Inséparables.
Le fin fond de la dévotion.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori, deathfic.
Couple : Remettons du frais avec les persos qui s'amusent : Xemsai (ou Xehasai ?) avec du Akusai par intermittence, une base d'Akuroku et du DilanXKairi ^-^
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Kansan qui est plus à Mikukearu qu'à moi et Mey et Hyolith qui sont à moi ^^
Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)
Note 2 : Le début de ce volet, ainsi que sa trame, a été créé avant que je ne lise le synopsis de KH3.
Chapitre 37 : Quand les chats s'en vont...
Braig et Saïx entrèrent dans le manoir de la nouvelle Organisation, le premier tenant la petite dans ses mains. Mais si leur humeur était relativement bonne jusqu'alors, ils purent immédiatement sentir un silence de mort en entrant dans le bâtiment.
Frollo se leva et il vint à eux, désignant les étages, un petit sourire presque perfide sur les lèvres.
- Ton Seigneur veut te voir, Saïx.
Le bleu serra les lèvres mais hocha la tête. Braig lui lança un regard, l'air de dire « courage ». Saïx haussa les épaules, donnant l'impression qu'il s'inquiétait peu et il monta les marches.
- Tu ne risques rien, toi.
Le commandant en second tourna la tête vers lui avant d'opiner. Il grimpa les marches et arriva devant sa chambre. Il inspira de l'air et rentra.
Xehanort, présent, leva directement la tête vers lui.
- Où étais-tu passer ?
- Xigbar avait besoin de moi.
L'argenté se leva et l'attrapa par la gorge pour le coller contre le mur.
- Je t'ai déjà ordonné de me dire ou tu allais. Et il serait temps que tu cesses de te tromper dans les noms ! En particulier quand tu les as connus dans ta première humanité.
Saïx mit ses mains sur celle de son supérieur, tâchant de le faire lâcher mais, au contraire, la poigne se fit plus forte encore, lui coupant l'air par instant. Le bleu ferma les yeux et essaya de formuler des mots mais son cerveau s'embrouillait.
Il était différent de créer une phrase devant Xehanort ou pas. Ici, il n'était plus lui-même, il était l'esclave de cet homme qui par instant l'effrayait. C'était même sans doute pour ça qu'il n'avait jamais su dire « non » quand l'argenté voulait faire la chose.
Ce dernier le relâcha alors, ses doigts caressant la marque rouge sur sa gorge.
- Ne me désobéis plus jamais, Saïx. J'ai toujours été capable de te faire de te punir si c'était nécessaire.
Le commandant en second hocha simplement la tête. Il regarda ensuite vers les oiseaux. Hasard ou pas, son supérieur lui caressa la gorge en disant :
- Je me suis occupé de tes inséparables.
- Merci.
- Je t'en prie.
- Je peux aller me doucher ? Je me sens sale et… j'ai besoin… d'être un peu… seul…
- Pour penser à Lea ? C'est ça ?
- Non… Non. Je t'en prie.
- Bon… va. Céda l'argenté avant de l'embrasser de façon possessive, le collant contre lui.
Il le relâcha et le bleu en profita pour rentrer dans la salle de bain. Il se déshabilla rapidement mais il prit une lame de rasoir avant d'entrer dans la douche. Il avait besoin de faire sortir ses craintes, son dégoût, son énervement et, surtout, sa haine de Roxas.
µµµ
Le lendemain, Saïx profita du fait que la nuit avec été rude et que Xehanort ne l'avait pas serré contre lui pour sortir du lit. Il ne passa pas par la salle de bain et se rendit directement dans le couloir, peignant vaguement ses cheveux de ses mains.
Il releva les mèches qui lui revenaient sans cesse dans les yeux et il se dirigea vers la chambre de son cher petit frère. Il hésita devant la porte avant d'y frapper et d'entrer. Il sourit faiblement mais il se figea en voyant l'état d'Emyd.
En effet, il avait un cocard mais quelques bleus sur les bras. Le bleu laissa la porte se refermer, plutôt violemment, et il rejoignit le châtain. Ce dernier resserra le chat contre lui alors qu'il se forçait à afficher un large sourire.
- Tu es revenu ! Enfin, j'ai vu Xiggy hier mais… je pensais que tu viendrais pas me voir.
- J'ai dû régler un problème. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Ca ? Rien de grave. Je suis tombé dans les escaliers. Sourit Emyd.
- Je ne suis pas débile. Je sais comment ça marche. Qui que je le tue ?
- Je suis tombé dans les escaliers, ni plus, ni moins.
- Demyx !
Le châtain secoua la tête. Saïx se releva du lit et quitta la pièce. Il tâcha une nouvelle fois de tenir ses cheveux en place et il ouvrit la porte d'une pièce au hasard. Il s'agissait de celle de Kuja.
Il s'approcha du lit et donna un coup de pied dans le bras du gris-argenté. Ce dernier se frotta l'œil avant de regarder qui l'avait réveillé.
- Tu as intérêt à avoir une bonne raison. Siffla-t-il.
- Qui a frappé Emyd ?!
- Ca t'intéresse ? Le Seigneur des Ténèbres, un truc du genre…
- Bien.
Saïx s'éloigna de Kuja et il quitta la pièce en claquant la porte. Il fit sortir sa claymore et il usa des ténèbres pour atterrir devant la chambre de la personne en question. Il serra l'arme dans sa main et il donna un violent coup de pied dans la porte devant laquelle il venait d'arriver.
L'être squelettique tourna la tête vers lui et eut un sourire glacial.
- On ne vous a jamais dit que je ne dormais jamais. Il suffisait de rentrer.
- Ferme ta bouche, raclure !
- Qu'il y a-t-il ? Demanda le Seigneur en se levant tranquillement.
- Comment as-tu osé toucher à mon petit frère ?!
Saïx envoya sa claymore dans l'être qui vola contre le mur mais se mit à rire comme toute réponse. Le bleu le tua du regard alors qu'il faisait sortir les piques de son arme.
- Tu veux protéger ce petit mais j'ai les ordres de notre chef ! Tu ne peux rien contre ça. Répliqua le Seigneur avant de rire encore.
Le commandant en second lui envoya une nouvelle fois sa claymore dans l'être face à lui.
Il usa ensuite de fumerolles pour atterrir à côté de Xehanort. Visiblement, son apparition brusque réveilla l'argenté vu que ce dernier ouvrit les yeux et se redressa.
- Que veux-tu ?
- Tu as ordonné au Seigneur des Ténèbres de s'en prendre à Demyx !?
- Emyd. Répondit Xehanort en sortant du lit.
- Tu ne réponds pas à ma question.
- Oui. Je voulais savoir où tu étais et j'étais sûr qu'il le savait.
- Il ne le savait pas ! S'écria Saïx.
- Je m'en suis rendu compte après. Remarqua l'argenté comme si ce n'était pas grave.
Il tourna la tête et eut un sourire presque malsain en voyant l'expression de son bras-droit. En effet, ses yeux semblaient lancé des éclairs, ils avaient foncés sous la colère, ses lèvres étaient serrées et sa main empoignait sa claymore comme jamais.
- Vas-y… essaie de me frapper.
Saïx serra les dents mais sa main, elle se relâcha.
- Tu n'en es pas capable. A quoi sert-il que ta bouche se rebelle, que tes yeux veuillent me tuer si tu n'en es pas capable. Tu aboies, mais tu ne mordras pas. Titilla Xehanort avant de poser sa main sur sa nuque et de l'embrasser à pleine bouche.
Le devin lunaire se laissa faire comme un pantin. Au point qu'il réalisa à peine que l'argenté l'avait relâché. Il lâcha sa claymore qui tomba sur le sol avec fracas. Il contourna le lit tel un pantin et il retira le drap sur la cage des oiseaux.
Ceux-ci, guidé par la lumière, se mirent à chanter. Saïx jeta un regard vers la salle de bain avant de remettre une nouvelle fois ses cheveux en place. Il ouvrit ensuite la cage et s'occupa des petits volatiles un moment.
Il les laissa sans même essayer de les avoir en main puis il sortit de la pièce, toujours vêtu d'un vieux pantalon de jogging et d'un vieux t-shirt qui lui faisait lieu de pyjama. Il s'assit sur la dernière marche d'escaliers et il laissa le temps défilé, pas d'humeur à faire quoi que ce soit.
Il put voir une multitude de personne passée mais ni Emyd, ni Braig, Ni Hyolith ni même son supérieur et bourreau. La plupart ne lui accordèrent pas un regard. Seul le Seigneur des Ténèbres lui avait lancé un regard narquois.
Néanmoins, une personne, elle s'arrêta à côté de Saïx.
- Eh bien, bébé a été puni ? Se moqua la voix du Docteur Facilier.
- Ferme ta bouche. Répliqua le bleu.
- Et il boude en plus.
Saïx sentit une ombre glisser sur sa peau et il activa son pouvoir pour les empêcher de continuer. Il entendit clairement Facilier grogner. Le basané l'attrapa par le menton et il lui offrit un sourire mesquin.
Il sortit de son autre main un couteau. Le commandant en second lui lança un regard blasé.
- Je n'ai pas besoin de mes ombres pour te faire souffrir. Et si je te gravais un sourire dans la peau.
Le devin lunaire haussa les épaules. Cela désarçonna le maître des ombres mais il brandit quand même son couteau qu'il approcha de la peau du bleu. Ce dernier regarda le couteau et essaya de faire jaillir de la chaleur de son corps, en vain.
Le couteau se rapprocha encore un peu. Saïx mit sa main de telle sorte à faire apparaître sa claymore.
- Facilier. Siffla une voix.
Le bleu ferma les yeux.
- Quoi ?!
- Lâche-le ou je t'envoie dans le néant. Souffla la voix sur un ton posé.
Le « docteur » relâcha sa proie et il s'éloigna sans plus attendre. Le commandant en second entendit l'autre l'appeler et il se força à ouvrir les yeux pour voir qu'on lui tendait la main.
Le bleu détourna la tête.
- Tu agis comme un enfant.
- Il me semble avoir déjà entendu il y a peu. Répondit le commandant en second.
- Ne me force pas à t'ordonner.
Le devin lunaire, sans le regarder, mis sa main dans la sienne et il se laissa relever puis entraîner dans la chambre. Il se donnait à nouveau l'effet d'être une marionnette dans les mains de son supérieur.
Il ne savait pas ce qui était mieux, être son objet ou son chien ?
Il se sentait vide de volonté en sa présence et ça ne l'aidait pas. Emyd avait besoin de sa protection et non de le voir asservi par Xehanort.
- Saïx…
Le bleu posa ses yeux sur lui une fraction de seconde. L'argenté lui prit alors le visage entre les mains pour le forcer à le regarder.
- Pourquoi ne vois-tu pas que je t'aime ?
L'ancien numéro sept ne répondit pas. Tous les actes qui émanaient de lui ne ressemblaient pas à de l'amour. Là était le problème.
Tout comme Xehanort n'aurait jamais que de lui des gestes affectifs uniquement intéressé. Destinés à protéger Lea et non pas à servir d'amour.
Leur relation était tout simplement horriblement malsaine que les sentiments de l'argentés soient vrais ou pas.
Et savoir que son supérieur avait ordonné qu'on s'en prenne à son petit frère ne l'aidait certainement pas à faire des efforts pour avoir des ébauches de vrais sentiments. Après tout, Xehanort lui-même savait à quel point Emyd était important pour lui.
Il était certes frigide mais il n'avait jamais refusé de jouer au jeu de son supérieur même si ça avait été pour sauver la vie de Lea puis de ses parents. Mais à présent, il n'y avait plus aucune volonté de la part du commandant en second.
