Note : deux chapitres à suivre très calmes, le prochain encore plus que celui-ci. De la 'tranche de vie' comme on dit, ils seront plus courts que les autres.
Plus que trois chapitres après celui-ci et ce sera la fin de la saison 1. J'espère que cette lecture vous aura satisfait. Et je m'excuse encore pour le retard des quelques années entre les chapitre 8 et 10, et je serais même curieux de savoir si j'ai encore des lecteurs aujourd'hui qui ont commencé à lire cette histoire en 2009.
Je m'accorderai une petite pause pour avancer dans mon autre fanfic et je reprendrais cette fanfic et sa saison 2 vers fin février, en espérant ne pas vous perdre d'ici là.
Bref, n'hésitez pas à laisser une petite review. Je crois que ce chapitre devrait me permettre d'atteindre les 20,000 hits. C'est la première fois que je monte aussi haut.
L'ACCEUIL CHALEUREUX
Mr et Mrs Parkinson dormaient tranquillement dans leur large lit douillet monté de bois doré quand un vacarme assourdissant les réveilla en sursaut. Le bruit soudain s'était tût aussitôt, si bien qu'ils ne savaient plus s'ils avaient rêvé où si une bombe-magique avait bien explosé dans le jardin. Ils se regardèrent rapidement, l'œil apeuré de Mrs Parkinson alerta son mari qui se leva soudainement, revêtit sa robe de chambre en soie, ses pantoufles en fourrure de boursoufl et quitta enfin sa chambre alors que des bruits de voix et de conversation se faisaient entendre au rez-de-chaussée. L'homme tenait sa baguette d'une main ferme, se préparant au pire, prêt à faire face au Seigneur des Ténèbres lui-même. Il savait qu'il allait devoir l'affronter, mais ne pensait pas le faire dans ses conditions.
Tout le rez-de-chaussée était empli de poussière et d'un nuage poisseux, on ne voyait pas plus loin que sa baguette. Un peu effrayé, Mr Parkinson décida tout de même de s'y aventurer, il devait affronter ses peurs. La baguette pointée en avant, il avançait prudemment dans les escaliers, marche après marche, et alors qu'il arrivait en bas, il fut percuté à toute vitesse par ce qui semblait être un homme géant. Après avoir reprit ses esprits, il pointa sa baguette sur l'individu qu'il distinguait mal à travers le nuage de poussière.
-Qui... Qui êtes vous, balbutia t-il.
-Euh...
-Je vous ai posé une question ! Qui êtes vous, insista t-il en reprenant confiance en lui.
-Il s'appelle Ron Weasley, fit alors une voix derrière lui.
Mr Parkinson se retourna pour faire face à sa propre fille. Ce qui le choqua en premier fut qu'elle était habillée comme en plein jour alors que la nuit était à son apogée. Elle devrait être dans sa chambre, en train de dormir, et surtout pas ici.
-Pansy, remonte vite à l'abri. Ils sont dangereux, je vais m'en occuper. VITE ! Hurla t-il.
-Ils ne sont pas dangereux, ce sont mes amis ! Même si celui-là, dit-elle en montrant Ron, il peut mordre très fort quand il est en colère.
Rouge comme une pivoine, et une baguette pointée sur son torse, Ron n'osait pas bouger, et n'osait surtout pas sortir un mot, de peur de se prendre un sort dans la figure. Pansy s'avança, et vint se mettre à ses côtés. Le père de la jeune fille était toujours aussi choqué.
-Mais... Enfin, à quoi ça rime, tout ça ? Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qu'un Weasley fait ici ?
Le ton commençait à se durcir, et les sourcils à se froncer. Dans le couloir, la poussière retombait et on commençait doucement à y voir plus clair. Un gros tas de gravas semblait déborder du salon.
-Qu'est ce que vous avez fait dans mon salon ? Pansy !
-Rien que ton argent ne pourra pas remplacer, Père. Et qu'est ce que je fais ? Je me sauve d'ici ! Je suis majeure, et plus rien ne m'attache à cette maison de l'horreur. Finis les mariages consanguins, finis les magouilles de mangemorts, les sang-purs, l'argent qui coule à flot sans savoir quoi en faire. Je me sauve, et je ne reviendrai plus jamais !
-Oh Pansy, tu vas remonter dans ta chambre tout de suite, et quand ta mère va...
-Stupefix !
Coupé dans sa parole, le père de Pansy s'écroula sur le côté, le visage toujours tordu par la colère et la surprise. La jeune gryffondor prit alors Ron par la main et l'emmena dans le salon.
-Tu es quand même dingue, Ron, tu ne pouvais entrer par la porte comme tout le monde ?
-Elle était fermée ! Répondit-il.
-Donc tu fais sauter la moitié du mur ? Tu es certain de ne pas être un peu mangemort sur les côtés ? Demanda t-elle.
-Très drôle. Dépêchons nous, Blaise nous attend.
Arrivés dans le salon en ruine, ils retrouvèrent Blaise complètement sali de poussière, on aurait presque dit un fantôme. Il avait fait un peu de place et avait laissé apparaître un morceau de tapis ou plusieurs valises attendaient leur départ.
-On se dépêche ! Plus que trois minutes.
Chacun des adolescents se prit la main, et s'accrocha comme il pouvait avec les valises. Alors que Blaise regardait sa montre avec attention, un vieux pot de confiture cassé apparu soudainement en plein milieu de la pièce.
-Mr Weasley a réussi ! Proclama Pansy.
-Bien sur, c'est un champion mon père.
Serrés les uns contre les autres, ils s'agglutinèrent autour du petit pot cassé, et Blaise, les yeux toujours rivés sur sa montre se mit à compter.
-Dans cinq secondes. Tenez le bien !
Tous s'accrochèrent alors comme ils pouvaient au petit pot, et disparurent aussitôt, laissant le salon vide et silencieux, couvert de poussière et complètement détruit. Seuls des petits cris dans le couloir indiquèrent que Mrs Parkinson venait finalement de trouver le courage de descendre les escaliers.
Dans le tourbillon flou qui l'entourait, Pansy ne voyait plus rien, mais ne sentait qu'une douleur étrange derrière son nombril, comme si une main ou un crochet agrippait et l'attirait vers lui. Finalement, aussi vite qu'elle était partie, elle arriva lourdement sur l'herbe haute d'un jardin mal entretenu. La nuit paraissait plus claire, les étoiles resplendissaient au dessus de leurs têtes et une voix retentit clairement.
-Pansy ! Pansy !
La jeune Parkinson connaissait bien cette voix et se retourna avec un grand sourire. Hermione traversait les hautes herbes pour la rejoindre.
Quelques minutes plus tard, et après de longues retrouvailles, tous les adolescents, Blaise comprit se retrouvaient dans le salon étroit mais confortable des Weasley. Le serpentard, mal à l'aise, et peu à sa place dans ce groupe d'amis, décida de les laisser et demanda poliment à Mr Weasley de le raccompagner chez lui en transplanant. Les quatre amis, dorénavant seuls décidèrent d'aller se coucher, malgré l'excitation de se revoir. La nuit était bel et bien là, et la fatigue se faisait ressentir.
-Harry, mon chou, je te laisse suivre Ron, tu connais la maison, dit alors Mrs Weasley qui décida de coucher tout le monde.
-Allez viens Harry, dit Ron, il faut que je te raconte comment j'ai fait une grosse boulette chez les Parkinson.
-Hermione, et Pansy, mes chéries, je vais vous conduire dans la chambre de Ginny. Elle a préparé des petits lits d'appoint pour vous.
Hermione soupçonnait Mrs Weasley de ne pas vouloir la faire dormir seule avec Pansy, et plaignait la pauvre Ginny de devoir jouer les trouble-faits malgré elle. La jeune fille prit tout de même la main de Pansy en montant les escaliers devant Mrs Weasley pour lui faire comprendre clairement qu'elle n'allait pas changer si elle restait ici. Certes, elle respectait tous les efforts que cette dernière faisait pour les accueillir malgré le peu qu'elle possédait, mais elle espérait aussi qu'elle saurait s'ouvrir à cette nouvelle relation.
Pansy était déjà venue ici durant l'année, juste après l'échec du mariage, juste quelques jours, et déjà à ce moment là, la mère de Ron n'avait pas voulu d'effusion « d'amour » sous son toit. Hermione avait espéré malgré tout que le reste de l'année l'aurait attendrie et ouvert, mais il semblait que non.
Les jeunes femmes saluèrent Ginny qui dormait et se demandait pourquoi on venait la réveiller. Quand elle comprit enfin ce qui se passait, elle se leva d'un bond et installa rapidement les lits, malgré des gestes encore incertains.
-Attend, je vais t'aider, dit alors Pansy en sortant sa baguette.
D'un petit coup du poignet les draps volèrent et s'étirèrent pour tomber parfaitement sur les deux lits supplémentaires qui remplissaient maintenant la pièce. On ne pouvait plus marcher dans cette chambre, et pour accéder au dernier lit, il fallait passer sur les autres. Pansy continua de tout installer avec sa baguette, fière de pouvoir dorénavant utiliser sa baguette en dehors de l'école sans problème. Hermione était un peu jalouse, elle qui était née mi-septembre.
Après un petit raffut et quelques bavardages au creux de la nuit, les trois filles s'endormirent doucement, tout heureuses de se retrouver enfin après plusieurs semaines.
Le lendemain, elles trouvèrent Ron et Harry qui mangeaient leur petit-déjeuner dehors, sur une grande table installée sur l'herbe pour l'occasion. Le temps était déjà chaud et agréable, et le soleil tapait déjà dans le dos des deux garçons.
-Bonjour les garçons.
-Salut Hermione, répondit Ron la bouche pleine. Venez, les filles, Maman a fait des petits pains aux graines de citrouille. C'est super bon.
Les trois jeunes filles s'installèrent à leur tour, profitant elles aussi du soleil matinal et de cette chaleur de fin juillet. Alors que les petits pains disparaissaient rapidement, ils revinrent sur la nuit précédente.
-Oh, je voulais m'excuser pour chez toi, Pansy. J'espère que tes parents vont pas trop m'en vouloir, dit alors Ron.
-Ron, répondit-elle, tu m'as fait sortir de chez moi et fuir ma famille, je pense que la destruction d'un mur n'est qu'un détail pour eux. S'ils devaient te tuer, et crois-moi ils essayeront, ça sera à cause de moi, et pas à cause du mur !
-Pansy, tu dois savoir que c'est la spécialité des Weasley, ajouta Harry.
-De quoi ?
-Détruire chez les gens. Ils ont détruit le salon de mon oncle, et aussi la fenêtre de ma chambre. Et je ne parle pas de la salle de métamorphose du troisième étage à Poudlard.
-Attend, celle qui était en travaux toute l'année ? Demanda Pansy. C'est toi Ron ? Qu'est ce que tu as fait ?
-J'ai pas fait exprès ! On te racontera ça plus tard, dis nous plutôt ce que tu as fait de tes vacances.
Ron s'arrangea pour détourner rapidement la conversation, et avec succès. Pansy raconta à la bande comment elle s'était ennuyée tout l'été, comment elle avait espionné ses parents et finalement comment Blaise était venu lui rendre compagnie, pour le plus grand bonheur de ses parents.
Ils discutèrent longtemps de la montée certaine du pouvoir de Voldemort. Tous s'en inquiétait, mais que pouvait-ils faire aujourd'hui ? Harry était convaincu qu'il devait trouver un moyen de l'affronter et de le tuer. Il se sentait responsable de tout ce qui arrivait aujourd'hui.
-Si j'avais laissé Sirius tué Pettigrow ce soir là, on serait tranquille !
-Tu sais très bien que non, Harry, ajouta Hermione. Rien ne pouvait empêcher le retour de Tu-sais-Qui, il aurait trouvé une autre solution. Ce n'est pas ta faute, et tu as bien fait malgré tout. Sirius serait devenu un monstre comme ceux qu'il combattait s'il avait tué Pettigrow.
-Qui est Pettigrow ? Demanda Pansy.
-Oh, c'est un ami, enfin, un ancien ami des parents de Harry. C'est lui les a trahi, ce qui a permis à Tu-sais-Qui de les retrouver et de... Enfin tu sais, dit Hermione gênée de parler de ça devant son ami.
-C'est pas celui que Sirius Black a tué dans la rue ?
-Non, ça c'était un coup monté de toute pièce, Sirius n'a jamais tué personne, ajouta Harry.
Ils décidèrent de lui raconter à peu près tout ce qu'ils savaient, en laissant de côté les quelques détails inutiles ou parfois secrets que Harry voulait garder pour lui. Pansy était bien un membre du groupe maintenant, mais, quelque chose chez Harry le bloquait encore. C'était trop récent.
Ils n'avaient pas traverser les même épreuves et les dangers qu'il avait traverser avec Ron et Hermione, du coup, même s'il avait confiance en Pansy, il ne se sentait pas capable de lui révéler tous les secrets qui impliquaient la destruction de Voldemort. Il fallait croire qu'une ancienne Serpentard restait toujours un peu étrangère dans l'inconscient du jeune homme.
Finalement, alors que Harry et Ron profitèrent du beau temps pour passer la journée dehors à faire du quidditch avec des gnomes de jardin, Hermione et Pansy décidèrent de se rendre un peu utiles et aidèrent Miss Granger dans le but de bien se faire voir. Alors que la journée arrivait à sa fin, Miss Weasley paraissait bien moins tendue, et se décida même à faire travailler un peu les garçons pour changer, sous les grognements mécontents de Ron, et exigea à Hermione et Pansy d'aller s'amuser un peu.
Dehors la chaleur diminuait doucement, et une brise fraîche invita les jeunes filles à se promener. Contrairement à la chaleur parfois étouffante du milieu de l'après-midi, le temps était dorénavant idéal.
-Tu n'as pas envie de te promener un peu ? Je sais que ce n'est pas aussi beau que le parc de Poudlard, mais les garçons m'ont dit qu'il y a avait une rivière plutôt jolie au nord.
-Pourquoi pas, répondit Pansy.
Les deux jeunes filles s'en allèrent alors tranquillement. Elles traversèrent le jardin immense et un peu fou des Weasley, passant dans un verger rempli de fruits et de gnomes étourdis et s'enfoncèrent dans les chemins ombragés qui slalomaient entre les petites collines escarpées. Pour Hermione, qui avait passé sa jeunesse à Londres, ce genre de paysage typique de l'Angleterre était un vrai régal. Des petits bois cachés, des chemins tortueux qui se perdaient dans la végétation et réapparaissaient d'un coup le long d'un ruisseau, les oiseaux qui se répondaient en écho dans les vertes collines, c'était un vrai petit paradis. C'était bien plus intime et agréable que le grand parc de Poudlard, son lac immense et ses montagnes imposantes couvertes de forêts sombres. Si Hermione avait le choix, elle ferait poser le château de Poudlard ici, à la place du Terrier.
Perdue dans ses réflexions, profitant du silence et de Pansy qui lui tenait la main, Hermione arriva finalement près de la rivière qu'elle entendait déjà depuis plusieurs minutes sans arriver à la voir. Après avoir traversé une forêt épaisse de châtaignier, elles arrivèrent au bord de l'eau. Le niveau était faible, et laissait apercevoir le fond un peu boueux du lit de la rivière. Quelques poissons remontaient le faible courant et deux trois grenouilles sautèrent en coassant là où l'eau avait formé une petite mare stagnante.
-J'imaginais ça plus grand, dit pansy.
-Moi je trouve ça parfait, répondit Hermione en s'asseyant sur un morceau d'herbe ombragé.
Les oiseaux rivalisaient de chant avec les criquets. Les deux jeunes filles s'allongèrent dans l'herbe, main dans la main, et fermèrent les yeux quelque temps, profitant uniquement du clapotis de l'eau, du chant des oiseaux et du grincement des peupliers qui dansaient dans la brise.
-Hermione, je voudrais que ça dure pour toujours.
-Je sais, moi aussi.
-Quand je pense que hier j'étais encore là bas, et que aujourd'hui, je suis tranquille, allongée dans l'herbe avec toi, sans peur, sans boule au ventre, sans appréhension, sans stress. Juste tranquille avec la fille que j'aime.
-Et moi juste tranquille avec ma petite femme.
-Ah ouais ?
-Ouais, ma petite femme.
-C'est pas pour demain. Le mariage j'en ai ras l'hippogriffe pour au moins dix ans. Et puis en plus, deux filles qui se marient, je suis pas certaine que ça existe chez les sorciers.
-Il faut bien une première fois à tout, non ?
-D'accord, pourquoi pas.
Pansy resserra sa main, les yeux toujours fermées. Elle ne voulait plus bouger, arrêter le temps.
Mais le temps avançait sans elle, et plus d'une demi-heure plus tard, le soleil commençait à se cacher derrière la cime des arbres. La brise amenait la fraîcheur de la rivière sur les jambes dénudées des filles qui commencèrent à frissonner.
-On ferait bien de rentrer, dit Hermione.
-Je suis d'accord.
Elles ramassèrent leurs affaires. Pansy demanda en riant à Hermione de lui passer sa chemise, et elles filèrent rapidement au Terrier. Le chemin était toujours aussi joli et plaisant.
-Quand je pense qu'on a fait ça sur l'herbe, comme des animaux. On est folle !
-Et alors ? Ça fait du bien d'être un peu folle de temps en temps, non ? Ajouta Pansy. Tiens, arrête, tu as des morceaux d'herbe dans les cheveux, et tu es tout décoiffée.
Pansy tira d'un coup sec son amoureuse vers elle, et lui retira les quelques bouts de branches et de feuilles mortes qui étaient coincés dans son épaisse chevelure. Elle en profita pour tenter de la recoiffer vainement, et l'embrassa aussi.
-Si tu arrives comme ça là bas, c'est certain que tout le monde va savoir ce qu'on a fait.
-Je m'en fiche ! Répondit Hermione en jouant les effrontées.
-Pas ce ton là avec moi jeune fille, dit en riant Pansy. Aller, avance, on va être en retard pour le dîner. Tout ce sport m'a donné faim.
-Obsédée !
Continuant de se chamailler comme deux gamines, elles arrivèrent rapidement au Terrier où Harry tenait en équilibre devant lui une pile d'assiettes qui flottaient grâce à la magie. Ron de son côté se contentait d'éplucher ce qui semblait être une demi-tonne de pommes de terre.
-Harry, tu vas tout casser, arrête ! Se mit à paniquer Hermione en cherchant l'éventuelle présence de Miss Weasley.
-Mais non j'assure, n'est-ce pas Ron ?
-Ouais, t'assures, pas de problème. Mais maintenant viens m'aider, et dis moi le nom du sort pour aller plus vite ! Harry ! Reviens !
Harry avait traversé la maison pour rejoindre la grande table et installer le couvert, aidé par Ginny et Mr Weasley.
-Ta mère n'est pas là, Ron ? Demanda Pansy
-Si, à l'étage, elle est en train de défaire tes valises.
-Mes valises ? Demanda Pansy soudainement gênée. Mais je peux le faire toute seule !
Elle se précipita dans le couloir et monta les marches deux par deux. De la cuisine, Hermione l'entendit supplier Miss Weasley de faire ceci toute seule, celle-ci répondait sur le même ton qu'elle n'en avait pas pour longtemps. Peu de temps ensuite, et après un silence inquiétant, la mère de Ron descendit les escaliers, les joues rouges comme celles de Ron quand il est gêné. Hermione la vit passer devant elle rapidement. Elle semblait occupée à autre chose, et parlait toute seule à voix basse.
-A quoi ça peut bien servir ? Non mais... rien du tout... si peu de tissu.
Elle traversa la cuisine sans regarder Hermione ou Ron et se précipita dehors pour aider son mari à mettre la table.
-Bon, ajouta Hermione à Ron, je crois que je vais rejoindre Pansy là haut.
-Oh non, tu ne saurais pas quel sort aide à éplucher les pommes de terre, Harry refuse de me le dire !
-Non, je suis désolée.
-C'est pas vrai ça. C'est moi le plus vieux de la bande et pourtant je ne peux rien faire avec ma magie. C'est injuste !
Hermione laissa le jeune homme se plaindre et monta les escaliers pour rejoindre Pansy dans la chambre de Ginny. La jeune fille assise sur son lit fouillait dans une valise ouverte devant elle et envoyait d'un coup de baguette des vêtements vers un tiroir vide d'une commode.
-J'ai eu la honte de ma vie Hermione !
-Comment ça ?
-Elle a voulu ranger mes sous-vêtements... Toutes mes nuisettes, et les trucs en dentelle que tu connais très bien. J'ai trop honte.
-Bon, je voulais en parler à Harry plus tard, mais je crois que je vais lui demander pour Grimmaurd. On sait jamais, ça sera plus tranquille qu'ici.
Hermione aida son amie à ranger ses vêtements, ponctuant ça et là son rangement par de petits commentaires ironiques sur les choix vestimentaires de Pansy en dehors de Poudard. Finalement, quelques minutes plus tard Ginny frappa délicatement à la porte et passa sa tête.
-Maman m'a dit de vous dire qu'on mangeait.
Lâchant leur occupation, les deux jeunes filles suivirent la jeune Weasley et rejoignirent toute la troupe qui était déjà assise autour de la grande table sous le coucher du soleil.
Fin de chapitre
Un chapitre où il ne se pas grand chose, je vous l'accorde, mais ça fait du bien, et j'ai prévu un peu d'action pour plus tard. A bientôt pour la suite.
