Note : Voici la suite, j'espère que vous apprécierez cette petite parenthèse, n'hésitez pas à me faire part de vos réactions dans les reviews. Il se peut que je fasse plus d'histoires entre Pansy et Hermione, mais sur d'autres histoires, comme des OS (Voir Le Bal de Halloween). Je suis dans une grosse phase d'écriture, donc attendez-vous à des sorties. A bientôt ici ou ailleurs !
HORS SUJET n°1
LES EXAMENS (2EME PARTIE)
Le château était calme, tout le monde était confiné dans sa Salle Commune. Les derniers enfants quittaient la Grande Salle où ils venait de prendre un dîner plutôt chargé. Le printemps s'installait mais le froid restait présent, et les neiges tardives formaient toujours quelques petits tas de plus en plus boueux entre les buissons du parc désert. Traînant son sac en grognant, Pansy descendait les escaliers qui menaient aux cachots quand elle tomba sur celui qu'elle ne voulait justement pas voir.
« -Tient donc, salut Princesse.
-Malefoy, casse-toi. Je ne veux pas te voir, répondit Pansy avec haine.
-Pourtant, ce soir, c'est toi et moi. Que tous les deux, comme au bon vieux temps.
-Et le professeur Snape. Donc je te le redis, je ne veux pas te voir. »
Elle accéléra et arriva rapidement à la salle sombre du professeur Snape qui les attendait. Pansy s'installa directement, sans parler et sans même dire bonjour au professeur qui la jugea sévèrement du haut de son estrade. Draco vint s'asseoir juste à côté d'elle pour la narguer.
« -Monsieur Malefoy, veuillez vous décaler, dit alors le professeur. Ou plutôt, venez vous installer devant moi, vous serez très bien.
-Mais Monsieur...
-Pas de mais, et dépêchez vous. »
Pansy lacha un petit sourire satisfait au blondinet qui traîna son sac jusqu'à la premier rangée. Malgré le froid de la pièce et l'obscurité qui y régnait, elle se sentit un peu l'abri de Draco grâce à Snape qui semblait vouloir la protéger. Elle sortit de son sac une longue plume d'oie solide et toute neuve qu'Hermione lui avait offert lors de leurs révisions. Cette plume symbolisait tout le travail réalisé par Pansy pour rester avec Hermione l'année suivante. Elle prit ensuite un long parchemin et attendit les ordres de Snape. Qu'allait-il leur demander ?
Draco sortait lui aussi ses affaires et Snape fouillait dans ses livres en sortant deux gros ouvrages quand la porte du cachot s'ouvrir soudainement avec force. Les trois sorciers se retournèrent soudainement, et tous virent Lucius Malefoy, visiblement furieux, qui se tenait sur le perron.
« -Ah, vous voilà ! » Dit-il autoritairement.
Il s'approcha à grand pas du bureau de Snape, et lança à Pansy un regard exécrable en passant. Le professeur se leva et vint lui faire face sans sourciller.
« -Severus ! Qu'est ce que c'est que cette histoire ? Demanda le père de Draco.
-Je n'en sais rien, Lucius, à vous de m'en instruire !
-J'ai appris ce matin que mon fils était la victime d'une mascarade honteuse l'empêchant de valider son examen. C'est inadmissible ! De plus, il s'agit une nouvelle fois de la faute de cette Parkinson ! »
Pansy était dans la pièce mais il parlait d'elle comme si elle n'existait pas. Elle aurait pu mourir devant ses yeux maintenant qu'il n'aurait toujours pas fait état de son existence. Snape patienta quelques temps alors que les narines de Lucius gonflaient et dégonflaient sous la colère.
« -Lucius. Si vous tenez à parler de ça, je vous en prie, revenez plus tard, dans mon office, et nous parlerons de ça en privé.
-En privé ? Mais tout le monde ici est concerné.
-Sauf vous. Il se trouve que mes élèves sont retenus, donc je ne peux pas vous recevoir maintenant, il s'agit d'une heure de cours, techniquement...
-Il ne s'agit de rien du tout, l'interrompit Lucius. Draco va me suivre et retourner dans la Salle Commune des Serpentards où il devrait être. En aucun cas Draco ne devrait être retenu à cause des lubies d'une dérangée.
-Lucius, je vous conjure de...
-De rien ! L'interrompit-il encore. J'en ai assez. Cette peste se croit tout permis et Dumbledore prend de nouveau son côté uniquement parce qu'il s'agit de Draco et qu'il veut attaquer les Serpentards encore et toujours. Ce n'est pas la première foi qu'il fait preuve de favoritisme, vous le savez !
-Il ne s'agit pas du tout de Serpentards ou de Gryffondors.
-Il s'agit de ça ! Déjà durant la première année de Draco, il avait honteusement récompensé les Gryffondors de la coupe alors que le clan Potter n'avait fait que de violer les règles de l'école. Et cela continue encore et encore, tous les ans !
-Je comprends votre colère, Lucius, il m'est aussi arrivé de mettre en question les choix de Dumbledore sur les laisser-allers de Potter. Mais ici c'est différent.
-Mais...
-Laissez moi terminer ! S'énerva Snape. Votre fils a honteusement dégradé et attaqué Miss Parkinson pendant l'épreuve d'Histoire de la Magie. Certes elle a dépassé les limites dans sa réaction, mais sa défense était en quelque sorte légitime. »
Pendant la discussion houleuse entre Lucius et Snape, Pansy aperçu dans le regard de Draco la même petite lueur que dans le sien : Cette envie de crier : « Eh Oh, on est là ! C'est de nous que vous parlez. ». Mais en continuant de les ignorer, les deux adultes reprirent leur conversation.
« -Quant à la copie de Draco, elle est illisible, et on ne peut rien faire. S'il se trouve que Draco a réussit son contrôle, alors il n'aura aucun problème à le repasser la prochaine fois, ça ne sera qu'une petite formalité, rien de plus. Il ne devrait pas avoir peur.
-Je n'ai pas peur, intervint alors Draco !
-Draco, reste en dehors de ça pour l'instant, ajouta son père. »
Pansy ne savait pas quoi faire, à part se faire petite, toute petite. Elle aurait voulu intervenir, se défendre, cracher au visage des Malefoy, se rebeller, se sauver. Plein de choses. Mais elle n'avait ni le courage, ni l'envie de se mettre dans plus d'embarras que maintenant. Si elle la jouait discrète, elle finirait sa colle, rejoindrait Hermione, repasserait son examen et finirait l'année tranquillement, c'est ce qu'elle désirait le plus au monde. L'idée de revoir Hermione dans quelques heures la faisait sourire et lui remontait le moral. Mais c'était sans compter sur Draco qui projeta soudainement l'attention de tout le monde sur elle.
« -Non, mais regardez-la ! Elle sourit. Elle se moque de nous, Père. C'est de l'acharnement ! Je suis une victime ! »
« Une victime », se dit alors Pansy, c'était une blague, et de mauvais goût. Draco Malefoy, le pire élève de sixième année, celui qui ne pouvait s'empêcher de terroriser les innocents, la pauvre victime d'une jeune demoiselle en détresse. Quelle ironie !
« -Monsieur Malefoy, vous me faites une victime bien coupable. Voulez-vous que nous lisions ensemble la liste des élèves qui sont venus me voir moi ou d'autres collègues pour se plaindre de vous ?
-Je... C'est faux ! Balbutia Draco.
-Et sans rapport avec notre histoire, intervint Lucius.
-Au contraire, je pense qu'il faut remettre les pendules à l'heure », répliqua Snape, et d'un coup de baguette magique, il fit voler un paquet de feuille devant lui. « En septembre, deux jeunes Serpentards sont venus se plaindre que vous vous amusiez à leur lancer des sorts. Toujours en septembre, un sortilège néfaste sur un Serdaigle de troisième année. Novembre, attaque et tentative de triche pendant un contrôle de Soin au Créature Magique. Décembre, violence et harcèlement sur une élève de Poufsouffle, que vous avez coincé dans les toilettes pour femme. Quel que chose à dire là dessus ? »
Pansy se souvenait de cette histoire. Draco avait joué les petits princes et avait prit très mal que cette jolie Poufsouffle refuse ses avances. Il avait alors tenté de la forcer en la coinçant dans des toilettes du quatrième étage. C'était carrément une tentative de viol, mais personne ne l'avait prouvé, et comme la jeune fille n'avait pas voulu d'ennuis, elle avait juste dit qu'il voulait les résultats d'un contrôle. Pansy connaissait trop bien le monstre qu'était devenu Draco. Il pouvait très bien tenter de violer une fille, et il l'avait presque déjà fait sur elle de nombreuses fois. Mais à l'époque Pansy était naïve, elle pensait qu'il fallait être fière d'être choisie par Draco, et elle se laissait faire.
Face à ces accusations, Draco se taisait, plus blanc encore que d'habitude. Lucius, gêné, ne pouvait regarder le monstre qu'il avait produit, il aurait voulu le défendre, mais il savait que c'était inutile. Finalement il préféra ajouter :
« -On en reparlera Severus, nous n'en resterons pas là ! Je m'attendais à mieux de la part du directeur des Serpentards, et d'un « ami » de la famille, mais je vois désormais que votre préférence va à ce Dumbledore. Vous êtes tombé bien bas. »
Dans un pirouette théâtrale, et d'un coup de cape majestueux, il se retourna et s'avança vers la sortie. Draco osa pourtant intervenir.
« -Et moi ? Je reste là ?
-Tu restes ici, et tu obéis ! Et arrête de me faire honte ! » répondit Lucius en crachant ses mots.
Il sortit en hâte et en claquant la porte. Le silence revint d'un coup, laissant un froid terrible dans cette pièce déjà glacée. Sans un mot, Snape fit voler quelques feuilles avec des exercices qu'ils devaient faire, et sans un mot, les deux élèves se mirent au travail.
Il terminèrent de travailler plus d'une heure plus tard, alors que les autres élèves étaient presque couchés ou terminaient de travailler ensemble dans les Salles Communes. Pansy retrouva Hermione occupée à terminer une rédaction en Arithmancie, alors que Ron et Harry s'amusait avec un jeu de sorcier pour enfant. Ron l'avait confisqué à un premier année qui faisait un boucan terrible avec.
« -Oh, Pansy, déjà de retour ? C'était plutôt rapide, dit alors Harry en voyant la jeune fille entrer dans la Salle.
-Tu trouves ? Répondit-elle. J'ai trouvé ça extrêmement long et ennuyant.
-Tu sais, avec Snape, j'y passe généralement la soirée et presque la nuit. Mais avec deux chouchous coincés avec lui, il vous a gâté, continua Harry.
-Je ne suis pas certain que Draco soit encore son chouchou.
-Comment ça ? » S'intéressa alors Hermione.
Pansy leur raconta tout ce qui s'était passé avec l'intervention de Lucius Malefoy en début de retenue, et le contenu de la conversation entre les deux adultes. Le clan ne savait pas comment réagir, mais ils étaient d'accord sur un point, c'est que ça n'allait pas être de tout repos pour Pansy jusqu'à la fin de l'année, car, connaissant le caractère acharné des Malefoy, ils allaient trouver un moyen de gêner Pansy un maximum.
Après ce constat un peu amer, ils décidèrent d'aller se coucher.
Le lendemain après-midi, Hermione et Pansy rentraient seules à la Salle Commune des Gryffondors alors que les autres élèves partaient assister à un match de Quidditch. Malgré les remontrances de Harry et Ron, Hermione avait persuadé Pansy que c'était le moment idéal pour aller réviser puisque personne ne viendrait les gêner.
Peu enthousiaste, Pansy avait accepté. Sa plus grande peur était d'échouer à cet examen et de ne pas pouvoir continuer avec Hermione. Sa plus grande peur était de ne pas faire ses preuves chez les Gryffondors et d'être obligée de retourner chez les Serpentards.
« -Je vais prendre mes affaires dans la chambre, je te rejoins tout de suite, dit Pansy alors qu'Hermione s'installait sur une des tables de travail.
-Attend, Pansy, pourrais-tu me ramener mon encrier s'il te plait ?
-Il est où ?
-Bon, laisse tomber, je monte aussi, » décida alors la jeune fille.
Hermione rejoignit Pansy dans la petite chambre exiguë où les lits des filles de Gryffondors s'agglutinaient. Fouillant dans ses affaires, Hermione ne tarda pas à trouver finalement son encrier magique, toujours rempli. Elle s'assit sur le lit de Pansy et la regardait fouiller dans sa malle en grognant.
« -Où est-ce que c'est.. ?
-C'est tellement bordélique dans ta malle, se moqua Hermione.
-Comment ça ? C'est parfait dans ma malle, répliqua Pansy. Viens donc m'aider à chercher, je ne trouve pas ma plume de rechange, j'ai laissé l'autre à la bibliothèque. »
Hermione s'approcha, à genoux, pour aider Pansy, les deux jeunes filles riaient en se poussant de l'épaule pour fouiller plus vite. Hermione tomba alors sur un sous-vêtement plutôt affriolant.
« -Ah! Sympa cette petite culotte. C'est bizarre, je ne t'ai jamais vu la porter...
-Si. Dès fois ça m'arrive, dit Pansy en rougissant. C'est que, c'est pas très confortable, alors dès fois j'hésite...
-Ça ne m'étonne pas, avec si peu de tissu, que ça soit inconfortable mais par contre tu dois être plutôt sexy là dedans.
-C'est certain ! » Avoua Pansy en riant et en poussant Hermione qui s'écroula sur le côté.
Cette dernière se vengea en bousculant Pansy qui s'était relevé. Cette dernière s'affala sur le lit en riant elle aussi. Sans surprises, Hermione s'assit à ses côtés et l'embrassa tendrement.
« -Et les révisions alors ? Demanda Pansy.
-Ça peut attendre deux ou trois minutes ?
-Deux ou trois minutes seulement ?
-Disons une vingtaine de minute alors », avoua Hermione en passant la main sous le chandail de Pansy.
La Gryffondor dégrafa les sous-vêtements de Pansy et fit passer ses vêtements au dessus sa tête. Face à une Pansy au torse dénudée, elle s'approcha et frotta délicatement ses lèvres sur les tétons déjà durcis de la jeune fille. Dans un souffle court, Pansy s'allongea et laissa Hermione la recouvrir de son corps. Et alors que celle-ci descendait doucement sa langue vers son nombril, Pansy déboutonna sa jupe qu'elle fit glisser à ses chevilles. Dans un murmure, et alors que les mains d'Hermione remontaient les cuisses de Pansy en passant sous sa culotte, Pansy chuchota en gémissant :
-Hermione, je crois que je n'ai jamais été aussi amoureuse.
Cette dernière, remonta la tête vers sa chérie et l'embrassa en réponse. Elle lui chuchota dans l'oreille : « Moi aussi ». Puis, elle redescendit vers l'aine de la nouvelle Gryffondor. Jamais Pansy ne s'était sentie plus à sa place qu'ici, avec Hermione, dans les dortoirs des Gryffondors. C'était maintenant chez elle.
Quelques semaines plus tard, Pansy fermait son sac en stressant, c'était le grand jour, elle allait sortir de cette pièce, uniquement pour rejoindre les quelques autres élèves qui devaient repasser leurs examens. Elle embrassa Hermione qui l'aidait, et remercia Harry et Ron qui l'encouragèrent.
Sortie de la Salle Commune des Gryffondors, elle rejoignit rapidement la salle du rattrapage aux examens, au deuxième étage du château, non loin du bureau de McGonagall, ce qui la rassurait un peu.
La salle était inoccupée mais certains élèves étaient déjà installés. Elle demanda à Neville s'il avait vu quelqu'un les surveiller.
« -Oui, dit-il, il y a un vieux monsieur qui était là tout à l'heure. Il fait parti de l'Académie des examinateurs magiques. Je ne sais pas trop où il est...
-Merci Neville, et bonne chance. »
Le Gryffondors potelé la remercia et Pansy s'avança pour s'installer devant. Elle posa ses affaires, sortit sa plume, son encrier (le même que celui d'Hermione, qui le lui avait offert il y a quelques jours) et attendit patiemment.
Derrière elle, les autres élèves entraient et s'installaient à leur tour. Elle vit notamment Crabbe et Goyle, qu'elle ignora, et qui s'installèrent tout derrière. Mais quelques poufsouffle étaient aussi présents, par contre, aucun Serdaigles. Arriva ensuite Draco, il s'approcha de ses amis, et Pansy se retourna aussitôt pour éviter de croiser son regard.
Malheureusement pour elle, Pansy entendit des pas s'approcher, et sentit parfaitement l'odeur de ce parfum désagréable dont le blondinet s'aspergeait chaque matin et qui laissait derrière lui une signature très personnelle.
« -Tiens donc, Princesse ! » Dit-il d'un ton narquois. Pansy l'ignora et resta figée sur ses affaires.
« -Tu ne pourras pas m'ignorer longtemps, Princesse, mon père est en train de parler en ce moment même avec le Ministre de la magie. Il se trouve que ton passage chez les Gryffondors est incorrect et illégal, si le choixpeau ne le fait pas à ta place. Encore quelques paroles, et mon père te fera retourner chez nous, à la maison.
-Casse-toi Malefoy, osa t-elle.
-On se retrouve à la maison après ? Toi et moi, et un joli canapé. Je suis certain que l'odeur du sang-de-bourbe te manquera, mais je tâcherai de te le faire oublier.
-Malefoy, elle t'a dit de te casser ! Intervint alors Neville en rougissant.
-Oh ! Londubas qui intervient ! On joue les chevaliers servants maintenant ? Tu fantasmes sur de la lesbienne, Londubas ? »
Heureusement pour les deux Gryffondors, Draco fut interrompu par l'arrivée de l'examinateur qui lui jeta un coup d'œil féroce. Draco s'installa aussitôt à côté de Pansy, pour son plus grand malheur. Les sujets furent distribués, mais Pansy n'avait plus du tout la tête à ça. Elle paniquait. Elle lisait plusieurs fois les consignes et les énoncés, mais rien n'entrait dans ses pensées qui étaient exclusivement centrée sur ce que venait de dire Draco. Si c'était vrai, et elle ne doutait pas de la capacité des Malefoy à chercher la petite bête dans des détails administratifs, ça serait terrible pour elle. Il était hors de question de retourner chez les Serpentards. Si cela devait arriver, elle fuirait l'école. Elle s'échapperait par l'un de ces passages que Harry et Ron utilisent souvent. Un haut-le-cœur vint la secouer alors qu'elle commençait juste à lire un document sur la surveillance des Trolls dans le Nord de la Norvège. Elle était malade à l'idée de quitter les Gryffondors, malade à l'idée de retourner chez ses geôliers, malade à l'idée de devoir se confronter au monstre qu'était devenu Draco. Depuis qu'il n'avait pu manipuler Hermione ou Pansy, il avait montré son vrai visage de tortionnaire répugnant.
Elle ne pouvait pas se concentrer. Elle entendait la plume de son voisin gratter le parchemin. Elle devait le faire, elle devait travailler. Elle ouvrit son nécessaire à plume pour prendre sa belle plume d'oie. Alors qu'elle s'emparait de cette dernière, Pansy aperçu un petit papier plié sous un crayon. Elle le tira vers elle et l'ouvrit. Un grand sourire illumina son visage quand elle découvrit ces quelques mots griffonnés de la main d'Hermione : « Je t'aime, Pansy. Courage ! »
Elle se releva fière, et retrouva son envie de réussir. Elle se retourna et découvrit que Draco la regardait avec colère. Elle cacha rapidement le petit mot. Elle sentit alors celui-ci se détruire tout seul alors qu'elle le cachait de son étui à plume. Pansy pensa que c'était tout à fait le genre d'Hermione de créer ce genre de petite magie.
« -Monsieur ! »
La voix de Draco résonna dans le silence de la pièce. Il levait la main et interpellait l'examinateur somnolant qui louchait sur un vieux livre.
« -Oui, jeune homme, demanda t-il en se relevant et en s'avançant vers Draco.
-J'ai vu ma voisine sortir un papier de son étui, je suis certain qu'elle triche. »
L'examinateur se tourna vers Pansy qui rougit de honte. Cette saleté de blondinet venait de la dénoncer honteusement. Elle était furieuse intérieurement, elle savait que ce n'était pas de la triche, mais savait aussi que ce petit mot pourrait lui attirer des ennuis. Seulement, le mot était détruit, il avait disparu. Et ça, Draco ne le savait pas.
« -Ouvrez votre étui, Mademoiselle, demanda le vieil homme dans un long souffle.
-Bien sur, Monsieur. »
Pansy ouvrit l'étui qui ne contenait que quelques stylos magiques et une vieille plume de rechange. Le vieil homme prit la petite boite de fer blanc, fouilla à l'intérieur, mais ne trouva aucunement le petit mot, ou le moindre morceau de papier. Draco qui souriait toujours, fier de lui, commençait à désenchanter.
« -Il n'y a rien là dedans, jeune homme. Accusez-vous donc votre voisine à tort ?
-Monsieur, je l'ai vu. Elle le cache quelque part, c'est certain !
-C'est ce que nous allons voir, dit l'examinateur en sortant sa baguette : Accio petit mot.
Rien ne se produisit, mais Pansy était toujours dans l'incertitude. Finalement le vieil homme rangea sa baguette et retourna à sa place, il fit finalement face à Draco et lui dit.
« -Jeune homme, la prochaine fois, vous serez celui que je sanctionne, et non pas celle que vous accusez vainement !
-Mais Monsieur, je vous jure, s'emporta Draco. Avoue, Parkinson, dit il en se levant.
-Jeune homme, veuillez vous rasseoir immédiatement !
-Mais elle triche. Saleté de gouine, je sais que tu caches quelque chose ! » Hurla t-il en retournant vers Pansy, dont le visage choquée et muet laissait comprendre son effarement.
« -Comment osez-vous », s'énerva le vieil homme qui sortit de sa réserve. Sa voix n'était plus endormie, mais dure et stricte. « Comment osez vous insulter une élève de cette manière et me désobéir ?
-Ça va, vieux débris, elle vous dupe, elle triche devant votre nez mais vous restez là à dormir ! Quand mon père apprendra ce qui se passe dans cette école, c'est inadmissible ! »
Il n'eut pas le temps de terminer, que d'un coup de baguette, il se retrouva scotché et attaché à sa chaise par l'examinateur qui ne paraissait plus aussi vieux. Le vieil homme était désormais pleinement réveillé, et en colère. Il fit voler de sa baguette un papier qui quitta la salle, et alors qu'il ordonnait aux autres élèves de continuer à travailler, et à Pansy de changer de table, le Directeur lui-même entra dans la salle, tenant le mot dans sa main.
« -Ah, Dumbledore, enfin. »
Ce dernier s'avança et le vieil homme lui expliqua la situation. Dumbledore hochait la tête, tout en lançant des regards interrogatifs à Draco qui se débattait de rage. Les deux hommes renvoyèrent finalement Draco hors de la salle d'examen, en le laissant se défouler dans le couloir, et prirent la copie du jeune homme qui mirent dans un coin du bureau.
« -Merci de votre intervention, Défolius, le remercia Dumbledore.
-Je vous en prie. Je vais faire remonter l'incident au ministère, avec évidemment tous les propos qui ont été évoqués ici, ainsi que vos précisions sur le contexte. »
Pansy, à l'autre bout de la salle n'avait pas suivit ce qui s'était dit, mais elle en devinait les propos. Elle s'était plutôt concentrée sur son devoir, qu'elle pensait avoir plutôt bien réussi. Alors que la classe se calmait et que les élèves terminaient leur devoir, rendant un par un le long parchemin demandé, et en quittant silencieusement la salle, Pansy mit le point final à sa rédaction, et donna sa copie à l'examinateur qui lui offrit un sourire bienveillant.
Pansy quitta la salle, et rejoignit rapidement la Salle Commune en veillant à ne croiser aucun Serpentards. Elle raconta rapidement au petit clan ce qu'elle venait de voir, et elle fut approuvée par Neville qui alimenta le récit de ses propres réactions. Hermione était fière d'elle, et malgré les conséquences que cela pouvait peut-être créer, elle s'estimait heureuse d'avoir rendu fou Draco, au point de le faire renvoyer de la salle.
Quelques jours plus tard. Le petit clan apprit par l'intermédiaire de Blaise que Draco avait été sévèrement puni pour ses propos et son pétage de câble. Il était retenu pendant trois semaines sur la plupart de ses temps libres, et avait échoué à ses examens. Il n'avait presque plus le choix, s'il ne veillait pas à exceller dans toutes les matières jusqu'à la fin de l'année, il ne passerait pas en septième année. On ne le vit plus dans les couloirs du château pendant des semaines, il était soit occupé à réviser et à travailler comme un acharné, soit retenu quelque part. Le clan était plutôt satisfait et estima qu'ils avaient tous amplement mérité, même Ron et Harry, qui n'avait pas fait grand chose, une bonne bierraubeurre à la Taverne des Trois-Balais.
Alors que les verres s'entrechoquaient dans les rires, Pansy jeta un œil à son écharpe et au petit blason des Gryffondors. Elle était à l'abri, protégée, mais elle savait que les Malefoy n'allaient pas en rester là. Une autre question la taraudait. La fin de l'année approchait à grand pas, et elle ne voulait absolument pas retourner chez elle, pourtant Dumbledore l'avait prévenu. Ses parents avaient approuvé son changement de maison à cette condition : Qu'elle retourne sagement chez elle pendant les vacances. Cette idée la fit frémir. Encore un cauchemar en approche. Quand serait-elle vraiment libre ?
FIN DE CE PREMIER HORS-SUJET
Note : Je ne sais pas si je vais continuer à faire des hors-sujets de ce type où si je ne vais pas carrément écrire une vraie suite, type Saison 2, ou Tome 2, quelque chose de ce genre là. Je réfléchis, et je vous remercie de votre lecture. J'espère vous revoir plus tard. N'oubliez pas de laisser une petite review pour me donner votre avis.
