Inséparables.

Le fin fond de la dévotion.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori, deathfic.

Couple : Nouveau couple, nouveau frais ! Akusai bien présent même si peu de contact. Le Xemsai (ou Xehasai ?) Xehanort insiste sur ce point ! Du DilanXKairi et du… LauriamXRelena(alors ?) avec la base d'Akuroku ^^

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Kansan qui est plus à Mikukearu qu'à moi et Mey et Hyolith qui sont à moi ^^

Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)

Note 2 : Le début de ce volet, ainsi que sa trame, a été créé avant que je ne lise le synopsis de KH3.


Chapitre 53 : Les choses que l'on se cache.

Saïx ouvrit les yeux au petit matin. Il n'avait jamais fait plus que vaguement somnoler, ne s'accordant pas le sommeil. Il savait que ce n'était pas bon mais ici il était seul avec Facilier. Et non seulement celui-ci lui avait déjà montré qu'il espérait bien le tuer mais, en plus, il pourrait user de ses ombres.

Ainsi lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, il se redressa presqu'immédiatement. Il put voir Facilier entrer avec un sourire digne d'une personne qui ne voulait qu'une chose : la paix.

Par ailleurs, il avait même un plateau repas. Saïx fronça les sourcils et se mit assis dans le lit. Le maître des ombres s'approcha et il fit mine de trébucher. Un œil avisé remarquerait cependant qu'il avait usé de son ombre pour jeter le plateau hors de ses mains.

Saïx poussa un gémissement en étant aspergé, sur le haut du corps, de tout le repas. Il eut un air écœuré en remarquant du porridge dans ses cheveux mais pas pour les raisons « habituelles ».

- Oh c'est dommage, tu vas devoir aller prendre une douche et… tu n'as plus de vêtement propre. Dit Facilier avec un large sourire.

Il sortit de la pièce alors que le bleu se levait et retirait le gros de l'alimentation sur lui. Il le jetait sur le sol sans honte. En plus, il n'était pas chez lui et il doutait fort qu'il ferait le ménage ici.

En sortant de la chambre, le bleu le vit lui tendre des vêtements. Saïx les accepta, suspicieux. Il se demandait ce que le basané pouvait bien lui réservé. Le maître des ombres lui désigna alors la salle de bain.

Une nouvelle fois, le commandant en second y entra mais suspicieux. Il fit monter de la terre pour bloquer la porte et il regarda les vêtements, se demandant ce que Facilier avait pu y mettre.

Mais la surprise résidait non pas dedans mais en ce que c'était. Une robe sans manche, noire, avec un large décolleté qui était bouché par de la dentelle blanche.

- Non seulement j'ai déjà fait pire mais tu croyais vraiment m'avoir avec ça ?

Saïx fit sortir de la terre et il la solidifia, au prix de cinq minutes, puis la tailla avec son don. Il lui fallut quinze minutes avant d'avoir trois morceaux de terre qu'il posa sur le radiateur éteint.

Il se déshabilla alors et rentra dans la douche qui était, bien sûr glacé. Il se lava alors rapidement avant de sortir et ne trouva pas d'essuie.

- Ca c'est mieux… Commenta le bleu avant de faire du feu.

Il se sécha à l'aide de celui-ci puisque n'arrivant pas à monter sa chaleur comme Lea le faisait.

Il remit alors son sous-vêtement, n'ayant pas le choix, enfila son pantalon puis prit un des bâtonnets, celui tailler en couteau, et il trancha dans la robe pour en faire un haut. Certes il était féminin mais déjà moins que ce que ce serait avec une robe.

Il remarqua alors deux barrettes à cheveux rose. Il soupira mais se força à les mettre, après le haut qui était, heureusement, noir. Il monta ses cheveux et les piqua grâce aux deux autres barres de terres.

Il se tourna alors vers ce qu'il avait mis devant la porte et il eut besoin d'une minute pour le faire redescendre.

Saïx sortit enfin de la salle de bain et il lança un regard goguenard à Facilier qui s'attendait certainement à ce que le bleu soit attifé d'une robe.

- Tant que j'y suis… merci pour les entrainements.

- Mais de rien… Fit Facilier d'un ton peu enjoué.

On sonna à la porte. L'ombre du basané ouvrit la porte à un être bedonnant. Celui-ci regarda Saïx qui avait les bras croisés, affichant une expression on ne peut plus neutre.

- Vous êtes en compagnie je suis désolé de… venir… et de…

- Non.

Facilier se tourna vers Saïx qui se passait la main sur le visage en se disant qu'il était entouré de crétin.

- C'est Lawrence, un abruti. A Nouvelle-Orléans, un pantalon suffit à faire de vous un homme. Encore heureux que je l'ai.

- Une chance pour toi.

Même si le bleu se disait qu'à sa place, il se serait servi de l'occasion pour tourner en ridicule son adversaire.

Il s'approcha néanmoins du maître des ombres, laissant son pouvoir irradier pour être sûr de n'avoir aucun soucis avec son adversaire. Ou plutôt, sa future victime.

- C'est ça l'objet de ton plan ?

- Celui pour lequel tu es censé m'aider… oui.

- Bonne chance. Le quotient intellectuel d'une huître, presque aucun ténèbres et un aspect…

- J'utilise le vaudou. Répondit Facilier en montrant l'amulette. Malheureusement, il a laissé s'échapper ma grenouille.

Le bleu croisa à nouveau les doigts, signifiant par là qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il lui racontait.

- Ma grenouille est un prince.

- Et ça, c'est un crapaud. Dit Saïx en désignant Lawrence.

- Certes. Mais avec mon amulette, il ressemblera à un prince. Au prince qui est devenu une grenouille. Pour qu'il se marie avec Charlotte Leboeuf, et qu'on devienne riche.

- Ah…

- C'est d'ailleurs la richesse que j'aurais demandé si j'avais pu tuer Lea. Répondit Facilier en regardant Lawrence qui les regardait l'un et l'autre, perdu.

- Une richesse dont on ne peut profiter que quelques secondes, où est l'intérêt ?

- Je ne comprends pas. Dit le rondouillard.

- T'occupe. Répondirent les deux autres.

- Mes ombres cherchent la grenouille en cet instant. Continua Facilier.

- Bien. Je t'ai dit que j'étais là pour t'aider. Dis-moi de quoi tu as besoin ?

- Vous voyez que ce jeune homme est une…

- Ta bouche. Siffla Saïx en lui jetant un regard noir qui le fit trembler.

- Nous devons rejoindre la maison que Lawrence a pris avec le prince. Mais si nous pouvions… éviter la foule. Dit Facilier en agitant la main comme il avait déjà vu Saïx le faire pour ouvrir des portails.

Le bleu soupira, se disant que pour avoir du mal à ouvrir des couloirs, le basané ne devait vraiment pas être un avantage pour l'Organisation. Il fit apparaître des fumerolles et poussa Lawrence dedans.

Facilier entra à sa suite et Saïx ferma la marche. Quand il en ressortir, il arriva dans un beau living où il put voir Lawrence tremblant sur le sol. Le bleu ferma les ténèbres et il se tourna vers le basané, ignorant dès lors le rondouillard.

- Mettons un plan au point. Sourit Facilier.

Saïx répondit à son sourire, affichant le sien sadique. Mais plutôt parce qu'il était content que le maître des ombres soit assez stupide pour vraiment le prendre pour un ami.

µµµ

Saïx était assis sur une commode, attendant que le temps passe et que les ombres ramènent la grenouille. L'ombre de Facilier tremblait alors que le « docteur », lui, gardait toute sa sublime.

On frappa à la porte et l'ombre grelota d'autant plus.

- Prince Naveeeeeen ! Hurla une voix stridente.

Saïx montra Lawrence. Son adversaire répondit par un hochement de tête alors que le rondouillard s'approchait de la porte.

- Dépêchez-vous, très cher… ne soyez pas en retard à notre mariage, mon titi.

- Ca a été rapide. Commenta le bleu.

Facilier lui jeta un regard tandis que Lawrence s'arrangeait pour que la demoiselle, Charlotte, l'attente dans la voiture.

- Je suis perdu cette fois. Gémit le valet.

Le maître des ombres lui jeta un paquet de cartes dessus.

- C'est moi qui suis perdu. Grinça le basané.

Le bleu retint un sourire, se disant que peu importait s'il réussissait son plan ou pas, de toute façon, il ne vivrait probablement pas longtemps. Il avait la sensation qu'il était capable de tuer Facilier tout se vérifierait d'ici la fin de cette journée.

Ses nerfs étaient à rudes épreuves. Entre autre parce que l'énergie de Lea qui semblait voleter autour de lui ne l'aidait pas. Il devait se battre constamment contre ses pulsions, son envie de le revoir et de ne plus jamais le laisser partir loin de lui. Mais, aussi, il avait envie de revoir Pyrame et Thisbé pour avoir le réconfort d'être qui n'avaient aucune arrière-pensée.

Un bruit se fit entendre dans la cheminée. Saïx tourna la tête pour voir des ombres sortirent et une grenouille pendant dans le vide.

- C'est plutôt pas mal… si on aime le style. Commenta Saïx en se levant.

Facilier attrapa la grenouille et il lui prit la patte pour la tendre à Lawrence qui tenait une amulette. Celui-ci lui « mordit » le doigt avec. L'amulette se remplit de sang. Le rondouillard soupira de plaisir et il mit le gri-gri avant d'aller s'habiller.

- Ca aussi c'est plutôt pas mal. Dit le brun.

Il mit la grenouille dans une boîte fermée à clé qu'il confia à Saïx. Ce dernier le remercia. Se méfiant visiblement de lui, Facilier lui montra qu'il avait gardé la clé.

Le bleu dut attendre un moment avant que Lawrence ne revienne enfin. Il sortit sans plus attendre et alla rejoindre la blonde.

- Merci de nous attendre. Encore heureux que j'ai un taxi… on va où ?

Le maître des ombres lui donna l'endroit exact où il fallait se rendre. Saïx agita la main et ils entrèrent dans le portail. Ils se retrouvèrent dans un endroit bien dissimulé. Facilier sortit alors une poupée et une aiguille.

- Vaudou ?

- Vaudou. Finalement… Saïx, tu es plutôt un bon partenaire. Tu n'es pas embêtant et tu m'as même aidé à peaufiner un peu ce plan. Lawrence est un abruti, il n'aurait su garder la grenouille… et je n'aurais moi-même pas pensé à le tuer… me disant qu'un simple d'esprit. C'est dommage que nous nous soyons brouillés pour des broutilles.

- Laissez-moi sortir. Hurla Naveen.

- Je dois te le reconnaître. Fit Saïx avec un faux sourire.

Facilier sourit à son tour alors que le « mariage » débutait. Il prit un air presque goulu. Enfin, il allait avoir tout ce qu'il voulait.

Saïx regarda une pierre sur le sol et il la fit se lever à la force de son esprit. On était la nuit et la lune brillait, lui conférant un pouvoir plus puissant. Il récupéra la roche, quand même épuisé, et la taille en forme de clé sur le début, juste ce dont il avait besoin.

- C'est quand même dommage… Souffla Saïx.

- De ?

- Que mon amour pour Lea me ferait faire n'importe quoi et que je suis rancunier.

- Pardon ?

Facilier tourna la tête pour voir que Saïx entrait sa clé de fortune dedans. La boîte s'ouvrit et Naveen en jaillit, sautant sur le char juste en-dessous pour arracher le pendentif à Lawrence.

Saïx disparut dans les ténèbres, évitant l'aiguille que Facilier venait de lui projeter dessus.

- Ne jamais faire confiance à un ennemi. Grinça-t-il alors qu'il était dans un cimetière. Novice.

Il croisa les bras. Il put alors voir une luciole arrivé avec le pendentif dans les bras. Il le confia à une grenouille. N'ayant rien à en faire, Saïx laissa. Néanmoins, lorsqu'il remarqua les ombres, il déploya son pouvoir. La luciole se mit à voleter toute contente, semblant fière d'elle.

Facilier arriva à cet instant et il envoya l'animal volé contre une pierre tombale. L'insecte fut sonner et tomba sur le sol. Le maître des ombres en profita pour l'écraser.

- Mon dieu que c'était méchant. Lança Saïx en venant vers lui.

- Tu as fait capoter mon plan ! Tu me le paieras. Je dois retrouver cette amulette.

- Désolé. Mais j'ai besoin de toi.

- De moi ?

Saïx lui offrit un sourire lugubre. Facilier tomba à genou, la main sur la gorge. Il ouvrit la bouche, essayant visiblement de parler alors que le bleu faisait sortir sa claymore.

- Tu aimes ? J'ai plus facile à manier l'air quand il est enfermé dans quelque chose… en l'occurrence, tes poumons.

Néanmoins, il avait encore du mal à tout gérer. Ainsi, pour transformer sa claymore en arme bien plus menaçante, il dut cesser de faire suffoquer Facilier. Ce dernier en profita, avala de l'air, prit quelque chose dans sa poche et souffla une poudre rose.

Le commandant en second fut surpris mais plus encore, c'est son apparence qui changea. Il ressemblait à Isa. Le vieux Isa, celui qui n'avait encore que seize ans quand il avait été transformé en simili peu après.

Il passa bêtement sa main sur son visage comme pour s'assurer qu'il n'y avait plus sa cicatrice.

- Isa… qu'est-ce que tu m'as fais ?! Aboya Saïx.

- Moi ? Rien… ce sont tes rêves. De quoi rêves-tu ? De la jeunesse éternelle ? Comme tout à chacun.

Le bleu tourna la tête, quand même prêt à user de ses pouvoirs ou de sa claymore. Il remarqua alors que tout changeait. On se serait cru au Jardin Radieux de son enfance. Cette ville qu'il aimait autant qu'il haïssait.

Facilier sortit une carte d'un paquet et il la montra à Saïx.

- Le glaçon au cœur noir qui ne rêve que d'une seule chose : l'amour. C'est d'un romantique. Retrouver l'amour perdu. C'est un rêve noble. Fit Facilier en tournant autour du bleu comme un vautour.

- C'est à peine rassurant. Siffla le devin lunaire.

- Regarde.

Le basané désigna un endroit. Serrant sa claymore dans sa main, le bleu tourna la tête pour voir Lea comme quand ils avaient seize ans.

- Je t'offre l'occasion d'en faire une réalité. Tu retrouveras tout.

- Non.

- Pense à tout ce que tu as déjà vécu. Souffla Facilier à son oreille.

- Pas de chance pour toi. Je tiens trop à Spacey et Demyx pour les renier. Même pour Lea.

Saïx releva la main et il fracassa la pointe de sa claymore dans la gorge de Facilier. Celui-ci couaqua et il tomba sur le sol, du sang sortant de sa gorge. Le commandant en second regarda ses mains, son corps. Il avait récupéré son apparence.

Le bleu se mit accroupi près de lui et il lui offrit un sourire perfide.

- Merci pour ton aide. Je suis capable de tuer. Et… une dernière chose : La lune. Mon élément, c'est la lune.

Il se redressa et fit jaillir du feu de ses mains, enflammant le corps de son adversaire. Le commandant en second rétracta sa claymore puis la fit disparaître. La vérité était qu'il ne regrettait rien de sa vie, des épreuves qu'ils avaient passés ensemble avec Lea, ou Axel. La seule chose qu'il espérait c'était le retrouvé, aujourd'hui, dans cet état.

Mais Facilier était tombé face à quelqu'un qui avait un problème avec ses propres sentiments. Une personne incapable de savoir à quoi elle rêvait exactement. C'était ce qui avait fait se tromper le maître des ombres.

Saïx ouvrit un couloir des ténèbres et il y entra.

Il en ressortit dans la chambre de Xehanort. Celui-ci dormait. Ce qui était peu étonnant vu qu'il était déjà minuit.

Le bleu s'approcha du lit pour s'y coucher mais il sursauta en voyant la lumière s'allumer. Sa présence avait visiblement réveillé l'argenté vu qu'il s'était redressé dans le lit et regardait son accoutrement.

- Bienvenu à la maison.

- Merci… Facilier est mort.

Xehanort lui prit le poignet et l'attira à lui. Il l'embrassa avant de l'inciter à s'allonger. Le bleu retira ses chaussures ainsi que les barrettes roses et les pics bruns. Il n'allait pas refuser une nuit de sommeil. Il était on ne peut plus faitgué.

- Comment cela s'est-il produit ?

- La lumière. Mentit Saïx.

- La lumière… je vois.

Le commandant en second sembla comprendre que son supérieur avait bien saisi que ce n'était pas la lumière, et une personne en particulier, qui avait tué le maître des ombres.

Néanmoins, l'argenté le serra contre lui. Visiblement heureux de le ravoir auprès de lui. Saïx se laissa être couvert de baiser et il se surpris à se demander quelque chose : Depuis quand exactement Xehanort l'aimait-il ?