Salut! J'ai passé une petite semaine en prison suite à ma soi-disant VIOLATION des Droits de l'Homme et je reviens donc bredouille, sans Antoine Daniel, Mathieu Sommet et Angel MJ. Je suis triste mais j'arriverais à me les approprier un jour. De gré ou de force. Je pense que ce sera de force en fait. Ouep, probablement. Surement même. Nyéhéhéhé.
Si cette fic dérange une des parties concernées, je la supprimerais ("une des parties concernée, appelez-moi ANANAS maintenant.)
L'histoire se passe dans un univers semi alternatif, vous comprendrez mieux au fil des chapitres, j'espère.

L'image cover de cette fic a été réalisé par Nahira Unsho que je remercie de tout coeur ! Mais je suis trop dégoutée que l'image n'apparaisse pas complètement parce qu'elle est trop cool !

N'oubliez pas de laisser une review si l'histoire vous plait, c'est vraiment gratifiant d'en recevoir :D Bonne lecture!

POV de Mathieu


CHAPITRE 4

Il avait failli abandonner, mettre tout son projet sous la porte si ce n'était pas pour Antoine. Plusieurs mois s'étaient écoulés depuis leur première rencontre et leur amitié n'avait jamais cessé de croître. Il l'avait soutenu pendant ses phases de dépression dû au manque de succès de l'émission et aussi lorsqu'il avait perdu son boulot après avoir hurlé sur un client qui prenait tout son temps pour commander à croire qu'il l'avait fait exprès.
Il y avait deux semaines, il s'était senti vraiment au fond du trou en constatant la faible implication du public envers ses vidéos et seul la tenacité de son ami l'avait empêché de sombrer dans une sorte de boucle infinie de désespoir.
Puis enfin, le miracle. Enfin, la persévérance plutôt.

Force est d'admettre que la philosophie du brun était efficace : "plus persistant qu'un cafard, on finit par imposer sa présence".

Il avait remué les forums et autres réseaux sociaux afin de gagner en popularité pour enfin réunir une fanbase assez conséquente. Et finalement, un an plus tard, c'était la consécration.
Après avoir fini de tourner l'épisode anniversaire, il s'était empressé d'appeler Antoine pour le sommer de toute urgence. Le brun devait avoir l'habitude maintenant et ça ne le dérangeait plus de recevoir des appels de Mathieu en pleine nuit, c'est pourquoi il ne tarda pas à ramener ses fesses chez le plus petit. Avec John.

Avec John.

John.

Mathieu ne put retenir un son grinçant sortir de sa bouche quand il vit le grand dadais derrière Antoine. Pourquoi venait-il toujours, celui-là...? Il n'avait plus réussi à se retrouver seuls avec le chevelu depuis plusieurs mois. A croire que l'autre le faisait exprès ou bien qu'il soupçonnait quelque chose. Enfin, pas soupçonner! Il n'y avait rien à soupçonner, vraiment rien. Ils étaient amis, seulement deux amis, bien sûr!

"Yo, Mathieu, le salua mollement Antoine en s'affalant immédiatement sur le canapé.

Il avait l'air d'être au bord de l'épuisement, presque malade à vrai dire. De l'autre côté, John n'avait pas l'air au meilleur de sa forme non plus. Mathieu le voyait très souvent (puisqu'il était toujours avec Antoine) et sa dernière rencontre était il y avait à peine deux jours et il avait eu l'air parfaitement normal. Maintenant, son teint avait pratiquement viré au gris et d'immenses cernes s'étendaient sous ses yeux, à croire qu'il n'était qu'à mi-chemin du Paradis.

-Les gars, vous avez l'air un peu patraque. Vous avez fait une Rave sans m'avertir, c'est ça? plaisanta-t-il à moitié.

-Ah si tu savais, Mathieu...dit faiblement Antoine avant de se couvrir la bouche pour tousser.

John se précipita sur le jeune homme dès que la toux commença et mit directement sa main sur son front pour prendre sa température.

-Merde, il est vraiment malade? s'inquiéta Mathieu en s'approchant à son tour, désolé, je ne voulais pas causer plus de soucis.

-Il a insisté pour venir. Ce n'est pas de ta faute, répondit John en lui adressant un petit sourire, tu sais comment il est : tête de mule.

-Pas vrai, protesta Antoine.

-Je crois qu'on va repartir.

-Attends, le retint Mathieu, vous n'avez qu'à rester ici, j'ai des médicaments pour les rhumes !

L'autre le regarda un long moment puis finit par hocher la tête.

-Très bien, je ne suis pas très doué concernant les médicaments donc il vaut mieux que tu t'occupes de lui, avoua-t-il en se relevant.

-Où vas-tu? demanda Mathieu en le voyant remettre son manteau.

-Je ne vais pas être très utile ici. Soigne-le.

Alors que l'homme allait franchir la porte, il se retourna et lança :

-Ah, et bravo pour le premier anniversaire de ton émission, c'est du beau boulot.

Quoi? John le complimentait? C'était bien la première fois que ça arrivait, d'habitude le bougre semblait tellement hors du temps que sa présence en devenait dérangeante.

-M-Merci, John.

-Aussi, je ne veux pas qu'il y ait le moindre fricotage entre toi et Antoine. Salut", finit-il en passant enfin la porte et en la refermant derrière lui.

Mathieu resta la bouche ouverte quelques instants. Fricotage? Que...Non! Où est-ce qu'il est allé chercher ça? Du fricotage? Pff. Non. Non et non.

...

Est-ce que la main actuellement posée sur le front d'Antoine comptait pour du fricotage?

"Thieu, est-ce que t'es en train de me faire des avances?

Mathieu écarquilla les yeux au son de la voix du brun qui le tira de ses interrogations pour le moins stupides et il en profita pour retirer rapidement sa main qu'il jugeait trop tendancieuse à son goût. Ah merde, John n'aurait jamais dû se tirer avec une phrase aussi bizarre, ça lui donnait l'impression maintenant d'être un vieux pervers sans vergogne profitant du faible et fragile Antoine.

-Hey, mec, tu vas continuer à me fixer comme ça pendant longtemps? Parce que c'est pas que tu me fais peur mais quand même un peu.

-Je...Je te regardais pas ! protesta Mathieu en sentant le rouge monter à ses joues.

Il faudrait d'ailleurs que cette couleur cesse de venir le faire chier.

-Oui, bien sûr, dit Antoine en haussant un sourcil, au fait, il fait super froid chez toi...

Mathieu vit le regard du souffrant glisser derrière lui. Ah, la fenêtre. La fameuse fenêtre brisée. Le châtain n'avait jamais songé à la faire réparer, comme s'il tenait à s'accrocher encore et toujours à sa théorie fumeuse d'il y a un an. Un ange a pété ma fenêtre.

-J'arrive pas à le croire, soupira Antoine en se levant.

Il fit un tour complet au milieu du salon sous le regard intrigué de Mathieu puis finit par se diriger vers un carton d'emballage que le châtain avait oublié de jeter. Il le plaça devant la fenêtre et le scotcha. C'était pas con.

-J'ai le même problème chez moi, ma vitre est cassée et avec John, on essaye au maximum de ne pas utiliser notre argent. Du coup, on vit comme des radins de premier ordre et cette solution est hyper profitable. Ca coupe bien le vent et tu peux très bien empiler d'autres trucs dessus et-

-Antoine, t'es en train de te justifier comme un politicien en tord.

-Ah merde, c'est pas génial, ça...C'est la fièvre du samedi soir.

-Arrête!

-Moi si tu peux.

-Antoine...

-Okay, okay, se résigna l'autre en toussant un bon coup, de toute façon, je suis pas là pour ta stupide fenêtre, je suis là pour toi.

Mais que quelqu'un arrête Antoine de sortir des phrases de ce genre!

-Euh...Pour l'épisode anniversaire...T'es sûr d'être en état d'assimiler ce que tu vas voir?

-Y a pas marquer mourant sur mon front.

Certes, mais ton visage ne respire pas la fraîcheur de la vie, pensa Mathieu.

Il prit son ordinateur et le posa sur la table dans le coin de la pièce ce qui agaça Antoine qui comprit tout de suite que si le plus petit avait fait ça, c'est pour minimiser les mouvements du brun pour ne pas qu'il se fatigue trop. Néanmoins, le visionnage de la vidéo laissa un sourire sur le visage du chevelu.

-Pff! Mathieu le rappeur !

-T'es en train de te moquer là?

-Avec une petite casquette de côté sur ta petite tê-tête. Ouuuuuh, trop pipou ! minauda Antoine avant de tousser brutalement.

-Et ben voilà ce qu'il t'en coûte de te moquer de moi !

-Je suis mort de peur, Thieu. Regarde, j'en tremble.

En effet, Mathieu constata que tout le corps d'Antoine tremblait. Surement à cause de la maladie. Il serait peut-être temps de lui refourguer des médocs : il n'aimait pas le voir comme ça. On aurait presque dit qu'il allait s'effacer d'une minute à l'autre et pas question que ça se produise. Il avait trop besoin de lui dans sa vie maintenant.

-Tiens, prends ça, ta fièvre devrait baisser, dit le châtain en tendant un flacon à Antoine qui le regardait bizarrement, quoi? Pourquoi tu me regardes comme ça? C'est pas de la drogue, promis !

-Qu'est-ce que je dois faire de ce truc? demanda Antoine très sérieusement avec un cachet dans la paume de sa main.

Il l'étudiait comme s'il n'avait jamais eu besoin d'en prendre et ça le rendait très distant soudain. Un peu comme John qui semblait toujours à l'ouest.

-Ben...Tu dois l'avaler, crétin, ça va pas agir sinon.

-Oh, oui...hésita Antoine avant d'enfourner le cachet dans sa bouche, ça fait effet tout de suite?

-Tu n'es jamais tombé malade? Sérieusement?

-Nope, pas dans mes souvenirs mais si tu me poses cette question ça veut dire que ce que je viens de demander était très très con, pas vrai, sourit Antoine en haussant un sourcil.

-T'es trop intelligent, Toinou, le taquina Mathieu en le rejoignant sur le canapé, intelligent dans le sens idiot, évidemment.

-Évidemment."

Antoine commençait à papillonner des yeux, si c'était vraiment la première fois qu'il tombait malade, il ne devait pas avoir l'habitude de sentir son corps faiblir et le sommeil le rattrapait rapidement.

Pas de fricotages.

Raaaaaah, non! Il avait presque réussi à oublier cette mise en garde! Mais c'est vrai que le brun était à sa portée. S'il lui reprenait sa température, ce n'était pas vraiment du frico-

La tête d'Antoine dodelina quelques instants avant de se poser sur l'épaule de Mathieu qui retint inconsciemment sa respiration.

Ce n'est pas du fricotage! Ce n'en est pas!

Mais pourquoi paniquait-il autant? Il n'avait aucune mauvaise intention concernant le chevelu alors il était inutile de se trouver des excuses, bon sang!
Il était surmené, voilà la seule explication possible.

"T'as pas eu autant de taf que ça pour finir l'épisode anniversaire, gros.

Hum...Mathieu jeta un coup d'œil prudent à Antoine pour s'assurer qu'il dormait bien et à en juger par sa respiration lente et régulière, il l'était. Le châtain avait pris l'habitude de se parler à lui-même, utilisant les voix de ses personnalités lorsqu'il n'arrivait pas à se décider sur une analyse de vidéos ou autres mais il devait bien avouer que d'un point de vue extérieur, ça devait donner un spectacle plutôt étrange.

-Hippie, pourquoi c'est toujours ta voix qui émet les phrases les plus sensées...? Normalement, t'es celui qui est le plus à l'ouest.

-Punaise, gros, un mouton te bave dessuuuuus!"

Mathieu se plaqua la main devant la bouche, étouffant in-extremis le gloussement qui commençait à se pointer. Encore un désavantage à parler tout seul : il riait de ses propres blagues. Autant dire qu'il devenait le bouffon ultime, le dieu de la Farce du fond du gouffre, un blagueur sans public. Bref, Antoine bavait effectivement sur son beau T-Shirt. Voilà ce qu'il en coutait d'avoir un rhume : le nez bouché donc incapacité de respirer par le nez, donc respiration par la bouche, donc sommeil avec la bouche ouverte, donc bave. Élémentaire.

"C'est dégoutant, referme-lui sa bouche !

-Du calme, Geek, ce n'est que de la salive.

-Et ta mère...

-Bien envoyé, gamin."

Oh mon dieu, il se retenait tellement de rire que des larmes commençaient à se manifester aux coins de ses yeux bleus. Tu vas réveiller Antoine! Il est malade, il a besoin de repos!

*SNORT*

Non, il a ronflé? Putain non! Bouhahahahahahaha-

"HAHAHAHAHAHAHA! Merde, chut..."

Antoine bougea légèrement mais n'avait pas l'air de se réveiller, par contre il eut un mouvement de bouche particulièrement bizarre consistant à l'ouvrir et la refermer rapidement et ce, plusieurs fois de suite. Mathieu avait l'impression que le brun tentait de lui manger son haut. De nouveau, il eut envie de rire.

"Arrête de faire ton hystérique ! C'est Antoine qui te rend ainsi?

-Haha, la ferme, Geek, HAhahahaHAHaha !

-Il va se réveiller, gros.

-Ou pas, on dirait que le gamin a le sommeil lourd.

-Ou pas. Quand il entend son pote rire comme un maniaque tout en imitant les voix de ses personnalités, même moi je trouve ça glauque. Et effrayant.

-Merde, Antoine ! s'exclama Mathieu en sursautant, les faisant basculer tous les deux dans le canapé.

Ah, merde de merde, non seulement le brun devait le prendre pour un fou mais en plus, il avait été témoin de son petit plaisir coupable à savoir imiter ses voix... Oh, et pour conclure en beauté, la position due au basculement impromptu n'était pas des plus avantageuses pour Mathieu. Il se retrouvait coincé entre deux énormes coussin du canapé avec le corps fiévreux de son ami au-dessus de lui et impossible de se dégager : leur différence de taille et de poids ne jouait pas en sa faveur.

-Ouais, c'est ça, défile-toi... marmonna Antoine, un peu gêné par la situation. Il tenta de se relever mais échoua et s'affala de plus belle sur Mathieu qui ne savait plus où se mettre.

De toute façon, il n'aurait pas pu se mettre ailleurs que là où il était. Coincé. Toujours coincé. Et ça n'allait pas en s'améliorant.
Le contact omniprésent avec le chevelu lui faisait ressentir une vague de chaleur incontrôlable qui se propagea bien vite et malheureusement, elle se concentra sur sa partie basse. Oh non, non, non! Non, non, non.
Le châtain s'aperçut bien vite qu'il ne servait à rien de nier les faits parce que ceux-ci se produisaient même sans accord. Putain de réactions physiques à la con.

Au prix d'un effort titanesque, il réussit à déplacer légèrement ses bras et couvrit aussitôt son intimité afin d'écarter tout soupçon. Et on applaudit la pire idée du siècle. Sous la précipitation de ne pas se faire découvrir par Antoine, il avait mésestimé autre chose : certes ses parties étaient couvertes mais en revanche, ses mains étaient désormais en contact avec une autre intimité et pardon du spoil mais c'était celle d'Antoine qui rougissait furieusement maintenant.

Embarrassant, vraiment embarrassant...

Pas de fricotages.

Ta gueule, John! C'est involontaire !

Finalement, alors que Mathieu était en proie à une dispute interne, Antoine réussit à se rouler et s'extirpa du guêpier en tombant lourdement par terre. Il avait la respiration sifflante et le visage en sueur. Le plus petit vint immédiatement auprès de lui et et le cala contre le bas du canapé.

-Crotte, Antoine, t'es encore plus horrible qu'avant. On dirait que ça a empiré.

-C'est ton foutu cachet...Je le savais que c'était de l'arnaque.

-Mais non, c'est ton organisme qui doit être mal foutu.

-Vas-y, insulte mon corps, il est carrément consentant.

-C'était à double-sens, mon Toinou, plaisanta Mathieu pour cacher son trouble.

-Je me meurs et toi tu fais ton cochon, mon petit Thieu! Coquin!

Mathieu réalisa que ces échanges de vieux couples leur semblaient tout à fait naturels et ça n'arrangeait pas son excitation. Il fallait faire diversion.

-Tu peux te remettre sur le canapé? Je vais aller te chercher une couverture et une poche de glace pour ta température.

-Okay."

Mathieu se précipita hors de la pièce pour aller dans sa chambre. En se regardant furtivement dans le miroir, il remarqua qu'il avait tout l'air d'un mec complètement amoureux. Enfin, il avait l'air seulement. Intérieurement, il savait très bien qu'Antoine était son ami. Son meilleur ami. Oui, il avait juste les joues rouges et un début d'excitation mais c'était tout à fait normal. C'est seulement la menace de John qui influait son comportement. Il se rendait juste compte que certains de ses gestes pouvaient être considérés autrement.

"J'aime ta façon de nier les choses, gamin, au lit, tu te rendrais même pas compte qu'on te baise."

Putain, ça sort tout seul ce genre de répliques...Il devait avoir un certain goût pour l'auto-humiliation...Rah, il ne méritait pas d'endurer ça, il devrait le refiler au Geek tiens. Comme ça, ce sera lui la victime. Ho, bonne idée en fait.

Mathieu récupéra les couvertures de son armoire et retourna dans le salon. Antoine s'était de nouveau endormi.

"Parle moins fort cette fois, gros.

-Ouais, je sais.

-Hé, gamin, fais pas l'con et déshabille-le.

-Non.

-Il a raison, gros. Il est trempé de sueur. Sa maladie va pas se guérir..."

Bon point pour le Hippie. Toujours écouter le Hippie.

De ses doigts fébriles, il déboutonna la chemise de son ami qu'il jeta ensuite par terre.

Je ne fais rien de mal, se disait-il en observant le torse désormais à découvert d'Antoine, je prends juste soin de mon pote.

Il se répéta cette phrase quand il enleva le pantalon et couvrit immédiatement le brun en poussant un soupir de soulagement.

Décidément, quelque chose ne tournait pas rond chez lui. Il venait de fantasmer sur Antoine et ce n'était pas du tout un comportement convenable entre amis.

Pas de fricotages.

Il n'y en a pas eu, mais vu ce qu'il venait de ressentir, il n'excluait pas la possibilité de découvrir les limites du fricotage, selon John.


Au fait, je suis trop bête, j'ai laissé pour le chapitre précédent : CHAPITRE SUIVANT 3. Je vous le dis parce que j'ai clairement l'intention de le laisser.
Information : Je suis de nouveau trop bête, j'avais posté ce chapitre sans m'apercevoir que je ne l'avais pas corrigé...