Voici enfin le chap 4, après une pause longue, beaucoup trop longue, pendant les vacances, oui, qui dit vacance, dit petit boulot et ci et ça, donc pas le temps d'écrire. Mais revoilà la suite, j'aprécie toujours autant toutes vos reviews, j'y réponds dès que j'y peux, assez rapidement (en témoigneront les revieweur(se)s), donc n'hésitez pas poser des questions sur la suite, ou à faire des remarques sur les lourdeurs, les fautes, ou les incohérences. En tout cas, merci de votre patience... Bonne lecture à tous et merci beaucoup pour vos reviews qui sont très encourageantes.

CA BAT DE L'AILE DANS LA VOLIERE

Arrivés au chateau, les trois amis décidèrent d'aller passer un peu de temps dans la salle comune des gryffondors afin de rapidement finir les devoirs qu'ils leur restaient. Utilisant leur légendaire technique d'entre-aide basée sur le surplus de travail d'Hermione, le trio finissa rapidement et put enfin se détendre un peu dans cette matinée agréable.

Ron décida qu'il était temps pour lui d'aller prendre sa douche. La transpiration de l'entrainement ne partait malheureusement pas à la magie, et les odeurs non plus. C'est ainsi qu'Hermione et Harry pouvait reprendre leur conversation.

-Alors ?

-Alors quoi ?

-Avec Pansy, qu'est ce que tu as décidé ?

-Rien du tout à vrai dire... Je préfère attendre que ça passe un peu et on verra bien comment tout ça évolue... Qui croire ou pas, telle est la question non ?

-Oui, tu fais comme tu veux, mais à trop attendre tu prends le risque de t'emboiter dans une histoire qui va te bouffer... Enfin je dis ça je dis rien, tu fais ce que tu veux.

-Tu es gentil Harry, mais je préfère faire comme je le pense, je vais attendre.

Et Hermione attendit. Deux semaines plus tard rien n'avait bougé. Ces deux semaines là s'écoulèrent avec une rapidité qui n'étonnait plus Hermione. La jeune sorcière avait vu défiler les années de Poudlard avec un recul qui l'avait presque empêcher de savourer tout le confort et l'agréable sensation qui les entouraient. Evidemment, elle apréciait Poudlard, comme elle appréciait ses amis, mais elle s'ennuyait. C'est pourquoi quand deux semaines plus tard, au détour d'un couloir exigü, abandonné des élèves, Draco Malefoy rencontra de nouveau son chemin, Hermione sentit que son ennui commencait de nouveau à s'amenuiser.

-Tiens Malefoy, qu'est ce que tu veux encore ?

Le blondinet qui l'attendait là, scruta rapidement la main de la jeune fille avant de répondre. Voyant qu'elle ne sautait pas sur sa baguette, il se détendit et orna son visage d'un sourire crispé.

-Si tu crois que te parler est un plaisir, Granger, tu te fourre ta baguette où je pense.

-Trève de poésie, dis-moi ce que tu veux, je dois aller en cours.

-Tu n'as pas cours à cette çi Granger, je le sais.

-J'ai pas non plus envie de te voir, alors parle !

Le blondinet serra le point en regardant les abords du couloir, les veines bleutées qui battaient son frond blanchatre étonnaient Hermione. Pourquoi était-il stressé et inquiet à ce point là ?

-J'ai un service à te demander...

-Nous y voilà...

-C'est à propos de Pansy.

-Je ne veux rien savoir à propos de vos histoires, et je ne veux pas m'en mêler.

-Pourtant Pansy t'en a mêlé et tu ne pourras pas en sortir.

C'était au tour d'Hermione de paniquer. Draco avait visé juste, Pansy ne lui avait pas trop laissé le choix, et elle avait surtout plongé dedans tête baissée. Plonger, mais dans quoi ? Le serpentard reprit la parole.

-Pansy et moi devont discuter de certaines choses, des choses importantes, qui ne te regardent pas... Mais elle refuse de me parler et elle refuse de me voir, donc ce n'est pas facile de discuter, comme tu peux l'imaginer.

-Oui et alors ?

-J'aimerais que tu lui demandes de rester le temps qu'on parle.

-Pourquoi voudrait-elle te parler ? Si tu la frappes c'est normal que...

-La frapper ? Mais qui à dit ça ? Je n'ai frappé personne !

-C'est celà Draco, c'est pas ton genre, c'est vrai, j'avais oublié...

Un grand blanc suivit les derniers mots d'Hermione qui finirent par disparaitre dans les couloirs vides et sordides de cette ailes-çi du chateau. Les deux adolescents semblaient se scruter l'un l'autre, semblaient essayer de savoir ce que l'autre pensait. Bizarrement Hermione ne voyait pas dans les yeux du serpentard ce regard mesquin dont elle était habituée.

-Bon, quand et où ?

-Dans la volière, dans deux jours, vers 11h, j'attendrais.

Il n'en dit pas plus et se sauva rapidement par un couloir dérobé. Hermione resta debout à réfléchir aux milliers de question qui l'entouraient. Comment allait-elle faire ? Puis d'un coup elle prit conscience du jour. Un samedi soir, à 11h. Si elle était prise, c'était la fin, elle subirait la retenue de sa vie.

Désarconnée, elle rejoignit la bibliothèque où l'attendait Neville.

-Ah Hermione, je t'attendais.

Sans oublier ses questions, Hermione s'assit à ses côtés et l'aida dans ses devoirs comme elle l'avait promis. Ils commencèrent les révisions, mais la griffondor se perdit de nouveau dans ses pensées et se demandait comment elle allait convaincre Pansy de se rendre dans la volière. Si elle savait que c'était Draco qui le demandait, elle se braquerait sûrement et refuserait d'y aller, elle en était sure. Elle ne voyait qu'une solution, la ruse, c'était surement l'unique solution, mais c'était risqué. En plus de ne pas marcher, cela pourrait mettre fin à l'amitié que Pansy avait pour elle.

Quelle amitié d'ailleurs ? Elles s'étaient parlées deux jours, étaient allées à une fète ensemble, et s'étaient vaguement frolées les lèvres, et alors ? Etaient-elles amies pour autant, alors qu'aucune des deux n'avait fait l'effort d'une parole en deux semaines ? Bah sûrement qu'Hermione devrait tout abandonner. Harry avait raison, ça ne la regardait pas.

Puis le visage souriant de Pansy lui revint en mémoire, ses fossettes adorables sur ses joues relevées, et son nez un peu en arlequin, qui quand elle était jeune lui donnait un air de chien battu, alors qui maintenant lui donnait un plus qui relevait son visage des faces livides et identiques des autres jeunes filles du château.

-Et là, pour ouvrir le buble, je mets la lame ici ou là ?

-Hein ?

-Hermione, tu m'écoutes ?

-Oui, oui ! Tu dois la couper comme ça.

Hermione montrait à Neville le geste sur un faux buble en papier qu'Hermione avait faconnée avec sa baguette. Neville la regarda intrigué. Il n'en rajouta pas et lui sourrit, la jeune gryffondor avait toujours été là pour l'aider. Il n'avait pas envie de l'ennuyer maintenant alors qu'elle l'aidait encore une fois. Mais comme il voyait qu'elle n'était pas dans son assiète il prétexta une soudaine fatigue et mit fin aux révisions pour aujourd'hui, laissant Hermione libre à se soucier d'elle même.

Cette soudaine liberté n'aida pas Hermione qui se trouvait maintenant sans rien à faire. Elle se demanda si c'était le bon moment de parler à Pansy. Elle n'eut pas le temps de répondre à sa propre question que la jeune serpentarde passa dans le couloir. Elle ne l'avait pas vu, mais Hermione si. Elle sauta sur l'occasion et, en attrapant en vitesse ses affaires, se précipita dans le couloir.

-Pansy ? Pansy ?

La jeune serpentarde se retourna étonnée et sourrit en la voyant.

-Tiens donc Hermione, je croyais que tu m'avais abandonnée...

La réplique tua Hermione qui ne souvint pas pourquoi elle était là, devant elle, à lui parler. Soudain la demande de Draco lui vint alors que le silence devenait pesant. Elle ne savait pas quoi dire. Elle étouffa donc dans un souffle...

-Samedi soir, 11h, dans la volière...

... et se retourna pour partir. Alors qu'elle s'éloignait, la serpentarde surprise l'interpella :

-Eh, Hermione. C'est quoi ça ? Un rancard ? Un invitation à une autre fète ?

Mais elle n'eut pas ses réponses, Hermione était déjà partie. Celle-ci ne savait pas quoi penser de son coup de poker. Elle esperait piquer assez sa curiosité pour que la serpentarde aille au rendez-vous. Ses chances étaient moindre dans la tête d'Hermione, mais c'était se sous-estimer. La curiosité de Pansy n'avait pas été heurtée mais piquée au vif. La serpentarde qui retournait à son cachot brûlait d'impatience d'être samedi.

La journée se termina tranquillement pour Hermione, en compagnie de ses amis. Elle raconta tout à Harry qui, tout autant qu'elle, se demandait ce qui se passait entre les deux serpentards. Ron, quant à lui, était toujours obsédé par Luna. Il avait décidé de doubler Neville sur ce coup, et les deux amis étaient maintenant devenus rivaux, et bizarrement, c'était Neville qui s'en sortait le mieux.

-Je ne comprends pas ce que Neville a de plus que moi. Je suis quand même plus beau que lui non ? Non ?

Il secouait vigoureusement Harry qui fut forcé de répondre positivement. Hermione le regarda en haussant les sourcils.

-Qu'est ce qu'il y a Hermione, tu n'aprouves pas ?

-Oui, tu es peut-être plus beau, mais Neville est plus romantique.

-Romantique ? Avec ses fleurs qui sentent les chaussettes ? C'est romantique ?

Neville venait en effet d'offrir à Luna une espèce nouvelle de fleur qui intéressait particulièrement son père. D'après lui, l'odeur faisait fuir les jonche-runes. Luna avait vraiment aprécié le cadeau sans apercevoir aucunement le béguin que Neville lui portait, ou même Ron.

-Et puis de toute façon le romantisme c'est dépassé non ? C'est naze, c'est pour les tafioles.

-Neville est peut-être une tafiole comme tu dis, mais au moins lui a ses chances avec Luna.

-Raaah !!

Ron reparti dans une frénésie habituelle qui effrayait les première années mais qui amusait toujours autant leur promotion. On surnommait d'ailleurs ses crises des "folies ronesques". Et chaque folie ronesque avait le droit à son heure de gloire et imitation qui amusait tout le monde les matins pluvieux. La plus grande folie était celle qui succéda à l'invasion d'araignée dans les dortoirs des garçons. On lui avait donné le nom de "La Ronesque Ultime".

Le lendemain, en cours d'histoire de la magie, Hermione ne fut pas étonnée de subir les regards intrigués et pleins de question de Pansy, mais fut plus étonnée de recevoir les mêmes regards de la part de Draco. Assaillis de toute part, transpercée par ses yeux qui balayaient le moindre de ses gestes, elle décida de se concentrer sur le cours, ce qui n'était pas facile, vu l'ennui mortel que le professeur diffusait autour de lui. L'heure fut longue et Hermione arracha Harry de sa table pour se sauver le plus rapidement possible de la salle afin de ne pas subir la présence des deux serpentards.

Malheureusement, elle ne put empêcher la petite grue de papier signée Draco se poser sur son bureau au cours suivant. Elle lu le mot unique : "Alors ?", l'écriture alambiquée du A, dont les pattes s'enroulaient dans des danses farambolesques n'étonna pas Hermione. Draco et sa sacro-sainte obsession pour la beauté aristocratique...

Elle prit à son tour sa plume et accrocha le papier d'une écriture droite et sévère : "Tu verras". La grue décolla doucement pour retourner sur le bureau du serpentard. Hermione faillit exploser de rire quand elle vit l'expression pressée qui mêlait de la joie de Draco se déconfir et passer à l'incompréhension à la lecture du message. Il se retourna vers elle et cria dans un murmure très peu discret.

-Ca veut dire quoi ?

Hermione haussa les épaules et se retourna pour suivre le cours. Elle se retenait de rire, et surtout de se retourner. Car Draco faisait tout pour croiser son regard, et savoir ce que voulait dire ces deux mots. Malgré tout il ne le sut pas et le samedi soir arriva rapidement.

Le soleil se couchait alors que Ron, Hermione et Harry bavassaient dans la salle commune des gryffondors. Hermione avait malheureusement divulguée l'histoire à Ron qui s'empressait maintenant de tout savoir, et qui stressait presque plus qu'elle en ce soir décisif.

Oui Hermione stressait. Assise confortablement sur son fauteuil, elle regardait l'heure passer, et se raprocher du 11. Et assise dans son fauteuil elle voulait absolument savoir ce qui se passait près de la volière. Les trois amis étaient tendus. Puis Harry prit la parole.

-Aller Hermione, je te prête ma cape si tu veux y aller.

-Je suis d'accord avec Harry, et je t'accompagne Hermione, je veux savoir ce qui va se passer.

-Ron... Si j'y vais c'est seule.

Un long silence passa alors qu'ils se regardaient tous dans les yeux. Hermione céda.

-Aaaah, ok j'y vais.

Elle se leva rapidement et Harry lui tendit la cape qui attendait l'occasion dans son sac.

-Oui je sais... J'étais sûr que tu allais y aller.

Hermione lui sourrit, encore étonnée de la faculté de compréhension de son ami, et de la manière qu'il avait de toujours avoir une longueur d'avance sur ses pensées les plus secrètes.

Elle quitta donc ses amis, forçant, avec l'aide d'Harry, Ron a rester dans la salle des gryffondors. Sous un bruissement discret de la cape protectrice, elle fila sans s'arrêter jusqu'au couloir de la volière. Elle arriva avec presque un bon quart d'heure d'avance et ne fut pas la seule.

Alors qu'elle s'accroupissait dans un coin sans risque, au passage de trois couloirs qui se rejoignaient à l'entrée des escaliers, elle entendit un bruit sec et le couloir tomba soudain sous un épais brouillard ténébreux qui enveloppait tous les recoins autour d'elle. Elle entendit un soufle passé près d'elle mais ne reconnut pas le passeur.

Quand la brume se dissolva, elle aperçu une mèche blonde qui s'enfuyait dans les escaliers. Elle ne put s'empêcher de penser :

-Quelle discretion Draco, vraiment...

Elle attendit encore quelques minutes, et dut alors revoir ses a-prioris sur la discrétion de Draco, surtout quand elle vit Pansy passer sans protection aucune, les mains dans les petites poches d'un gilet gris sans manches qui revêtait à peine sa chemise blanche aux coutures vertes et argentées. Elle marchait avec non-chalance sans être pour le moins inquiétée de sa situation d'élève désobéissante. Hermione ne savait pas si elle devait être bluffée ou consternée...

Elle suivit alors les deux serpentards vers la volière. Quand elle arriva en haut la discussion était déjà à son apogée. Pansy hurlait sur Draco. Hermione tendit l'oreille sans trop s'approcher.

-Tu l'as utilisée ! Combien de personne comptes-tu manipuler pour m'avoir Draco ? Combien encore pour me voir une fois de plus dans ton lit ? Si ce n'est que ça alors on n'a qu'à le faire maintenant ici, une bonne fois pour toute, et ne plus jamais se revoir. Tu veux me revoir nue ? Et bien je me déshabille.

-Arrête tout de suite Pansy. Arrête de te mentir. Tu sais très bien que j'en ai rien à foutre de ton corps. Ce n'est pas ça que je veux.

-Ah oui, j'oubliais que le Saint Draco n'était pas attaché aux choses du sexe, c'est vrai. Tu m'as abusée ! Tu m'a trompée !

-C'est faux ! Tu le sais. Tu t'es inventée des histoires, que tu t'es empressée de répandre autour de toi. Tu as dis à Granger que je te battais. Tu as osé monter Blaise contre moi, et pourquoi ? Parce que j'ai osé regarder une autre fille ? Pourquoi tu fais tout ça ?

-Une autre fille ? Mais tu te trouves tellement beau que tu oublies que tu n'es pas le centre du monde Draco ! Ce n'est pas pour ça que je veux te détruire, tu le sais. Tu m'ai mis enceinte !

-Quoi ?

Un long silence s'abbatit, aussi froid que la pierre sur laquelle Hermione écoutait, consternée. Elle comprenait pas tout au méli-mélo de cette discussion sortie droit d'un soap-opéra...

-C'est vrai ?

-Non... J'ai juste dis ça pour te faire réagir. Avoue, tu es bien content que ça soit faux, comme ça le petit fils à papa est tranquille, il n'aura pas à avouer à ses parents qu'il a engrossé la fille de leurs amis.

-Pansy, c'est vrai ou pas ?

-Non je t'ai dis.

-Ecoute, si c'est vrai dis-le moi. Mon père à des relations à St Mangouste, si tu ne le veux pas...

-Ecoute toi un peu, tu es répugnant.

Hermione entendit alors des pas précipités dans sa direction, elle n'eut pas le temps de faire demi-tour, elle fut percutée par Pansy qui descendait à toute vitesse. Les deux filles roulèrent les quelques marches qui finissaient l'escalier dans un fracas douloureux. Pansy se releva la première et regarda Hermione de haut.

-J'aurais du me douter que tu serais là aussi. Dire que j'espèrais sincèrement que tu m'attendrais en haut... Vas donc rejoindre ton nouvel ami. J'espère qu'il te fera subir la même chose qu'à moi.

Sur ce elle partit, laissant Hermione seule avec Draco qui venait de descendre les escaliers à son tour. Ils se regardèrent quelques instants puis Draco essaya de se défendre.

-Ne l'écoute pas, il ne sait rien pass...

-Je m'en fiche Draco, je m'en fiche totalement.

Elle n'en rajouta pas et disparut alors qu'à quelques couloirs de là, une ombre furtive accompagnée de son chat s'approchait après avoir entendue des voix suspecte. Malheureusement pour Draco, le serpentard n'eut pas le temps de s'enfuir à temps, et écopa d'une lourde peine, en plus des points enlevés à Serpentard, il fut mis sur la liste des élèves volontaires pour nettoyer les cages des bestioles d'Hagrid. Même les elfes de maison s'y refusaient. Bizarrement la liste des volontaires n'en contenait aucun.

Hermione rentra sans détour, et alla se couche directement. Elle voulu penser à ce qu'elle venait d'entendre. A Pansy. Comment allait-elle lui parler ? Pourquoi ressentait-elle le besoin de s'excuser ? Etait-elle vraiment enceinte, ou était-ce de la provocation ? Les questions se suivaient, mais furent stoppées par le sommeil qui s'engouffra dans l'esprit d'Hermione et mit fin à toutes ses inquiétudes.

Le lendemain matin, Hermione fut obligée de faire le résumé complet à ses amis. Elle hésitait encore à tout dire et finalement décida de ne pas leur mentir, mais si sûrement, l'histoire personnelle de Pansy ne les regardait vraiment pas. Ils furent d'ailleurs tout les trois très amusés quand ils apprirent que Draco était collé. Mais au delà de ça, Hermione cherchait maintenant à joindre Pansy.

Malheureusement elle ne la trouvait pas, ou celle ci l'ignorait. Elle comprenait maintenant pourquoi Draco avait fait appel à elle. Pansy était sacrément dure à trouver ou aborder quand elle le voulait. Et ses tactiques d'évitement étaient plutôt au point et particulièrement bien réussie.

Mais croit-on pouvoir feinter éternellement Hermione Granger ? Non évidemment, la sorcière la plus intelligente de sa promo trouva la ruse adéquate. Une ruse qu'elle nomma "Le Coupe à la Draco". Connaissant pratique par coeur les chemins de Pansy, elle l'attendit à la sortie d'un escalier. Elle avait peur que la serpentarde force le chemin sans lui parler mais finalement, elle lui adressa la parole.

-Granger, pousse-toi...

-Voilà que tu m'appelles Granger maintenant ?

-T'ai-je déjà appellé autrement ?

-Arrête tes bêtises Pansy... Je suis désolée pour l'autre soir je n'étais pas au courrant.

-Et pourtant bizarrement, tu étais là et Draco aussi.

-Oui, je savais pour le rendez-vous de Draco. Mais si j'ai fait ça c'est parce qu'il paraissait sincère.

-Tellement sincère que tu n'as pas pu t'empêcher de venir mettre tes oreilles aux portes ?

-Non, en fait j'étais venu parce que...

-Oui, pourquoi ?

-J'avais peur qu'il ne te fasse du mal.

-Oh, bien sur ! Hors de toi toute curiosité maladive...

Dans un sourire Hermione rajouta.

-Bon d'accord, j'étais peut-être un peu curieuse...

La situation se réchauffa, et Pansy lui rendit son sourire. Hermione se rassura tout de suite. Peut-être ne lui avait-elle pas pardonné ce guet-apens, mais elle acceptait maintenant de lui parler.

-Bon Pansy, et si on parlait de tout ec que tu m'as pas encore dit devant un chocolat chaud ?

-Où ça ? On est en plein dimanche après-midi...

-Tu ne connais pas les frères Weasley toi... Si je te montre un passage pour aller aux cuisines, tu ne diras rien ?

-Promis. Je me tairais, sauf si Draco m'attend là bas...

-Rassure toi, il n'y aura que toi et moi... plus quelques dizaines d'elfes serviables à nos services.

-Ce n'est pas toi qui les protégeait ? Et là tu les exploites ?

-On peut changer Pansy. Et puis qui dirait non à un chocolat chaud moussant avec des cookies encore fondant ?

-J'avoue.

Elle se rendirent alors aux cuisines, de nouveau amie, si on pouvait appeller ça comme ça. Dehors le soleil discret se cachait derrière les nuages, mystérieux et flou comme l'était encore l'histoire de Pansy et Draco. Le jeune Draco quant à lui, regardait le parc du haut de sa fenêtre, poussant ça et là des soupirs inquiets. Il se demandait si Pansy disait vrai, si maintenant, lui Draco Malefoy, digne descendant de sang-pur, allait être papa, alors que sa scolarité n'était pas finie. C'était sur, son père allait le tuer...

Voilà donc la fin de ce chapitre. N'oubliez pas me tenir au courant de vos avis. Dans le prochain chapitre, le rapprochement entre Hermione et Pansy se fera plus sentir, il sera plus... physique ...