Note : Bonne lecture.


LE CHEMIN DE TRAVERSE

Pour les deux filles, cette soirée était la dernière qu'elles passaient seules dans la grande maison de Harry. Depuis un mois qu'elles étaient là, cette grande demeure, auparavant triste et froide, était devenue au fil du temps un endroit agréable, et aménagé de manière coquette à la manière des deux jeunes filles, presque adultes.

Ne vivant bien sur jamais vraiment seules, elles avaient la visite régulière de leurs amis, mais aussi des quelques adultes qui venaient vérifier de temps en temps si tout se passait bien, et si la maison n'avait pas brûlée. Mrs Weasley, notamment, passait tous les trois jours avec les mains remplies de plats en tout genre, pensant semblait-il, qu'aucune des deux jeunes filles ne savaient cuisiner.

C'était vrai pour Pansy, qui vivant dans le confort relatif de ses parents toute sa vie, n'avait pas appris à faire grande chose de ses dix doigts. Mais Hermione, elle, savait tout de même se débrouiller, et c'est elle qui avait fait tenir une partie de la maison debout.

Bien sur, elles auraient pu demander à Kreatur de les aider, mais sans jamais pouvoir s'en débarrasser, celui-ci refusait tout autant de les aider. Il se contentait de grogner, souffler bruyamment dès qu'elles se reposaient, et d'entasser dans son antre tous les objets qu'il estimait trop précieux pour être touchés par une sang-de-bourbe. Finalement les filles réussirent à l'ignorer, et n'y firent plus vraiment attention. Il devint un meuble comme un autre, seulement un peu pus bruyant et plaintif.

En ce jour déclinant de fin d'août, nos deux sorcières avaient décidé de tout ranger et de laisser la maison en état pour Harry. Elles avaient donc passé la soirée à retrouver toutes leurs affaires, et à les faire tenir dans une dizaine de grosses valises solides qui ne tenaient que par magie. Dès le lendemain, ces valises allaient s'envoler pour Poudlard, et elles aussi.

Mais avant cela, elles avaient rendez-vous avec les garçons à Londres, au Chemin de Traverse, pour faire quelques achats avant la rentrée.

La nuit fut calme. Trop fatiguée, elles s'étaient écroulé tôt dans la soirée, sur leur grand lit, et n'avaient été réveillé que deux fois. Une première fois par Kreatur qui fouinait dans les meubles en faisant racler ses ongles de pieds crasseux au sol, et une deuxième fois par le réveil moldu d'Hermione qui leur indiquait qu'il était temps de se lever.

-Je déteste cette chose ! Je ne veux surtout pas le voir à Poudlard.

-C'est un réveil, Pansy, en quoi c'est différent des rideaux qui s'ouvrent par magie tous les matins à Poudlard ? C'est la même chose !

-Non, un rideau ça se met pas à faire un bruit horrible comme ça, et puis comment font-ils, ces moldus, pour créer un truc qui sait exactement à quelle heure te casser les oreilles ? Leur technologie est bien plus effrayante que notre magie. Au moins la magie, c'est naturel.

Hermione n'aimait pas ces petites piques contre les moldus de la part de son amoureuse. Heureusement, elles disparaissaient de plus en plus, mais Pansy trouvait toujours une manière de montrer que l'univers Moldu était trop étrange pour elle, presque effrayant, ou même contre-nature. Ces remarques avaient le don d'énerver Hermione.

Elle n'en fit rien ce matin là, et laissa la remarque de Pansy sur le compte de l'heure matinale. Elle savait que cette dernière n'était pas vraiment une lève-tôt.

-Les valises sont prêtes, et Harry doit arriver dans une trentaine de minute. Ça nous laisse assez de temps pour tout finir. Va prendre ta douche. Je la prendrais ensuite, mais on doit gagner du temps, donc je vais ranger la chambre.

-Et si on la prenait ensemble, ça fait longtemps ! Demanda Pansy avait un sourire coquin.

Hermione ne répondit pas, et se concentra sur ses affaires. Pas le temps pour les câlins ce matin, où elles allaient être en retard. Pansy s'approcha pourtant d'elle et l'empêcha de passer par la porte.

-Alors ? Une petite douche commune ?

-Non, Pansy, on a pas le temps !

-Au contraire, ça nous en faire gagner !

Hermione tenta de passer, mais Pansy restait ferme et bien ancrée dans le passage. Hermione abdiqua quand Pansy se pencha pour l'embrasser dans le cou.

-Bon d'accord, mais rapidement. Et juste une douche, c'est clair ? Pas plus !

-Pas plus !

Elles prirent toutes les deux leurs affaires et filèrent vers la salle de bain.

Une trentaine de minute plus tard, la porte de l'entrée laissa échapper un toc-toc fort et virulent. Hermione, paniquée, arriva en courant, les cheveux encore dans une serviette, elle laissa entrer Harry et Ron, qui paraissait de bonne humeur.

-Alors, contente de retourner à Poudlard, commença Ron en criant pour se faire entendre à travers les cris du tableau de Mrs Black qui proférait une énième fois des flots d'injures. Mais, vous n'êtes pas prêtes ? Je croyais qu'on devait partir à huit heures trente !

-Oh ça va Ron, on a été retardée.

Pansy passa aussi dans l'entrée pour accueillir les deux garçons. Elle était habillée et prête, et conduisit les deux compères dans la cuisine à l'étage où elle leur offrit un café. Ron avait apporté quelques douceurs de la part de Mrs Weasley. Pansy en avala quelques uns, en laissant à Hermione qui était partie se changer.

-Tu as lu les nouvelles, Pansy ? Demanda Harry en pointant une gazette des sorciers à l'autre bout de la grande table.

-Non, mais Hermione m'a dit ce qu'il se passait. Ces pauvres gens, c'est horrible. On dit qu'il ose se montrer, ça y est ?

-Oui, répondit Ron, mais nous aussi on va oser si ça continue, pas vrai Harry ?

-Exact, dit-il, Ça empire de plus en plus cette histoire. Cet été est terrible. Si ça continue, on quitte Poudlard avec Ron.

-Comment ça ? Vous pouvez pas ! Hermione vous tuerait !

-On s'en fout, on va pas se laisser faire. Si on doit quitter l'école pour aider l'ordre du Phénix on le fera. J'en ai parlé à Remus. Il m'a dit de rester à l'école, mais m'a prévenu qu'ils auraient peut-être besoin d'aide plus tard dans l'année.

-Surtout si ça continue, ajouta Ron, ils n'auront plus personne pour le combattre.

Pansy secoua la tête de manière attristée. Elle pensa à ses parents. Malgré ses nombreuses disputes, elle espérait qu'ils allaient bien, et qu'ils avaient résisté à l'attrait de Voldemort. Elle savait qu'ils ne voulaient pas les rejoindre, et Pansy espérait maintenant que ses parents allaient pouvoir survivre à tout ça sans se mettre du mauvais côté.

Hermione arriva quelques minutes plus tard, fin prête. Ils décidèrent de partir en utilisant la grande cheminée du salon. Chacun leur tour, ils jetèrent une petite poignée de poudre que Mrs Weasley avait confié à Ron, et chacun leur tour, ils disparurent dans une longue flamme émeraude.

Arrivés au chemin de Traverse, ils décidèrent de séparer quelques temps pour acheter rapidement les fournitures nécessaires. Puis deux heures plus tard, ils se retrouvèrent chez Florian Fortarôme pour s'asseoir autour d'un bon chocolat chaud. Ils rejoindraient bientôt leurs parents au Chaudron Baveur pour un repas avant de partir pour leur dernière année à Poudlard.

-Notre dernière année, vous vous en rendez compte ? Demanda Harry alors qu'il tendait quelques gallions au fameux Mr Fortarôme.

-La dernière, en effet, et la plus importante, surtout avec les ASPICs ! Ajouta Hermione. Harry et Ron, il va falloir travailler bien plus que l'année dernière cette fois ci. C'est pas un petit examen !

Ron et Harry se lancèrent un regard gêné. Ils n'avaient pas encore évoqué leur projet à leur amie, et Pansy, qui était dans la confidence, se sentait aussi mal. Elle avait l'impression de trahir Hermione et de lui cacher quelque chose. Et elle n'aimait pas ça. La dernière fois qu'elle lui avait caché quelque chose, ça avait très mal fini.

-Moi je vais prendre aussi un Muffin aux myrtilles, s'il vous plaît, demanda Pansy en tendant quelques pièces.

-Tout es déjà payé, mademoiselle, répondit l'homme bien habillé.

-Oh, très bien. Merci Harry, continua t-elle en se tournant vers le jeune homme rougissant.

La conversation se poursuivit et quelques minutes plus tard l'homme apporta un gros plateau couvert des commandes qui ne tenaient que par magie. Le fameux serveur, aussi propriétaire de ce coin aimé de tous sorciers était habillé de manière un peu décalée. Il rappelait les confiseurs dessinés sur les boites de confiseries qui dataient des années folles. Il avait une chemise rayée bleue dont le col dur entouré d'un nœud papillon rouge lui enserrait le cou. Une paire de bretelle de la même couleur retenait un pantalon très large qui cachait presque des chaussures en cuir blanc. Enfin, un chapeau type canotier laissait malgré tout apercevoir des cheveux gominés qui retombaient derrière ses oreilles. Pour finir le tout, un sourire permanent sur son visage âgé et parcheminé invitait les clients à venir s'installer dans son petit établissement désormais reconnu. Malgré son allure de cliché ambulant, c'était un homme d'une politesse exemplaire et toujours agréable. Il connaissait bien Harry depuis la troisième année et lui offrait toujours quelques gourmandises.

-C'est pour ça que l'Ordre du Phénix doit absolument retrouver ce type. Il sait plein de choses sur Voldemort, chuchotait Harry à ses amis alors que l'homme se retirait avec un plateau vide.

-Avec autant de personnes à ses fesses, il a plutôt intérêt à bien se planquer, ajouta Ron qui venait de se faire une belle moustache de mousse de lait.

-Et Dumbledore, il en pense quoi ? Demanda Hermione.

-Je ne sais pas, il n'est pas venu au Terrier pendant les vacances. Remus m'a dit qu'on ne le voyait presque plus. Lui et Snape sont tous les deux en permanence à Poudlard, d'après Remus. Ils ne se parlent plus que tous les deux.

-J'aime pas ça, je ne sais pas ce que Snape et lui font, mais ça ne peut pas être bon signe, ajouta Hermione.

-Surtout que ce misérable Snape n'est pas digne de confiance, on le sait très bien qu'il était Mangemort avant, et Sirius nous a bien dit qu'il allait encore les rejoindre pour les espionner.

-Mais si Dumbledore lui fait confiance, on devait aussi non ? Tenta d'ajouter Pansy qui restait loin de la conversation.

-Dumbledore peut se tromper. On connaît bien Snape, il est sournois.

-Je crois bien le connaître aussi, et je ne le vois pas comme ça.

-C'est parce que tu es une serpentard, mais crois-nous, on sait ce qui se cache dans sa tête, ajouta Ron.

-Je suis une quoi, s'énerva Pansy.

-C'est pas ce que je voulais dire.

-C'est exactement ce que tu voulais dire Ron. Je suis plus une serpentard, tu le sais très bien ! Ne dis plus jamais ça ! Tu sais très bien ce qu'ils ont fait, et tu sais très bien pourquoi je les ai quitté. Ne dis plus jamais ça !

-C'est bon, Pansy, ce que je voulais dire c'est que...

-Je sais très bien ce que tu voulais dire. Tu voulais dire que passant presque six ans chez les Serpentard j'avais idéalisé Snape, et tout ça ? C'est pas vrai, mais je te rappelle quelque chose. Quand je ne pouvais pas poser un pied dans mon propre dortoir et dans ma propre Salle Commune parce que Draco avait tourné tout le monde contre moi, c'est Snape qui m'a aidé et qui m'a accueilli chez lui. A ce moment là, il a fait bien plus que tous les Gryffondors.

-Je sais, excuse moi...

-Et contrairement à ce que tu crois, Ron, tout n'est pas noir ou blanc. Dois-je te rappeler la manière dont les cinquièmes années de Gryffondors ont réagit quand je suis arrivée ? Les saloperies dans mon sac, mes affaires disparues, et les moqueries ?

-On a tout fait pour toi, avec Harry ! Les Gryffondors ont tout fait pour t'accueillir, c'est pas de leur faute s'ils t'ont vu agir comme une conne et une peste pendant cinq ans.

-Quoi ?

Pansy furieuse d'un coup et quitta précipitamment la salle.

-Bravo Ron ! Hurla Hermione qui se dépêcha de partir rejoindre Pansy.

Ron se tourna vers Harry qui fronçait les sourcils.

-Tu peux pas la fermer de temps en temps Ron ? Tu sais très bien que c'est un sujet délicat.

-Attend, toi aussi t'es d'accord. Elle arrive de nul part en milieu d'année, nous saute dessus, d'un coup elle est partout, on la fait rentrer à Gryffondor, ce qui est une première de l'histoire de Poudlard, ou presque, et elle n'est même pas capable de faire preuve d'un peu de gratitude. Je trouve qu'il ne faut pas trop exagérer. Qui était chez elle cet été pour la chercher ? Moi !

-Elle fait preuve de gratitude, mais tu sais qu'elle est un peu... Enfin, tu sais qu'elle a du mal à...

-Ouais, je sais surtout qu'elle est incapable de se comporter normalement. Elle est toujours dans l'excès. Et tu as vu ce qu'elle fait d'Hermione ? Qui était calme et posée avant de la rencontrer ? Même Hermione devient une excitée comme elle.

-Tais-toi Ron, tu dis n'importe quoi...

-Peut être que je m'énerve un peu, mais dès fois elle me sort par les yeux, je te jure.

-Tu devrais t'excuser.

-Pas maintenant. J'ai un chocolat chaud à terminer et un Muffin à avaler. Et si elles ne reviennent pas dans dix minutes, je mange aussi le leur.

Les deux filles ne revinrent pas dans les dix minutes, et restèrent presque une heure seules avant d'aller rejoindre les parents de Ron et d'Hermione au Chaudron Baveur. Mrs Weasley qui se croyait toujours un peu coupable d'avoir mis à la porte Pansy et Hermione cet été passait son temps à les resservir de tous les plats, et à répéter à Mrs Granger à quel point sa fille était bien élevée et quelqu'un de fréquentable. Elle les suivait partout et ne cessait d'être au petits soins pendant presque tout le repas. Pansy et Ron refusaient de se parler, et ni ni l'autre ne souhaitait s'excuser, au plus grand malheur d'Hermione et Harry qui commençaient doucement à en avoir marre. Quant aux parents Granger, ils furent ravis de parler un peu avec Pansy.

Malheureusement, l'ambiance sympathique au Chaudron Baveur fut bientôt interrompue quand un vacarme sourd retentit, venant du Chemin de Traverse. Une explosion soudaine fit hurler une partie de l'auberge, et de nombreuses personnes se levèrent d'un coup, tenant leur baguette serrée dans la main.

Tom, le barman, sortit horrifié de l'arrière du bar, les yeux écarquillé par la peur.

-Des... Des Mangemorts ! Ici ! Dans le Chemin de Traverse. Ils attaquent. Fuyez.

La panique fut totale alors qu'une autre explosion se fit entendre, plus proche et plus forte. Les sorciers présents dans le bar se mirent à fuir, soit en se transplanant, soit en filant par la porte qui donnait dans la rue occupée de Londres.

Mrs Weasley réagit de manière rapide. Elle prit avec elle les parents de Hermione et fila vers les étages. Dans les escaliers, elle se retourna vers les autres :

-J'emmène Mr et Mrs Granger à l'abri au Terrier ! Cachez-vous ! N'y allez pas !

Mais elle savait qu'aucun n'allait lui obéir. Mr Weasley avait déjà sa baguette dans la main, et accompagné de son fils et de Harry, ils foncèrent vers l'arrière du bar, qui donnait sur le Chemin de Traverse. Hermione, Pansy et Ginny firent de même, mais furent interrompu par des cris venant de l'entrée Moldue.

Une petite sorcière âgée s'effondra en arrière sous leurs yeux, balayée par un sort puissant. Dans l'entrée de la pièce se tenait deux hommes encapuchonnés et vêtus tout de noir. Les quelques sorciers qui restaient dans le bar crièrent en se cachant sous les tables. Les trois filles, elles, lancèrent aussitôt leur sort. L'un des deux Mangemorts n'eut pas le temps de réagir et s'effondra sur le coup, mais le deuxième était plus rapide. Un trait violet frôla Pansy, lui brûlant l'épaule. Ginny se précipita sur elle en la protégeant d'un « protego ».

-Ginny, cache toi !

Hermione répliqua mais ne toucha pas le sorcier qui s'était réfugié derrière une colonne. Il continuait à lancer des sorts dans la direction des deux filles qui se cachaient désormais derrière une table retournée. Hermione, isolée de l'autre côté de la pièce, continuait d'envoyer tous les sorts qu'elle connaissait. Lassé de la contrecarrer, l'imposant Mangemort se retourna vers elle et lança un terrible « sectumsempra ». Dans l'horreur du drame, et dans la confusion des cris qui résonnait dans la pièce, Pansy, cachée derrière sa table, cru reconnaître la voix de son professeur de potion. Elle n'y fit pas attention, et se précipita en dehors de sa cachette. D'un sort puissant elle envoya l'homme contre le mur dans un nuage de poussière. Ce dernier au sol eut à peine le temps de transplaner qu'un autre sort frappa là où il se tenait quelques millièmes de seconde plus tôt.

Pansy se précipita sur Hermione alors que le calme revenait dans la pièce. Ginny et la jeune Parkinson se tenait sur une Hermione gémissante, allongée dans une flaque de sang. Elles ne savaient pas quoi faire, et Pansy, dans l'urgence de la situation se décida à se transplaner à St Mangouste. Elle savait que c'était risqué, mais devait le faire.

-J'y vais, Ginny, je vais à Saint Mangouste, dis à ton père de nous retrouver là bas.

Dans un pop retentissant, elle laissa derrière elle une mèche de cheveux. Désormais seule, Ginny se précipita vers le Chemin de Traverse pour retrouver son père. Le spectacle qu'elle vit la désolait. L'allée agréable n'était plus qu'un champ de ruines. Des morceaux de briques et de bois jonchaient le sol dans une poussière épaisse. Elle trouva aussitôt Ron qui sortait d'une boutique cassée.

-Ginny ! Ça va ?

-Oui, mais toi ? Qu'est ce qui se passe ?

-Ils étaient quatre. Ils ont attaqué les passants et surtout les familles avec les enfants. J'ai réussi à en bloquer un, mais les autres sont partis.

Harry arriva en courant vers eux, accompagné par Mr Weasley.

-Ginny, se précipita son père. Ginny ! Ça va ma chérie ? Tu n'as rien ?

-Non, non, Papa, mais ils ont attaqué le Chaudron Baveur. Ils ont eu Hermione. Pansy s'est transplané à St Mangouste, tu dois les rejoindre !

-J'y vais tout de suite. Préviens ta mère. Elle doit nous y rejoindre, dit-il juste avant de transplaner.

Harry regardait Ginny d'un air affolé. Ron, couvert de poussière et le nez en sang ne paraissait pas comprendre tout ce qui se passait, il avait le regard lointain et fuyant.

-Harry, dit-il doucement. Harry...

-Oui Ron, qu'est ce qu'il y a ?

Les larmes sales glissaient sur le visage poussiéreux de Ron.

-Ils ont tué Florian Fortârome.

Fin du chapitre.


A bientôt pour le dernier chapitre.