Note : Bonjour, bonsoir !
J'espère que vous vous portez bien !
Enfin, ces vacances tant attendues arrivent, accompagnées par le chant des harpes ainsi que des rayons de lumière divine... Joie et bonheur.
Je vous remercie pour vos nombreux avis positifs concernant le chapitre précédent ! J'espère que celui-ci, malgré sa taille assez restreinte, vous plaira tout autant !
Je précise également qu'il y aura une petite note informative concernant la Fanfic à la fin de celui-ci, alors n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil !
Je vous souhaite une agréable lecture.
« Vous désirez ? »
« J'aimerai le numéro de chambre de Monkey D. Luffy. Il est arrivé ici il y a environ trois jours. »
« Patientez un instant s'il vous plait... »
Écrivant le nom indiqué par le jeune homme aux cheveux verts à l'intérieur de son registre, la jeune infirmière qui se trouvait derrière le comptoir de l'accueil de l'hôpital prit une mine songeuse, balayant de ses prunelles ambrées les différents classements qui défilaient sur son écran d'ordinateur avec la roulette de sa souris avant de s'immobiliser un instant.
« Il se trouve à la chambre deux-cent-vingt-trois, au sixième étage. »
Indiqua la jeune femme tout en reposant son attention sur Zoro dans un sourire propice, l'individu aux cheveux verts lui accordant un unique signe de la tête en guise de remerciement alors qu'il prenait congé de la jeune infirmière qui le suivit des yeux, celui-ci se dirigeant d'un pas malavisé en direction du couloir le plus proche, se mêlant aux patients et autres médecins qui erraient d'ores et déjà à travers celui-ci.
« Monsieur.. ! »
L'interrompit-elle alors que Zoro faisait volte-face, arquant quelque peu un sourcil face à son appellation alors que celle-ci poursuivait dans un sourire charitable.
« L'ascenseur se trouve dans la direction opposée. »
Se pinçant légèrement les lèvres, Zoro sentit ses pommettes s'empourprer d'embarras alors qu'il tournait les talons, se dirigeant de ce pas en direction dudit ascenseur tout en inclinant son regard, la jeune femme le considérant d'un œil amusé.
Il fallut une bonne poignée de minutes avant que Zoro ne parvienne enfin à se repérer dans le gigantesque hôpital, n'ayant cesser de s'interrompre dans son avancée dans le but d'interroger divers médecins et autres infirmières afin que ceux-ci lui indiquent la direction à prendre, se sentant grandement irrité face à son manque déplorable de sens de l'orientation dans de telles situations...
Cependant, lorsqu'il parvint enfin à atteindre le numéro de chambre indiqué par la jeune femme de l'accueil un peu plus tôt, il sentit ses membres se raidir, s'éternisant devant la porte derrière laquelle se trouvait, sans le moindre doutes, son ami d'enfance.
Devait-il réellement ouvrir celle-ci ?
Une incertitude venant le saisir brusquement par la gorge, Zoro ferma instinctivement ses poings, restant impassible face à cette porte semblable à tant d'autre qui lui faisait d'ores et déjà face, resserrant sa mâchoire.
Il avait été si injuste, avec Luffy. Et se haïssait toujours de lui avoir attribué de telles paroles, lorsque celui-ci était venu à sa rencontre dans son appartement, la veille de Noël.
Mais il ne pouvait pas laisser les choses s'éterniser encore ainsi. Il ne voulait pas que cela continue... Il ne voulait plus être rongé par la culpabilité, lorsqu'il repensait à son sourire.
Saisissant le peu de détermination qu'il lui restait, Zoro finit par tendre sa main en direction de la poignée de porte, s'apprêtant à s'en emparer lorsque celle-ci s'abaissa subitement, la porte de bois venant s'ouvrir de manière pesante alors que le jeune homme aux cheveux verts se reculait instinctivement d'un pas, surpris face à l'arrivée de cette nouvelle silhouette dont il n'attendait visiblement pas la venue.
Ace.
La tête inclinée, le jeune homme au visage constellé de tâche de rousseur s'apprêta à s'immiscer à l'intérieur du couloir principal lorsque la carrure du jeune homme aux cheveux verts qui se tenait d'ores et déjà devant lui attira son attention, son regard venant se déposer sur le visage incertain de celui-ci.
Ses prunelles ébènes, quotidiennement animées de teintes vives en expressions et aux lueurs ludiques, semblaient comme s'être obstruées l'espace d'un instant, son visage étant marqué par une fatigue accumulée des plus alarmantes, de larges cernes violacées soulignant son regard de manière gravissime et prononcée.
Il aurait presque été méconnaissable aux yeux de Zoro si celui-ci ne connaissait pas ses expressions par cœur, mais à en croire le maigre sourire que celui-ci lui administra, il avait toutefois gardé un frugale murmure de jovialité en son for intérieur, chose qui eut lieu d'alléger quelque peu l'esprit du jeune homme aux cheveux verts qui garda sa mâchoire instinctivement serrée, comme s'il venait d'être transit par une brise mordante peu anticipée.
« Hey, Zoro. »
S'enquit le jeune homme aux cheveux sombres tout en déposant son attention sur le visage de son congénère qui ferma instinctivement ses poings suite à ses quelques mots, gardant une expression assombrie gravée sur son visage.
« Hey... »
Cela devait faire plusieurs jours que le jeune barman n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Sans doute depuis l'accident, songea-t-il avec obscurcissement. L'inquiétude devait le saisir par la gorge, encore plus qu'à lui-même...
Et il n'osait point imaginer la difficulté avec laquelle celui-ci devait dès lors affronter son quotidien à présent dépourvu de la présence de son frère cadet.
Une absence inévitable, des abîmes sans fond à travers lesquelles ils ne cessaient de chuter tout deux, encore, jusqu'à leur en embrumer l'esprit...
Se pinçant légèrement les lèvres, Zoro sentit son estomac se nouer alors qu'un silence inusuel prenait petit à petit son règne autour de leurs silhouettes qui étaient restées immobiles, l'une en face de l'autre, se considérant sans mots dire, comme incapable d'articuler ne serait-ce qu'une parole.
Ce jour-là, tout deux avaient perdu un être qui comptait plus que quiconque aux prunelles de leurs yeux...
Celui-ci s'étant égaré dans un sommeil indiscernable qu'aucun d'eux ne semblaient à présent capable d'atteindre.
Entrouvrant ses lèvres, Zoro s'apprêta à articuler une phrase que ses cordes vocales semblaient retenir avec force, lorsque Ace se mit finalement en mouvement, passant à ses côtés alors qu'il tapait d'une main coutumière sur l'épaule du jeune homme aux cheveux verts, esquissant un sourire imperceptible.
« Je suis sûr qu'il s'en sortira. Ne fais pas cette tête de funérailles... Luffy n'est pas du genre à se laisser abattre dans un simple accident de voiture. Et tu le sais tout autant que moi... »
Laissant son regard s'incliner de lui-même, Zoro n'ajouta rien à ses propos, le jeune homme aux cheveux sombres se dirigeant d'un pas décisif en direction de la sortie, laissant son acolyte immobile devant cette porte d'ores et déjà ouverte qui donnait vue sur la chambre de son cadet.
Oui, Ace avait raison.
Il y avait encore de l'espoir, une lueur vive qui jamais ne s'était éteinte, même lors de leurs jours les plus obscurs...
Et ils devaient à tout prit continuer à croire en celle-ci s'ils souhaitaient un jour pouvoir revoir leur alter-ego.
Saisissant sa témérité avec force, le jeune homme aux cheveux verts finit par s'immiscer à son tour à l'intérieur de la chambre de Luffy, resserrant sa mâchoire alors qu'il fermait la porte derrière lui, sentant son rythme cardiaque accélérer de manière affolante en son for intérieur.
Relevant ses prunelles cendrées en direction de l'unique lit qui se situait au cœur même de la pièce, à quelques pas de là, Zoro se sentit transpercé d'une lame aiguisée alors qu'il restait un instant désœuvré face à cette perception dont il était le spectateur, se sentant tressaillir quelque peu, son cœur se serrant douloureusement à l'intérieur de sa cage thoracique.
Il était là, allongé sur ce matelas d'une couleur blanche qui l'en rendrait presque cristallin, de multiples cordons transparents étant reliés de part et d'autre de son être, le joignant à nombreux appareils innommables et autres poches de perfusions diverses, certaines contenant de quelconques aquosités semblables à de l'eau, d'autres, toutefois, gardant un contenu de liquide pourpre que Zoro considéra d'un œil limpide l'espace d'un instant avant de détourner le regard, alourdi.
Ses paupières étaient fermées, comme endormi de manière paisible, insouciante, un unique bandage recouvrant son front sur lequel retombaient de manière désinvolte et hypothétique diverses mèches de cheveux sombres, sa silhouette ayant été installée sous un draps commode, seul l'une de ses jambes, ceinturée d'un épais plâtre, étant restée en suspend à l'extérieur de celui-ci.
Sa respiration était lente, rythmée par la motrice d'un dispositif qui avait été reliée à sa bouche par un masque à oxygène, comme s'il ne faisait que se reposer inconsciemment, dans un esprit de plénitude.
Tel un enfant assoupi, un être si fragile qui avait fermé ses paupières, silencieux, muet, laissant le monde derrière lui afin de s'égarer de lui-même dans ses songes les plus utopiques...
S'éternisant devant cette scène dont il était l'unique témoin, Zoro hésita un instant avant d'enfin se décider de se mettre en mouvement, s'approchant d'un pas maladroit en direction de la chaise qui se situait à proximité du matelas, Ace l'ayant sans doute installée à cet endroit lors de sa visite précédente.
Il sentait sa gorge se nouer, son regard étant incapable de se poser sur la silhouette immobile de son cadet, passant l'une de ses mains sur sa nuque, silencieux, hésitant.
« Bon... »
Prenant une profonde inspiration, le jeune homme aux cheveux verts ferma un instant les paupières, tentant de s'aérer un tant soit peu l'esprit alors qu'il resserrait ses phalanges sur ses propres genoux, le souffle court.
Ouvrant ses paupières une seconde fois, il laissa son regard s'incliner en direction des pieds sur lit qu'il considéra de manière songeuse, se pinçant quelque peu les lèvres avant d'enfin se décider à reprendre la parole d'une voix opprimée, à sa plus grande insatisfaction.
« Salut... »
Commença-t-il avant de se raidir quelque peu, tentant d'apaiser quelque peu cette incertitude dévorante qui animait son être de manière brûlante. Fronçant quelque peu les sourcils, il finit par venir magnétiser ses prunelles sur le visage inconscient de son ami d'enfant, marquant un temps de pause avant de reprendre dans un soupir prolongé.
« Ça fait drôle de... te voir comme ça. Tout comme ça fait drôle que ce soit à moi de commencer la conversation... »
Se grattant la mâchoire d'une main égarée, il poursuivit dans un sourire imperceptible, son regard continuant à s'égarer d'un bout à l'autre de la pièce.
« J'aurai eut l'habitude que tu commences à parler trop fort, et que je sois obligé de te dire de te taire. Mais visiblement, cette fois-ci, tu ne dira pas grand chose... »
Marquant un temps de pause, il reprit après une poignée de secondes, relâchant petit à petit ses articulations.
« Tu sais je... Je ne sais pas si tu m'entends ou non... Tu dois sans doute m'en vouloir, pour ce qu'il s'est passé la dernière fois... J'ai agis comme le plus grand des connards, avec toi. Si tu savais comme... j'aimerai que tu saches à quel point je suis désolé. »
Déposant l'une de ses mains sur son visage, Zoro inclina légèrement sa tête, poursuivant tout en resserrant l'une de ses poings sur ses propres genoux.
« Je m'en veux pour ce que je t'ai dit... C'était dégueulasse de ma part. J'aimerai pouvoir revenir en arrière. Ramener les choses comme elles étaient avant... Sans que tout cela ne soit jamais arrivé. Peut être que j'aurai été capable de te faire éviter ce stupide accident... Peut être que tu ne te serais pas retrouvé dans... cet état... »
Faisant grincer ses dents avec amertume, le jeune homme aux cheveux verts sentit une boule se former entre ses cordes vocales, ses paupières se fermant d'elles-même.
« Il y a tellement de choses que je n'ai jamais osé te dire. Et c'est seulement maintenant que tu es incapable de me parler que je me rends compte de l'importance que celles-ci avaient... J'aurais du t'en parler plus tôt. De tout ce que je pouvais bien penser... »
Se mordant légèrement l'intérieur des joues, Zoro se sentit tressaillir quelque peu avant de poursuivre, fronçant légèrement les sourcils.
« J'aimerai tellement pouvoir te parler à nouveau... en face à face. Que tu continue à faire des réflexions ridicules sur le temps qui passe... Que tu vienne encore voler de l'argent dans mon porte-feuille quand j'ai le dos tourné... Que tu m'appelle encore à trois heures du matin afin de me dire que tu n'arrives pas à dormir... Ah, ce que tu pouvais être chiant, vraiment, le plus parfait des imbéciles. Mais, je... »
Sa tête retombant mollement en avant, Zoro finit par entrouvrir ses paupières, son regard embrumé errant de manière atterrée sur le carrelage de la chambre d'hôpital.
« J'aurai aimé que rien de tout ça n'ai jamais eut lieu... »
Reprenant le silence, le jeune homme aux cheveux verts resta un instant immobile, comme s'il se sentait dès lors incapable de prononcer ne serait-ce qu'une parole de plus, gardant ses dents serrées, ses poings fermés sur ses genoux.
Comme s'il espérait une quelconque réaction de la part de son ami d'enfance, un murmure, un regard. Quelque chose lui prouvant qu'il l'avait bel et bien entendu.
Mais rien ne vint. Seul l'écho répétitif de cette respiration incertaine qui s'élevait à répercussion venant répondre à ses quelques mots, Zoro laissant s'écouler les minutes, encore, impassible.
Et les aiguilles de l'horloge se mirent à valser, silencieusement, derrière leur cadran de verre, le temps s'écoulant entre ses doigts de manière irréversible, insignifiante.
Il resta assis longtemps, aux côtés du jeune homme aux cheveux sombres. Et pourtant, il lui sembla ne pas être parvenu à le voir réellement lors de ces heures interminables passées à ses côtés... Seule restant son enveloppe charnelle, immobile, insensible. Et muette.
Fermant ses poings, Zoro finit enfin part s'animer lorsque le déclin du soleil à l'horizon lui annonça l'heure d'ores et déjà tardive de la journée, venant faire grincer sa chaise métallique sur le carrelage en damier alors qu'il se remettait debout, se pinçant les lèvres.
« Je viendrai te rendre visite demain, à nouveau... »
Affirma-t-il d'une voix à peine audible, ses prunelles cendrées restant aimantés sur le visage impassible de son acolyte avant d'enfin tourner les talons d'un pas malavisé en direction de la porte, sa gorge restant nouée de manière dévorante face au silence qui engendra une énième fois ses propos.
« T'as intérêt à te réveiller très vite... Imbécile. »
Conclut-il d'une voix affligée lorsque l'une de ses mains rencontra la poignée de porte, s'éternisant dos au jeune homme aux cheveux sombres avant d'enfin opter d'ouvrir la porte, quittant la pièce sans rien ajouter, le cœur serré, l'esprit torturé de le laisser ainsi derrière lui, dans ce silence importun qui lui en assiégeait les tympans.
Refermant la porte derrière lui, Zoro laissa un soupir prolongé s'échapper d'entre ses lèvres, laissant ses paupières se fermer d'elle-même alors qu'il se faisait engloutir de manière sempiternelle par le voile de ce silence si coutumier, ses omoplates rencontrant d'elles-même la porte qui lui faisait dos.
Il ferait mieux de rentrer, s'il voulait parvenir à avoir le bus de six heure le reconduisant jusque chez lui au risque de devoir encore attendre, n'ayant pas réellement le désir de rentrer à pieds par ce froid mordant de fin de journée...
« Roronoa Zoro ? »
Surpris par cet élan de voix qui le happa de ses réflexions, le jeune homme aux cheveux vert rouvrit ses paupières, relevant sa tête suite à cette appellation par sa fois peu familière.
Prenant une mine dépourvue, il laissa son regard s'élever de lui-même en direction de cette nouvelle silhouette qui se tenait d'ores et déjà devant lui, sans même qu'il n'ait put l'entendre arriver, lui faisant hausser les sourcils de perplexité.
« Excusez-moi. Je suis le médecin personnel qui suis chargé de m'occuper des soins de votre ami, Monkey D. Luffy. Je me nomme Trafalgar Law. »
Ainsi s'achève ce chapitre !
J'espère qu'il vous aura plut, n'hésitez pas à laisser un petit avis si cela vous chante !
Pour la petite note informative maintenant, je compte en effet faire une courte halte dans cette Fanfic pendant quelques temps. Combien exactement, je n'en ai pas la moindre idée. Sans doute quelques mois et des poussières, rien de bien long.
Oh, mais ne me pleurez pas ! Je reviendrai coûte que coûte vous servir la suite sur un plateau orné d'argent aussitôt que possible !
Il me faut le temps afin de rattraper mon retard dans les chapitres de celle-ci... Et je compte principalement me pencher d'avantage sur ma seconde Fancition UA -postée sur mon autre profil de manière parallèle à celle-ci.-, en attendant. En soit, je ne serai pas entièrement partie !
Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour être toujours aussi à me lire, vous êtes formidables ! Je suis réellement heureuse de voir que cette Fanfic plaise autant, vraiment !
Et sur ces quelques mots, je vous dis à une prochaine fois, qu'il s'agisse sur une autre Fanfic, ou dans quelques mois !
Amour et Pralines.
