivait plus la réalité, qu'il ne savait plus où il en était, que tout se mélangeait, qu'il était incapable de se lever sans avoir la nausée, la nausée de savoir qu'il allait devoir vire, tout simplement. Ce mal d'exister qui le rongeait de plus en plus, cet incompréhension face à son impact dans ce monde dévoré par la pourriture jusqu'à la moelle…

Ses prunelles grisâtres se reposèrent sur son ami d'enfance, celui-ci le considérant silencieusement avant qu'il n'entrouvre la bouche, lorsqu'une boule douloureuse se forma dans sa gorge. Une boule remplie d'angoisse, une boule qui l'empêcha tout simplement de parler comme il l'aurait souhaiter.
Et ce fut d'un geste habituellement rapide et simple, il vint appuyer brusquement son poing sur le dos de son cadet, lui affichant un sourire narquois alors qu'il fronçait les sourcils, le considérant d'un air sarcastique.

« Oh ? Tu t'inquiètes pour moi tout à coup ? »

Un rire amer s'échappa d'entre ses lèvres alors que Luffy lâchait une exclamation de surprise, se frottant son membre meurtri d'un air plaintif.

« Tch, sérieusement. Pourquoi est-ce que j'irais mal. »

Poursuivit Zoro tout en reportant son regard devant lui, venant tirer une profonde inspiration sur sa cigarette qu'il était enfin parvenue à allumer alors qu'un large sourire naissait sur le visage de Luffy, celui-ci semblant être ravis par les quelques mots de son ami d'enfance.

« Je suis rassuré ! »

S'exclama-t-il alors qu'il retrouvait son enjouement précédent, se remettant à s'exclamer tel un moulin à paroles de propos aussi subtiles qu'incompréhensibles alors que Zoro répondait par de légers rires à ses remarques enfantines, leur chemin finissant par se séparer à leur carrefour habituel, se faisant tous deux de grands signes de mains dans un sourire partagé alors qu'ils disparaissaient chacun de leurs côtés dans la pénombres de la nuit qui le engloutit peut être un peu trop rapidement, Zoro venant jeter d'un geste hagard son mégot de cigarette mourant dans un coin de la rue alors que son sourire disparaissait lentement de son visage, ses poings se serrant furtivement.

Un vent brusque venu du nord vint souffler avec une férocité dévorante en sa direction, le faisant ralentir le pas avant de s'immobiliser entièrement l'espace d'un instant au milieu de la ruelle déserte qu'il empruntait afin de rentrer chez lui, son être frémissant de froid. Son regard s'assombri, venant poser de manière irréfléchie son front sur la surface plane de l'un des murs d'une des habitations mitoyennes qui longeaient l'allée silencieuse, comme incapable de tenir en équilibre, ses paupières se fermant un bref instant alors qu'il venait se mordre cruellement la lèvre, comme emparé d'un sentiment profond qui lui déchira son organe vitale... Une douleur saisissante qu'il n'avait plus ressentit depuis longtemps déjà. Une torture qui, malgré lui, lui fit placer par interaction l'une de ses mains tremblantes contre sa bouche alors qu'un sanglot involontaire s'échappait de celle-ci, tressaillant.
Et dès lors, en dépit de sa personne, il vint pleurer silencieusement contre ce mur de briques usé par les pluies, là où personne ne le verrait, là où il pouvait être isolé avec ses sombres démons, ses poings se refermant d'eux-même contre la paroi glacée qui lui servait à présent d'unique soutient afin de rester stoïque, des larmes brûlantes de remords venant sombrer sur ses pommettes alors qu'il s'insultait intérieurement d'être aussi faible, aussi pathétique, aussi stupide, ne supportant pas laisser ainsi ses émotions prendre le dessus sur son être alors que de profonds tourments venaient envelopper son être, accompagnés par les ténèbres de la nuit qui le dévoraient lentement...


Je m'excuse, mais j'ai réellement un faible en ce qui concerne le fait de faire pleurer mes personnages... -Du sadisme ? Nooon...-
J'espère que ce chapitre, bien qu'assez court, vous aura plu, quoi qu'il en soit, le prochain sera plus imposant que celui-ci !

A la semaine prochaine !