Commentaire : Merci encore pour toutes vos reviews qui m'encouragent à écrire (merci aux anonymes à qui je ne peux pas répondre : Léa, Zoey, Une-Anonyme-plus-qu'anonyme, Trushy et Picktou). Ce chapitre a mis du temps à sortir pour plusieurs raisons, d'abord j'avais pas vraiment le temps d'écrire, ou les moyens d'écrire, et surtout j'ai eu énormément de mal à organiser mes idées comme je le voulais, j'ai du m'y reprendre plusieurs fois avant que ça donne ce que je voulais. Maintenant le voilà, alors je vous souhaite une bonne lecture.

COURS PRIVE DANS LES SOUS-SOLS

Hermione, assise à sa place habituelle dans la bibliothèque, attendait le retour de Pansy avec impatience. Cette dernière c'était absenté après avoir reçu un billet d'une élève de première année. Le petit mot, Hermione reconnu l'écriture serrée du professeur Snape avant que Pansy ne lui en assure la provenance, lui demandait de venir dans le bureau lugubre du professeur pour discuter immédiatement. N'en sachant pas plus que sa petite amie, Pansy était partie depuis plus d'une demi-heure.

La gryffondor ne cessait d'observer la porte d'entrée, ne lisant qu'à demi-mot son livre sur le sorcier Aurebois. Une semaine était passée depuis la soirée des serpentards, et cette fabuleuse nuit où Hermione avait connu les joies du sexe avec sa belle partenaire, pourtant rien n'avançait, Draco continuait à la bousculer intentionnellement et à la provoquer régulièrement en répondant 'Non' aux questions qu'on lui posait avec une posture lascive. Pansy devait lui dire, mais elle n'avais apparemment rien fait, et Hermione n'osait pas lui demander d'agir.

Plongé dans ses pensées, elle fit tomber sa boite en métal avec ses plumes, sous le regard sévère de la surveillante, Mme Pince. La tête sous la table elle remarqua alors que Pansy avait laissé son sac aux pieds de sa chaise, d'un geste de pied, la gryffondor le ramena vers elle.

Le sac en bandoulière de la jeune serpentarde était presque le même que celui d'Hermione, seuls différaient les couleurs et le blason de la maison. Pansy y avait aussi ajouté quelques patchs avec des petites phrases-bateaux en latin, typiquement serpentardes comme 'Intellegenti Pauca'. Hermione ne pu s'empêcher de fouiller dans les affaires de sa belle, et sortit à pleine voix pour se déculpabiliser :

-Après tout on sort ensemble, ce qui est à moi est à elle, et vice-versa.

Elle sortit quelques cahiers, dont un petit noir, plus personnel, ou figurait une autre phrase latine : 'saepe nocet puero blanda miratio magistri'. Malheureusement Hermione n'avait pas son dictionnaire (bouger ses fesses pour aller prendre celui de la bibliothèque lui semblait trop fatiguant), et ne sentait pas d'envie à traduire la phrase, elle préféra se concentrer sur le contenu du cahier. Elle ouvrit les premières pages, passa rapidement sur les notes de cours, sur les dates de devoir, elle tomba ensuite, vers la fin du cahier sur une série de nom de cheminée, (Hermione le devina au fait que les sorciers ne disposaient que de très peu de listes d'adresses civiles moldues). Après chaque nom de cheminée (nécessaire pour voyager en poudre de cheminette) se trouvait le nom du propriétaire, il y avait notamment Les Trois Balais, Le Chaudron Baveur pour les classiques, mais aussi la cheminée de Pansy elle même, et une bonne dizaine de cheminées différentes qui correspondaient toutes à « Manoir Malefoy ». Hermione tournait la page suivante quand elle s'aperçut que Pansy revenait furieuse.

-Tu sais ce que ce débile de Snape me veut ?

Hermione fit passer discrètement le cahier sous la table, et d'une main agile, le remit dans le sac de Pansy.

-Non ?

-Que tu donnes des cours particuliers à Malefoy qui a « du mal » (elle simula les crochets avec ses doigts) à comprendre la création de certaines potions.

-Et pourquoi il t'a convoqué toi et pas moi alors ?

-Selon Snape, Draco aurait suggéré de passer par moi d'abord, pour que la demande puisse mieux être « entendue » (elle simula de nouveau les crochets).

Hermione ne captait pas tout. En plus d'être louche, cette idée était invraisemblable, idiote, et totalement illogique.

-Je vais aller voir le professeur Snape, il n'y a pas de raison pour que je fasse cours à ce crétin arrogant.

-Hermione chérie, s'il te plait, n'en fait pas tout un foin, je suis pas très bien vu chez les serpentards en ce moment, et j'aimerais...

-Quoi ? Tu veux que je fasse des cours privés à cet imbécile ? Tu veux vraiment retrouver mon cadavre mutilé dans les toilettes de Mimi Geignarde ?

-Arrête, il ne te fera pas de mal, je te le promets.

-Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Vous avez un accord, un truc entre vous c'est ça ?

-Hermione arrête s'il te plait... Fais-ça pour moi. Comme ça les serpentards se tairont une fois pour toute. Et puis de toute façon, si tu ne le fais pas, Snape va enlever une bonne cinquantaine de point à gryffondor

La jeune fille ouvrit la bouche pour protester mais se ravisa. Quelque chose d'encore plus louche se tramait là dessous. Elle céda finalement et se remit au travail. Trop préoccupée pour travailler, elle prétexta un mal de crâne, et même si Pansy n'en fut pas dupe, Hermione put courir se cacher dans la salle commune de gryffondor pour réfléchir.

Elle resta assise, confuse et désorientée toute la journée. Finalement, après le repas du soir dans la Grande Salle, elle croisa Malefoy dans les couloirs. Encore une fois le blondinet c'était arrangé pour que la rencontre ne soit pas due au hasard, le couloir du rez-de-chaussé qui conduisait aux grands escaliers était loin d'être le chemin naturel d'un serpentard qui voulait rentrer dans sa salle commune. Elle passa d'abord devant lui sans le voir, il la suivit et lui tira fortement la bandoulière de son sac.

-Granger !

Hermione se retourna d'abord surprise, puis consternée de revoir encore une fois cette face de fouine.

-Encore toi ! T'en a pas assez de me harceler ?

-Je... Pansy t'a parlé de ce que je lui ai dis ?

-Tu veux dire ce que tu as dis à Snape de dire ? Tu n'as même pas le courage de venir demander toi-même.

-Quoi ?

Draco ouvrit grand les yeux comme s'il avait reçu un coup de poing dans l'estomac, Hermione le vit réfléchir quelques secondes. Un rictus vint brusquer son visage blafard.

-Oui, c'était plus facile de faire appel au professeur Snape. Dans tous les cas tu vas devoir m'aider.

-Ne me fais pas croire que tu es mauvais en potion Malefoy, tu es loin d'être le dernier de la classe, et même si tu crachais dans ton chaudron, ton petit Severus arriverait quand même à te mettre la moyenne.

-En effet, le professeur et moi avons quelques affinités, mais ce n'est pas le professeur Snape qui sera là pour me juger quand nous passerons nos ASPICS. C'est pour ça que j'ai besoin de ton aide.

Hermione trouva le raisonnement du serpentard plutôt juste et ne voyait pas quoi répondre, elle était coincée, sous l'appui du professeur de potion, elle ne pouvait pas refuser la demande de Malefoy, c'est donc contrainte qu'elle céda, pour le plus grand plaisir des yeux bleus pervers de Draco.

-Très bien Granger, je sais que tu n'as pas cours demain à quatorze heure, alors rendez-vous dans les cachots, dans la salle de potion.

-Attends, je ne peux pas, je dois assister à l'entrainement de Ron et Harry.

-Et bien tu n'as qu'à mentir au crétin et à son ami le chimpanzé. Débrouille toi dans tous les cas, je serais dans la salle à quatorze heure, ton absence devra s'expliquer devant Snape.

D'un tour de cape magistral Draco se retourna et reparti vers ses cachots. Maintenant qu'il faisait dos à Hermione, il en menait moins large, le visage sérieux et inquiet, il se demandait si son bluff allait marcher.

Hermione quant à elle, retourna dans la salle commune des gryffondors avec inquiétude. Les menaces de Malefoy ne pouvaient pas être prise à la légère, et elle était sûre que le professeur Snape ne raterait pas une occasion d'enlever des poins à Gryffondor, mais ce rendez-vous l'effrayait. Ces dernières semaines Malfoy ne s'était pas privé de l'insulter à chacune de leur rencontre, il semblait la haïr comme il ne l'avait jamais haï, mais pourtant c'était avec elle qu'il voulait travailler ses potions, et cela ne pressentait rien de bon. Elle décida pourtant de faire confiance à Pansy. Elle lui avait promis qu'il n'arriverait rien, Hermione voulait la croire.

Arrivée dans la salle commune, elle retrouva la bande des gryffondors en plein hystérie sur les combats de limaces. La découverte récente de certains sortilèges de métamorphose avait donné lieu à un florilège de transformation, et alors que les limaces étaient toujours utilisées, dans l'arène en carton de Ron, Hermione aperçu un loup-garou miniature qui se battait contre un sphinx aux multiples couleurs tout aussi petit.

Elle prit en aparté Harry, et l'emmena dans un coin plus silencieux pour discuter de ce qui lui arrivait. Par moment elle se demandait vraiment s'il elle devait lui en parler. Peut-être pour la première fois depuis qu'il était à Poudlard, Harry vivait un époque plutôt tranquille et sans embrouilles, et elle s'en voulait d'ajouter ses problèmes dans ces moments rares. Mais la figure intéressée de son ami lui prouva qu'il lui en aurait surement beaucoup voulu si elle avait gardé toutes ses histoires pour elle.

Elle lui raconta donc tout, la nouvelle apprise par Pansy, sa rencontre avec Malefoy, la menace des cinquante points et finalement le lieux et l'heure du rendez-vous. Harry, tout autant qu'elle, semblait perplexe et n'aimait pas du tout l'idée de savoir Hermione et Malefoy seuls dans un coin sombre et vide du château. Harry eu alors une idée :

-Je viens avec toi !

-Comment ça ?

-Et bien, j'ai appris par hasard que tu donnais des cours de rattrapage en potion, et j'en ai autant besoin que Malefoy, et après tout, personne n'a dit que les cours devaient seulement être donné à Malefoy, donc ça sera un cours commun, et j'y serais. Comme ça s'il se passe quelque chose je serais là et en plus de ça je serais plus tranquille.

-C'est joli comme idée, mais je ne pense pas que Malefoy apprécie, et s'il fait une comédie à Snape, je ne pense pas que Snape céderait en ta faveur.

-Oui, mais tu veux faire quoi sinon ?

-Je vais y aller seule, de toute façon, je sais me défendre, et je veux croire Pansy, je veux croire que tout se passera bien, et peut-être que finalement Draco a vraiment besoin de cours de potion.

Harry voulu insister, mais il connaissait très bien Hermione, même si il trouvait tous les arguments possibles, elle irait quand même. Il l'aurait bien espionné, la suivre en secret avec sa cape et rester aux aguets dans la salle, mais son absence à l'entrainement ferait le tour de l'école, et Hermione ne serait pas dupe, elle comprendrait où ce qu'il aurait fait.

Le reste de la soirée passa vite. Hermione s'endormit en pensant à son lendemain, anxieuse, angoissée, stressée, mais curieusement impatiente.

Le lendemain matin se déroula sans problème, le travail scolaire (elle était toujours plongée dans son étude du mage noir français Aurebois) et les cours firent presque oublier à Hermione l'heure de son petit cours privé. C'est à midi, dans la Grande Salle, devant son assiette de légumes qu'elle y repensa avec angoisse. Elle jeta un coup d'œil discret au blondinet assis avec ses amis. Draco mangeait sans soucis, arborant cet air fier qui le définissait, propre sur lui, la bouche plus ouverte pour se vanter que pour manger, jouissant de son statut de chef auprès des serpentards. Hermione se rendit compte que Pansy mangeait aussi dans le petit groupe des serpentards, ce qui n'était pas une surprise. A première vue, c'était la Pansy que Hermione avait toujours connue, les pommettes saillantes, les lèvres pulpeuses, des grands yeux ronds qui gouvernaient la table d'une force étreignant. Pourtant quelques détails différaient, quand une blague de Draco tombait, les habituels éclats de rire laissaient place à des yeux en l'air, montrant clairement son désarrois. Une main du blondinet sur son épaule n'appelait plus un gloussement de plaisir, mais un tic de dégout. Tous ces petits détails se baladaient dans la tête d'Hermione avec plaisir, s'offrant un chemin de luxe dans la partie « Cette nana là, c'est la mienne ! ».

Elle était fière de sa petite serpentarde, et elle l'aimait.

Elle abandonna ses compagnons, laissant Ron dans l'incompréhension de voir son amie louper son entrainement, à peine rassuré par les « Je t'expliquerais, vieux. » de Harry. Elle prit le chemin de la salle commune des gryffondors, allant rapidement chercher quelques affaires de potion avant de redescendre dans les cachots. Elle traina les pieds autant qu'elle pu, trouvant tous les moyens qu'elle avait pour perdre du temps, mais elle arriva finalement devant la salle du professeur Rogue. Après quelques petits coups contre la porte en bois, elle entra.

Elle était seule.

Elle attendit assise, quelques minutes, mais Draco ne venait toujours pas, alors elle sortit un livre et décida d'attendre une demi-heure et de partir. Elle se plongea dans 'Magie Et Tradition Française', dont la partie écrite par Gaël Lemenach' sur Aurebois était intéressante. Elle avait appris que Lemenach' avait été recherché par les SMO, les Services de Magie Occidentale, pour meurtres. Apparemment épris du sorcier noir, il avait tout fait pour le faire revivre afin de détruire le monde. Les cinglés affluaient le monde, se disait Hermione. Elle referma le livre, décidément lasse d'attendre, quand un autre genre de cinglé fit son apparition brutale et sonore à la porte du cachot, plein de sueur.

Haletant, transpirant, dégoulinant et puant, Draco Malefoy, les yeux injectés de sang se tenait dans l'entrée de la porte. Il essaya d'articuler quelques mots mais le souffle lui manquait.

-Ou... Oublié ! J'ai oublié !

Il entra et s'assit, crachant ses poumons. Hermione s'inquiétait presque pour lui. Enfin le serpentard reprit son souffle.

-J'étais dans le parc ! J'avais oublié le rendez-vous ! J'ai du courir.

Cela expliquait son état. Maintenant Hermione ne s'inquiétait plus de sa santé physique, mais plus de sa santé mentale.

-Ouai, bon maintenant que tu es là, ne perdons pas de temps, je n'ai pas que ça à faire. Sors tes potions, sors ton chaudron, ton feu et tes ingrédients. Dis moi où ça coince.

Malefoy qui avait repris ses esprits, s'était assit, avait remis ses cheveux en place, s'était un peu rhabillé, et avait ressortit son sourire narquois insupportable.

-Je n'ai pas besoin de cours Granger ! Je ne suis pas là pour ça.

Granger serra tellement fort un fiole qu'elle s'ébrécha sur le coté. Elle le savait qu'il n'était pas là pour la potion, elle le savait au fond d'elle, mais jusqu'au dernier moment elle avait espéré à avoir à brasser deux trois ingrédients et vite partir voir ses amis. Elle aurait tant voulu que ce ne fut qu'un cours de potion. Le stresse refit douloureusement surface et lui serra la gorge et le ventre, la força à s'asseoir.

-Qu'est ce que tu veux Malefoy ?

Hermione avait sorti sa baguette et la tenait cachée sous la table, prête à bondir.

-Juste parler Granger, rien de plus, ne t'inquiète pas.

Hermione ne déserra pas sa baguette. Draco reprit la parole.

-Écoute, je sais que nous deux on ne s'aime pas beaucoup. Non, en fait je te hais. Mais pas pour les raisons que tu crois.

-A parce que je crois quelles raisons ?

-Je sais que je t'ai toujours haï parce que tu n'es qu'une inférieur, une sang-de-bourbe si tu préfères. Mais depuis quelques temps je te hais encore plus, et pour une raison totalement différente. C'est à cause de Pansy...

-Ah ! Je le savais ! Tu veux Pansy pour toi c'est ça ? Tu es amoureux d'elle ?

-Quoi ? Non ! Je m'en fous d'elle ! Ok, elle est plutôt bonne, et puis au lit, c'est carrément le pied, tu sais on l'a fait une fois et...

-Oui je sais, c'est bon, abrège !

-Le truc c'est qu'à cause de toi, mes parents me font la misère ! Tu vas détruire tout mon avenir, et tu vas me foutre à la rue ! Tout ça parce que Parkinson s'est prit d'affection pour tes jolis petits seins !

Hermione sentit monter une bouffée de chaleur remonter dans ses joues. Le regard du garçon sur ses seins la gênait, mais en même temps elle était plutôt flattée d'une telle description. Elle revint cependant sur le sujet de discussion.

-De quel avenir tu parles ?

-Tu le sais très bien ! Pansy t'en a déjà parlé ! On doit se marier.

-Aaaah ! Oui ! Ça...

-Oui ça, et ce n'est pas rien. Dans des familles respectables, des familles de vrais sorciers comme moi, le mariage n'est pas une chose banale, c'est quelque chose qui se veut utile, ça permet d'agrandir l'influence de sa famille, et de garantir un certain héritage de sang.

-Chez les moldus, on appelle ça la consanguinité. C'est en partie à cause de ça que des monstres stupides comme toi peuvent exister.

-Je ne comprends pas ton baratin Granger, tout ce que je sais c'est que si on se marie, la famille de Pansy accède à une catégorie supérieure de sorcier, celle que ma famille dirige. Si mon père veut les faire entrer, c'est que le père de Pansy travaille à St Mangouste, il est chef du département des réparations des sortilèges et des malédictions.

-Quel rapport.

-Et bien mon père voudrait des entrées dans ce département. Apparemment assurer la moitié de la réfection des bâtiments de l'hôpital ne permet plus de se faire soigner sans se faire ficher. C'est pour ça que mon père et son père doivent entrer dans la même famille. En échange de ce mariage, le père de Pansy nous permettra de rentrer à St Mangouste dans les cas où nous aurions... disons quelques problèmes avec des sorts ou des artefacts magiques.

-Tu me dis ça, et tu n'as pas peur que j'aille tout dire à la direction, ou au ministère ?

-Granger... Personne n'ira croire une sang-de-bourbe, surtout contre mon père !

-Malefoy, arrête de m'appeler comme ça ! Et puis d'abord si Pansy ne veut pas de ta petite tronche de rat tout sa vie à côté de toi, elle a bien le droit. L'amour est plus fort que ton lobby de consanguin.

-Pff... Granger... Granger la naïve ! Tu te crois dans tes romans à l'eau-de-rose ? Mon dieu les filles...

-Macho !

-Et alors ? Bon écoute moi ! Je veux que tu arrêtes de trainer avec Pansy quelques temps, une fois le mariage finis, fais ce que tu veux, après tout ma mère et mon père ne s'entendent pas, et ça ne dérange personne. Alors une fois que je serais marié avec Pansy, et qu'on aura peut-être fait l'amour quelques fois, jusqu'à ce que je me lasse, alors je te la laisserais, et tu en feras ce que tu veux.

-Tu es dégoutant !

-Je te retourne le compliment.

-Pas question Malefoy ! Ok ? Pas question !

-Tu vas faire ce que je te dis ! Sinon Pansy aura des problèmes, elle risque de se retrouver vite en dehors de Poudlard. Pourquoi Serpentard garderait une traitresse qui passe son temps avec des Gryffondors ? Je pense que Snape serait d'accord avec moi, surtout si mon père lui en touche deux mots.

-Tu veux me faire chanter ?

-Hum... Perspicace Granger ! J'ai essayé d'être gentils avec toi, je t'ai expliqué au début que tu ne devais pas sortir avec elle. Tu sais, pour moi Draco Malefoy, un grand sorcier, être gentil avec une personne ce n'est pas toujours évident.

-Quelle grandeur d'âme !

-Arrête tes sarcasmes, maintenant tu vas m'obéir, ou bien tu vas le regretter.

Malefoy sorti sa baguette de sa manche avant que Hermione ne pu le voir, et lança un trait bleu fulgurant sur la poitrine. Hermione vola à travers la pièce pour s'encastrer dans l'armoire aux ingrédients. Sur le choc elle lâcha sa baguette. Le blondinet s'approcha d'elle avec un large sourire. Elle était sans protection.

Un nouveau trait de couleur rouge éclaira la pièce. Hermione serra les dents et ferma les yeux. Elle ne ressentait plus rien, elle rouvrit les yeux, et s'aperçut avec stupeur que le Serpentard gisait au sol, avec juste les yeux qui bougeaient confusément. De l'autre coté de la pièce, la cape d'invisibilité tomba au sol, laissant Ron et Harry au découvert. Ron s'approcha le premier, et aida Hermone à se relever.

Harry arriva à son tour devant son amie, son visage sérieux fit comprendre à Hermione qu'ils étaient là depuis le début. Harry se tourna vers le corps paralysé de Malefoy.

-Ordure !

Il lui balança un violent coup de pied dans le nez

-J'ai toujours rêvé de lui faire ça ! Revanche Malefoy !

Hermione à son tour balança son pied de toute ses forces dans les côtes et sortit de la pièce avec ses deux amis. Ils rejoignirent rapidement la salle commune des Gryffondors. Les regards entre amis indiquèrent à Hermione qu'elle n'avait rien à dire, ils avaient tout compris, tout entendus, et savaient ce qu'elle ressentait.

Harry et Ron la regardèrent monter dans les dortoirs des filles, muets, bouillant de fureur contre le serpentard. Ils restèrent assis et commencèrent leur devoirs dans la salle commune espérant que leur amie descendrait rapidement. Ils attendrirent longtemps et pour cause, Hermione s'était assoupie, épuisée de fatigue nerveuse, alors qu'il était seulement quatre heure de l'après-midi. Elle ne se réveilla qu'en début de soirée, juste à temps pour aller diner.

Fin du chapitre : Merci d'avoir lu cet avant-avant-dernier chapitre. J'espère que vous avez aimé. A bientôt pour la suite. Je viens de me rendre compte qu'on ne voyait pas beaucoup Pansy dans cet épisode, mais ne vous inquiétez pas, elle sera présente, voir très présente dans le prochain chapitre.