Note : Voici l'antépénultième chapitre. C'est un chapitre très court, qui sert de conclusion à la période "été", et qui annonce le retour à l'école prochainement.

Encore deux chapitres seulement après celui-là et je pourrais réfléchir à la "saison 2". J'ai déjà mes idées, mon plan commence doucement à prendre forme, et j'aurais peut-être un peu de temps pour l'écrire dans deux ou trois ne sais pas si je dois créer une nouvelle fanfic pour cette suite, ou continuer à la suite de celle-ci.

N'oubliez pas de me laisser votre avis, je me suis trouvé bien seul sur les deux derniers chapitres. A bientôt.


12 Squarre Grimmaurd

Dans un léger pop étouffé, un groupe d'adolescent apparut soudainement dans le quartier calme du sud de Londres. Leurs tenues colorées et leur jeunesse contrastaient avec les briques sombres et l'ambiance lourde des lieux.

-C'est par là, suivez moi, dit alors Harry.

Les trois autres jeunes, deux filles et un garçon, le suivirent. Ils s'arrêtèrent face à l'une des grandes maisons en brique mitoyennes aux autres. Soudainement, un grondement balaya la poussière des lieux. Sous le regard estomaqué de Pansy, et celui plus habitué des autres, les deux maisons s'écartaient laissant place à une autre du même acabit. Laissant la poussière retomber, Harry s'avança finalement, et sortit de sa poche une grosse clé en fer. Il l'enfonça dans la serrure et la tourna rapidement.

En tournant la clé, les serpents en fer forgé qui ornaient la porte roulèrent sur eux-même et s'entortillèrent autour de la poignée. Après une dizaine de seconde, les bruits du mécanisme s'arrêtèrent, Harry tourna la grosse poignée et la porte s'ouvrit en grinçant sur une entrée sombre.

-Super accueillant, fit Ron.

-Oui, mais il va falloir s'y habituer, continua Hermione.

Les quatre adolescents entrèrent finalement dans la maison, et la porte se referma derrière eux. Harry passa presque une demi-heure à leur faire visiter les lieux, que lui même ne connaissait pas dans leur intégralité. Il découvrit avec stupeur les chambres de Sirius et de son frère. Ils découvrirent aussi le grenier, rempli à craquer de meubles anciens en tout genre, et partiellement habité par une créature fugace qu'ils n'avaient pas reconnu.

Enfin dans la cuisine, ils firent malgré eux la découverte de Kreatur, l'elfe de maison. Hermione s'empressa de montrer toute sa bonne volonté à son égard, mais celui-ci se contenta au mieux d'ignorer ses demandes ou ses questions, au pire de l'insulter de tous les noms. Celui-ci fit pourtant preuve d'une politesse presque exagérée pour Pansy, déclarant à qui voulait l'entendre que sa maîtresse aurait été ravie d'accueillir une invitée de ce rang. Le nom Parkinson se trouvait d'ailleurs quelque part sur l'une des branches éloignées de l'arbre familial.

Finalement, après quelques grognements mais ne pouvant refuser l'ordre de Harry, Kreatur, quelques gallions et une liste de course en main, partit vers un de ces mystérieux magasins de nourriture où les sorciers avaient l'habitude de faire leurs achats et où la présence d'un elfe de maison particulièrement repoussant ne choquerait pas.

-Bon, maintenant on est tranquille. Je vais vous laisser quelques temps, j'ai envie de voir un peu ce qu'il y a dans la chambre de Sirius, dit Harry.

-D'accord, on te laisse, de notre côté, avec Pansy on va voir où l'on pourrait s'installer.

-Et moi alors ? Demanda Ron.

-Je ne sais pas, dit Harry, tu pourrais, euh... Ranger un peu ou retourner au Terrier pour rassurer ta mère et lui dire qu'on est bien à l'abri.

-Rentrer seul et affronter ma mère ? Tu rêves ! Et si jamais je reviens sans toi, elle va croire que toi aussi tu ne veux pas vivre avec nous. Tu sais comment elle l'a prit pour les filles.

En effet, quelques jours plus tôt, Hermione et Pansy avaient prévenu Mrs Weasley qu'elles n'allaient pas rester au Terrier, mais qu'elles allaient vivre dans la maison de Sirius, Square Grimmaurd, qui appartenait dorénavant à Harry. La pauvre mère des Weasley avait reçu cette nouvelle comme une monstrueuse baffe. Le prenant très personnellement, elle croyait que tout ceci n'était qu'une remise en cause de son accueil et de ses talents d'hôte. Elle s'en voulait alors d'avoir agit froidement, et avec méfiance envers Pansy et Hermione.

Celles ci avaient tout fait pour la rassurer et juste lui dire qu'elle voulait leur propre chez-elle pour quelques temps, et qu'elles voulaient une certaine intimité, mais rien n'y faisait, elle se considérait coupable, en échec, et en voulait particulièrement à Ron et Harry pour avoir trafiquer tout ça dans son dos. Et comme elle ne pouvait accuser Harry, qu'elle ne voulait pas perdre lui aussi, elle avait tout mis sur le dos de Ron. Le pauvre avait subit une mauvaise humeur terrible qui l'avait écrasé ces derniers jours.

-Je ferais le ménage. De toute façon si je rentre à la maison je serais forcé de le faire de fond en comble. Maman m'a même demandé de donner un bain à notre goule. Un bain ! Tu te rends compte Harry. Ma mère devient cinglée.

-Arrête, tu sais que c'est pas vria, ajouta Pansy. Elle est juste un peu triste de nous voir partir, ce que je comprends un peu. Même si on en avait un peu marre de l'avoir en permanence sur le dos, ce n'est pas à cause d'elle si on vient ici.

-Enfin un peu, objecta Hermione.

-Oui, bon d'accord un peu, mais il ne faut surtout pas qu'elle le sache.

Harry monta rapidement dans les étages pour explorer la chambre de son parrain. Les filles découvrir la luxueuse chambre des parents Black et décidèrent de s'y installer. Elles craignaient la réaction de Kreatur et cherchaient donc une manière de s'en débarrasser.

-On pourrait l'envoyer à Poudlard ? Il s'occuperait avec les autres, non ?

-Et puis quoi encore, ajouta Hermione. Poudlard exploite bien assez les elfes de maison. Après tout ce qu'a vécu Kreatur, et les années à vivre seul, il mérite bien de prendre un peu de repos. Je propose de le libérer.

-tu as vu l'état de la maison ? Il a déjà pris presque 16 ans de repos, il me semble que c'est assez. Et puis tu ne connais pas bien les elfes de maison. Si on le libère, il se tuera.

-Je connais très bien les elfes, surtout un, Dobby.

-Le petit cinglé qui s'occupaient des Malefoy ? Il mettait son nez partout celui-là. Il n'est pas comme les autres. Crois-moi, pour un elfe de maison qui se respecte, la libération est la pire des humiliation. Je propose de le garder et de le faire travailler un peu, pas trop, histoire qu'il soit heureux. Et puis après tout, il n'est pas si désagréable.

-Parle pour toi ! Il m'ignore ou m'insulte de traînée et de sang-de-bourbe dès qu'il me croise.

-C'est qu'il ne te connaît pas assez, c'est pour ça.

-C'est un être répugnant ! Hurla Hermione.

-Je croyais qu'il fallait le respecter, ajouta Pansy en fronçant les sourcils.

-Raaah, tu m'énerves, Pansy Parkinson !

Hermione claqua la porte et partit rejoindre Ron qui tenait vainement de nettoyer les éviers avec une éponge si sale qu'elle le salissait davantage. Hermione en colère, s'approcha et lui arracha l'éponge des mains.

-Pousse toi !

-Eeeh, fit Ron en protestation.

Un regard incendiaire lui fit comprendre qu'il ne devait pas en rajouter. Il recula un peu et s'assit sur le long banc qui entourait la table de la cuisine. Hermione lança ses mains acharnées sur son éponge et se mit à frotter avec une énergie presque effrayante l'évier, et contrairement à Ron, la graisse et la poussière disparaissaient rapidement.

Quelques minutes plus tard, Harry arriva avec un papier dans les mains. Il observa bouche bée Hermione qui s'acharnait en grognant sur un large chaudron en étain.

-Qu'est ce qui se passe ? Pourquoi est-ce que tu... allait demander Harry.

-Chut Harry, l'interrompit Ron. Viens t'asseoir.

Harry n'en dit pas plus et s'assit aux côtés de Ron, et observa lui aussi Hermione, qui se retournait de temps en temps pour jeter un regard incendiaire aux deux garçons, qui ne savaient pas trop quoi faire.

-Qu'est ce qu'on a fait ? chuchota Harry à Ron.

-J'en sais rien, je crois qu'elle s'est disputée avec Pansy. En tout cas, ça fait un quart d'heure qu'elle est dans cet état.

Encore un quart d'heure plus tard, le bras fatiguée, et son aggressivité toute aussi netoyée que les casseroles de la cuisine, Hermione s'arrêta soudainement de grogner et se laissa tomber dans un petit fauteuil crapaud qui tranait dans un des coins de la pièce.

-Je suis calmée. C'est bon.

Harry et Ron ne savaient pas vraiment quoi ajouter et se turent. Alors qu'ils attendaient tous dans un silence presque religieux, Pansy arriva enfin, un grand sourire aux lèvres.

-Ah, vous êtes là ! Hermione, ma chérie, tu es calmée ?

-Oui, répondit-elle un peu gênée, et sans la regarder.

-Alors viens, suis-moi !

Hermione attendit un peu, semblait encore bouder, mais se leva finalement et s'apprêtait à suivre Pansy quand Harry et Ron firent remarquer qu'ils allaient rentrer au Terrier.

-Maman va se demander ce qu'on fait sinon, dit Ron.

Ils quittèrent rapidement après les nombreux remerciements des filles qui étaient complètement redevable à Harry de leur avoir donné la chance de vivre ici. Celui-ci, toujours aussi modeste sur ce genre de sujet, esquiva le sujet avec une plaisanterie, et disparu rapidement.

Enfin, Hermione et Pansy se retrouvèrent seules. Pansy prit la main de son amoureuse, et la tira vers les étages, et vers la chambre des Black. Arrivée à l'intérieur, Hermione fut ébahie par le travail de Pansy. Alors qu'elle même rageait intérieurement et extérieurement en détruisant des années de couche de gras dans la cuisine, l'ancienne Serpentard avait nettoyé de fond en comble la chambre et lui avait donné un air jeune et incroyablement cosy. Ce n'était plus une chambre froide bien que luxueuse, c'était dorénavant une chambre lumineuse, belle, d'un goût raffiné et certain.

-Ouah, c'est incroyable Pansy ! Tu as fait ça toute seule ?

-Oui, bien sur ! Tu trouves ça beau ? Je me suis un peu inspiré des dortoirs des filles à Serpentard. Ça me manque un peu parfois, alors tu vois, j'ai fait ma version à moi.

Pansy avait su réutilisé la noirceur des meubles en merisier et des sols en parquet sombre, sans perdre une certaine fraîcheur dans les agencements. De nombreux meubles avaient disparus, ne restaient qu'une grande commode, un miroir en pied et une coiffeuse si large qu'on aurait pu si coiffer à trois. Au milieu de la pièce trônait aussi un long et large lit aux proportions d'un Hagrid, dont le montant, du même bois que les autres meubles, était gravé de runes étranges. La tête de lit était haute et les sculptures étranges dans le bois montaient presque jusqu'au plafond.

Hermione était bouche bée. Après son étonnement et son émerveillement, la curiosité l'asséna alors qu'elle constatait les runes sur le lit.

-C'est dingue ça, c'est toujours quand j'ai besoin de mes livres que je ne les ai pas. Si seulement j'avais mon dictionnaire runique, ça serait tellement simple. En tout cas ça à l'air de parler de protection.

-On s'en moque Hermione, j'ai enlevé le moindre grain de poussière dans cette chambre. Vive la magie ! Et avec les draps propres que Miss Weasley nous a prêté, on va passer des nuits de folie ici ! Regarde un peu la largeur. On va dormir comme des bébés !

-Je prends ce côté là, dit aussitôt Hermione en s'affalant sur le lit, prêt d'une grande fenêtre lumineuse mais vide de toute vue.

-Et pourquoi donc, mademoiselle ? Et si moi je voulais y être ?

-J'ai dis preum's.

-N'importe quoi !

Se chamaillant sur le lit, elles n'entendirent pas arriver Kreatur qui venait de revenir de ses courses. Il avait déposé ses affaires sur la table et regardait les deux filles se chahuter sur le lit sans esquisser la moindre émotion. Hermione le vit alors et s'arrêta soudainement. Elle le fixa du regard elle aussi, et Pansy fit de même. Quelques secondes passèrent sans un mot, puis d'un coup, sa figure exprima un profond dégoût, et il quitta enfin la pièce.

-Bon, sympathique comme tout, c'est agréable de se sentir à l'aise... dit Hermione.

-Il va falloir trouver une solution pour lui, et rapidement. Sans se disputer cette fois-ci.

-Je suis d'accord.

Les deux filles descendirent rejoindre Kreatur dans la cuisine et se décidèrent à cuisiner. Elles ne voulaient plus compter sur ce dernier, et celui-ci n'avait surtout pas envie de leur obéir. Alors qu'elle épluchait deux carottes, Pansy jeta un regard amusé à Hermione qui peinait pour trouver comment allumer un feu sans utiliser de magie.

Pansy savait alors que cet été allait être le plus beau de toute sa vie.

Fin du chapitre


Chapitre très court, je vous avais prévenu. Mais il me fallait une petite base pour continuer, et je ne voulais pas mettre ça dans le précédent. Donc petite pause, va t-on dire. On se revoit la semaine prochaine. N'oubliez pas de poser une petite review si vous le pouvez. C'est juste en dessous.

PS : pas trop de temps en ce moment et la relecture me prend un temps fou que je n'ai plus. Si l'une ou l'un d'entre vous souhaite jouer les bêta-readeuse ou readeur, ça serait cool.