Note : Voici le nouveau chapitre, je croise les doigt dans l'espoir que vous apprécierez. J'ai profité de l'histoire pour faire un petit changement de style vers le milieu du chapitre. J'espère que ça ne vous gênera pas dans votre lecture. Merci pour les reviews, ça motive pas mal, même quand ce sont des critiques (plutôt justes et à propos), j'espère continuer à vous lire, vous aussi. A bientôt.
CORRESPONDANCES
-Harry, va vite chercher Dumbledore et toi Ginny cours prévenir Miss Pomfresh, hurla Hermione.
Les deux élèves ne se firent pas prier, et partirent en courant. En attendant, sans trop savoir quoi faire, Hermione et Pansy pataugeaient dans le sang de Draco. Avec un sort efficace, Hermione stoppa le sang qui coulait du nez et de l'arcade sourcilière du garçon, mais ne pouvait rien faire quant aux flots qui sortaient de sa bouche.
-Il saigne de l'intérieur, je ne sais pas où, je ne peux rien faire !
-Tu as fait tout ce que tu as pu, Hermione, c'est déjà énorme ! Miss Pomfresh va arriver, elle va aider, tentait de la rassurer Pansy.
Et en effet, Miss Pomfresh arriva rapidement avec Ginny, mais Dumbledore tardait. D'un coup de baguette, l'infirmière fit léviter le jeune garçon et le transporta vers l'infirmerie. Les filles la suivirent. Arrivées enfin dans l'infirmerie, Ron tentait vainement de tendre le cou pour voir ce qui se passait, mais d'un coup de baguette Miss Pomfresh ferma les draps qui entouraient son lit.
-Bon, mesdemoiselles, merci pour tout, mais vous pouvez y aller.
-Mais, on veut savoir ce qu'il a, se plaignit Pansy.
-Pour l'instant cela ne vous regarde pas, donc vous allez sortir d'ici, et plus vite que ça. Il est déjà plus de neuf heure, sortez avant d'être sanctionnée !
Mise dehors de manière plutôt musclée, et la porte solidement fermée devant elles. Les filles n'avaient pas de choix. Elles ne voulaient pas rentrer tout de suite de peur de perdre Harry qui se demanderait bien où elles seraient. Les jeunes filles décidèrent donc de se rendre là où ils avaient trouvé Draco afin d'y attendre Harry.
-Quand je pense qu'on ne peut même pas rester pour savoir ce qui est arrivé à ce crétin ! Même moi, alors que j'ai bien failli l'épouser i peine quelques mois. Quel comble ! Se plaignait Pansy.
-Tu as failli rien du tout! S'énerva Hermione. Et puis on s'en fiche de lui. De toute manière je connais Ron, il va ouvrir grand les oreilles et il va tout nous raconter.
-Oui, tu ne trouveras jamais plus fouineur que mon frère ! Ajouta Ginny.
Elles s'assirent dans le noir du couloir, quand Hermione décida qu'il était pas bête d'allumer une ou deux torches du couloir. D'un geste de baguette, les quatre torches du couloir prirent feu, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention d'une personne dont elles se seraient bien passé : Peeves.
-Cacotent, cacotent, les canards, cacoti, cacota, cacotera dans le bureau du vieux canard Rusard.
-Dégage Peeves ! Grogna Pansy.
-C'est pas possible, il va fini par attirer l'attention de Rusard !
-Oooooh Rusard, dit-il alors. Pas bavard, mais revanchard, le Rusard. Rusard, Le plus stupide de tous les canards !
-Peeves, sortez ! Dit une voix grave dans le couloir.
Harry en sueur et essoufflé et suivis de Dumbledore qui avait le regard des jours graves. Étrangement, derrière eux se tenait le professeur Snape. Ils arrivèrent rapidement à leur hauteur au moment où Peeves s'enfuyait en rigolant à travers les murs. Harry chercha des yeux le corps de Draco.
-Il est où ? Demanda t-il.
-A ton avis ? Ca fait longtemps que Miss Pomfresh s'occupe de lui, répondit Hermione.
-C'est ma faute, à vrai dire, intervint alors Dumbledore. J'étais avec le professeur Snape dans les cachots. Harry a mit un temps fou à me trouver. C'est le tableau du précédent directeur qui l'a aidé.
Il quitta les adolescents et partit rejoindre l'infirmerie. Le Professeur Snape les reconduisit jusqu'à l'entrée de la Salle Commune des Gryffondors.
-Reposez-vous, dit il calmement, demain est le dernier jour de l'année, et vous aurez beaucoup de chose à faire.
Il se retourna et laissa les quatre amis rentrer exténués chez eux. Harry en particulier, qui avait couru dans tout le château, était sans force et abandonna les filles pour aller se coucher. Le trio féminin resta malgré tout quelque temps au pied du feu de cheminée pour bavarder et revenir sur leur journée. Elles avaient besoin d'en parler de faire sortir toutes les inquiétudes qui les animaient. Aucune d'entre elle ne pensait alors à la fin d'année et qu'il faudrait faire ses valises dès le lendemain.
Finalement, fatiguée et somnolente devant les flammes réconfortantes qui les berçaient, elles décidèrent d'aller se coucher.
Le lendemain c'était l'effervescence dans tout le château, les élèves faisaient un boucan du diable, les valises volaient dans les airs, suivaient les élèves dans les couloirs, se cognaient les unes contre les autres, s'ouvraient. Leur contenu dévalaient parfois les escaliers, ou s'égrenaient dans les couloirs. Les professeurs n'avaient plus de voix, et criaient tant qu'ils pouvaient sans cesse sur les élèves tête en l'air ou indélicats qui cognaient contre les autres ou manquaient de renverser ce pauvre Flitwick qui se prenait valise sur valise dans la tête.
Certains élèves avaient la chance, ou la malchance selon certain, de voir leurs parents débarquer à l'école pour les aider à plier bagage. Mais parmi nos gryffondors, aucun parent n'était venu, ils étaient seuls et devaient bien se débrouiller tout seul.
-Maman nous attendra sur le quai, dit alors Ginny. Elle me l'a dit ce matin.
En effet, Miss Weasley était venue dans la matinée pour s'enquérir de son fils et s'occuper de lui. Ron allait bien mieux après une nuit reposante et les miracles de guérison de Miss Pomfresh. Lui restait néanmoins un gros bleu sur le visage qui témoignait des violences dont il avait été la victime. Jugeant de son état, qui pour Miss Pomfresh allait mieux, et qui, pour Miss Weasley était épouvantable, le directeur avait jugé bon de renvoyer avec quelques heures d'avance, le garçon chez lui. Mr Weasley avait eu l'aimable autorisation par ses collègues de créer un portoloin pour les transplaner en moins de deux au terrier.
Quelques minutes après un dernier repas dans la Grande Salle, où l'on apprenait sans grande surprise que les Gryffondors avaient gagné la coupe des Maisons de l'année, tout le monde prenait la direction de Pré-au-Lard et de la gare, libéré cette fois-ci de leurs valises, parties sans eux.
-Tu m'écriras tous les jours ? Demandait Pansy à Hermione.
-Tous les jours ! Et j'espère que toi aussi tu m'écriras !
-Si je peux, répondit Pansy un peu triste.
Quelques larmes discrètes mouillèrent les joues des jeunes filles, mais elles s'étaient juré de rester forte en ce jour de départ. Elles profitèrent néanmoins d'un dernier voyage chaleureux où tout les Gryffondors chantaient leur joie d'avoir gagné la coupe. Harry, même sans Ron, et sans l'attention d'Hermione qui était focalisée sur son amoureuse, trouvait quand même assez de joie pour fêter ça avec Neville et Luna, qui les avait rejoint.
Hermione, allongée la tête sur les genoux de Pansy qui lui caressait les cheveux pensait à l'été qui allait arriver. Entre Harry, piéger chez son oncle, et Pansy piégée chez ses parents, elle et Ron allait avoir pas mal de choses à mettre en marche pour venir les sauver tout les deux.
Le train siffla quatre coups stridents alors qu'ils arrivaient dans la gare de Londres, fendant le cœur de ceux et celles qui ne voulaient pas se séparer. Pourtant il le fallait.
Pansy rejoignit ses parents sur le quai, habillé très sobrement, ils se tenaient droits et fiers. Malgré tout, ils ne purent s'empêcher de tourner le regard de dégoût alors que Hermione décidait d'embrasser très longuement Pansy devant eux, en guise de provocation. Elle osa aussi plonger son regard dans celui de la Miss Parkinson avec un message très clair : « Gare a vous, si vous faites du mal à ma Pansy ». Sans même un mot pour leur fille, les Parkinson la prirent par l'épaule et se transplanèrent.
Hermione était seule. Enfin, pas tout à fait, elle laissa Harry sur le quai des moldus où l'Oncle Vernon se tenait seul, avec les valises déjà sortie de Harry. Son regard n'était pas loin de celui de la mère de Pansy, même s'ils avaient tout deux des motivations bien différentes.
-Hermione, ma chérie ! Cria alors Mrs Granger.
-Maman !
Hermione se précipita dans les bras de sa mère, et de son père. Ils avaient prit soin de ranger ses affaires dans un petit chariot qu'on trouve dans les grandes gares.
-Tu nous a manqué, ma chérie ! Dit alors la mère d'Hermione.
-Oh, moi aussi, Maman.
-Je croyais que tu serais accompagnée de ton amie, j'aurais voulu faire sa connaissance. Molly m'a dit beaucoup de bien d'elle.
-Vous discutez avec Mrs Weasley ? Demanda Hermione étonnée.
-Bien sur, ma chérie, les Weasley sont des gens très biens, et très curieux, Papa a même promit à Arthur de lui faire visiter son cabinet et de lui offrir une séance gratuite.
Hermione s'amusait à imaginer Mr Weasley allongé tout content dans le fauteuil de dentiste, et se faire soudainement torturer par les outils effrayants de son père. D'un certain côté, la magie était parfois bien plus douce et gentille que la technologie moldue, et Mr Weasley allait vite remettre en question sa curiosité maladive.
-Pansy est rentrée chez elle, dit alors Hermione. Ses parents ne sont pas très... Pas comme les Weasley. Ce sont des personnes froides et désagréables. Je t'avais déjà parlé de l'oncle et la tante de Harry ? Et bien, c'est pire encore, et avec de la magie en plus.
-C'est bien dommage. Tu sais que si tu veux l'accueillir à la maison cet été, tu peux. Ton père n'était pas trop pour au début, mais nous avons réfléchis, et c'est bien ce qui t'arrive. Nous te soutenons.
-Merci Maman, et toi aussi Papa. Bon, j'ai une faim de loup, on peut y aller ?
-Allons y, Mimi ! Dit alors son père en la prenant par les épaules.
Hermione souffla un coup et suivit ses parents jusqu'à la belle voiture moderne garée sur le parking ensoleillé de Londres. Elle était satisfaite de cette journée, malgré sa séparation qu'elle espérait la plus courte possible. De plus la discussion avec ses parents s'étaient bien passé. Elle leur avait avoué son homosexualité dans l'année et malgré que la nouvelle soit accueillie avec une certain froideur du côté de son père, sa mère l'avait soutenu sans condition. Apprendre que sa fille était lesbienne était un choc plutôt moindre après avoir apprit quelques années plus tôt que son enfant était un sorcier, et que la magie existait.
Pour un couple de moldus, on se mettait vite à relativiser les choses. Surtout quand on apprenait que son enfant avait tendance à mettre son nez partout et à frôler la mort tous les ans. Les Granger préféraient évidemment apprendre que leur fille n'avait pas les même attirances que celles de son âge plutôt que d'apprendre qu'elle était encore entre la vie et la mort sur un lit d'infirmerie dans un château perdu quelque part rempli de monstres et de fantômes.
C'est sur un soleil chaud mais qui se couchait que la voiture des Granger se faufila dans la fourmilière géante qu'était Londres.
Le 5 juillet.
Salut ma chère Pansy,
J'espère que tu vas bien, et que tu recevras cette première lettre. Je suis chez moi, avec mes parents, pour quelques jours encore et j'irais ensuite chez les Weasley où j'espère bien t'attendre pas trop longtemps. Tu me manques beaucoup. J'ai reçu hier une lettre de Ron, il va bien mieux. Ses frères ne lui ont pas laissé le choix, Mr Weasley a prévu des travaux au Terrier. Fred et Georges ne voulaient pas être les seuls à travailler, ils ont donc forcé Ron à se lever sous peine de sortilèges absolument dégoûtants dont je t'épargnerais les détails.
Chez moi tout va bien, mes parents me gâtent et me cajolent, ils sont content de me voir en pleine forme et ils sont soulagés que l'année se soit déroulée sans risque. Il faut dire qu'ils ont pris l'habitude de recevoir des lettres de Dumbledore avec des nouvelles généralement catastrophiques, donc cette année, c'est la fête. J'ai pris au moins deux kilos depuis que je suis là, ma mère me fait des gâteaux incroyables, mais refuse que je mange des bonbons de Bertie Crochue. Elle n'a pas confiance. Et puis, en tant que dentistes, mes parents se méfient du sucre. J'espère que les tiens ne sont pas trop désagréables.
Donne moi vite des nouvelles de toi, tu me manques trop. Je t'aime, Hermione.
Le 8 juillet.
Hermione, ma chérie.
J'ai enfin réussit à lire ta lettre qui trône depuis deux jours dans le bureau de mon père. Il refusait que je puisse la lire, mais je l'ai volé. Dorénavant, si tu veux m'écrire, utilise la chouette que je t'envoie, elle est plus discrète et sait se rendre directement à la fenêtre de ma chambre. Les autres chouettes toquent à la porte de chez moi et mes parents me volent mon courrier.
Heureusement tu n'as rien mis de spécial dans ta lettre, mais mes parents m'ont quand même demandé pourquoi tu t'attendais à ce que je te rejoigne chez les Weasley. Ils s'attendent à ce que je passe tout l'été ici, chez eux. A part ça tout va bien, je m'ennuie, je ne vois personne, mais mes parents me traitent bien, ils m'aiment malgré tout, à leur manière. Il paraît que Blaise va venir me voir, c'est le seul qui a le droit de venir ici. Bien sur, j'ai tout de suite prévenu mes parents que si Draco mettait les pieds ici, je ferais scandale, mais apparemment il est toujours à Poudlard. Miss Pomfresh le soigne, mais il est dans un état assez pitoyable. J'espère malgré tout qu'il ira mieux, même s'il mérite ce qui lui tombe dessus, et que celui qui a fait ça sera arrêté.
J'essayerai d'en savoir plus avec Blaise. Je sais que si mes parents le laissent venir c'est qu'ils espèrent qu'on tombe amoureux. Ils veulent à tout prix me 'soigner' de cette terrible maladie qui me gangrène. Personne chez les Parkinsons n'a jamais été un déviant, et personne ne le sera jamais. C'est ce que mon père m'a dit hier soir.
J'attends ta lettre avec impatience, et j'espère que tu ne vas pas trop grossir, je ne veux pas récupérer une grosse sorcière dégoûtante. A bientôt, et bisous. Je t'aime. Pansy.
Le 13 juillet.
Coucou ma Pansy,
Je suis désolée du retard, mais je viens juste d'arriver chez les Weasley et avec tout ça, je n'avais pas le temps de t'écrire. Je voudrais bien t'écrire tous les jours, mais finalement ce n'est pas tellement utile. Ici il ne se pas grand chose d'intéressant. Je refais le monde avec Ginny, papote avec Ron, et on vous attend avec impatience, toi et Harry.
J'ai eu la bonne idée d'envoyer une lettre chez toi avec les hiboux ordinaires en te demandant pourquoi tu ne réponds pas et en insinuant plus ou moins que je me rapproche de Ron, j'espère que ça tombera dans les poches de tes parents et qu'ils te laisseront un peu souffler. Dans quelques jours c'est ton anniversaire alors j'ai plusieurs choses à te demander : Premièrement, qu'est ce que tu veux ? Et deuxièmement, nous devons trouver un moyen de venir te sauver, est-ce que tu as une idée ? Une cheminée ? Une fenêtre libre, quelque chose dans le genre ?
Pour répondre à ton infâme remarque, méchante, non je ne vais pas devenir une grosse sorcière obèse, et même si Mrs Weasley cuisine presque autant que ma mère, je fais un peu de sport avec Ginny. On a prit l'habitude de courir dans les environs. Il n'y a pas grand chose à voir, mais ça nous permet de discuter entre fille loin des oreilles indiscrètes de toutes les têtes rousses masculines de cette maison.
Ici, l'ambiance est sympathique mais on commence à se poser des questions avec Ron. Ses parents chuchotent de plus en plus entre eux, et les nouvelles dans les journaux font peur. Tu-sais-qui semble enfin sortir de sa cachette, et de nombreux sorciers disparaissent. L'un des collègues de Mr Weasley n'a pas donné de nouvelles depuis presque une semaine.
A bientôt, Hermione.
PS : Je t'aime.
Le 15 juillet.
Coucou mon Hermione chérie.
J'ai bien reçu les gâteaux de Mrs Weasley avec la lettre, j'espère que tu ne veux pas faire grossir comme toi. Ici c'est calme, Blaise doit venir demain, et j'ai hâte, ça va me changer un peu. Je m'ennuie pas mal, et je passe mon temps à lire des livres poussiéreux de la bibliothèque de mon père. Je deviens comme toi. D'ailleurs, j'ai trouvé un ouvrage sur Aurebois que tu devrais apprécier, je t'en ferais une copie avec cette lettre.
Aujourd'hui j'ai entendu une conversation entre mes parents que je n'aurais pas dû entendre, propos de Tu-sais-qui. Apparemment il vient voir les familles de sorciers purs qui étaient de son côté avant. Mes parents redoutent sa venue, ils ont peur de le contredire, et ils ont surtout peur qu'il apprenne ce que je devenais. Ils ne veulent pas qu'il me fasse du mal. Et, même si j'ai pas tout entendu, Tu-sais-qui aurait menacé les Malefoy. L'attaque de Draco serait liée à ça, mais je ne sais pas du tout si ça a un rapport avec Ron ou pas.
Je ne vais pas pouvoir écrire beaucoup, mes parents sont encore debouts ce soir, et ils sont très nerveux, ils vont vite s'en rendre compte si je ne dors pas et si je fais entrer et sortir une chouette par la fenêtre.
A bientôt, je t'aime et je pense à toi. Pansy.
Le 17 juillet.
Salut ma Pansy à moi,
Merci pour le livre, je t'envoie de mon côté d'autres gâteaux. J'attends avec impatience ta lettre. Blaise ne devait-il pas venir te voir hier ? J'espère que ça. Réponds moi rapidement.
De mon côté rien à signaler. Harry devrait arriver normalement dans quatre jours. Son oncle est content de s'en débarrasser, et comme Harry est bientôt majeur, il n'a pas pas à rester là bas. J'espère que ça sera aussi vite ton cas.
A bientôt, je t'aime. Hermione.
Le 18 juillet.
Coucou Hermione,
Je t'écris cette lettre avec Blaise à mes côtés, et j'espère que ses yeux fouineurs n'iront pas se poser dessus. Finalement Blaise est resté chez moi pendant quelques jours, il dort dans ma chambre, pour le plus grand plaisir de mes parents qui pensent réussir à me guérir. Du coup Blaise est le centre de toute leur attention, et mes parents sont bien plus agréables avec moi qu'en ce début de vacances.
Je te rassure, il n'en est rien, Blaise ne m'attire pas du tout, même s'il grandit vite ces temps ci. Il m'a même assuré qu'il était amoureux, mais n'a pas voulu me dire de qui, ou de quoi. En tout cas j'ai maintenant des nouvelles de Draco. Il va bien mieux, et est de retour chez lui depuis plusieurs jours. Il n'a pas dit à Blaise ce qui lui était arrivé, et Blaise n'a pas osé demandé, puisqu'ils étaient un peu en froid. Mais d'après le grand gaillard qui bouquine de l'autre côté de la pièce, ils se reparlent plus qu'avant.
Blaise aussi a entendu ses parents parler de Tu-sais-qui. Il semblerait que ce dernier tente de créer une vraie armée autour de lui, et qu'il a commencé à poser des pions au Ministère. Tout ça est effrayant. Fais attention à toi, tu sais que les Weasley sont des ennemis de Tu-sais-qui. Je ne veux pas qu'il t'arrive du mal.
Pour mon anniversaire, puisque tu en parles, tout ce que je veux, c'est toi, et si possible, toi dans ce petit ensemble rose que tu caches au fond de ta valise. Tu sais très bien de quoi je parle ! Ne nie pas ! En tout cas, comme je te l'avais dit il y a quelques jours, la cheminée est maintenant bien protégée, et mes parents sont complètement parano. Ils voient Tu-sais-qui ou ses espions partout. Donc ça va être plutôt compliqué pour vous de venir me sauver. Je sais que tu es capable de faire des miracles, alors viens vite sauver ta petite princesse rapidement. Je vais en parler à Blaise, il aura peut être des idées.
A bientôt. Je t'aime
PS : Plus de gâteau ! Je les adore !
Le 20 juillet.
Ma chère Pansynette d'amour,
Ça y est Harry est arrivé ce matin, accompagné de Dumbledore qui s'est longuement attardé pour parler avec Mr et Mrs Weasley. Il est dans un état pitoyable. Je ne l'ai jamais vu aussi fatigué. Harry m'a confié des choses sur ce qu'ils ont fait tous les deux, je ne peux pas en parler dans cette lettre, mais c'est assez grave. Harry est vraiment courageux, et je ne pense qu'il restera longtemps à l'école l'année prochaine, ça risque d'être mouvementé. En tout cas Ron est super content du retour de son meilleur ami, c'est incroyable. Dès fois je me demande s'il n'est pas amoureux de lui. J'espère être aussi contente que lui dans quelques jours.
Nous avons discuté de l'idée de Blaise que tu m'as envoyé hier, et Harry pense que ça pourrait marcher. J'en ai parlé à Mr Weasley, il va voir si c'est possible. Prends soin de toi, et fais attention, je veux te retrouver en un seul morceau ! Nous avons appris hier que Fol-oeil est mort chez lui, attaqué par une dizaine de mangemorts. Nous devons l'enterrer demain, Mr Weasley est très choqué.
A très très bientôt, Hermione qui t'aime.
Le 25 juillet.
Coucou mon amour. Pas le temps d'écrire grand chose, Blaise est revenu ce matin, tout est en ordre, j'attends ta confirmation, et nous nous tiendrons prêts samedi. J'ai tout ce qu'il faut. A bientôt, je t'aime. Pansy.
Le 25 juillet.
Salut Pansy, je viens de recevoir ta lettre ce midi donc je te réponds aussitôt. Mr Weasley doit parler à notre homme ce soir, et samedi nous arriverons vers huit heure le matin. Emmène Blaise avec toi. Mrs Weasley est d'accord, même si Ron et Harry le sont moins. Remus et Tonks sont ici, au Terriers, j'ai hâte de te présenter Tonks, elle est super gentille. A samedi. Hermione qui t'aime.
Le 27 juillet.
Rapide mot : Prêts et en position. La fenêtre est ouverte, on t'attend.
Fin du chapitre
Note : J'espère que vous avez aimé ce petit changement de style sur la moitié du chapitre. Le prochain revient évidemment sur une écriture plus traditionnelle. A la semaine prochaine.
