Bonsoir tout le monde,
Voilà un nouveau chapitre qui a était écrit très vite, cette fois ci du point de vue de Regulus.
Je vous remercie pour les revues, j'étais très contente en me levant de les voies.
Bonne lecture !
26 Novembre 1975
Regulus entra dans la bibliothèque que plus tard que la normale. Son entraînement de quidditch s'était éternisé en raison du match qu'ils avaient à jouer contre Serdaigle ce samedi. Le jeune homme était assez confiant. Serdaigle n'avait pas eut une bonne équipe depuis de nombreuses années, les seuls vrais concurrents que pouvait avoir Serpentard était l'équipe de Gryffondor. Leur gardien était très bon mais c'était leur attrapeur qui allait leur donne le plus de fil à retordre.
En avançant vers sa table habituelle il se demanda si la fille de la dernière fois serait encore là. La première fois qu'elle lui avait demandé la permission de s'asseoir, Regulus avait bien cru qu'elle allait s'évanouir de peur. Qu'elle vienne ne le dérangeait pas du moment qu'elle restait silencieuse et ne le gênait pas.
En arrivant devant sa table, elle était effectivement là. Il s'assit sans rien dire, cependant la fille releva la tête et lui sourit gentiment.
- Bonjour.
L'espace d'une seconde il songea à regarder derrière lui pour voir si elle ne s'adressait pas à une de ses connaissances, plutôt qu'à lui. Mais il se rendit vite compte que c'était bien à lui qu'elle avait parlé alors il hocha faiblement la tête en retour et se mit au travail.
Il savait que c'était une Poufsouffle de par sa cravate et il devinait qu'elle faisait parti de son année en raison de fait qu'elle avait les même devoirs que lui. Pourtant il ne savait rien d'elle, il avait vaguement remarqué qu'elle suivait le même cours d'étude des runes que lui, mais les Serpentards et les Poufsouffles n'avaient pas de cours en commun cette année.
Se désintéressant d'elle il s'attaqua à son devoir de métamorphose.
oOoOoOo
- Tu rigoles j'espère ! On sait tous que la coupe est pour nous, si tu crois que toi et ton équipe de femmelettes vous pouvez nous battre, tu te goure.
- C'est ce que tu crois, mais tu ne tiendras pas trois minutes sur ton balai avant de te prendre un cognard en pleine tête.
- C'est une menace Malefoy ?
- Rien qu'une constatation Potter.
Regulus entendit un grognement au bout de du couloir qui le poussa à presser le pas. En voyant la scène devant lui il regretta de s'être déplacé. Il n'aimait pas du tout les règlements de compte, ils lui paraissaient inutiles et la seule choses qu'ils rapportaient était des heures de colles. Le Serpentard détestait perdre son temps de cette manière.
- Je peux savoir ce qui se passe?
Potter qui avait sa baguette pointée devant la gorge de Malefoy ne se retourna que brièvement avant de se reconcentrer sur sa cible. Les autres eux les regardèrent. Il y avait trois Serpentards: Rosier, Nott et Malefoy, et en face d'eux trois Gryffondors: Potter, Pettigrow et son propre frère. Celui-ci d'ailleurs, en remarquant son arrivée, ne pût s'abstenir de lâcher un commentaire désagréable.
- Tiens un nouveau petit serpent arrive en renfort. Dites moi, vous êtes tellement minable que vous ne pouvez même pas vous battre à armes égales?
Regulus serra les poings. Il aimait son frère mais il ne pouvait pas le supporter. À chaque fois qu'il agissait de cette façon, il avait vraiment envie de réagir comme un vrai Serpentard pour lui fermer son clapet. Cette fois, il décida de rester correcte et de ne pas faire trop d'effusions.
- C'est plutôt vous qui ne jouait pas juste. Gagner la coupe quidditch de cette façon ne vous apportera aucun mérite. Franchement je suis étonné que vous y ayez penser, c'est assez ingénieux de votre part, quoiqu'assez minable je dois dire.
Les six personnes en face de lui le regardaient avec un mélange de colère et d'incompréhension.
- De quoi tu parles, Black? Lui demanda Potter.
Intérieurement Regulus riait.
- Oh désolé! Je me suis fait de fausses idées. J'ai cru que vous aviez assez d'intelligence pour mettre au point un plan qui consistait à nous provoquer pour qu'on se batte, ensuite qu'un professeur nous trouve et nous colle, nous faisant ainsi louper le match… Franchement comment ai-je pu penser que vous aviez le niveau intellectuel requis pour penser à ça?
Lucius sourit méchamment.
- Voyons mon cher Regulus, c'est tout toi ça! Voir le meilleur chez les autres même s'il n'y a vraiment rien de spécial en eux.
Les Gryffondors semblait sur le point de leur sauter à la gorge, mais avant ça Lupin arriva au bout du couloir et appela ses amis à venir le rejoindre pour le dîner. Une fois qu'ils eurent disparu, Lucius se tourna vers le plus jeune. Il lui fit un léger sourire.
- Heureusement que tu étais là. Je ne pensais même plus au match, je leur aurais refait le portrait et on ne nous aurais pas revu sur un balai avant longtemps!
Regulus ne répondit rien, et commença à marcher vers la grande salle. En s'y asseyant il s'assura de ne pas être entouré de personnes qui chercherons à lui faire la conversation. Après une altercation avec Sirius, il préférait être seul. Il se sentait toujours triste et nostalgique des jours de son enfance où ils s'adoraient tous les deux.
Un cri retenti à la table des Poufsouffles ce qui fit tourner de nombreuses tête qui se retournèrent quelques secondes plus tard en voyant que rien d'autre ne se passait. Le jeune Serpentard pour sa part continua à la regarder et, sans qu'il ne le contrôle il chercha du regard la fille de la bibliothèque. Il la trouva près de plusieurs filles qui riaient très fort, il en reconnu une qui faisait parti de l'équipe de quidditch mais il n'avait aucun idée de comment elle s'appelait.
La fille de la bibliothèque avait juste un simple sourire sur les lèvres, elle ne participait pas vraiment à la conversation mais elle semblait prendre du plaisir à être dans leur bulle de rires, de cris et de bruits. À la lumière, il remarque que ses cheveux n'étaient pas noir mais bruns et que ses yeux étaient plus bleus qu'il ne lavait d'abord pensé.
Après une minute plus rien ne retenait son attention alors il alla voir du côté de son frère.
Comme d'habitude, il riait aux éclats avec ses amis, comme si rien de ce qui se passait à l'extérieur de Poudlard ne l'atteignait. Pourtant, sa vie à la maison n'était pas la plus facile. Malgré le sacrifice de Regulus, leur mère continuait de nourrir une profonde rancœur envers son fils aîné. Elle le frappait plus ou moins fort selon ses humeurs. Regulus sentait toujours la colère monter en lui dans ses moments là, il voulait juste pouvoir sortir de sa chambre, empoigner son frère par le bras pour le faire sortir de cette maison qui ne lui faisait que du mal.
La colère du jeune garçon était aussi un peu dirigée vers son frère, car il aimerait qui fasse un peu plus profil bas. Sirius semblait toujours s'attirer les foudres de leur mère volontairement. Lorsqu'il s'était levait en plein dîner et déclarait qu'il aimait les moldus, ou encore quand il avait accrocher toutes ces photos de femmes moldues dénudées sur les murs de sa chambre, il devait bien ce douter que leur mère éclaterait et voudrait le punir.
En réponse à ses pensées Regulus secoua la tête de dépit. Il voulait pouvoir se débarrasser de ce lien, ce lui qui le liait avec son frère et qui le poussait à le protéger en sacrifiant sont propre bonheur. Il voulais pouvoir vivre sa vie égoïstement, Comme toute personne de son âge, comme Sirius, mais il n'y arrivait pas. Il aimait son frère, il continuait à espérer que de son côté lui aussi sentait toujours leur lien. Mais après près de quatre ans, il ne lui restait que peu d'espoir.
Ce soir encore il se força à détourner le regard, même si il savait que dès le lendemain, il ne pourrait s'empêcher de recommencer à le regarder et d'avoir les mêmes pensées, toujours les mêmes pensées.
oOoOoOo
29 Novembre 1975
Le vendredi après-midi, le dernier cours de Regulus était l'étude des runes. Il aimait cette matière, mais comme beaucoup d'élèves, le dernier cours avant le week-end était toujours celui qu'il appréciait le moins. Avec découragement il s'assit à sa table et attendit que le cours commence. Quelques minutes plus tard, il fut rejoint par sa cousine Narcissa qui s'installa à sa droite. Elle le salua chaleureusement et commença à lui raconter qu'elle avait passé les deux dernières heures, pendant lesquelles ils n'avaient pas eu cours, à faire ses devoirs.
Regulus par contre fut distrait par l'arrivée de la fille de la bibliothèque qui vint tout de suite s'installer à la droite de sa cousine. Cependant il fut bien vite rappelé à l'ordre par le professeur Babbling qui annonça le début du cours.
Pendant toute l'heure elle les fit étudier un texte qui avait été écrit par la fille de Rowena Serdaigle. C'était un texte assez long mais que Regulus trouve facile, en plus de cela, ils ne devaient étudier que le premier paragraphe.
Quand il ne restait plus que quelques minutes de cours, madame Babbling retourna derrière son bureau pour prendre une liasse de parchemins.
- Bien alors, pour la semaine prochaine, vous me traduirez tout ce texte et vous m'en ferez un résumé. Maintenant je vais vous rendre les traductions que vous m'avez rendu vendredi.
Le jeune Serpentard sourit. Il appréciait ce professeur car elle pensait toujours a ses élèves avant de donner des devoirs, comme aujourd'hui, elle savait que les Serpentards et les Serdaigles avaient un match alors elle ne les surchargeait pas trop. En plus de cela elle corrigeait toujours très vite leurs devoirs. Regulus était certain d'avoir une bonne note alors il en était heureux, d'autre par contre…
Il entendit distinctement un soupir à côté de lui. Il sut tout de suite qu'il ne venait pas de Narcissa, qui se devait d'être irréprochable à chaque seconde, mais de la fille à droite de sa cousine. Elle avait l'air totalement abattue en entendant qu'on allait lui rendre son devoir. Son visage se décomposa encore plus quand l'enseignante se tint juste devant elle.
- Mademoiselle Harrison, il y du progrès, vraiment! C'est encore loin d'être bien mais je vous assure qu'il y a du progrès, je suis sûre que la prochaine fois vous arriverait à avoir un A.
Harrison, maintenant qu'il connaissait son nom il pouvait arrêter de l'appeler "la fille de la bibliothèque", ramassa son devoir gardant une mine sombre. Un P n'était pas la pire note qu'on pouvait avoir mais ça n'en était pas moins un déception.
Quelques instants plus tard Babbling déposa son devoir, orné d'un O écrit à l'encre rouge, sur son bureau en le félicitant. Il sourit faiblement devant la note, c'était au dessus de ses espérances et il en était heureux. Sentant un regard sur lui il tourna la tête vers la droite et vit Harrison lui sourire doucement. Sans pouvoir le contrôler il fronça les sourcils. Elle rougit et sorti vite de la salle en entendant la sonnerie.
oOoOoOo
30 Novembre 1975
Le premier match de quidditch de la saison allait commencer à l'excitation de tous. Les gradins étaient remplis par les élèves de toutes les maisons venus supporter une équipe ou simplement par plaisir de voir un match. Aujourd'hui les supporters de Serdaigle étaient majoritaires, les Serpentards n'étant pas les plus populaires. Le commentateur, un Gryffondor de septième année annonça qu'il ne restait plus que dix minutes avant le début du match et son intervention gagna de nombreux applaudissements et exclamations.
Dans le vestiaire des Serpentards, Lucius Malefoy finissait d'encourager ses troupes.
- Regulus, c'est ton premier match alors on attend de toi que tu nous attrape ce vif d'or aussi vite que tu peux. On ne va pas laisser ces griffons nous arracher la coupe cette année, ok?
Après que Regulus eut hoché la tête avec détermination tous les joueurs se levèrent pour se rendre sur le terrain.
Sur son balai, à une vingtaine de mètre de hauteur, Regulus regarda les deux capitaines se serrer la main avant que les balles ne fussent libérées lançant le coup d'envoi du match. Tout de suite il commença à chercher le vif d'or. Il n'avait pas le droit à l'erreur, il devait prouver sa valeur lord du premier match.
Vaguement Regulus entendit le commentateur dire que Serpentard avait cinquante point d'avance, et crier que l'un des poursuiveur de Serdaigle s'était prit un cognard dans le bras et avait dû quitter le terrain. Il était tellement concentré sur la recherche de la balle d'or, ainsi que sur les possibles mouvements de l'attrapeur adverse, que tout autre détail lui passait totalement outre.
Soudainement il vit un éclat dorée à sa gauche. Le Serpentard plissa les yeux pour mieux voir et il pût distinguer le vif d'or. La balle ne bougeait pas beaucoup et restait au même endroit. Regulus décida alors de s'en rapprocher le plus lentement possible pour ne pas attirer l'attention de l'autre attrapeur. Arrivé à trente mètres la balle était encore à la même place et c'est à partir de là que Regulus commença à accélérer de façon exponentielle.
- Black a repéré le vif d'or ! Et il s'y dirige super vite! Aller Serdaigle! Vous allez pas vous laisser faire!
Les paroles du commentateur n'était qu'un puissant bourdonnement dans ses oreilles. Il ne sentait plus rien, n'entendait plus rien, il voyait juste le vif d'or et rien d'autre. Il ne réalisa même pas que l'attrapeur de Serdaigle était juste à côté de lui. Rien ne pouvait le dévier de sa trajectoire, ni les coup de coudes, ni les cognards qui les frôlaient à chaque secondes.
Le vif se dirigeait vers les gradins des Poufsouffles mais Regulus ne les voyait pas, il ne s'arrêtait pas, le Serdaigle par contre les remarqua et changea de trajectoire. Devant lui tout le monde criait, croyant qu'il allait s'écraser sur eux, mais Regulus n'entendait toujours rien, il voyait juste sa main se rapprocher de plus en plus de la victoire.
Alors que les cris étaient de plus en plus forts, sa main se referma autour du vif et tout s'arrêta. Au moment où il avait touché le vif, il s'était stoppé net et les cris avaient cessés. Le monde sembla réapparaître d'un coup pour lui et il remarqua enfin où il était. Son balai planait au dessus des gradins de Poufsouffle, son point tendu, retenant la balle était à moins d'un mètres du visage d'une fille.
Harrison le regardait les yeux écarquillés, haletante. Puis comme si elle réalisa enfin ce qui venait d'arriver, elle lui fit son sourire le plus brillant et applaudit vigoureusement. Regulus ne savait plus où donner de la tête. Devait-il se concentrer sur sa victoire ou sur la fille qui lui avait donné le sourire le plus sincère qu'il n'avait jamais vu de toute sa vie.
Lucius décida visiblement pour lui quand il l'attrapa par l'épaule et commença à le féliciter. Pourtant Regulus ne pouvait détacher ce sourire de sa mémoire.
J'espère que ce chapitre vous aura plus.
N'hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous en pensez.
Ayons aussi une pensée pour les français décédés et leurs familles, c'est peu mais c'est bien.
À la prochaine,
FLYde1P
