Inséparables.
Le fin fond de la dévotion.
Auteur : Angelscythe.
Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori, deathfic.
Couple : Nouveau couple, nouveau frais ! Akusai bien présent même si peu de contact. Le Xemsai (ou Xehasai ?) Xehanort insiste sur ce point ! Du DilanXKairi et du… LauriamXRelena(alors ?) avec la base d'Akuroku ^^
Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Kansan qui est plus à Mikukearu qu'à moi et Mey et Hyolith qui sont à moi ^^
Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)
Note 2 : Le début de ce volet, ainsi que sa trame, a été créé avant que je ne lise le synopsis de KH3.
Note 3 : / ! \ Présence de contenu violent.
Chapitre 60 : Craqueler.
Il hurlait dans la cave, bougeant, essayant de se défaire des chaînes qui le maintenaient contre la pierre dans une ambiance sinistre. Il n'y avait aucune lumière, il entendit de l'eau tombé, les canalisations faire du bruit, la chaudière s'allumer et s'éteindre.
C'était une ambiance on ne peut plus dérangeante et il n'avait pas osé essayer de se reposer, inquiéter par le bruit autour de lui. Il était persuadé que des animaux bougeaient.
Ca devait bien faire vingt-quatre heure que Braig l'avait abandonné ici. Il s'était mis à pleurer. Pourquoi est-ce qu'on l'avait arraché à un confort ou tout le monde l'aimait, même s'ils disaient le contraire, pour le mettre ici. Il avait peur. Il ne comprenait pas pourquoi on lui faisait tout ce mal. Par jalousie, probablement.
La lumière apparut enfin. Le blond vénitien gémit et il regarda vers cette source de clarté, persuadé qu'on allait le délivrer.
Les lampes s'allumèrent et les marches se mirent à grincer. En quelques secondes, seulement, deux formes étaient proches de lui. Le numéro treize se redressa et fixa ses deux bourreaux en gémissant.
- Je… Je sais que je suis génial mais… pitié… ne me violer pas. Gémit Roxas.
- Je ne veux pas attraper de maladies sexuellement transmissibles.
- Et moi j'ai une limite à l'indécence et à la folie. Enchaîna Braig.
- Pou… Pourquoi… laissez-moi je… je ferais tout ce que vous voulez, je…
- C'est trop tard. Tu as fait trop de mal à mon Lea. La preuve en est… il n'en a rien eu à faire qu'on t'extraie de Sora… ça l'a même arrangé.
- Lea ? Je sais même pas qui c'est !
- Tu es pathétique. Murmura Braig.
Saïx s'approcha de lui et il se mit accroupi. Il le prit à la gorge et il serra légèrement dessus, le forçant à se tordre le cou pour le regarder. Les joues de Roxas étaient inondées de larmes.
Le bleu pouvait voir à quel point Gepetto avait fait un bon travail. Il avait vraiment l'impression d'être face à Roxas. Ca lui faisait du bien, enfin pouvoir le faire souffrir. Enfin lui faire comprendre qu'il n'avait sa place qu'à un endroit : le cimetière.
- Laisse…
- Jamais. Je compte bien te faire payer tout ce que tu as fait à Lea.
- Lea… c'est… Axel… il ne t'ai… me pas…
Le bleu resserra sa main sur sa gorge. Hier, avant même de comprendre ce qu'il se passait, les hormones les avaient poussés à s'abandonner l'un à l'autre. Pendant le temps de cette étreinte sensuelle, il avait tout oublié, ne retrouvant que l'amour et la tendresse de celui qu'il aimait.
Ca s'était arrêté bien trop vite et quand Lea avait enfin accepté de le laisser partir, non sans avoir même essayé de le traîner de forcer au château, il avait dû retrouver Xehanort. Il s'était sentit d'autant plus ignoble d'accepter les baisers et les caresses de son supérieur après celles de Lea.
Il se détestait. Il savait que ça ne servait à rien mais il voulait faire sortir cette hargne en ôtant enfin la vie de Roxas. Il voulait qu'il lui serve pour une fois. Que comme la tendresse et la douleur, tous ses soucis s'annihilent un instant.
Mais il y avait bien une chose dont Saïx était sûr. Plus jamais il ne douterait de cela, lui semblait-il : l'amour de Lea. Les mots susurrer à ses oreilles étaient réels, il en était persuadé.
- Tu n'es pas en position de force.
Le blond vénitien grogna avant de cracher au visage du bleu. Ce dernier se figea une seconde avant de resserrer sa main sur la gorge de Roxas. Ce dernier gémit alors que Braig fouillait ses poches.
Il en sortit un tissu qu'il tendit à Saïx. Ce dernier le prit de sa main libre et il s'essuya le visage alors qu'il resserrait encore sa poigne.
- Au moins, il souffre, ça marche. Sourit Braig.
- Ma… la… de…
Le bleu le relâcha et se redressa. Il laissa tomber le tissu sur le sol après un regard avec son meilleur ami. Au vu de son expression un brin écœuré, il se l'était permis.
Le commandant en second abattit son pied sur la main de Roxas qui se mit à crier. Le devin lunaire le fixa froidement.
Braig tendit les mains et il prit l'ancien numéro sept par les épaules.
- Essaie de te calmer quand même… je voudrais pas que tu te fasses du mal.
- Il a ruiné ma vie.
Les mains de Braig se serrèrent sur ses épaules.
- Il a fait souffrir Lea… Pourquoi ?
Roxas gémit et bougea les doigts.
- Pourquoi tu lui as fait tout ça ?!
- Pour te faire… souffrir.
- Il t'avait toujours vu comme au moins un ami ! Il tenait à toi ! Pourquoi lui avait détruit le cœur ?
- Détruire son cœur ? Nous n'en avions pas… je pouvais rien détruire… jouer avec ses sentiments n'était pas important.
La bouche de Saïx s'assécha et il serra les poings, la colère prenant place dans tout son corps.
- J'étais là… et il a agi comme… un connard. Ne parlant que de toi ! Alors que j'étais là… moi ! Il ne me méritait pas ! Personne ne me mérite !
- Personne ne mérite de devoir te supporter surtout ! Tu te rends compte de ce que tu es ?! Tu disais aimer « Xion » mais tu t'affichais avec Axel… tu n'en avais rien à faire de ses sentiments. Tu… tu ne mérites pas que quelqu'un comme Lea t'accorde de son temps. Ta mort sera un soulagement pour tout le monde…
- Je ne mourrais pas… car je ne vis que pour te prendre tout ce que tu as de plus cher. (1)
- Dans ce cas… ta vie s'achève ici. Félicitations.
Roxas s'esclaffa.
- Tu entends ça… Xigbar ? Il en a rien à faire de… toi !
Le nommé envoya son genou dans le visage de Roxas. On put l'entendre craquer alors que le blond vénitien gémissait de douleur.
- Désolé… il m'énerve.
Le bleu secoua la tête en regardant le bicolore. Ce dernier lui sourit.
- Je sais bien que tu m'aimes.
- Tu… ez-moi… je supporte pas… les… niais…
Le borgne prit Saïx dans ses bras et il sourit de toutes ses dents alors qu'il l'étouffait presque.
- Je suis tellement content d'être ton meilleur ami. D'être tout pour toi. Minauda le manipulateur d'espace.
Le bleu se retint difficilement de rire alors que son meilleur ami continuait de surjouer sans aucune honte. Néanmoins, il s'arrêta après deux minutes.
- Ca ne me plait pas trop que tu te tâches la mains de sang aussi vite, mais tu en finis ?
- Oui… ça ne dureras plus longtemps. Ma liste de victime ne devrait pas dépasser sept, en comptant cette fée… Lea veut tuer pour moi et je ne peux pas lui refuser… j'en suis incapable.
Il était tout simplement incapable de dire non au roux. Et pas seulement parce qu'il avait l'impression d'avoir détruit la vie entière de celui qu'il aimait. Ou peut-être que ce n'était pas une impression...
Xehanort n'avait-il pas dit qu'il avait usé de Lea pour l'avoir. Leur rencontre en elle-même avait détruit la vie de celui qu'il aimait.
Roxas, lui, éclata de rire. Cette fois, ce fut Saïx qui lui envoya son pied dans le visage. N'étant fait que de bois, il ne saigna pas mais on entendit encore son corps craquer.
Le commandant en second se fit les poches. Il en sortit un canif. Le bleu s'approcha de sa victime et il le força à se lever, le faisant gémir. Braig eut un léger sourire alors que Saïx callait le bras de Roxas avec le sien.
La lame s'approcha des doigts, qui donnaient l'impression d'être réel, du pantin. Ce dernier se mit à gémir et à se débattre.
- Lâche-moi… je t'en prie. Je ferais tout ce que tu veux.
- Je veux que tu crèves, pas de chance. Répondit le bleu en coupant un doigt.
Le blond vénitien gémit de douleur en se remettant à pleurer. Sans aucune considération pour lui, Saïx se mit à couper une phalange après l'autre de la main droite. Roxas se débattait, essayant de s'extraire des chaînes mais il ne faisait que se faire mal.
Le fer contre le bois dégageait une odeur dérangeante alors que le porteur de Keyblade détruisait les oreilles du commandant en second. Celui-là même qui était dans un état second. Il regardait les bouts de bois tomber au sol avec un sourire sadique.
Tout à coup, il relâcha Roxas qui tomba sur le sol, gémissant d'autant plus. Il hoquetait, haletait. Son corps tremblait et seul des sanglots sortaient de ses lèvres de bois.
- Tu t'amuses ?
- Oui.
- Tu es effrayant, tu le sais ça ?
- J'espère bien. Répondit le commandant en second.
Il s'approcha d'une boîte déposée près de Roxas et il la fit tombée. Elle s'ouvrit et se rependit sur le blond vénitien. Des petites créatures blanches se mirent à se mouvoir, à mordre, à gratter.
- Oh oups… Ah mais suis-je bête, tu n'as pas de cœur, alors tu ne peux pas souffrir. Puis tu n'as pas vraiment un corps alors tu n'as pas mal. Souffla le bleu en s'accroupissant pour le voir correctement.
Il prenait un malin plaisir à se rassasier de sa douleur. Pour toutes les fois où il avait dû faire mal à Axel. Pour toutes celles où il n'avait pas été là. Pour tous les sacrifices que l'être aimé avait fait.
Roxas se mit à hurler de plus en plus fort. Le bleu grogna pour la forme alors que Braig lançait un regard vers la porte, espérant que Hyolith n'entendrait pas.
- En… enculé ! Fils de… Essaya de s'écrier le blond vénitien qui n'était plus que souffrance.
- Halète-moi, articule plus.
- T… Tu… t'es… ja… loux…
- La douleur te fait visiblement délirer. Répliqua Saïx.
- Tu… tu voudrais avoir… avoir ma… ma vie…
Le bleu le fixa et il se retint d'éclater de rire.
- Ta personnalité, non. Ta vie… vu comme elle est rose, ce serait pas de refus.
Roxas éclata de rire, essayant de dire qu'il « le savait ». Il dut rapidement se taire à cause de la douleur, le rire passant aux cris. Le devin lunaire se disait que, une fois encore, le blond vénitien était juste trop stupide pour pouvoir comprendre.
C'était pourtant simple.
Saïx fixa le pantin avant de jeter une boule de feu dessus. Il s'éloigna de deux pas alors que Roxas hurlait toujours plus. Son corps craquait, dégageait une odeur nauséabonde.
Les yeux du bleu ne lâchaient plus le blond vénitien, le regardant rendre son dernier soupir. Il était en train d'être détruit par le feu. Par l'élément de la personne à qui il avait fait le plus de mal.
Lui ne comptait pas. Ses sentiments n'avaient jamais compté. Même en cet instant où il sentait la souffrance d'être loin de Lea, où il sentait son cœur craqué. Son cœur se fendillait un peu plus à chaque seconde loin de celui qu'il aimait. L'avoir revu, avoir couché avec lui à nouveau ne l'aidait pas du tout.
De plus, ça le dégoûtait mais sans cette haine pour Roxas, il ne lui restait qu'une seule chose : son asservissement envers Xehanort.
Il se sentait craquer. Il passa ses mains sur ses joues, ayant l'impression qu'il allait pleurer la fois de soulagement et de désespoir. Mais rien. Il avait usé son stock de sentiment.
- Saïx ! Appela une voix.
Le bleu tourna la tête vers les escaliers. Roxas n'hurlait plus. Seul le bois craquait encore.
Braig prit son meilleur ami dans ses bras et lui dit qu'il s'occupait de tout ranger. Le devin lunaire le remercia à voix basse avant de monter les escaliers qui craquèrent sous ses pas.
Il rejoignit alors Xehanort qui soupira avant de venir près de lui.
- Peux-tu arrêter de tuer mes hommes ?
- C'était des femmes.
L'argenté lui prit le visage dans les mains et le força à le regarder.
- Je ne plaisante pas.
- Elles ont fait du mal à Demyx. Je tuerais quiconque lui en a fait.
Le supérieur fronça les sourcils. Il voulut ouvrir la bouche mais avant qu'il n'ait pu, les épaules de Saïx se relâchèrent.
- Sauf toi.
Il aurait voulu mais l'idée même n'arrivait pas à vivre dans sa tête. L'argenté caressa ses joues avant de l'embrasser doucement.
- Laisse mes hommes tranquilles. Souffla-t-il contre ses lèvres.
- Tu en as mis du temps pour le remarquer…
- J'étais occupé… je le suis encore. Je retourne dans notre chambre. Nettoie tout quand tu auras fini de jouer avec Roxas puis vient me rejoindre.
- Pourquoi ?
- J'ai envie de te voir.
Le bleu se tendit mais hocha la tête. L'argenté l'embrassa encore avant de s'éloigner. Le devin lunaire le regarda monter les escaliers. Soudainement, il se mit à rire. Son rire était étrange. Mélange de celui d'un fou et de nervosité.
Il resta là, à rire sans aucune logique, comme un être défectueux, jusqu'à ce que Braig ne le rejoigne et s'occupe de lui, le calme et réussisse à lui faire faire le vide. Mais ça ne marcha qu'un temps car le soir même, après avoir supporté la tendresse de Xehanort à laquelle il s'habituait, ce qui le dégoûtait d'autant plus, le sang coula.
(1) Inspirer d'une phrase de Bioshock 2
