Inséparables.
Le fin fond de la dévotion.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori, deathfic.
Couple : Remettons du frais avec les persos qui s'amusent : Xemsai (ou Xehasai ?) avec du Akusai par intermittence, une base d'Akuroku et du DilanXKairi ^-^
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Kansan qui est plus à Mikukearu qu'à moi et Mey et Hyolith qui sont à moi ^^
Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)
Note 2 : Le début de ce volet, ainsi que sa trame, a été créé avant que je ne lise le synopsis de KH3.
Note 3 : ( Mais j'aime collectionner les notes ! Laissez-moi collectionner les notes T-T) Votre attention : Après discussions avec Mikukearu nous sommes arrivés à la conclusion qu'il y avait un truc qui « clochait » dans le langage pour les mondes (et que je réfléchissais trop) donc… certains points qui vont suivre sont totalement inventer et probablement incohérent…
Chapitre 21 : Réalité froissée.
Le vaisseau Gummi se posait dans le monde de la Forêt Indienne. Il avait fallu deux jours entiers pour qu'ils arrivent là. Lea avait passé son temps à discuter avec Ienzo grâce au téléviseur. Et comme ils arrivaient, Riku attendit qu'ils soient bien posés pour rejoindre le roux et lui demander le moniteur.
L'assassin releva la tête vers lui, un peu surpris. Certes le moniteur était à Sora à la base mais, en général, c'était plutôt lui qui l'utilisait et non les autres. Certainement car leur contact de prédilection étaient Ienzo et Ventus et que Lea connaissait ces deux derniers. De temps en temps, Riku ou Sora prenait l'objet pour pouvoir parler avec Kairi mais vu qu'elle s'entraînait souvent avec Dilan, c'était plus difficile de la joindre.
- Oui ?
- Je peux avoir le moniteur ?
- Kairi s'entraîne. Dit Lea.
- C'est pour parler avec Ienzo.
- Mais on est en discussion passionnante. Charia un peu le roux en lui donnant l'objet.
L'adolescent le remercia et il s'adressa au méché pour savoir ce qu'il en était des recherches à propos de l'état de Sora.
L'assassin en profita alors pour venir rejoindre Donald. Celui-ci lui sourit en le voyant.
- Pas de transformation cette fois.
- Non. Aucune. Assura le canard.
- Tant mieux !
Donald lui sourit pour toute réponse. Le roux se rapprocha de Sora avec qui il discuta quelques instants avant que Dingo ne se lève pour ouvrir la porte du vaisseau. Le voyant faire, Riku termina la discussion, remercia son aîné, de très peu, avant de couper le poste et de se lever.
Le chien fut le premier à sortir suivit de prêt par Donald. Riku descendit et il se tourna pour regarder son meilleur ami en faire autant alors que Lea fermait la marche.
Le capitaine de la garde secoua la tête avant de lever la tête vers la végétation dense autour d'eux. Végétation qui aidait également à cacher le vaisseau aux autochtones.
- Il fait chaud ici. Remarqua le capitaine de la garde.
- Moi je ne trouve pas. Sourit Lea.
- On est pas tous affilié au feu ! Protesta Donald.
- Le soleil est en train de se coucher. Il fait frais ici la nuit. Répondit le roux.
- Tu es déjà venu ici ? Demanda Riku.
- Ouais… pour des missions de…
Lea se tut mais il eut un sourire presque carnassier. Dingo et Sora penchèrent la tête sur le côté alors que l'argenté opinait pour dire qu'il avait bien compris.
- Tu ne devrais pas te vanter de ça ! Cria le magicien.
Mais l'assassin ne l'écoutait plus. Il avait commencé à essayer de mettre un nom sur chaque ténèbres et un en question l'intéressait grandement.
- Lea ? Couaqua Donald.
Pas de réponse alors qu'un léger sourire naissait sur le visage de Lea. Sora s'éloigna légèrement, prétextant qu'il voulait vérifier qu'on ne voyait pas le vaisseau.
- Axel !
- C'est Lea ! Répliqua le roux.
- Bien joué, Donald. Sourit Dingo.
L'assassin désigna l'endroit d'où il sentait les ténèbres. Ils lui semblaient assez proches. Il fallait qu'il le rejoigne. A présent, il pourrait lui parler, lui dire qu'il l'aimait, l'embrasser.
Il savait que Saïx en avait autant besoin que lui.
- Rik… Commença le roux.
- Sora ? Appela Donald, le coupant.
L'assassin serra les dents, se demandant ce qui le retenait, exactement, de faire du canard rôti ce soir.
L'argenté jeta un regard autour d'eux et il prit un air navré en posant ses yeux sur son aîné.
- Moi je ne connais pas ce monde, je retrouve Sora d'abord.
- Non mais je comprends… moi je me barre.
- On a besoin de toi. Répondit Riku.
- Et moi de retrouver…
- A l'aide ! Cria le magicien.
- Je vais le cramer. Grinça Lea avant de suivre le maître de la Keyblade.
Son instinct avait eu bien raison de le pousser à suivre l'argenté puisque, lorsqu'ils arrivèrent, ils purent voir Sora, sur une haute branche. Un serpent s'enroulait autour de lui, chantant une chanson que Lea pouvait parfaitement comprendre en dépit des normes qui semblaient vouloir le contraire.
- Il faut qu'on… Dit Donald.
- Oui, on a compris. Coupa le roux.
Il ouvrit un couloir des ténèbres pour arriver sur la branche en question. Alors qu'il donnait un coup de pied dans la tête du serpent, il sentit ses ténèbres si agréables s'éloigner brutalement.
Troublé par ce fait, il manqua de peu de ne pas rattraper Sora qui était attiré par le poids du serpent qui tombait, malgré que les anneaux se soient desserrés. Néanmoins, il se rattrapa à temps et il souleva le brun avant de le serrer contre lui.
- L… Lea ? Gémit Sora.
- Quoi ? Encore surpris ? Je ramènerais toujours mes amis. Tu t'en souviendras ?
- N… Non… comment on est arrivé ici ? Questionna le brun, perdu.
- Ah… Fit le roux, presque déçu.
- Sora ?! Ca va ?! Appela Riku alors que Donald tapait son bâton contre la tête du python.
- L… Laisssssssssssssse-moi. Protesta l'animal.
- Je vais bien. Cria le brun.
Le serpent continuait de protester et les sifflements répétitifs commençaient à sérieusement mettre les nerfs de Lea à vif.
- Donald arrête de frapper ça !
- Mais il a voulu manger Sora.
- Vu ce qu'il chantait, j'aurais juré autre chose. Marmonna Lea en ouvrant un autre portail.
Il y entra avec le brun et il en ressortit juste à côté de Riku. Ce dernier attrapa son ami d'enfance pour s'assurer qu'il allait bien tandis que le serpent s'éloignait aussi vite que possible.
- Sa voix était agaçante… et sa chanson étrange. Tu as quel âge encore, Sora ?
- Je vais avoir seize ans, bientôt. Répondit le brun, surpris.
- Ouais, c'est encore un « pédo-snake ».
- Pardon ? Couaqua Donald.
- Rien… une émission que j'ai vu à la télévision avant qu'on parte… c'est surprenant ce bidule. Je sais pas qui a inventé ça mais… S'extasia le roux.
- Tiens… Vous deux non plus, vous ne connaissiez pas ? Demanda Dingo à l'adresse des deux amis d'enfances.
- Oui. On a découvert grâce à vous. Mais je suis surpris. Remarqua l'argenté.
- Oui ? Dit Donald alors que Sora, somnolant, s'appuyait contre le maître.
- Lea… tu ne connaissais pas ? Malgré l'ordinateur d'Ansem ?
- Je l'ai vu que dernièrement. Et c'est « innovant ». Xehanort l'avait probablement ramené d'ailleurs.
Riku hocha la tête avant de jeter un regard à son meilleur ami. Il regarda ensuite autour d'eux.
- On devrait s'installer quelque part pour la nuit.
- Venez. Proposa Dingo qui avait remarqué un endroit un peu dégagé.
Les autres le suivirent. Riku aida Sora à marcher et également à s'asseoir quand ils arrivèrent à l'endroit désiré. Il alla ensuite chercher du bois mort avec l'aide de Dingo. Ils revinrent assez vite et installèrent le tout alors que Donald surveillait Sora qui s'était endormi.
- Voilà. Il faudrait un peu de feu. Décréta l'argenté.
- Oui. Sourit Lea.
- Ah non, c'est moi qui le fait ! S'écria Donald en levant son bâton.
Le roux sursauta, ayant failli se prendre la magie de feu sur lui. Il serra les dents.
- Tu veux ma mort ?
- Mais non, c'est un accident !
- Arrêtez de vous disputer. Gémit Dingo.
- Ca suffit. Donald vient ici à côté de moi. Dingo à côté de Donald, s'il te plaît. Et toi, Lea entre Dingo et Sora et tâchez de rester calme. Merci pour le feu, Donald.
- C'est fou. Dit le chien en s'installant. C'est toi le plus mature, Riku.
- Il a fallut que je grandisse. Répondit l'argenté en regardant Sora.
- Et… au risque de me répéter. Dit Lea, en remarquant le regard du magicien sur lui. Je suis un grand enfant hors travail. C'est pas pour rien que j'ai une maman qui m'attends dans notre nouveau chez nous.
- Et… ça ne le gêne pas que tu l'appelles « maman » ? Interrogea le capitaine de la garde.
- Non. Et si ça le gênait, il me l'aurait fait comprendre. Soit en sûr. Lança le roux avec un rire nerveux.
- Ah oui ? Demanda Riku.
- Sous ses airs d'anges, Ienzo est très dangereux… d'ailleurs… ne lui donnez jamais… jamais l'occasion de découvrir une de vos pires peurs. On prend vite à la légère le pouvoir des illusions mais…
Lea eut un sourire amer. Riku hocha la tête, se souvenant bien de la fois où Zexion, à ce moment-là, avait usé d'illusion sur lui. Il l'avait déjà bien cerné à l'époque.
Donald décréta qu'il était l'heure de dormir, peu après. Dingo ne se fit pas prier mais Lea bougonna un peu plus avant de se chercher une position plus ou moins confortable sur cette terre rêche parsemée de petit branchage ou de petit caillou.
µµµ
Lea somnolait plus qu'il ne dormait. Il sentit de l'agitation autour de lui et il ouvrit lentement les yeux. Il remarqua une ombre sur lui et sentit des lèvres contre les siennes. Douces, tendres et légèrement sucrées. Il papillonna des paupières et il essaya de voir la personne.
Néanmoins, quand il leva la main, projetant une lumière plus vive grâce à son feu, il ne restait plus que des fumerolles noires signes que des ténèbres avaient été là quelques secondes avant.
Il se redressa et sentit sa respiration s'accélérer. Il ne doutait pas de la personne qui avait été là il y avait quelques secondes : Saïx.
Il tourna la tête et remarqua, à l'intersection de la lueur de ses flammes et de celles du feu, des provisions. Il roula sur le flanc et passa la source de lumière dans une de ses mains pour tendre l'autre vers les aliments. Il récupéra ainsi une banane. Il eut un sourire.
- T'es con… Isa… Souffla-t-il avant de lever la main et chercher autour de lui.
Il ne le voyait pas. Il ressentait ses ténèbres. Ils étaient proches sans l'être.
La fatigue de ce corps humain, faisant, il n'arrivait pas à les identifier clairement. Il aurait voulu se lever, le rejoindre. Mais il n'en avait pas les moyens. Et en cet instant précis, il haïssait au plus haut point son humanité.
