Bonjour à tous,

Voici le chapitre suivant. On avance encore un peu dans la découverte de qui est Bella… Merci pour vos mises en alerte et vos reviews.

Je tiens à rappeler que cette fiction est RATED M et que ce n'est pas pour faire joli… J'y fais mention de situations particulières en des termes assez équivoques qui ne sont pas destinés aux plus jeunes. Donc, les -18 ans peuvent passer leur chemin.

Bonne lecture.

(_¸.•°´'`°¤,¸.•*´`*•.¸,¤°´'`°•.¸_)

Chapitre 5

POV Edward

Il m'était plus que facile de passer du temps avec Bella. J'étais rapidement tombé sous le charme de cette humaine si fragile. J'avais mis peu de temps à comprendre les propos d'Alice. Avant son accident, elle cachait qui elle était pour se préserver. A cause de son amnésie, sa vie était plus simple, dénuée de peur.

Elle avait un esprit vif et un sens de l'humour très développé. Je n'avais toujours rien entendu, son esprit restait silencieux face à moi. Je pense que c'est cet état de fait qui m'avait obligé à agir différemment avec elle. J'étais devenu accro à sa vision des choses et j'aimais philosopher avec elle sur des sujets divers et complexes. Tout était simple pour elle.

De plus, son odeur m'intoxiquait. Carlisle avançait la théorie qu'elle était ma cantante. Il m'avait expliqué qu'il n'y avait pas beaucoup de choix possible dans l'évolution de notre relation. Soit je la tuais, soit je résistais assez et la transformais.

Il était hors de question qu'un de ces choix devienne une réalité. J'optais pour un choix, celui de la laisser vivre sa vie et de rester ami avec elle autant que faire se peut. J'éprouvais le besoin viscéral de la protéger, y compris de mon espèce.

Alice avait eu une vision à propos de Bella et moi mais faisait tout son possible pour ne pas y penser en ma présence. Enfin, dire que ma sœur voyait Bella était un demi-mensonge car elle ne voyait qu'une ombre.

Depuis que j'avais rencontré Bella, j'avais arrêté d'aller chasser loin. Je me contentais de petites proies pour rester à proximité. Je me persuadais qu'il fallait rester tout près, des fois qu'elle ait besoin de moi. Elle m'avait expliqué que ses souvenirs revenaient souvent durant son sommeil et qu'ils étaient souvent violents.

Je lui avais donné mon numéro afin qu'elle puisse me joindre dès qu'elle le souhaitait mais elle ne l'avait pas encore fait malgré les mois qui défilaient. Certes, elle répondait à mes appels et texto mais n'osait pas me déranger.

Régulièrement, je l'entendais gémir et pleurer dans son sommeil. Carlisle pensait qu'elle avait accès à ses souvenirs par flash durant ses périodes de rêves. Occasionnellement, je l'entendais crier et se réveiller. Cette nuit ne fit pas exception à la règle. Elle hurla vers 4 heures du matin. Je sortis rapidement de ma chambre pour approcher du cottage.

Elle semblait paniquer et écrivait, comme souvent, son rêve. Elle était terrifiée et cherchait à s'occuper pour ne plus dormir. Elle but une tasse de son breuvage infâme avant de plonger dans sa baignoire. J'aperçus pour la première fois son dos et fus horrifié de découvrir d'énormes cicatrices entremêlées à un tatouage.

Une paire d'ailes sombres se déployait sur tout son dos et englobait sa taille. Les plumes noires ressemblaient à des griffes déchirant ses côtes. À croire que c'était le motif du tatouage qui avait causé ces cicatrices. Elle avait mis de la musique violente. Le chanteur vomissait les paroles pendant que les guitares hurlaient leurs accords.

Encore cette fois-ci, elle ne me contacta pas. Je réussis toutefois à me convaincre qu'elle ne l'avait pas fait car il était tôt. J'étais censé dormir... Avec un plaisir légèrement malsain, je l'observais en train de s'épiler avec beaucoup de minutie. Soudainement, je m'imaginais être cet appareil pour caresser sa peau douce.

Je me détournai rapidement pour lui laisser son intimité mais restai près d'elle. De ma cachette, je la regardai en train d'observer le jour se lever. Elle rit comme si cette nouvelle journée allait la sauver puis se dirigea vers son dressing pour se vêtir.

Elle enfila une tenue de sport puis sortit du cottage. Elle fixa le chemin d'un regard déterminé puis se dirigea vers la route nationale. Je la suivis discrètement et fus agréablement surpris de voir que malgré son agression, elle avait une très bonne condition physique.

Ses foulées s'allongèrent et la menèrent au pont marquant l'entrée de Forks. Étant en habits de ville, je préférai faire demi-tour pour récupérer ma voiture. Il aurait été malvenu qu'elle me voit à pied aussi loin de la maison. Je fis au plus vite pour avoir la chance de la raccompagner en voiture.

À mon arrivée, je ne fus même pas surpris de voir Alice devant la maison. Elle tenait les clés de ma voiture avec un grand sourire.

-Bonjour Edward !

-Bonjour Alice. Merci pour la voiture.

Elle me fit la bise avant de disparaître dans les bois. Je secouais la tête et montais rapidement dans la Volvo. En quelques instants, je rejoignis la grand' route qui menait à Forks. Il me fallait maintenant la retrouver. Comme je ne l'entendais pas, il fallait que je me concentre sur son odeur. Si seulement nous étions en pleine journée, j'aurais pu scanner les esprits pour la localiser.

Tout en humant doucement, je fus surpris de sentir l'odeur des loups. Habituellement, ils ne venaient pas en ville. Ils restaient à la réserve. Je cherchais la voix du loup et le trouvais facilement.

C'est bizarre. Que fait-elle toute seule dehors à cette heure-ci. Je n'ai pas l'impression qu'elle est d'ici.

-Tout va bien Mademoiselle ?

Elle a l'air bien foutue. J'aimerais bien la voir moins couverte. Je vais tenter de l'approcher. Je connais cette odeur... On dirait Isabella. Pourquoi serait-elle là ? Elle est à Seattle.

Merde, elle est partie. Faut que j'en aie le cœur net.

A travers les yeux du loup, je vis Bella se hâter de marcher pour s'échapper. Elle avait reconnu l'Indien. Comment se faisait-il qu'ils se connaissent. Elle habitait à Seattle ...

Il fallait que je la sorte de là. Je me rendis à la boulangerie à l'entrée de la ville puis sortis rapidement pour acheter quelques viennoiseries. J'avais trouvé l'excuse parfaite. Le timing était parfait car elle me percuta dès ma sortie du magasin. Elle bascula en arrière et je me hâtai de la rattraper pour lui éviter de se faire mal et pour préserver son anonymat.

-Bonjour ma Belle !

Elle me regarda rapidement et je pus lire dans ses yeux qu'elle était rassurée par ma présence. Elle se blottit contre moi en tremblant.

L'Indien s'était arrêté et grognait doucement en me regardant. Il avait compris qui j'étais et se demandait toujours qui était cette femme. Il ne le saurait jamais, car j'allais la protéger de ces abominations. Je grognais en réponse avant de reporter mon attention sur ma fragile humaine.

-J'étais venu chercher notre petit déj'. Je te ramène ?

Elle ne dit mot mais hocha doucement la tête. Je l'accompagnai à la voiture et l'aidai à s'installer avant de me diriger vers mon côté.

-Ne l'approche même pas si tu tiens à la vie !

J'avais parlé trop bas pour que Bella m'entende mais l'Indien avait très bien compris le message. Il me jeta un regard haineux. Je me recomposai un visage tendre avant de rentrer dans ma Volvo.

-Tout va bien ?

-Non... J'ai eu peur.

-Tu me raconteras tout ça une fois au cottage.

Je fis demi-tour sans douceur en veillant à ce que Bella ne soit pas exposée puis pris la direction de la maison. Ma passagère ne me regardait pas et fixait le paysage qui défilait. Elle tremblait et son corps était secoué par de puissants sanglots. J'arrêtai la voiture devant le cottage et sortis rapidement pour lui laisser quelques instants avant de lui ouvrir la porte.

-Ça va ?

Elle secoua la tête puis sortit de la voiture et rentra sans se retourner. Toutefois, elle laissa la porte ouverte telle une invitation pour moi. Je fermai la voiture et me dirigeai vers la cuisine pour poser les viennoiseries. Je pris le temps de faire du feu avant de m'asseoir près d'elle en lui tendant un mouchoir.

-Merci Edward.

-De rien. Tu veux me raconter ?

-Oui, j'en ai besoin. J'ai fait un cauchemar cette nuit.

-Oh, tu aurais dû m'appeler ! Je serais venu tout de suite.

-Je... tu... je ne voulais pas te réveiller.

-Eh... que t'ai-je déjà dit ? Les amis c'est fait pour ça, même durant la nuit !

-Promis la prochaine fois, je t'envoie un message.

-Merci. Bon alors quel est le rapport entre ton cauchemar et ta balade en ville ?

-Attends.

Elle se leva en chancelant et se dirigea vers sa chambre. Elle revint quelques instants après en tenant son carnet ouvert.

-Je ne suis pas encore prête à te faire lire les autres rêves mais celui de ce matin si. Lis.

J'étais heureux qu'elle se confie. Elle semblait si triste. Je respectai son souhait et ne tentais pas de lire les autres rêves en transparence et me concentrai sur la page.

•*´`*•

Rêve 15 Mars - 04h03

Je suis dans une vieille grange rouge. Je sens un goût de métal et de cambouis ou de graisse. Je dois être dans une ferme car il y a de la paille au sol et je sens l'odeur des déjections animales.

Je suis couchée, recroquevillée dans un coin et un lourd anneau en métal est accroché à ma cheville gauche. Je suis nue, j'ai froid et j'ai faim.

Soudainement la porte de la grange s'ouvre en grand et un homme apparait. Il est grand et musclé. De longs cheveux encadrent ses épaules et il avance rapidement vers moi.

-Tu n'auras pas du t'enfuir Isabella ! Tu m'appartiens.

Les yeux de mon geôlier sont noirs et je vois une de ses mains s'approcher et saisir mes cheveux. Il me tire derrière lui et s'arrête au milieu de la pièce. Il attache mes cheveux avec une corde puis me passe un anneau en métal aux poignets et aux chevilles.

Puis il attache de lourdes chaînes aux anneaux et actionne un levier. Je me retrouve suspendue, les membres écartés. La corde qui maintient mes cheveux est balancée au-dessus d'une poutre et l'extrémité est récupérée pour être fixée à un anneau au sol. Je sens mon corps étiré au maximum et mon cuir chevelu souffrir de cette torture.

-Tu aurais mieux fait de t'abstenir Isabella. Je t'avais prévenue la dernière fois ! Je ne veux pas t'entendre.

J'entends un fouet claqué dans la pièce et je sursaute en gémissant.

-Ta gueule ! Tu réfléchiras la prochaine fois. A chaque écart de ta part, je doublerais la punition.

Un grand coup s'abat sur mon épaule. J'arrive à serrer les dents pour ne pas crier quand un autre coup strie mon dos. Le bout du fouet m'englobe pour venir attaquer mon sein.

Je sens les 5 premiers coups avant hurler en me réveillant.

•*´`*•

Il me fallut quelques instants pour assimiler ce que je venais de lire. Elle avait été battue, traitée comme un animal. Il fallait que je tue ce monstre ! Je relevai doucement la tête et la vis sursauter devant mes yeux noirs. Elle se décala dans le fond du canapé.

-N'aies pas peur Bella. Je ne te ferais pas de mal. Je suis en colère que quelqu'un ait pu te faire souffrir autant.

-Je comprends... Edward je ne veux plus retrouver mes souvenirs. A chaque fois, c'est quelque chose dans le même genre. Qui étais-je pour mériter tel traitement ?

-Je ne sais pas. Si tu veux, nous chercherons. Ne t'inquiète pas, nous te défendrons.

Elle ne me répondit rien et essuya les dernières larmes qui humidifiaient ses belles joues.

-Peux-tu me dire quel est le rapport entre ton rêve, ta balade et ta rencontre en ville ?

-J'avais peur de me rendormir donc j'ai préféré aller me balader. Au bout d'un moment, je me sentais bien et j'ai décidé de courir jusqu'à Forks. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu peur en voyant la Chevrolet rouge dans la vitrine, j'ai l'impression de la reconnaître. Pour l'homme qui en est sorti, il m'a fait penser à celui du rêve. Même sa voix était quasiment la même.

-Il va falloir que tu en parles à Carlisle. Je suis sûre qu'il pourrait t'aider.

-Je ne veux pas d'aide. Je veux juste ne plus me rappeler. Ma vie actuelle me plait bien. Je suis prête à tout recommencer depuis le début.

-Et tes racines ?

-Tant pis. J'en créerai d'autres. Me rappeler me fait trop souffrir Edward.

-Bon alors ne parlons plus de ça pour le moment ma belle. Que dirais-tu d'aller nous balader ?

-Oui pourquoi pas.

-Mange un peu et après nous partons. Je peux t'abandonner quelques minutes pour ramener la voiture et aller me changer ?

-Oui bien sûr. Nous ne partons pas en voiture ?

-Non, nous allons marcher sauf si ça te dérange bien sûr.

-Pas de soucis pour moi. A tout de suite Edward.

Après avoir brièvement posé mes lèvres sur son front, je ramenai la Volvo dans le garage. Alice m'y attendait, ça devenait une habitude.

-Merci beaucoup Edward.

-Je ne le fais pas pour toi Alice.

-Je le sais déjà ça ! Elle a vraiment besoin qu'on prenne soin d'elle. Est-ce que tu comprends pourquoi je suis amie avec ?

-Oui je comprends. C'est juste une belle personne qui a vécu l'enfer sur terre.

-As-tu changé ta vision des choses par rapport à son club ?

-Je t'avoue que je ne comprends toujours pas pourquoi mais je lui laisse le soin de m'expliquer le jour où elle s'en souviendra.

-Tu feras attention tout à l'heure car il y aura quelques passages ensoleillé.

-Merci Alice. A plus tard.

Au fait, Rosalie et Emmett vont bientôt rentrer. Ce dernier adorerait rencontrer Bella.

Ça ne m'étonnait pas venant de mon frère. Je me demande bien ce qu'il avait promis à Rose pour qu'elle accepte de revenir. Je filais dans ma chambre pour enfiler une tenue adéquate puis me dirigeai vers le cottage. Bella m'attendait devant la porte. Elle me fit son plus beau sourire lorsqu'elle m'aperçut.

-Prête ?

-Oui ! On va loin ?

-Pas trop loin. Si tu en as marre, je te porterais au retour.

-Eh, je suis pas en sucre hein !

-Très bien Mademoiselle-pas-en-sucre, c'est par ici que ça se passe !

POV Bella

Jamais je ne pourrais remercier assez Edward pour le soutien qu'il m'apportait. Il me rassurait et me consolait rien qu'en étant présent à mes côtés. Il était le seul à qui je voulais montrer mon carnet, enfin pas tout car il avait fait son apparition dans mes rêves.

Je ne voulais pas qu'il découvre ce secret car j'étais quasiment persuadée qu'il me rejetterait. Il prenait soin de moi juste parce qu'Alice le lui avait demandé. Pourquoi en aurait-il été autrement ?

Je ne pus que sourire en le voyant arriver. Il était habillé de la même façon que moi pour notre promenade et ressemblait plus à un mannequin vantant les mérites des balades en forêt qu'à un randonneur lambda.

J'avais préparé un petit sac au cas où nous aurions faim ou soif en chemin. D'autorité, il le saisit pour le mettre sur son dos.

-Prête ?

-Oui ! On va loin ?

-Pas trop loin. Si tu en as marre, je te porterais au retour.

-Eh, je suis pas en sucre hein !

-Très bien Mademoiselle-pas-en-sucre, c'est par ici que ça se passe !

Il me désigna un chemin assez étroit qui s'enfonçait dans le cœur de la forêt et passa devant pour ouvrir la voie. Je pus donc à loisir observer son corps magnifique. J'étais en train de développer une passion pour les fesses de mon nouvel ami.

Nous marchâmes pendant une bonne demi-heure à un rythme lent. Mes hanches étaient quelques peu douloureuses à cause de mon jogging du matin mais je m'en fichais royalement. Edward veilla sur moi durant tout le trajet en tenant les branches hors du chemin ou en me soutenant pour franchir des obstacles comme des flaques d'eau ou des rochers.

Rapidement, nous débouchâmes sur une clairière parfaitement ronde et baignée de lumière. Le sol était recouvert de mousse et de fleurs de toutes les couleurs. Edward sortit une couverture du sac et nous nous installâmes face à face.

-Tu as vraiment pensé à tout dit moi.

-Eh que crois-tu ? Je suis la reine de l'organisation de randonnée.

Il me décrocha un sourire digne d'une publicité pour un dentifrice puis dénicha les sandwichs que j'avais préparés plus tôt. Nous mangeâmes en parlant de tout et de rien, puis je me couchais en fixant le ciel.

-Alors Edward… Que fais-tu comme boulot ?

-Je suis pianiste.

-Waou et tu es connu ?

-Dans le monde du classique oui.

-J'espère que tu me donneras un autographe.

-Avec plaisir ma belle.

Je tiquai au surnom mais tentai de ne pas le montrer et me concentrai sur les nuages qui défilaient au-dessus de moi. Au bout d'un certain temps, je regardai mon voisin pour me rendre compte qu'il dormait. Le temps semblait avoir changé et le soleil avait disparu. Je me redressai en entendant un craquement et je blêmis en découvrant l'Indien que j'avais vu en ville. Je me relevai en criant et tentai de m'enfuir mais il me rattrapa en deux enjambées.

-Isabella, tu es une salope ! Tu n'aurais pas dû t'enfuir. Je vais te faire payer.

Je fermai les yeux en criant et en me débattant. Je ne comprenais pas ce qu'il me disait mais il fallait que j'arrive à me libérer. Il continua à m'appeler mais je fus surprise d'entendre que la voix était différente.

-Bella… Réveille-toi ! Ce n'est qu'un rêve.

Je fronçai mes sourcils en entendant cette phrase et tentai d'ouvrir à nouveau les yeux. L'Indien n'était plus là et il faisait beau. J'étais de nouveau avec Edward.

-Bella ? Ça va ?

-Je crois que je viens de faire un cauchemar.

-Raconte-moi …

-J'étais ici même mais l'Indien de ce matin m'insultait en me disant que j'allais payer. Edward, je n'y comprends rien.

-On va rentrer en parler à mon père. Il faudra aussi que tu en parles à la Police, ça pourrait peut-être aider.

-Je ne préfère pas. Je veux retrouver tous mes souvenirs avant. Edward, pouvons-nous rentrer ?

-Bien sûr.

En moins de cinq minutes, nous étions déjà en train de marcher sur le sentier nous ramenant à la maison. L'ambiance était beaucoup plus tendue. J'avais l'impression qu'Edward me cachait quelque chose. Dès que le cottage fut en vue, j'attrapai son bras pour l'obliger à s'arrêter.

-Edward, qu'est-ce qu'il se passe ?

-Je suis en train de réfléchir pour trouver une solution pour les prochains jours.

-Pourquoi ?

-Je devais partir pour le boulot mais je ne veux pas te laisser avec ce qu'il vient de se passer.

Une pointe d'agacement passa dans mon ventre et je ne sus interpréter ce sentiment.

-Je ne veux pas que tu arrêtes de vivre pour moi. Tu en as pour longtemps ?

-Une semaine.

Une sorte de courage sortie de nulle part me força à lui dire de partir et à ne pas me soucier de moi. Après tout, une semaine passerait vite. J'en étais convaincue.

Je fus heureuse de voir qu'il accédait à ma requête et qu'il partait pour son récital et ses différentes présentations prévues. Je savais que j'allais le voir à nouveau bientôt. En plus, rien ne pourrait m'arriver… Ce n'est pas quelques petits rêves qui allaient me chambouler.

(_¸.•°´'`°¤,¸.•*´`*•.¸,¤°´'`°•.¸_)

Tout se précise pour Bella… La suite, mardi prochain. Bonne semaine à tous.