Inséparables.
Le fin fond de la dévotion.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori, deathfic.
Couple : Remettons du frais avec les persos qui s'amusent : Xemsai (ou Xehasai ?) avec du Akusai par intermittence, une base d'Akuroku et du DilanXKairi ^-^
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Kansan qui est plus à Mikukearu qu'à moi et Mey et Hyolith qui sont à moi ^^
Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)
Note 2 : Le début de ce volet, ainsi que sa trame, a été créé avant que je ne lise le synopsis de KH3.
Chapitre 28: Au bout des fils.
Saïx était allongé sur le lit, les yeux fermés. Il n'avait rien d'autre à faire de son temps qu'attendre que celui-ci passe. Le seul bruit qui cassait la quiétude de la pièce était le bruit de Pyrame et Thisbé qui se parlaient.
La seule occupation du bleu était d'ailleurs ces deux petits oiseaux. Ca s'arrêtait à très peu. Il s'essayait à les apprivoiser une demi-heure par jour et il avait déjà dispersé les séquences aujourd'hui. Il s'ennuyait comme un rat mort mais Xehanort ne lui donnait plus de travail et comme il ne s'entraînait que quand il devait éviter l'argenté, ça s'arrêtait à peu.
En ce moment, Xehanort était si occupé par des plans par rapport à son « vieil ami Yen Sid » qu'ils se voyaient uniquement le soir et le matin. Ce qui était un réel soulagement pour Saïx mais ne calmait pas son ennui.
Quant à Braig, soit il était avec Hyolith, soit il était avec Emyd pour lui apprendre à s'entraîner. Ce qui ajoutait au fait que lui ne pouvait le faire.
Il entendit la porte s'ouvrir et il ferma d'autant plus les yeux, comme s'il essayait de se fendre les paupières.
Il sentit la personne s'approcher et il eut définitivement l'impression qu'il s'agissait de Xehanort. Il ne pensa même pas à vérifier en se calquant sur les ténèbres.
Il se tendit d'un coup en sentant des lèvres sur les siennes. Il redressa alors d'un coup et envoya violemment son genou dans le ventre de la personne avant de se redresser, furibond, ses yeux jetant des éclairs.
- Espèce d'inverti ! Maraud ! Portfaix !
- Moi aussi je t'aime, Moony. Fais-moi un beau sourire.
- Pourquoi ? Je vais avoir des maladies sexuellement transmissibles.
- C'était un petit bisou. Répondit le bicolore.
- Te connaissant, c'est suffisant.
Le borgne éclata de rire et il lui mit les pouces sur le coin des lèvres pour les lui soulever. Le bleu se laissa faire et il se força même à sourire. Lorsque le bicolore fut satisfait, il le relâcha et il sortit une photographie de sa poche.
Il la tendit alors à Saïx qui la prit, surpris. Il l'ouvrit et put voir une photo assez ancienne avec Demyx, Axel, Roxas et une personne encapuchonnée, au vu des manteaux. A voir l'expression du roux et du blond vénitien, il pouvait estimer qu'elle avait été faite peu après leur pseudo-rupture.
La joie perfide dans les prunelles bleues contre une peine mal dissimulée.
- Pourquoi tu fais ça ?
- En fait… C'est pour l'image de Roxas… On va aller faire son réceptacle, si tu te sens prêt.
- Je ne serais jamais aussi heureux que le jour où cette immonde puterelle mangera les pissenlits par la racine. Ce qu'il a fait à Axel…
- Et à toi aussi. Souffla le borgne.
- Pour moi… c'est pas imp…
- Chut. Allons-y.
- Où ?
- La paradis des garnements. Tu viens ? Demanda Braig en tendant la main.
- Je dois prévenir Seigneur Xehanort.
- Tu es obligé ?
- Il me l'a demandé. Je suis son chien. Tu l'as dis toi-même. Il me dit « couche-toi et faisons-le » je me laisse faire comme une poupée. Répondit le bleu en commençant à faire le mot.
- Est-ce que… tu aimes au moins ? Demanda le bicolore en ouvrant un portail.
- Mon corps apprécie relativement. Mon cerveau pas. Répondit le bleu avant de poser le mot bien en vue.
Il regarda ses oiseaux et leur fit un petit signe de main. Le borgne éclata de rire avant de le faire passer par les ténèbres, sans même qu'ils aient mis un manteau de l'Organisation. Ce qui fit que, arrivé au Paradis des Garnements, ils étaient un peu essoufflés.
Braig entremêla ses doigts avec ceux de son meilleur ami avant de le traîner à sa suite. Le bleu regarda leurs mains, les sourcils froncés.
Il avait bien senti que depuis qu'il était avec Xehanort, il se détachait de tout, sans doute par dépit, par douleur. Mais à l'inverse, personne ne l'abandonnait. Il avait l'impression de ne pas le mériter. D'être trop mauvais pour qu'on lui accorde de l'attention.
Il y avait un mois, il disait au bicolore qu'il serait perdu sans lui, aujourd'hui, il n'arrivait plus à lui accorder du temps.
Il serra alors sa main sur celle de son meilleur ami et s'arrêta. Braig le sentit et il tourna la tête pour voir le devin lunaire, la tête basse.
- Eh ?
- Je suis désolé… de t'ignorer, de pas avoir le temps pour toi.
- T'es pas aussi désolé que je peux l'être. Y a pas que toi, y a moi aussi, je me détache… sans compter la star en herbe qui fait dans son froc dès que…
- Je me dois de vous accorder du temps ! Et pas rien que parce que je veux fuir Seigneur Xehanort.
Braig lui releva le visage de sa main libre et il lui sourit doucement.
- Ca me touche. Vraiment. On se trouvera du temps l'un pour l'autre.
Saïx hocha la tête. Le borgne sourit d'autant plus.
- Sourit ?
- Non…
- Allez.
Le devin lunaire regarda autour d'eux avant de se forcer à sourire faiblement et presque timidement. L'ancien numéro deux sourit alors une nouvelle fois.
- Allons-y maintenant.
- Oui.
Ils se remirent alors en marche. Saïx sentit une pression sur sa main et il se rapprocha pour se mettre à la hauteur de Braig qui afficha un énième sourire.
- Je vous consacrerais une soirée par semaine. Le vendredi.
- Là, c'est toi qui évite. Rit le bicolore.
- J'avoue. Répondit le bleu alors qu'ils arrivaient devant une boutique.
Braig frappa alors à la porte et il attendit alors qu'il ressortait la photographie qui leur serait utile.
On ne tarda à venir leur ouvrir. Il s'agissait d'un vieil homme voûté aux cheveux blancs qui cachait ses yeux bleus derrière de petites lunettes.
Il afficha un sourire bienveillant en les voyants.
- Que puis-je pour vous ?
- On vient vous passer une commande.
- Entrez, entrez.
Le borgne le remercia et ils entrèrent dans la boutique. Le vieil homme leur montra diverses poupées de tailles différentes, expliquant certaines méthodes alors qu'un petit chat venait se frotter contre les jambes de Braig.
Ce dernier sourit alors que le bleu s'éloignait stratégiquement, récupérant par la même occasion sa main.
- C'est pour un évènement spécial ?
- La vengeance. Sourit le bicolore en mettant une chaise devant la porte.
Saïx tourna la tête vers le vieil homme alors que le borgne s'était déjà rapproché du blanc et tendait la photo et désignait bien Roxas.
- On veut une marionnette, grandeur réelle, de ce type. Et qu'elle sente la douleur.
- Qu… quoi ? Gémit le vieillard.
Non seulement l'homme se voyait face à deux fous, visiblement, mais il n'avait jamais été capable de faire ça. Même s'il aurait pu, il aurait refusé. C'était quelque chose de tout à fait impensable pour lui.
Mais s'ils avaient entendu parler de son cher petit pantin de bois, ils ne le croiraient jamais incapable d'une telle prouesse contre-nature. Il allait devoir rusé. Et espérer qu'ils seraient quand même satisfait du travail du bois. Mais il devait jouer le jeu jusque là.
- Tu seras payé pour ça, équitablement. Certifia le bicolore.
- Blesser quelqu'un même une marionnette ne vaut rien ! Protesta le vieil homme.
- Je vais vous expliquer autrement.
Le bicolore fit sortir un fusil laser qu'il pointa vers le blanc. Saïx tourna la tête vers eux, se désintéressant une fraction de secondes du travail du bois pour oiseaux.
- On veut une marionnette qui ressemble à ce type et qui peut souffrir. Si vous ne le faites pas, ce sera la manière forte. On vous attache à une chaise et… Ou, mieux ! Moony ?
Le bleu tourna une nouvelle fois la tête vers lui. Le borgne lui offrit un large sourire.
- Tu fais sortir du feu ?
Le commandant en second regarda l'atelier autour de lui et il fit jaillir une de ses flammes aux couleurs si étranges.
- Vous n'allez pas détruire ma boutique ! Chacune de ses œuvres à une valeur sentimentale. Une âme ! S'écria le vieillard.
- Une contre toute, c'est équitable, non ? Fit Braig avec un large sourire froid.
- Bon… d'a… d'accord…
Saïx fit disparaître la flamme et il s'approcha enfin des deux autres, prenant la photographie avant que le bicolore n'ait pu la donner. Ce dernier sembla surpris et il le regarda. Est-ce que son meilleur ami se débinait ?
Ca lui semblait improbable mais après tout, pourquoi pas ? Vu que Lea tenait sans doute toujours à Roxas.
- Demyx veut récupérer cette photo ?
- Non. Pour ça qu'il a accepté de me la donner.
Saïx déchira alors la photographie, récupérant l'image de son petit frère et de son ex-partenaire. Il la mit dans sa poche avant de tendre l'autre partie au vieillard qui hocha la tête, troublé.
- On viendra souvent voir si vous travaillez bien. Dit-il, telle une menace.
Il prit alors la main de Saïx dans la sienne et il se rendit jusqu'à la porte où il bougea la chaise pour leur libérer l'accès.
- Une dernière chose.
- Quoi ? Glapit l'artiste de bois alors que Saïx haussait un sourcil.
- Où est-ce qu'on peut acheter des glaces ?
L'homme le fixa avec un air surpris avant de lui donner une adresse avec un rire nerveux. Braig le remercia et il traîna le bleu derrière lui. Il l'y emmena et se prit une glace avec cinq boules, du coulis de chocolat et crème fraîche alors qu'il réussit à peine à faire prendre une boule à son meilleur ami.
Le commandant en second fixa sa glace, alors qu'ils sortaient de la boutique. D'un côté, il était content que ce ne soit pas de la glace à l'eau de mer. Il n'en aurait pas eu « la force » aujourd'hui.
- Il faut qu'on rentre vite quand même.
- D'accord. Tu as du temps pour moi, mais pas aujourd'hui.
- Je ne suis pas d'humeur à sortir.
- Saïx…
- Hu ? S'étonna le bleu.
- On ne change jamais vraiment. On peut étouffer autant qu'on veut ce qu'on était avant, notre perversité, notre côté niais, ce que tu veux… il est toujours là, ensommeillé. Et ce côté, il n'attend qu'une chose : une contrariété qui le fasse enfin sortir.
- Pourquoi tu me dis ça ? S'étonna le commandant en second.
- Tu changes, tu te renfermes… en croyant que ça te protégera. Tu as commencé la première fois que tu as cru perdre Lea. C'est pas Saïx qui agit comme ça, c'est Isa… il t'appelle. Il n'attend qu'une chose : que tu le libères.
- On dirait que tu parles à un schizophrène… enfin une personne à double personnalité.
- Vu que je ne peux pas empêcher Isa d'agir en toi, autant le faire revenir complètement, non ?
- Sauf que je te détestais dans ma première vie humaine.
- On ne se connaissait pas. Tu ne me détesteras pas à nouveau.
- Tu sais… je crois que je l'ai trop enfermé. Répondit le bleu en commençant à manger sa glace qui coulait sur ses mains.
- On sait toi et moi qu'une seule personne à la clé… c'est ça ? Maintenant que tu as à nouveau des sentiments et lui aussi…
Saïx hocha la tête.
- Bien qu'en théorie… Il est plus tout seul à avoir une clé. Ca grouille, ça grouille.
- T'es con. Soupira le bleu.
- Mais c'est pour ça que tu m'aimes !
Le plus jeune fut bien forcé d'hocher la tête. Un très léger sourire passa sur ses lèvres. Il avait l'impression qu'il n'entendait pas Isa crier en lui mais peut-être bien parce que cette facette de lui ne réagissait qu'à une seule personne.
Avant, quand il n'avait plus que les souvenirs de ses sentiments, il avait enfermé toujours un peu plus Isa. Mais maintenant, il se rendait compte qu'en effet, à chaque fois qu'il était en présence de Lea, il se sentait plus joyeux, libéré. Saïx était alors la facette de sa personnalité qui était mis sous verrou.
Et il sentait au plus profond de son cœur que c'était encore une preuve que le roux était ce que la plupart des gens appelaient « l'âme sœur ».
