Note : Bonsoir !
Me voici de retour, cette fois-ci avec un peu d'avance, afin de poster ce dix-huitième chapitre !
En effet, en raison de l'approche évidente des examens de Noël, j'avais envie de poster celui-ci avant d'entreprendre deux longues semaines d'absence, et ainsi rattraper mon futur retard !
Je vous remercie, encore et toujours, pour vos adorables reviews au sujet du précédent chapitre, étant ravie qu'il vous ai plu de la sorte, et vous souhaite une agréable lecture !
« Zoro, je vais vous demander de vous détendre...»
La voix conciliante du jeune psychologue aux cheveux blonds vint résonner dans les oreilles de Zoro pour la énième fois, celui-ci laissant un long soupir s'échapper d'entre ses lèvres précédemment pincées.
Il avait, comme à son habitude, pris place sur le fauteuil en cuir en face de celui de KuroAshi, une table basse en bois sombre de cerisier ayant cependant été placée entre leurs deux êtres pour cette séance assez particulière, un métronome se trouvant dès lors sur celle-ci.
Cela ne faisait pas plus d'une courte dizaine de minutes que le jeune homme aux cheveux verts se trouvait chez son psychologue, ayant passé sa matinée dans son appartement, afin de ne pas changer ses perpétuels lundis répétitifs...
Étrangement, et ce depuis sa perte de conscience lors du festival de Noël quelques jours auparavant, Zoro n'avait reçu aucune nouvelles de Luffy, chose qui, il devait l'admettre, l'angoissait quelque peu.
Il craignait que son collègue fut mis au courant par Usopp, ou même KuroAshi en personne, de ses séances hebdomadaires chez celui-ci...
Toutefois, il préférait balayer ces éventualités pour l'instant, préférant, dès lors, se concentrer uniquement, et en ce moment même, sur la séance qui était en train d'avoir lieu...
Lorsqu'il fut arrivé dans la salle d'attente bordée de chaises un peu plus tôt dans l'heure, Zoro n'avait pas croiser Usopp non plus, celui-ci semblant être absent ce jour-ci, chose qui le surpris d'autant plus. Il ne comprenait pas réellement ce qu'il s'était passé, ou plutôt ce qu'il se passait en cet instant même, mais comptait bien y trouver le fil une fois sorti de cette séance…
« Est-ce que vous vous sentez prêt ? »
Questionna le psychologue qui se trouvait assis en face du jeune homme aux cheveux verts, légèrement penché en direction de la table, ses mains s'étant croisées devant son menton.
« Ça fait longtemps que j'attends ça. Bien sûr que je le suis... »
S'enquit Zoro tout en fronçant légèrement les sourcils d'un air impatient, chose qui fit esquisser un léger sourire au blondinet qui dénoua ses doigts, venant de ce fait avancer l'une de ses main en direction du métronome posé plus tôt sur la table basse.
« Bon, dans ce cas nous allons commencer. »
Ses mains se serrant légèrement sur les accoudoirs de son siège, Zoro porta son regard sur le métronome, venant fixer la barrette métallique que venait de tirer KuroAshi, celle-ci commençant un mouvement lent et répétitif dans un bruit apaisant qui résonnait dans la salle de séance, seul obstacle au silence absolu qui englobait dès lors celle-ci.
« Contentez-vous de fixer le métronome. Écoutez son bruit. »
Que ressentait-il, lui-même n'en était pas certain... De l'angoisse, de l'impatience, une envie cruelle de savoir, ou bien au contraire, celle de préférer voiler les faits...
Cependant, Zoro savait que seul ouvrir le rideau rouge lui permettrait d'avancer de manière plus claire et limpide à travers les ténèbres dans lesquelles il se situait depuis des années déjà...
Ses yeux venaient se balancer comme par automatisme au rythme du tintement lointain du métronome sans même qu'il ne s'en soit rendu compte, ce mouvement calme semblant comme l'apaiser, lui vider l'esprit, lui brouiller les sens...
Par moment, et sans même réellement s'en rendre compte, la voix du jeune psychologue s'élevait de manière indistincte dans le silence, comme un écho doux, lointain et indéchiffrable à travers son esprit embrumé, lui disant des phrase sans grande importance, lui décrivant des endroits imprécis, des lieux inconnus, des sensations familières…
Il semblait lui-même détendu, et c'était à peine si Zoro sentait le poids de ses yeux céruléens peser sur sa personne, se contentant de suivre aveuglément le mouvement de la barre métallique du métronome, silencieux, pacifié, ailleurs…
Ce ne fut qu'après quelques minutes que la barre au mouvement répétitive qui s'animait devant lui ne commence à se métamorphoser de manière embrumée et indécise aux yeux du jeune homme aux cheveux verts, les paupières de celui-ci étant à peine entrouvertes, comme plongeant dans son parfait subconscient, s'assoupissant, en la forme bien distincte de la trotteuse d'une horloge qui tournait au fil des secondes.
Elle tournait, se précipitait, derrière sa vitre de verre d'une manière répétitive, hypnotiseuse, son tintement sonore et infini résonnant d'une manière presque exagérée à travers la pièce désertique prolongée d'un silence pesant et à travers laquelle il se trouvait dès lors, ne cherchant pas à comprendre la raison de comment il s'y était déplacé. Il ne ressentait pas le besoin de savoir... Pour lui, il s'y trouvait depuis le début, et le psychologue ainsi que le métronome avait entièrement disparu de son champ de vision, ainsi que de son esprit…
La pièce qui l'englobait était large, imposante, terne. De hautes fenêtres dominant les murs incolores de celle-ci donnant vue sur un ciel grisé et zébré de nuages orageux se trouvaient face à lui, les ombres moroses des gouttes d'eau se coursant sur les carreaux de celles-ci venant se refléter sur le carrelage en damier noir et blanc du lieu.
L'atmosphère était lourde, froide, et un silence oppressant semblait balayer la pièce depuis nombreuses minutes déjà…
Zoro se trouvait assis sur une chaise métallique, devant cette horloge au pourtour argenté clouée sur le mur entre deux fenêtres, laissant ses pieds balancer de manière pensive sous celle-ci.
Il ne savait pas exactement depuis combien de temps il se trouvait là, dans cette salle intimidante, à attendre il ne savait pas exactement quoi, perdu dans ses propres réflexions enfantines et rêveuses, son regard dénué d'expression fixant les aiguilles de l'horloge sans vraiment les voir.
C'est alors que l'écho métallique provenant du bout de la pièce semblable à une porte que l'on ouvrait accompagné de près par le claquement récidivant de talons sur le carrelage vint happer le jeune garçon de sa fausse contemplation, portant son regard sur la nouvelle arrivante d'un air curieux.
Une dame, à la silhouette grande et étriquée, perchée sur ses escarpins sombres et luisant, sa tenue étant principalement composée d'une sorte de blouse blanche lui arrivant tout juste en dessous de ses genoux, son visage, aussi pâle que les murs de la pièce, étant mis en avant à l'aide du chignon qui coiffait sa chevelure sombre, lui donnant un aspect sévère et glacial qui en aurait donné la chair de poule aux plus courageux…
Celle-ci vint arrêter son avancée à proximité de Zoro qui avait opté de garder son regard terne posé sur elle, silencieux, perplexe.
Face à elle, il se sentait comme minuscule, insignifiant.
Pour un garçon de onze ans à peine, tout était gigantesque, imprévu, et pourtant, il semblait comme insondable face à la grandeur du vaste monde qui l'entourait, indifférent…
« Que fais-tu là ? »
Questionna la nouvelle arrivante d'une voix tranchée tout en croisant les bras, Zoro reportant de ce fait son attention sur la haute horloge, déluge de contemplations.
« On m'a dit que je ne pouvais pas sortir. »
« Et pourquoi ne peux-tu pas sortir ? »
L'enfant se pinça les lèvres, inclinant légèrement la tête d'un air intransigeant bien que honteux, sourcils froncés.
« J'ai frappé quelqu'un. »
Un silence engendra ses quelques mots avant que le résonnement des talons de la femme ne se fasse entendre une seconde fois, celle-ci venant prendre place en face de Zoro, soupirant d'une exaspération évidente que le garçon n'eut pas du mal à percevoir.
« Il ne faut pas frapper ses camarades. »
Poursuivit-elle avec une fermeté exigeante, son regard perçant s'étant posé sur le jeune garçon aux cheveux verts.
« Il m'a insulté… »
Se défendit Zoro tout en serrant ses poings sur ses genoux d'un air oppressé, évitant tout contact visuel avec la surveillante.
« Ah, mon petit Zoro… » Soupira la dame tout en se redressant, un détestable rictus étant venu s'immiscer sur son visage aux traits tendus. « Tu es bien conscient que tu ne te fera jamais adopter. »
Le regard dudit Zoro resta baissé, se mordillant légèrement l'intérieur des joues.
« Quels parents voudraient d'un fils tel que toi… »
S'avançant en direction de l'une des hautes fenêtres aux vitres ruisselantes de pluie, la surveillante de l'orphelinat fronça les sourcils avec agacement avant de poursuivre d'un air sec.
« Pourquoi Diable doit-on nous occuper d'un fardeau tel que toi. »
Les sourcils du garçon aux cheveux verts restèrent froncés, incapable d'articuler ne serait-ce qu'un mot au risque de se faire réprimander comme il en avait l'habitude.
Oui, il avait fini par se faire à ce quotidien. À avancer en se faisant pousser, sur ces chemins rocailleux, sur ce pont bancal qui était capable de céder à tout instant… Tel était sa route, son chemin à suivre. Mais il savait pertinemment que même si toutes personnes s'imposant devant lui tentaient du mieux qu'elles pouvaient de lui bloquer le passage, il continuerait à avancer coûte que coûte, peu importe le prix. Il avancerait, au-dessus de ce précipice de mélancolie dans lequel il risquait de sombrer à tout instant, ces abysses sombres et moroses vers lesquelles il était inévitablement attiré…
Il vivait ainsi. Le regard rivé vers la fenêtre, à regarder les gens passer dans sa vie, un seul instant, avant de la quitter à jamais. Il n'était que spectateur de l'existence des autres, ayant été interdit de vivre la sienne à pleins poumons. Il était différent, lui disait-on.
Et il s'était dès lors persuadé que cela était vrai.
Il se contentait donc de garder le silence, de contempler la vie de ses camarades d'orphelinat qui venaient et disparaissaient aussi vite dans les bras de parfaits inconnus avec lesquels ils partaient commencer une nouvelle vie. Une ville familiale.
Zoro savait qu'il ne goûterait jamais à ce plaisir. Que, comme lui citait sans cesse ses surveillants, le bonheur était un prix remporté uniquement par les enfants sages, et qu'il n'en était pas un.
Mais il ne cessait d'espérer, derrière sa fenêtre, le regard perdu dans ses pensées noyées d'envie à l'égard du monde qu'il entourait, et qu'il ne pouvait franchir.
Parfois, il se révoltait. Il se révoltait contre son existence inégale, il se révoltait face à cette peine qui le dévorait inconsciemment au fil des jours qui pesaient un peu plus sur sa vie, il se révoltait sur cette injustice, sur cette odieuse réalité semblable à un puis sans fond dans lequel il ne faisait que chuter.
Et il frappait. Il frappait poings et pieds sur ceux qui le provoquaient, ceux qui se moquaient de sa solitude, ceux qui avaient ce que lui n'avait pas. Il criait, il griffait, il ne se contrôlait plus.
Cependant, de telles action ne le menaient que plus bas, le privant de certains privilèges qui lui étaient dès lors bannis, l'enfermant des heures durant dans une pièce sombre afin de le faire réfléchir sur ses actions.
Il se faisait punir, se faisait frapper en retour, se faisait exiler des visites parentales. Comme s'il n'était dès lors plus qu'une ombre, l'âme solitaire de ce sombre orphelinat aux murs trop étroits, ou au contraire, beaucoup trop vastes, beaucoup trop vides…
Tout allait en accélérer, tel un film en noir et blanc qui ne faisait que défiler devant ses paupières embrumées avant de s'immobiliser, cette fois-ci bien plus loin que cette sombre époque…
Cet instant-là, Zoro avait quinze ans.
Un jeune garçon considéré comme dangereux, voguant à travers les sombres couloirs de cet orphelinat qu'il considérait comme une véritable prison, ses surveillants, étant supposés l'entretenir comme ses propres parents, étant appelés bourreaux par sa personne, tous n'étant, à ses yeux, que de stupides pantins aux fils emmêlés qui se pensaient si haut, si imposant, malgré leur taille ridiculement petite…
Petit… Zoro aussi l'était. Du moins, dans son être.
Il avait l'impression d'être si insignifiant, si absurde, le monde entier l'écœurant, lui donnant la nausée…
Oui, il avait le mal de vivre, et à peine avait-il entamé l'âge moyen que le jeune homme vivait déjà sa vie avec épuisement. Il se levait par habitude, s'occupait par ennuie, vivait pas hasard… Sans motivation, sans envie. Sans nécessité. Sans que quiconque ne se préoccupe de son absence.
Ce ne fut qu'un défunt mois de Février, ou peut-être de Novembre, qu'une vague vint submerger son existence entière…
Une vague qui se présenta une fin d'après-midi, alors qu'il était exilé de la salle principale où les autres orphelins patientaient la visite quelconque de parents, le regard pétillant d'espoir, ayant pris place au fond du couloir de classes, sur les marches macabres d'un escalier de marbre, le regard songeur, gravant à l'aide de la lame aiguisée d'un cutter de quelconques inscriptions sur le sol, chose qui, à coup sûr, allait lui valoir la punition…
Il s'en moquait. Il se moquait de tout, à présent. Il se moquait d'aller dans la salle principale dont il avait été privé longues années déjà… Il se moquait de devoir faire les yeux doux à de stupides parents, comme un abruti de chiot dans une animalerie dans l'espoir de recevoir un foyer…
Zoro n'était pas un chiot aux yeux tendres. Il était un chien errant. Un chien boiteux. Un chien solitaire…
Et il en était persuadé.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
Une voix étrangement peu familière s'élevant à quelques mètres à peine de sa personne vint happer le jeune garçon de ses pensées, pris d'un sursaut peu anticipé alors qu'il levait son regard perplexe en direction de cette nouvelle silhouette qui lui faisait dès lors face, les sourcils arqués.
Bien que l'atmosphère sombre du couloir rendait formes et couleurs difficiles à distinguer, Zoro se vit être surpris face à ce visage inconnu qui le dévisageait d'un air à la fois curieux et silencieux, ses yeux sombres le détaillant avec insouciance.
« Ça te regarde pas… »
Gronda le jeune garçon tout en fronçant les sourcils, reportant une seconde fois son attention sur ses inscriptions diverses sur le marbre.
« Tu as été exilé de la salle, pas vrai ? »
Cette voix indifférente qui s'éleva à nouveau vint faire se relever les yeux de Zoro avec agacement, la silhouette étant à présent plus facilement déchiffrable en raison des quelques pas qu'elle venait de faire, se trouvant dès lors dans un halo de lumière pâle projeté par l'un des néons de la pièce adjacente au couloir dans lequel ils se trouvaient.
Une jeune fille. Probablement plus grande que lui…
Elle avait le teint pâle, presque d'un blanc pur, et des yeux d'une ébène absorbante, une obscurité indéchiffrable qui le considérait silencieusement, sans mots dire, les yeux de Zoro étant comme immédiatement aimantés par ceux-ci, sans réellement en savoir la cause.
Ses cheveux étaient sombres, d'un bleu nuit qui rendrait le ciel ridicule face à la couleur de ceux-ci, retombant tout juste au-dessus de ses épaules avec une simplicité remplie de légèreté, de délicatesse, une simplicité que le garçon aux cheveux verts détailla un instant, silencieux, pensif.
Oui, elle n'avait rien de particulier, rien d'interpellant, et pourtant… Pourtant il ne put s'empêcher de lui trouver un quelque chose de magnifique.
« Je m'appelle Kuina. Et toi ? L'Algue, je suppose… »
Revenant brusquement à la réalité, Zoro fronça les sourcils suite à cette remarque désobligeante qui lui fit prendre une mine irritée, la jeune fille, pour sa part, croisant les bras alors qu'une étincelle de satisfaction venait traverser ses prunelles sombres, fière de voir que sa remarque résultait à un agacement présente chez son interlocuteur qui s'exclama, sur la défensive.
« Si tu es venu ici pour te foutre de moi, tu peux partir… »
Un léger rictus vint se dessiner sur le visage de la jeune fille avant qu'elle ne s'avance, venant prendre place aux côtés de Zoro sur les marches de l'escalier de marbre sans même lui en demander la permission, chose qui l'énerva d'autant plus, reprenant tout en regardant devant elle d'un air détaché.
« Je ne suis pas venu ici pour me foutre de toi. »
Un soupir s'échappa d'entre les lèvres du jeune garçon qui referma son cutter, enfuyant de ce fait celui-ci dans la poche de son pantalon.
« Je m'ennuyais, de l'autre côté… »
Les sourcils du vert s'arquèrent de perplexité sans pour autant poser son attention sur la jeune fille qui avait pris place à ses côtés.
« Je ne t'ai jamais vu ici auparavant. »
« Je suis venue avec mon père. » Soupira-t-elle avant de venir poser ses yeux sur lui. « Pourquoi tu n'es pas avec les autres ? »
« …On me l'a interdit.. »
Grinça le vert tout en fronçant les sourcils d'un air agacé.
« Interdit ? »
Un haussement d'épaules engendra la répétition de la prénommée Kuina.
« Ils me disent différent. »
« À cause de tes cheveux.. ? »
Un regard assassin de la part de Zoro vint faire apparaître une expression d'indifférence sur le visage de la jeune fille avant qu'elle ne reprenne dans un soupir, reportant son regard sur le profond couloir duquel s'échappaient des échos de voix provenant de la salle principale.
« Ça doit être chiant d'être enfermé ici… »
« Ça l'est… Plus que tu ne pourrais l'imaginer… »
Les yeux de Kuina se portèrent ensuite sur le marbre gravé qu'elle détailla un instant d'un air absent, le mot bien distinct de "LIBERTY" y ayant été gravé faisant naître un sourire sur son visage pâle.
« Je ne pense pas que tu sois si différent que ça. »
« Qu'est-ce que tu en sais… »
Grommela Zoro tout en lâchant un claquement agacé avant qu'une voix semblant appeler la jeune fille provenant du bout du couloir ne fasse se relever la tête des deux adolescents avec perplexité.
« Une intuition. »
Conclu-t-elle d'un air désinvolte avant de se redresser, s'apprêtant à s'éloigner avant que Zoro ne reprenne tout en soupirant, détournant légèrement les yeux d'un air honteux.
« Zoro… »
Interpellée, Kuina s'arrêta dans son avancée, arquant les sourcils avec perplexité alors qu'elle reposait ses prunelles sur le garçon aux cheveux verts qui passait une main sur sa nuque tout en fronçant les sourcils pour la énième fois.
« Je m'appelle Zoro. »
Un futile silence accompagna ses quelques mots avant qu'un second sourire ne se dessine sur le visage de la jeune fille, Zoro se pinçant légèrement les lèvres avec embarras face à ce calme inattendu qui avait suivi ses paroles.
« D'accord. Alors à la prochaine Zoro. »
Finit par poursuivre la jeune fille aux cheveux sombres dans un simple signe de la main avant de tourner les talons, accélérant le pas afin de rejoindre cette voix qui l'appelait à répétition, le garçon aux cheveux verts la regardant disparaître dans l'obscurité du couloir avec une once de perplexité sur le visage.
Sa tête finit par s'incliner une seconde fois, se plongeant dans ses propres réflexions alors que nombreux questionnements au sujet de cette mystérieuse jeune fille venaient habiter son esprit, s'armant une seconde fois de son cutter d'un air perdu alors qu'il reprenait sa tâche où il l'avait laissée.
Cela faisait si longtemps à ses yeux depuis qu'il avait pu apercevoir l'ombre d'un sourire sincère vis-à-vis de sa personne sur le visage d'un individu… Il ne savait pas quoi y penser, ses lèvres se pinçant légèrement alors que, d'une main hasarde, il ajoutait un point d'interrogation mal dessiné à l'arrière de sa gravure, le regard ailleurs, songeur…
Et voilà ! Comme vous pouvez le constater, la Fanfic vient de prendre un second tournant, levant ainsi le voile sur le passé de Zoro !
J'attends la fin de mes examens afin de vous poster la suite, en apportant mon soutient à ceux, qui comme moi, vont devoir beaucoup travailler...
À la prochaine !
