Je me suis rend compte que j'avais un peu zappé mes fanfictions... Ce chapitre traine pourtant sur mon ordi depuis quelques semaines. Alors je me dépêche de vous le livrer maintenant ! Merci à tou(s)tes les lect(eurs)rices qui me lisent et me review. J'espère que vous allez continuer de suivre, surtout que la fin arrive dans 3 chapitres. En effet, la fin est au chapitre 10, on y arrive donc assez vite. En tout cas bonne lecture ;) (Ps: Encore un peu de sensualité dans ce chapitre, profitez-en, il n'y en aura pas dans le prochain).

UNE NOUVELLE SOIREE MOUVEMENTEE

L'impatience d'Hermione lui permit de ne pas voir la journée passée. Elle s'était réveillée extrêmement heureuse, avait passé 20 minutes sous la douche à rêver, et n'avait presque pas participé à un seul cours de la journée, même si elle avait quand même noté tout ce que les professeurs avaient dit. Et quand enfin, le soir arriva, Harry et Ron crurent qu'ils ne pourraient jamais la contenir, et avaient peur de devoir l'emmener à l'infirmerie pour instabilité mentale.

-Et dire qu'il y a encore quelques semaines, tu aurais préféré mourir que d'aller à une fête de serpentard.

-C'est vrai Ron, mais il y a quelques semaines, je ne roulais pas des pelles à une serpentarde sexy...

-Oh, n'en dis pas plus, sinon je vais devenir fou...

Harry appréciait que son amie assumait totalement sa relation avec Pansy, même s'il trouvait bizarre qu'elle change de bord comme ça. Après mûre réflexion, Harry remarqua qu'hermione n'avait jamais vraiment fait preuve d'attraction pour un être humain en particulier, alors qu'elle s'intéresse à une fille, ce n'était pas si bizarre que ça... Il se pencha et ramassa l'écharpe brodée de la gryffondor :

-Je sais que ça fera tache, mais il fera froid cette nuit dans les couloirs des cachots. Alors même si tu la caches avant d'entrer, mets là sur le chemin.

-Oui chef !

Hermione sautillait sur place, sous les regards indignés d'Harry et Ron. Elle était finalement prête, avec trente minutes d'avances, et trois tenues successives.

-Aller, tu peux y aller !

Hermione se faufila entre les battants de la grosse dame sitôt que Ron lui avait donné la permission de partir. Les deux amis regardèrent leur amie partir en souriant.

-Eh bien, notre petite fille grandit...

-Oui, ce n'est plus le bébé d'autrefois...

Ils éclatèrent de rire sous le regard amusé de Neville qui cherchait ce qui était drôle. Ce dernier se joignit au deux gryffondors, accompagné du reste de la salle commune, pour un partie de combat de limace fluorescente.

Loin des cris sauvages de Ron, dans le silence des couloirs vides, Hermione avançait rapidement, cachée sous la cape d'Harry. Elle arriva rapidement à l'entrée des cachots, là elle aperçu un couple de serdaigle qui se dirigeait dans le même sens qu'elle, elle les doubla et arriva dans la salle qui résonnait déjà de musique et brouhaha, mêlés de voix différentes.

Hermione entra après avoir enlevé sa cape. A peine franchit-elle le seuil que tous les regards se tournèrent vers elle. La gryffondor sentait la haine des serpentards lui tomber tellement fort sur la tête qu'elle en perdait l'équilibre. Heureusement Pansy vint la remettre sur terre, faisant cesser automatiquement les regards sévères.

-Alors, tu as retrouvé ?

-Oui, c'était pas bien compliqué.

-Je suis contente que tu sois là. Je te laisse quelques minutes, j'ai oublié un truc dans les dortoirs. Ok ? A tout à l'heure.

Elle l'embrassa rapidement, et Hermione fut certaine que le sifflement qui résonna dans la pièce leur était destiné. Pansy quitta ensuite la pièce laissant la pauvre Hermione seule dans une pièce qu'elle ne reconnaissait pas... Elle paraissait beaucoup plus grande. C'était peut-être du à toute cette foule, dont Hermione reconnaissait quelques figures. Blaise en grande conversation avec Daphné Greengrass, passait discrètement sa main sous le chandail de la petite blonde, lui caressant les reins. Hermione ne fut pas étonnée quand le beau noir posa un baiser discret sur les sourires gourmands de la belle blonde. Au fond, Hermione jalousait la jeune fille, comme l'avait remarqué Ron une fois, Blaise était plutôt beau.

La gryffondor se déplaça vers les tables recouvertes de verres et de saladiers. Ils avaient du dévaler tout le Pré-au-lard pour se retrouver avec un tel stock de nourriture et de boisson. Elle remarqua une bouteille de bierraubeure et s'en servit un verre.

-Tu peux m'en servir un verre s'il te plait Hermione.

Hermione se retourna rapidement pour se retrouver devant la blonde.

-Luna ??

En effet, la serdaigle était debout face à elle, la regardant avec un sourire niais. Elle n'était évidemment pas la seule de sa maison, mais c'était Luna, et sa présence dans une fête serpentarde choquait, comment avait-elle pu se retrouver là ?

-Mais Luna ? Qu'est ce que tu fous là ?

-Hein ? Oh, je ne sais pas. J'étais perdue, alors j'ai commencé à suivre des serdaigles de ma classe, et puis ils sont venus ici, alors je suis entrée aussi.

-Luna... Tu... Non laisse tomber... Personne n'a été méchant avec toi ?

-Oh non, je crois qu'ils ne m'ont pas remarqué.

C'était peut-être vrai, personne ne semblait attaché d'importance à la serdaigle, alors qu'Hermione subissait de nouveau les regards lourds des serpentards. Mais ce poids pesant se termina quand Draco entra dans la salle. Hermione assistait à une reconstitution historique, le roi faisait son entrée. Tout le monde s'était retiré pour lui facilité l'accès à son fauteuil. Un groupe de petite serpentarde vint lui parler, il sembla leur demander de lui apporter à boire. Alors qu'elles passaient à côté d'Hermione, celle-ci les reconnut, c'était les pestes qui avaient critiqué Pansy quand elle s'était arrêté pour écouter.

Enfin Pansy revint, et Hermione la rejoignit, emmenant Luna, qui emporta avec elle un verre de whisky. La soirée s'étira, le temps passa. Quelques serdaigles qui connaissaient Hermione et qui avait reconnu Luna virent leur parler, ils échangèrent quelques bavardages inutiles, et quand un garçon ou une jolie fille s'intéressait de trop près d'Hermione, Pansy s'intercalait, les bras autours de sa tendre, lançant des regards aussi noirs que ceux que le roi Draco leur lançait depuis qu'il les avait vu.

Vint l'heure où tout le monde était ébréché, alors on commença les jeux. Déjà quelques petits groupes s'étaient mis en rond pour faire rouler une bouteille ou pour quelconques jeux de jeunes ivrognes. C'était Draco qui créa le groupe où Pansy, Hermione et Luna se retrouvèrent malgré elles. Dans le groupe se trouvait aussi Blaise et sa jolie blonde, ainsi que Millicent, aussi appelée « Le Monstre ». Trois autres serpentards étaient assis : Tracey, une ancienne amie de Pansy, Theodore, un dandy, élève de Draco, qui passait pour un vrai tombeur aussi bien chez les garçons que chez les filles (qui avaient formé plusieurs groupes de groupie qui se disputaient les droits de voyeurisme), et Crabe, seul. Où était Goyle ? Hermione ne l'avait pas vu dans la salle.

Le jeu à lequel voulait jouer Draco semblait simple, mais Hermione devinait que ça cachait quelque chose, rien n'était jamais simple avec le Roy Malfoy. Il suffisait de poster une question ou un gage à la personne située à sa gauche, avançant dans le sens des aiguilles d'une montre, et si la personne refusait de coopérer, elle buvait un verre servit par les autres joueurs. Le verre était mis au milieu, c'était plus un bol qu'un verre. A chaque tour, quand le joueur acceptait le gage, ou la question, il avait ensuite le droit et le devoir de remplir un peu plus le bol avec ce qu'il voulait, généralement de l'alcool, même si Pansy affirmait qu'on avait déjà mis bien pire...

Draco, évidemment, commença en premier, il se tourna vers tracey, et donna tout de suite le ton du jeu.

-Tracey, montre nous tes seins.

Apparemment ce n'était pas une première. La serpentarde brunette souleva son chandail, et sortit délicatement une magnifique paire de sein de couleur laiteuse, enfermés dans un soutien-gorge vert-serpentard. Draco siffla vigoureusement, et les autres groupes d'à côté ne se génèrent pas pour mater aussi. Hermione les trouvait magnifique, et se demandait si c'était la première fois que Draco les voyait. Pansy lui donna un petit coup de coude quand elle se rendit compte que le regard de la gryffondor s'éternisait.

Tracey se rhabilla, ses joues rougirent un peu, par pudeur ou par l'alcool, personne ne le savait. Elle rajouta un peu de whisky dans le bol. Elle demanda ensuite à Millicent d'avouer un de ses fantasmes, la grosse fille l'avoua, provoquant un peu la surprise des autres joueurs, elle rajouta de la liqueur, et demanda à Goyle de faire le « gorille ».

Hermione ne savait pas ce que c'était, mais une fois qu'elle vit le gros garçon mimé le gorille, elle s'avoua que c'était plutôt drôle. Celui-ci remplit le bol et demanda à Blaise de rouler une pelle à Theodore. Ce dernier ne semblait pas s'en plaindre et profita bien du baiser. La roue tourna, Blaise demanda à Daphné de lui faire une cochonnerie plus tard dans la soirée. Puis vint le tour où Daphné se tourna vers Luna, que personne n'avait encore remarqué. La petite Luna semblait apprécier le jeu, et malgré la tête d'épouvante que tirait Draco, elle se déplaça jusqu'à lui pour lui mordiller les lobes de l'oreille comme l'avait demandé Daphné. Luna demanda à Hermione de tenir plus de cinq minutes en poirier contre le mur, ce que la gryffondor fit, donnant aux autres le spectacle de sa jupe tombée et de sa culotte à l'air pendant cinq minutes.

Hermione se tourna alors vers Pansy.

-Pansy, je veux que tu m'embrasses comme tu n'as jamais embrassé personne.

-Pas de problème, ma belle.

Le baiser que donna Pansy à Hermione émoustilla tout le monde. Sa sensualité et son intensité frôlaient l'indicible. Goyle en était suffocant, Blaise avait un grand sourire, Theodore en bavait, et quant à Draco, les yeux exorbités il fantasmait sur tout ce qu'il pourrait faire avec les deux filles dans son lit en même temps.

Pansy demanda ensuite à Theodore d'avouer avec qui il rêvait de coucher, il répondit « Draco ». Ce dernier s'étouffa avec une chips. Theodore demanda alors à Draco

-Draco, en gage, je veux qu'on couche ensemble ce soir.

-Pas question.

La réponse directe attrista le jeune homme, mais amusa les autres, Draco du avaler un bol entier. On était revenu au point de départ. Alors Draco décida de changer les rêgles.

-Maintenant on fait un tour dans le sens inverse.

Les autres n'osèrent pas dire non, il chuchotta vaguement un truc à Theodore, puis commença justement avec ce dernier. Il lui demanda de faire un striptease devant Tracey. Ce dernier, sans aucune pudeur s'exécuta, et ne s'arrêta au caleçon que parce que Tracey refusa le reste. Alors Theodore se tourna vers Pansy, il sorti de sa poche une fiole de potion qu'il versa dans le bol.

-C'est du veritaserum, miss-je-sais-tout pourra témoigner.

La miss en question, Hermione, inspecta le bol et approuva en grognant. Theodore demanda alors à Pansy de faire une gâterie à Draco. Vu le plaisir que les yeux de ce dernier montraient, il était clair que le gage faisait parti du plan. Pansy resta longtemps sans parler, cachant son visage à Hermione. Puis elle fit face à Draco et annonca :

-Non...

Aussitôt elle prit le bol et le bu. Elle se tourna alors vers Hermione, après avoir mis l'équivalent d'un verre de whisky dans le bol. Son regard avait changé, Hermione reconnaissait là l'effet de la potion. Les pupilles dilatées semblaient montrer tout les pensées de Pansy sans rien cacher.

-Hermione, voici ton gage, répondre à cette question : Est-ce que tu m'aimes, es-tu amoureuse de moi ?

La surprise prit soudainement le contrôle d'Hermione, elle balbutia sous les éclats de rire de Draco et Theodore. Elle se tourna vers les autres membres du cercle qui la regardait sérieusement, même Luna qui lui souffla :

-Répond ce que ton cœur te dit.

Hermione eu le temps de sourire à la naïveté de Luna. Puis se tourna vers Pansy et, sous une pression monstrueuse, répondit sans réfléchir

-Non...

Elle se leva immédiatement et s'enfuie de l'autre côté de la salle pour souffler et essayer de comprendre à ce qu'elle venait de dire. Draco de son côté mis un terme au jeu.

-Bon, je pense qu'on en a fini là pour ce soir, c'était très instructif en tout cas.

Il éclata de rire et se pencha sur Tracey, et commença à la draguer vulgairement pendant que Theodore le regardait tristement. De l'autre côté de la pièce Luna avait rejoins Hermione, alors que Pansy, encore assise par terre, dos au mur, regardait ses pieds sans parler. Luna proposa à Hermione de rentrer.

-Tu viens Hermione ?

La gryffondor jeta un rapide regard vers Pansy qui restait dépitée. Elle préférait éviter tout contact, et s'en alla discrètement. Elle quitta la pièce et se retrouva dans le noir des couloirs sombres de serpentard.

Elle reconduisit Luna en silence l'entrée de sa salle commune, puis erra doucement dans les couloirs, invisible sous sa cape, elle croisa d'autre élèves, ne s'étonnant presque pas de voir autant de monde s'aventurer dans le château en pleine nuit, et ne s'étonnant pas de ne pas trouver Rusard fureter partout.

Elle passait tranquillement dans les couloirs menant à la tour de divination, observant à travers les grandes fenêtres le parc, sombres et inquiétants ponctué de la seule lumière tamisée du feu de cheminée d'Hagrid qui ressortait à peine des fenêtres sales de la cabane solitaire, quand elle aperçu Pansy, seule, assise sur les marches d'un petit balcon extérieur.

Hermione resta debout derrière, à l'observer, la jeune fille ne bougeait pas, et le vent qui s'engouffrait dans les couloirs en sifflant ne laissait pas entendre ses petits reniflements larmoyants. La gryffondor s'approcha, toujours, invisible, et s'assit sans bruit à côté de son amie, ou petite-amie, elle ne savait pas vraiment. Elle remarqua alors les traces des pleurs qui brillaient sous la pleine lune sur ses joues. Elle ne dit rien, et dans le même silence resta assise.

-Je sais que tu es là Hermione.

La jeune fille sursauta. Comment pouvait-elle bien savoir, elle était invisible ?

-Pansy, mais comment tu sais ?

Elle ôta rapidement la cape d'Harry et la posa à côté d'elle.

-On connait plutôt bien cette cape chez serpentard, vu tous les désagréments qu'elle nos cause, avec ton ami, mais personne n'avait vraiment pu le prouver. Quand tu t'es assises, les feuilles mortes se sont écrasées, même si tu es invisible, ta présence est toujours là.

-Pas bête...

Un silence pesant s'installa, où toute les deux pensaient à ce qu'Hermione avait dit à la fête. C'est finalement Pansy qui creva l'abcès.

-Pour tout à l'heure, ne dis rien... Je comprends très bien, tu as fais le bon choix, devant ce crétin de Draco, j'aurais dis la même chose. Et puis tu sais, je n'ai pas envie qu'on se force à se dire ses trucs niais, tu vois, les trucs de couple et tout...

Hermione voyait où voulait en venir Pansy, même si cette dernière ne voulait pas prononcer le mot fatidique : Aimer... Pansy continua dans sa lancée.

-En fait je pense qu'on peut se donner une chance, juste comme ça, sans vraiment réfléchir, pour s'amuser.

Dans sa tête Hermione ne s'amusait pas vraiment, et elle ne voyait pas non plus sa relation avec Pansy comme un jeu ou un vulgaire passe-temps. Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit non devant Draco, mais ses sentiments étaient sincères. Jamais elle ne se serait approché de Pansy avec autant d'intimité pour le jeu, ce n'était pas du tout son genre. Encore un fois toutes ses pensées restèrent dans sa tête, et sa bouche exprima exactement le contraire de ce qu'elle pensait.

-Exactement, on reste ensemble, mais sans prise de tête. Juste du bon temps, et pas de tracas.

-D'accord pas de tracas;

La discussion avait tellement été rapide, et la solution abordée avec tellement de rapidité que les deux amantes ne savaient pas quoi penser. Allaient-elles s'enliser dans une relation au jour le jour sans jamais rentrer dans une fusion plus profonde, réfléchie ? A priori, aucune des deux jeunes filles n'allait faire l'effort d'approcher le sujet délicat des sentiments, et le non-dit pesait toujours.

Pansy heureusement, détendis l'atmosphère en attrapant la cape d'invisibilité, et se cachant elle et Hermione en dessous.

-Bon, et si notre soirée commençait ?

-Quoi et Rusard ?

-Il dort... Une expédition de serpentard s'est débrouillée pour introduire un peu de somnifax dans sa décoction du soir.

Le somnifax était un lourd somnifère interdit dans l'enceinte du château, à cause de sa puissance dangereuse qui poussait celui qui en buvait dans un état proche du coma, on disait même qu'un élève de première année, il y a de cela plusieurs décennies, se serait endormis un beau jour pour se réveiller que 3 ans plus tard, en croyant n'avoir passé qu'une nuit. Cette légende expliquait pourquoi une chambre séparée existait à l'infirmerie, et pourquoi personne n'y allait jamais. Le fait que Rusard voletait amoureusement dans un paradis d'élève enchainés et torturés dans les souterrains, expliquait soudainement l'absence totale de feulement de chat dans les couloirs, et la présence d'autant d'élèves se promener à une heure pareille.

-Revenons à nous deux.

Pansy se lança sur Hermione et l'embrassa vigoureusement, lui mordillant les lèvres avec sensualité. Elle enveloppa son corps de ses bras, caressant délicatement du bout de l'ongle la ligne sensible de sa colonne vertébrale. Dans un frisson, Hermione passa sa main sous la chemise et le cardigan de sa belle et lui pressa délicatement un sein. Fermant les yeux, Pansy se plaisait à jouer avec la langue de la gryffondor et la sienne.

Autant d'ébats sous cette cape réchauffaient durement l'atmosphère, les mains moites commençaient à s'aventurer sensuellement sous les vêtements. Plus audacieuse encore, les doigts de Pansy s'échappèrent sous la ceinture d'Hermione, lui rougissant les joues. Suivit de celles de Pansy quand celle-ci sentit, le cœur battant, les premiers poils du pubis de la jeune femme. Elle s'approcha plus près du Mont Vénus, l'effleurant à peine du bout du doigt, Hermione se retira vivement. Soudainement hors de la cape, avec la chair-de-poule, Hermione balbutiait, la chemise ouverte laissant apparaître son soutien-gorge en dentelle rouge.

-Désolée, je suis désolée... J'ai jamais... Tu sais, personne n'a jamais touché mon... ma...

Pansy retira aussi la cape, se découvrant à son tour à l'air libre.

-Je comprends, ne t'inquiète pas, j'ai une idée.

Elle se leva et se rhabilla, et rhabilla aussi Hermione qui ne bougeait pas. Elles sortirent alors du balcon et se dirigèrent vers le centre du château. Elles discutèrent de Draco sur le chemin. C'est Pansy qui commença à parler de Malefoy.

-Dis Hermione, si tu veux, je parlerais à Draco... Je ferais en sorte que tu sais... Qu'il se taise.

-Comment ? Pourquoi t'écouterait-il ?

-J'ai du poids sur lui, je sais qu'il fera ce qu'il dira... Ne t'inquiète pas. Il doit cesser de se comporter comme un con tout le temps, il doit bien grandir un jour.

Hermione se tut, elles marchèrent en silence, quand enfin elle rompit le silence.

-Merci, Pansy...

-Mais de rien chérie, on est arrivée.

Hermione remarqua alors qu'elles étaient devant la salle sur demande. La grande teinture moyenâgeuse cachait la porte massive où se cachait tous les rêves.

-Bouge pas.

Pansy lâcha la main de la belle gryffondor, elle se mit alors devant la porte et effectua ses trois passages, les pensées bien confinées dans sa tête, empêchant totalement Hermione de savoir ce que préparait la Serpentarde. Au troisième passage, Pansy tendit la main à sa tendre, un grand sourire au lèvre.

-Viens avec moi.

Elles entrèrent dans la salle. Hermione se trouva alors dans une chambre magnifique, un grand lit en forme de cœur, avec une large couette en fourrure rouge. Malgré le kitsh de la pièce, et tous les lieux communs du romantisme vulgarisé, chandelles allumées, coussins pelucheux en cœur, tapisserie ornée de petits Amours dénudés, Hermione se sentait émerveillée.

-Je sais que tu as un peu peur, pour tu sais quoi... Mais autant que tu t'en débarasse maintenant, et dans les meilleures conditions.

Hermione n'eut rien le temps de dire, elle était déjà basculée sur le lit.

-Alors ?

Hermione fit une petit moue gênée que Pansy se dépêcha d'enlever en l'embrassant. La jeune gryffondor, tellement attirée par Pansy, céda, et retira sa chemise.

-D'accord.

Pansy lui sourit et prit sa main, après s'être aussi débarrassé de sa chemise. Défaisant la discrète agrafe de sa jupe, et dévidant la fermeture éclaire, elle posa la main d'Hermione sur sa culotte en coton. La pauvre gryffondor était plus rouge que les draps du lit. D'une main Pansy tira l'élastique de son sous-vêtement, de l'autre elle plongea celle d'Hermione près de son intimité. La paume, puis les doigts de la jeune fille touchèrent alors la délicate peau rosée et humide de Pansy.

Dehors les autres élèves se couchaient finalement, la fête des serpentards était finie, Draco s'était réservé la petite salle pour lui et son invité du soir : Tracey. Luna s'était paisiblement endormie après avoir parlé une trentaine de minute avec un tableau plutôt bavard. Harry et Ron avaient gagné leurs combats, et avaient raflé l'argent de Dean et Seamus. Théodore, aussi triste, s'était couché seul, après avoir observé quelques temps les ébats sauvages de Draco et de la brunette.

Excepté les gémissements discrets de plaisir des deux filles, de leurs petits soufflements exquis et leurs doux mots susurrés à l'oreille, le reste était désormais calme et silencieux. Finalement le château tomba dans son repos nocturne habituel.

Voilà, chapitre finit. Merci d'envoyer des petites (ou longues) reviews pour me dire ce que vous en pensez, et comment vous percevez le couple Hermy/Pansy.

Au fait, 10 chapitres, ça vous semble trop court, ou juste assez long ? (Parce que si je finis à 10, je sais que je vais surement penser à une suite... ^^)