Salut! Finalement, je me suis aperçue que la meilleure façon de convaincre Mathieu Sommet, Antoine Daniel et Angel MJ était tout simplement de me déguiser en Mary-Sue. Et ouais, comme ça, ils tomberont immédiatement amoureux de mes charmes certains et de ma personnalité plus qu'intéressante sans compter mon passé tellement mystérieux qu'il les intriguera à coups sûr. Je m'avance donc vers eux avec mes cheveux de toutes les couleurs et mes yeux dorés (parce que je suis une Mary-Sue) et bim boum, dans leur slip, ils deviennent toute chose (qui a compris la référence?) Et nous voilà en train de prendre le thé tout en discutant du contrat d'appropriation de leur personne, ça a l'air de bien se passer.
Si cette fic dérange une des parties concernées, je la supprimerais ("une des parties concernée, appelez-moi BROCOLIS maintenant.)
L'histoire se passe dans un univers semi alternatif.

N'oubliez pas de laisser une review, ça éclaire mes sombres nuits !

POV d'Antoine


CHAPITRE 6

Il rêvait. Antoine savait qu'il rêvait parce qu'il volait. Il avait une vue panoramique sur la capitale et John était à ses côtés. Ils étaient deux amis profitant de leur séjour sur Terre pour admirer le coucher de soleil. En toute amitié.
Il pouvait voir Mathieu, enfin, comment aurait-il pu ne pas le voir? Il rayonnait et diffusait une douce lumière blanche. C'était un baume sur son cœur, et instinctivement, il se dirigea vers lui.

"SLG fête son premier anniversaire, Antoine, je suis comblé."

Antoine tenta de lui répondre mais sa voix mourut dans sa gorge donc il se contenta d'un immense sourire et d'un hochement de tête. Alors Mathieu se rapprocha en flottant dans les airs. Il s'arrêta à deux mètres de lui et tira sur quelque chose que le brun ne pouvait pas voir mais dont il ressentait la présence. Cette chose l'attira vers le plus petit qui s'éleva un peu plus afin de le dépasser en taille et ses lèvres se posèrent sur les siennes.

Un hurlement troubla la paix qu'Antoine ressentit et il se demanda qui pouvait bien interrompre ce moment qui n'appartenait qu'à eux avant de se réveiller et de s'apercevoir que celui qui criait, c'était lui.

"ANTOINE! MERDE! ANTOINE! RÉVEILLE-TOI!"

Mathieu le secouait, paniqué mais même en étant réveillé, le brun continuait à hurler. Son cœur battait à tout rompre et une sueur froide le recouvrait. La douce quiétude se transforma bien vite en pure terreur et cela, Antoine ne l'expliquait pas.

"ANTOINE!"

Le plus petit le gifla de toutes ses forces, assommant légèrement le brun qui put reprendre ses esprit et sa respiration. Il leva les yeux vers Mathieu et eut un brusque mouvement de recul qui étonna et inquiéta ce dernier.

"Non! N'approche pas! Je-NON! s'écria-t-il en se relevant d'un bond.

-Quoi? Antoine, attends!"

Mais le chevelu était dans un état de panique. Que se passait-il? Le médicament...C'était le médicament que Mathieu lui avait donné? Il tituba avant de s'écraser au sol, se faisant rejoindre immédiatement par le châtain qui tenta de l'apaiser en lui caressant le dos. Le contact mit plusieurs minutes à l'apaiser et encore une minute entière avant de lui permettre de parler.

"Woh.

-Non, Antoine, tu ne peux pas simplement dire 'woh' à la frayeur que tu viens de me faire. Et tu ne peux pas dire 'woh' comme constatation à ce qui vient de t'arriver. Tu vas bien?

-Euh...Oui, je crois. Je crois même ne plus avoir de fièvre, déclara le brun en se passant la main sur son front.

-Tu as hurlé.

-Hum. Un cauchemar sans doute, répondit vaguement Antoine.

Il ne se rappelait de rien et n'expliquait absolument pas sa crise d'angoisse. Il n'en avait jamais eu et il devait avouer que cette expérience lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Il avait une étrange impression de transgression de règles mais quelles règles? Il n'en avait aucune idée mais c'est comme si cette crise était un rappel à l'ordre.

Mais de quoi...?

-John est-

-Ah oui. Il est passé, l'interrompit froidement Mathieu qui n'avait pas arrêté ses caresses.

-Mon vieux, je sens une once de jalousie dans ta voix, tu sais bien que je n'ai d'yeux que pour toi, plaisanta Antoine.

-Moi aussi.

Le châtain le fixait sans sourire. Mouais, c'était pas le moment de faire des vannes apparemment...Et là, la situation devenait un peu gênante. Ils ne disaient rien et se contentaient de se regarder dans le blanc des yeux et en plus, leur proximité était troublante. Antoine se retenait de toutes ses forces pour ne pas tousser et rendre le cliché encore plus flagrant et bon sang que c'était dur quand sa gorge le piquait et lui disait implicitement de se faire foutre lui et sa résolution. Il reprit la parole.

-Euh, donc John est passé? répéta Antoine.

Mathieu hocha la tête.

-Et il était avec un ami.

Le chevelu haussa un sourcil, perplexe. Comment ça 'un ami'? Il n'en avait pas et n'en avait jamais eu.

-Quoi?

-Moi aussi ça m'a étonné. Comme il était toujours fourré dans nos pattes, j'ai cru qu'il n'avait pas de vie.

-Hey! C'est de mon ami que tu parles, là...

-Mais Antoine, il le fait exprès! Je suis sûr que c'est intentionnel!

-De toute façon, tu l'as pris en grippe dès le début. C'est vrai qu'il est spécial mais tu n'auras jamais un ami aussi fidèle que lui.

-J'imagine. Mais c'est toi qui a sa loyauté.

-Tu sais comment on appelle ton comportement?

-Éclaire-moi génie.

-De l'amour. T'essaye de me faire croire qu'il est insupportable pour m'éloigner de lui et pouvoir prendre ma place. Je suis pas con, Mathieu, je sais que tu n'arrêtes pas de le regarder quand on sort ensemble.

Le jeune homme attendit une réponse du châtain qui le regardait, bouche-bée et qui se mit aussitôt à rire en s'étalant sur son plancher.

-HAHAHA! T'en as trop pris grooooos!

-Haha, c'est pas ça? Oh nan, j'étais trop sûr de ma théorie! dit Antoine en souriant à pleine dent, ravi que sa phrase ait permis de détendre l'atmosphère.

-Il est trop con, ce gars! T'es génial Toinou, s'esclaffa le plus petit en tapant le genou du brun pour calmer son rire.

-Mais plus sérieusement, qui était l'ami?

Mathieu reprit un peu une certaine contenance.

-Il m'avait l'air sympa. C'est un grand type aux cheveux et aux yeux noirs. Il s'appelle Beck et il était revenu avec John pour te voir quand tu dormais.

-C'est...malsain.

-Maintenant que j'y pense, ouais, c'était bizarre. John ne t'avait jamais parlé de ce type?

-Il...Il ne me raconte pas grand-chose en fait. Toujours dans les nuages, celui-là donc, non, je connais pas de Beck mais il m'a tout l'air...D'un drôle d'oiseau !

Les deux hommes explosèrent de rire à s'en péter le ventre. Trop de fou rire en une journée mais ce que ça faisait du bien ! Mathieu se releva et invita Antoine à en faire de même. Ils discutèrent ensuite tout naturellement de l'émission du châtain ce qui entraina bien vite à une question assez pertinente.

"Mais dis-moi, Antoine, tu n'as toujours pas de boulot?

Antoine eut un rictus insolent s'attirant un regard interrogatif de la part de l'autre.

-Eh bien vois-tu, cher ami, je ne suis pas resté les bras croisés, cette année.

-Mais encore.

-Patience, mon biquet, j'y viens.

Le brun prit une pose qu'il jugea héroïque et dramatique en même temps, à savoir : le pied sur la table basse qui traînait par là et le regard déterminé visant un objectif lointain. Il ne manquait plus qu'un ventilateur et le plan serait parfait. Mais trêves de bon cadrage, Mathieu haussait un sourcil pour lui signifier qu'il se fichait complètement de la mise en scène du brun.

Pff, quel amateur.

-Oui, bon, ne me juge pas avec tes yeux perçants!

-Merde! Tu vas pondre ton annonce ou bien t'attends ma mort?!

-Oui, oui, ça vient. T'as aucune patience mon vieux...

-C'est surtout que je ne vois pas pourquoi tu mets autant de temps pour révéler ton travail..., ronchonna l'autre.

-C'est parce que tu vas mettre du temps à comprendre et à réaliser.

-Okay, c'est officiel. Après un an de bonne entente, j'apprends que tu me considères comme un benêt, ricana Mathieu.

-Héhé, maintenant c'est toi qui m'écartes du sujet.

-Non! Allez, bon sang! Je commence à stresser tellement j'ai besoin d'entendre ce que tu as déniché comme job!

-Je suis le roi de l'attente.

-DIS-LE, ANTOINE!

-J'ai longtemps réfléchi à ce que je pourrais bien faire pour contribuer au paiement du loyer. Enfin, quand je dis 'paiement' c'est un mot vague parce que mes propriétaires ne nous le réclame jamais. J'imagine que c'est John qui s'en occupe avec son travail obscur.

-Contexte.

-J'étais obligé! protesta le brun, bref, j'ai énormément apprécié les efforts que tu as fournis pour ton émission et j'ai vu à quel point ça te passionnait alors je me suis dit 'pourquoi pas'. Donc je me suis lancé dans un petit projet de critique vidéo aussi!

-Tout ce blabla pour me dire que tu me copiais?

-Je suis un être si vil !

-C'est chouette Antoine ! Je suis ravi que mon émission t'aies inspiré! déclara Mathieu en donnant une claque sur l'épaule du brun, et comment elle va s'appeler?

-Oh...En toute simplicité, j'ai pensé à Wilfried Touche Connie de manière totalement déplacée alors qu'ils sont cousins mais ça faisait trop long comme titre. Alors j'ai pris What the Cut.

-C'est...Mieux, dit Mathieu qui avait froncé les sourcils à la première proposition.

-C'est ce que je me suis dit aussi et en plus What the cut pourra être abrégée facilement en WTC et tu sais ce que ça signifie?

-Euh, où tu veux en venir?

-Mets toi dans la situation suivante : tu es américain de naissance, tu veux te renseigner sur le terrorisme et souhaite retrouver des images des tours jumelles-

-Putain, non Antoine! C'est- Ah! Tu veux troller tout un continent?

-Chiche.

-Pas besoin, t'as déjà tout mis en place. En tout cas, j'ai hâte de voir ce que ça va donner.

-Mon trollage?

-Ton émission, imbécile de mes deux !

-Un bout de toi y sera.

Mathieu eut une expression horrifié à cause des propos du brun qui s'en amusa. Vive les doubles sens!

-Relax, mec, c'est Richard, précisa-t-il.

-C'est qui?

-QUOI?! T'AS OUBLIE RICHARD? C'EST LE PREMIER CADEAU QUE TU M'AS OFFERT! COMMENT AS TU PU OUBLIER UNE CHOSE AUSSI ESSENTIELLE? JE CROYAIS NOTRE AMOUR SOLIDE COMME UN ROC, ASSEZ POUR RÉSISTER A L'ÉROSION NATURELLE!

-HAHAHA! La peluche miséreuse? Tu l'as vraiment gardée? Je suis trop touché mon namour!

-Inutile de me faire les yeux doux. T'as oublié Richard, ça ne se pardonne pas ! dit Antoine.

La bouche en cul de poule, il se retourna. Il se retenait de glousser pour ne pas paraître trop niais mais ce genre de jeux avec Mathieu l'amusait tellement qu'il était difficile de se retenir alors quand Mathieu lui fit à nouveau face avec ses grands yeux suppliants et une moue exagérée, il eut toute la peine du monde à garder son sérieux.

Allez, encore un peu. Jouons encore un peu. Un tout petit peu.

-Mais...Mais Toinou...Je- Il m'arrive d'oublier les choses qui ne te concernent pas.

-Richard est ma vie!

-Toinou, tu oublies que je ne suis pas tout le temps moi non plus!

-La schizophrénie ne peut pas servir d'excuse quand on oublie Richard ! répliqua Antoine en se mordant les lèvres.

Intérieurement, il pouffait déjà de rire. Bientôt, il aurait des abdos d'acier.

-Oh que si gamin, je crois que ça peut servir d'excuse, répondit Mathieu avec la voix rauque du Patron et un sourire en coin.

Le plus petit s'approcha du brun et d'un geste vif, il lui claqua les fesses, faisant sursauter ce dernier.

-Oh punaise...J'ai l'impression d'avoir réagi comme un cheval à l'instant...lâcha Antoine en écarquillant les yeux.

-Ça m'excite.

Antoine commença à rire. C'est que Mathieu prenait son rôle à fond ! Seulement, un rapide coup d'œil à ce dernier le fit frissonner. Le châtain avait le regard sombre,ses pupilles étaient complètement dilatées et cela le mettait un peu mal-à l'aise.

-...Mathieu?

L'autre se contenta de garder son rictus en place. Juste ça. Il ne bougeait pas mais c'était foutrement flippant. Antoine esquissa un geste vers la droite, mouvement imité de suite par Mathieu qui ne prononçait plus le moindre mot, le fixant toujours sans ciller.

Okay, j'ai les chocottes. Est-ce qu'on est dans un épisode de Doctor Who? Si c'est le cas, pourquoi il ne vient pas me sauver? C'est parce que je ne suis pas anglais? Ah misère!

Le jeune homme avala sa salive et fit un pas en arrière, suivi par le châtain.

-Okay, Mathieu, c'était...C'était rigolo et tu as un super talent d'acteur mais maintenant,arrête, lui ordonna-t-il d'une voix peu assurée.

Il ne lui faisait pas peur...Oui...Oui...C'était son ami qui se tenait là.

Alors le brun fit la chose qui lui paraissait la plus sensée. Il leva la main et l'abattit sur la joue de l'autre. Un clac sonore retentit dans l'appartement.

Hum. On passe notre temps à se foutre des gifles j'ai l'impression. Ce matin déjà...pensa le brun.

-Huu, t'es con Antoine, tu m'as fait trop mal...grimaça Mathieu en se frottant la joues. Ses yeux étaient de nouveau normaux et cela rassura le plus grand.

-Mec, t'étais le Patron pendant un instant. Je me suis simplement défendu.

-Pff, n'importe quoi, grommela le châtain, tu voulais juste me punir pour avoir oublié Richard!

-Mathieu, t'es un peu bizarre. Tu as bien dormi? Avec le premier anniversaire de Salut les Geeks, tu manques peut-être de sommeil et ça dérègle ton comportement.

-Hé ho! C'est toi qui devrait t'inquiéter pour ta santé. Croire que je suis le Patron c'est fort quand même. A moins que ce ne soit ton petit fantasme mon Toinou, ricana Mathieu.

Antoine resta de marbre. La schizophrénie ne se déclenchait pas comme ça. Ce n'était pas quelque chose qu'on attrapait après avoir fait une émission basée dessus, n'est-ce pas? Sinon, il était mal. Il n'avait pas envie que Richard s'anime et soit le personnage qu'il était dans sa future émission. Et tiens, si jamais il personnifiait le ventilateur, est-ce que ce dernier se mettrait à lui parler? Oh mon dieu...

Enfin, tout ça pour dire que Mathieu n'était pas un vrai schizophrène. Il avait dû avoir un moment d'absence, ça arrive à tout le monde.
Antoine hocha la tête comme pour conforter ses dires.
Oui, et les pupilles dilatées étaient simplement une réaction physique à...à quoi, d'ailleurs? Qu'est-ce qui dilatait les pupilles? A approfondir. Il pourrait chercher sur l'ordinateur que John avait eu. Il ne lui en voudrait pas, de toute façon, ce n'était pas comme s'il l'utilisait.

-Bon, on est resté trop longtemps dans mon appartement, on va sortir, je pense que ça nous fera du bien, proposa Mathieu.

Le chevelu hocha la tête mais alors qu'il s'apprêtait à franchir le seuil de la porte, son ami lui effleura de nouveau les fesses.

C'est pas vrai...Est-ce qu'il jouait? Ou le faisait-il inconsciemment?

Il ne put approfondir la réponse puisque Mathieu le poussa afin de fermer sa porte en le traitant de petit vieux. Le Mathieu normal en gros.

L'air frais lui fit du bien et relâcha la tension qui s'était accumulée malgré lui. Les deux jeunes hommes marchèrent sans réel but, profitant simplement de l'extérieur, aucun ne mentionna ce qu'il s'était produit dans l'appartement.

Enfin, JE ne mentionne pas ce qui vient de se passer parce que Mathieu a la tête du type innocent qui me prends pour un fou, songea Antoine en se grattant machinalement la joue.

Soudain, un homme les interpella. Les deux hommes se regardèrent, essayant de savoir si cette personne était connue de l'autre mais devant leur perplexité respective, ils s'éloignèrent d'un commun accord. Mais l'homme les rejoignit en quelques secondes. Il agrippa les épaules d'Antoine et malgré l'apparente fragilité du bonhomme, sa poigne était ferme et le chevelu n'arriva pas à s'en détacher.
Mathieu tenta également de le faire lâcher prise mes ses efforts restèrent vains. L'homme, haletant, le regard paniqué prit la parole :

"Écoute-moi, Antoine Daniel! Il faut que tu te caches et que tu caches ce petit aussi! Vous allez mourir, ils prévoient de vous tuer, ils-"

L'homme ne put en dire plus. Ses yeux s'écarquillèrent et il tomba au sol, raide mort.

Antoine s'écarta, en état de choc tout comme Mathieu qui, dans un réflexe, lui prit la main qu'il serra.

Qu'est-ce que c'était que ça? Pourquoi la journée ne pouvait pas être normale? Est-ce qu'il était en train de rêver?
Malheureusement, la main de Mathieu lui infligeant de légères pressions excluait cette hypothèse. Oh sainte merde! Un homme venait donc bien de mourir devant ses yeux et son dernier message avait été pour lui! On se croirait dans un mauvais film à suspense, un de ces nanars des années 80 sauf que c'était la réalité et que là, il était perdu.
Qui voulait le tuer? Vraisemblablement, le désormais cadavre n'avait plus toute sa raison...

"Antoine...Antoine, on s'en va, souffla Mathieu.

-Pas question, il faut qu'on appelle la police. Je ne veux pas qu'on croit que j'ai tué ce mec.

-Putain, Antoine, on ne l'a pas touché, et puis il est mort tout seul! On y va! Allez, le pressa-t-il.

Antoine finit par céder à cause de l'insistance du jeune homme et partit rapidement dans la rue adjacente. Il regarda une dernière fois le corps et releva un peu les yeux avant de s'immobiliser net.

Là, dans l'ombre, il distinguait deux silhouettes dont l'une lui était familière et pour cause, c'était celle de John.

Pourquoi était-il ici...?

XXXXX (pov ange)

Ils recommençaient. Ces petits connards recommençaient. Après sa déchéance, ils voulaient faire subir la même chose à cet ange. Enfin, pas à lui mais à son Gardien.
Oh oui, il l'avait suivi. Oh oui, il avait entendu la conversation de Beck et de l'ange. Oh oui, il savait comment ça allait finir. Cet "Angel MJ" était bien naïf de gober les sornettes de ces sous-merdes, ces renégats qui ne voulaient qu'une chose : détruire Père. Au diable leur désir de redevenir neutre, ils n'en avaient cure et préféraient trainasser ici loin des terres sacrés à continuer leur sale besogne.

Héléna...

Elle l'avait manipulée comme personne. Être Assistant sur Terre était l'un des plus lourds fardeaux angéliques. Il fallait rester maître de soi et toujours rester dans le chemin divin. Non seulement l'Assistant devait résister à l'attrait de la poudre d'auréole car il était plus propice à s'en servir mais en plus, il devait suivre les ordres d'en haut tout en sachant qu'il n'obtiendrait pas les honneurs d'être Gardien et de ne pas avoir le privilège d'assister à l'évolution du protégé.
Héléna avait tué son protégé et elle n'attendait qu'une chose : son retour au Paradis.

Lorsqu'un Gardien rejoignait le Ciel, il y avait toujours un risque et cela prenait du temps pour s'aligner sur la fréquence divine. La rousse voulait le tuer à ce moment-là pour faire croire à un accident. C'est vrai que ça arrive qu'un ange ne puisse pas réussir et se tue en essayant mais cela arrivait surtout à ceux dont les intentions sont impures. Il ne faisait pas partis de ce groupe. Mais Héléna le surveillait. Tant qu'il restait en errance, elle ne tentait rien puisqu'elle avait déjà tué son protégé, elle n'avait aucune raison d'attenter à sa vie mais elle ne voulait pas que le Ciel soit au courant de leurs agissements. C'est pourquoi, avec sa clique, elle corrompait les nouveaux assistants et c'était tombé sur le grand châtain cette fois.

Elle y arrivera très vite, Angel MJ était déjà accro à la poudre et ressentait la solitude dû à l'éloignement du Gardien. L'ange lui donnait environ trois mois avant de sombrer complètement. Mais il fallait qu'il prévienne les deux autres : Antoine Daniel et son élu. Il fallait qu'il débloque le plus rapidement possible la mémoire défaillante du Gardien afin que son pouvoir angélique lui revienne et qu'il reprenne son statut.

Je pourrais le blesser et montrer que son sang est bleu.

Ce serait la solution la plus radicale mais Héléna comprendrait immédiatement alors peut-être qu'une discussion serait plus pertinente.
Fort de sa résolution, l'ange se concentra de toutes ses forces et influença les deux jeunes hommes à sortir de l'appartement pour les prévenir. Il n'eut pas à attendre longtemps, ils pointaient leur nez quelques minutes après alors l'ange se précipita vers eux, ignorant les regards suspicieux de ses cibles.

"Écoute-moi, Antoine Daniel! Il faut que tu te caches et que tu caches ce petit aussi! Vous allez mourir, ils prévoient de vous tuer, ils-"

Elle l'avait eu. Il le sut alors que toute sa conscience commençait à s'effacer. Évidemment, aucun subterfuge ne pouvait avoir raison de sa perspicacité. Héléna l'avait eu et il mourait.

Bien joué.


Woh, je ne pensais pas faire un chapitre de cette taille surtout que je n'avais pas trop d'idées à la base mais finalement, tout s'est goupillé grâce à l'inspiration divine (ça c'est à force de parler d'anges...)
Le prochain chapitre sera un peu spécial, on en apprendra plus sur Beck.