Salut! J'ai réalisé ma première possession avec succès. El Diablo en avait les larmes aux yeux tellement il était fier de moi. Je suis actuellement dans un tout petit corps pleins de longs poils. Je pense être Wifi parce que je distingue Mathieu Sommet au loin. Crotte, je me suis trompée de cible donc les trois zigotos ne m'appartiennent toujours pas, mais bon. Je suis un chat maintenant et j'ai hâte de faire ce qu'il me plait. Je me trouve un coin de canapé, me roule en boule, émet quelques ronronnement et m'endors. C'est ça la vie. Dormir de tout son saoul.
Si cette fic dérange une des parties concernées, je la supprimerais ("une des parties concernée, appelez-moi OLIVE ET TOM maintenant.)
L'histoire se passe dans un univers semi alternatif.
Réponse aux reviews anonymes : J'ai complètement oublié de le faire avant alors mes plus plates excuses!
Von Perchman : Alors déjà, t'es pas censé être dans l'espace, toi? Puis ensuite, ta théorie sur le Hippie m'a fait beaucoup trop rire ! Oui, vénérons cet orateur de génie! En tout cas, ravie que la fic te plaise et j'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances (et même si elle ne l'est pas, eh ben...Elle l'est quand même :D)
JETAIME : Oui! Bravo! J'aime critiquer la technologie alors que je l'utilise régulièrement! Je ne suis qu'une ombre quand je ne peux pas utiliser l'ordinateur familial!
Chat qui aboie : Ton pseudo, il claque sa mère! Merci pour tes reviews :)
N'oubliez pas de laisser une review et comme ça, je vous promets que El Diablo ne vous cherchera pas des noises -si, c'est une super promesse-.
Pov Mathieu
CHAPITRE 10
Mathieu se réveilla en pleine nuit, le cœur battant et le souffle court suite à un rêve bien trop tordu pour son propre bien. Il tourna la tête vers le duvet au pied de son lit, là où dormait Antoine quand il venait mais ne trouva personne. Allons bon, le brun avait-il encore fait un cauchemar?
Le jeune homme s'extirpa de son lit et marcha à tâtons vers le salon où il constata qu'en effet, Antoine avait changé de pièce pour dormir sur le canapé. Ça arrivait très souvent qu'il change d'endroit après un mauvais rêve.
Eh bien maintenant, c'est à moi d'en faire, pensa Mathieu et, tentant de faire le moins de bruit possible, il s'orienta vers sa salle de bain qu'il ferma à clefs derrière lui. Il se passa de l'eau froide sur le visage, effaçant les dernières traces de son rêve impliquant Antoine sous un tablier avec une poêle à frire. Nu.
Ouep, c'était la partie un peu dérangeante et le jeune homme était soulagé que le brun ait changé de pièce pendant la première moitié de nuit comme ça, il n'eut pas à justifier la légère bosse présente dans son pantalon de pyjama.
Je devrais peut-être m'en occuper, se dit-il en regardant son organe perfide.
Qu'est-ce qu'il avait eu à s'activer, aussi? Il avait bien choisi son moment mais en même temps, Antoine dormait. Il n'encourait aucun risque à se faire surprendre par le brun.
-Passage légèrement M, à passer si vous n'en êtes pas fan-
C'est avec hésitation que le jeune homme glissa la main dans son pantalon effleurant d'un doigt malhabile l'élastique de son boxer.
Je dois être fou de faire ça alors qu'Antoine est toujours-
Son flux de pensées s'interrompit soudain, un rictus apparut sur son visage et il plongea sans hésitation la main dans son sous-vêtement, empoignant avec ardeur sa virilité. Il lui fit subir des mouvements rapides sur toute sa longueur, la durcissant à vue d'œil.
On s'en fiche complètement du gamin d'à côté, ce serait même dément si les gémissements le réveillaient.
Oh oui, ouvrons cette porte, qu'il ait également un aperçu de notre spectacle. Il obéit à son ordre.
Le jeune homme accéléra le mouvement, gardant les yeux fixés sur la forme allongée sur le canapé, des grognements de plus en plus bruyant s'échappant de sa gorge.
Réveille-toi, réveille-toi et regarde-moi.
Son plaisir solitaire était devenu intense. A chaque fois qu'il se sentait sur le point de se libérer, il serrait la base de son pénis, voulant profiter plus longuement de cette sensation de frustration. Ses jambes tremblaient et il s'appuya contre le rebord du lavabo avant de se laisser glisser au sol. C'était un supplice à ce niveau mais il voulait qu'Antoine le voit dans cet état. Il voulait qu'il comprenne l'effet qu'il lui faisait mais l'autre restait sourd à ses gémissements, perdu dans son sommeil.
Enfoiré, tu manques quelque chose...
Il arrivait à le visualiser : Antoine émergeant du sommeil. Il aurait le regard dans le vague dû aux réminiscence de sa nuit mais il remarquerait bien vit la lumière de la salle de bains allumée. Tout naturellement, il irait voir ce qu'il s'y passait et il serait surpris de le voir, lui, en train de se donner du plaisir. Sûr que le gamin serait choqué et gêné mais il ne détournerait pas le regard. Il continuerait à l'observer, les bras ballants et ne sachant quoi dire. Oh mais il n'aurait pas à dire quoi que ce soit...
Le jeune homme se mordit la lèvre en imaginant la suite.
Non, il ne parlerait pas et de toute façon, il n'aurait même pas son mot à dire. Je ne lui en laisserai pas l'occasion. M'en irait te le dessaper ce gamin et alors, je pourrais me frotter contre lui, je sais que ça l'exciterait. Qui pourrait rester de marbre face à moi? J'ai bien vu la façon dont il rougissait à chaque fois que je m'aventurais sur une pente glissante menant tout droit au fond du trou de la perversion. Et c'est dans son trou maintenant que j'aimerais me glisser. Sentir ses chairs se resserrer sur ma partie basse me remplirait d'un satisfaction sans nom et le remplirait sûrement de mon sperme.
Réveille-toi, gamin, ne laisse pas tout ça être simplement un de mes fantasmes...Réveille-toi et laisse-moi te prendre.
Patron..., couinerait-il.
C'est ça, gamin, dis mon nom, crie-le pendant que je te pilonne. Griffe-moi, mords-moi, fais n'importe quoi mais tu es à moi.
Un gémissement plus fort que les autres lui fit baisser la tête. Il n'avait pas résisté et avait joui sur le carrelage de la salle de bain. Et Antoine dormait toujours.
Putain, gamin, tu n'avais qu'un job à accomplir...
-Fin du Rating M-
Je dois être fou de faire ça alors qu'Antoine est toujours- Hein?
Mathieu releva la tête et s'aperçut qu'il était assis contre le lavabo. La porte qu'il était certain d'avoir verrouillé était ouverte et lui offrait une bonne vue sur son ami. Il rougit en constatant ensuite qu'il s'était apparemment occupé de son érection et qu'il devait offrir une vision plutôt indécente. Il avait le souffle court et ses jambes nues, légèrement écarté laissant apparent son pénis n'était pas une vision qu'on pourrait qualifier de prude.
Il se leva promptement, nettoya le bazar et enfila son bas de pyjama. Un coup d'œil à son reflet lui indiqua qu'il avait la tête typique du mec rassasié sexuellement : les joues rosées, les cheveux en bataille et les pupilles brillantes encore un peu de désir.
Mais bon sang, il ne s'en rappelait même pas!
Okay, on ne panique pas, il avait eu une petite absence et c'est tout. Ça pouvait arriver à tout le monde! Objectivement, John avait des absences 22h sur 24 donc tout n'était pas perdu. A peine dix minutes se sont écoulées, dix minutes où il avait dû s'astiquer le poireau en toute simplicité mais dont il ne gardait aucun souvenir.
Non, non, je panique en fait.
"Gros, t'en fais souvent des absences, pourquoi celle-là devrait t'inquiéter? dit le Hippie.
-Merde, même le fait que je sois en train de te différencier de moi en disant 'dit le Hippie' n'est pas normal... Et comment ça, je fais souvent des absences?
-Quand tu dors, gros, ton esprit, il s'envole.
-Oui, mais ça c'est logique.
-Peut-être que t'as eu un mini-sommeil parce que tu étais fatigué?
-Y a que toi qui puisse avoir des mini-sommeil.
-Gros, je suis en mini-sommeil tout le temps. Ma vie est une succession de mini-sommeil.
-Plus sérieusement, Mathieu, j'aimerais te donner une réponse à ton état mais tu m'as viré de ton émission alors je t'emmerde, intervint le Prof.
-Sérieux?
-J'ai utilisé les mots 'plus sérieusement' alors oui, je suis sérieux, répondit le Prof.
-Mes conversations sont vraiment bizarres...Je ne suis même plus sûr de savoir si toutes ces phrases sortent de ma bouche, dit Mathieu en se massant les tempes.
-Ce qui sort de ta bouche on s'en fout, c'est ce qui y entre qui est intéressant, fit la voix rauque du Patron.
Un gémissement provenant du salon le figea sur place. Antoine avait changé de position et s'était recroquevillé dans ses couvertures.
-Il est vraiment bandant, susurra le Patron.
-Et il est gentil, chouina la voix du Geek qui ne s'était pas manifesté depuis le début de l'échange.
-Oh, dois-je en conclure que tu le trouves aussi à ton goût, gamin?
-Uuuuh...
-Scientifiquement parlant, nous sommes la même personne, évidemment que nous partageons la même appréciation des corps, intervint de nouveau le Prof qui ne pouvait décidément pas s'empêcher de prendre la parole pour étaler sa science.
-Non. J'aime les pandas, moi. Les pandas femelles qui plus est.
Mathieu soupira. Ce n'était pas lui. Les voix étaient dans sa tête, c'est impossible. C'était un jeu à la base, comment ça a pu dégénérer ainsi...? Est-ce que- Est-ce que...ses personnalités pouvaient prendre le contrôle de son corps? Cette perspective ne l'enchantait pas du tout et lui faisait même un peu peur.
Il n'était pas schizophrène! Il ne se sentait pas schizophrène!
-Comme si les schizophrènes pouvaient de rendre compte de leur état...Et puis, de mon point de vue qui est objectif comme tout le monde le sait, tu es plus dans le cas d'un trouble de personnalités multiples que dans un cas de schizophrénie.
-Mais elle va la fermer la science infuse! Moi je veux baiser mon gigot qui dort dans le canapé! Vous croyez que ça me suffit une petite branlette de rien du tout?
-Quoi? s'écria Mathieu en écarquillant le yeux.
Les voix se turent d'un coup.
Qu'est-ce que le pervers venait de dire? 'Une petite branlette'? Mais alors...Il n'avait vraiment pas été maitre de son corps pendant quelques minutes! Il n'était pas fou, ça lui était bien arrivé! Enfin, il disait qu'il n'était pas fou mais le fait d'avoir été dépossédé de lui-même pendant un court instant ne le rassurait pas des masses. Ne le rassurait pas du tout en fait.
Un grognement sourd le fit sursauter alors que son regard se déplaça à nouveau sur Antoine qui s'agitait un peu trop. Le châtain se rapprocha prudemment. Et si jamais il perdait à nouveau le contrôle? Le Patron -parce qu'il était maintenant sûr que c'était le Patron qui l'avait habité dans la salle de bains- pourrait très bien profiter du brun endormi.
-Tu fais bien d'y penser, gamin, si je sors, ton Antoine aura une partie de moi en lui, si tu vois ce que je veux dire, ricana le Patron.
-Ça me rappelle une chanson, souffla le Panda.
-Comment est-ce que ça peut te rappeler une chanson? Mais qu'est-ce que tu écoutes? le gronda Mathieu.
-Roh, ça va, Monsieur 'je n'ai aucune culture musicale'...
-J'en ai! C'est moi qui écrit les paroles et qui me renseigne sur le style de musique de tes instants Panda!
-Que tu crois.
Pardon...? Même ça, il n'en avait pas le contrôle? Une sueur froide lui remonta le long de sa colonne vertébrale. Tentant de ne pas approfondir sa pensée sur qui avait accès à son corps et quand, il se plongea dans une observation silencieuse de son ami dont les couleurs avaient quitté son visage. Mais une nouvelle inquiétude le prit alors qu'il continuait à fixer Antoine. Il l'entendait prononcer des paroles sans aucun sens. Ça ne ressemblait même pas à du français ce qui, en soit, était peut-être pour le mieux parce que lorsqu'il arrivait à comprendre ce que disait le brun, il en éprouvait une sorte de malaise.
Des phrases comme "il faut fuir, ils vont nous tuer" ou "je ne suis pas moi, je ne suis plus moi" traversant les lèvres du chevelu ne lui disaient rien qui vaille et le pire, c'est qu'il n'était même pas fiévreux.
-Bah, comme t'es dingue, il fallait évidemment que tu craques sur quelqu'un d'aussi dingue que toi, le taquina le Patron.
-Je ne suis pas fou!" protesta Mathieu bien que la situation présente était une preuve du contraire.
Encore une fois, le silence se fit dans sa tête et il put de nouveau se concentrer sur Antoine.
"Angel...Reviens..."
Ah, ça y est, il reparlait français.
"Angel, ne fais pas-" "Angel..." "Regarde ce que tu es devenu".
Mais ce qu'il disait n'avait toujours aucun sens. Pourquoi continuait-il à murmurer ce nom? C'était le nom de famille de John, se souvint-il, quel est donc le lien qui les unissait? C'était à n'y rien comprendre.
"...Mathieu..."
Ça n'avait été qu'un souffle et si Mathieu ne s'était pas penché accidentellement sur l'endormi, il ne l'aurait pas entendu. Son nom chuchoté de la sorte par Antoine lui donnait une impression étrange : un mélange d'effroi et de curiosité. La voix du brun avait été rauque, impatiente. De quoi son sommeil était-il peuplé?
"Il rêve de toi, t'es content? s'annonça le Patron. Décidément, il ne pouvait pas se taire celui-là.
-Mais il rêve aussi de John, nuança le Prof. Celui-là non plus ne pouvait pas garder la bouche fermée.
Est-ce que la Fille était aussi quelque part dans son esprit? Et les autres?
-Oui. Ils sont encore là, l'informa le Prof, mais ils ne veulent pas te parler parce que tu les as dégagé. Eh mais! Moi aussi je ne veux plus te parler! Arrête de m'appeler! grogna le Prof.
-Il avait vraiment un grain pour un Prof, constata le Panda, heureusement que tu l'as remplacé par ma magnificence. Je suis un bien meilleur choix.
-Taisez-vous...Ou alors c'est moi qui dois me taire", songea Mathieu.
Il venait de remarquer qu'Antoine sortait péniblement de son sommeil. D'un coup, ce dernier ouvrit les yeux, se redressant brusquement accroché à sa couette. Il respira bruyamment pendant plusieurs secondes avant de se remettre de ses émotions et de constater qu'il n'était pas seul.
"Salut, vieux...
-Mathieu? Qu'est-ce que tu fous là?
-Je suis chez moi.
-Euh...Je veux dire, qu'est-ce que tu fais à côté de moi? ...Tu ne voulais quand même pas me faire le coup du réveil en fanfare, n'est-ce pas, dit Antoine en plissant ses yeux soupçonneux.
-Mais non, espèce de paranoïaque, le détrompa Mathieu qui évitait de le regarder en face, honteux de ce qu'il avait fait -même s'il ne se souvenait pas- dans la salle de bain.
Antoine avait dû remarquer son malaise puisqu'il enchaîna de suite :
-Ouais, ouais, regarde-moi tes petits yeux de fouine! Tu préparais un mauvais coup, sagouin! T'as aucune éthique concernant un pauvre bonhomme endormi et sans défense tel que moi. Si c'est comme ça, attends-toi à ma vengeance et elle sera terrible! Je te conseille désormais de ne dormir que d'un œil. Comme les dauphins.
Mathieu voulut répliquer mais un malaise le frappa d'un coup. Il ressentait physiquement quelque chose lui tambouriner la tête. Il laissa échapper un grognement et se massa calmement les tempes, désireux de faire cesser le bruit.
Allez, gamin, j'en ai pas eu assez tout à l'heure, laisse-moi sortir!
-Mathieu?
Antoine venait de poser sa main sur son épaule, le secouant un peu histoire qu'il reprenne un tant soit peu ses esprits.
-Je...Tu vas trouver ça étrange mais euh...Je crois que...
Tu ne devrais pas lui dire, Mathieu, il va te prendre pour un malade mental et on ne pourra plus jamais le voir! geignit le Geek dans un coin de sa tête.
Ne plus voir Antoine? Quel brêle ce sale gosse...Il ne comprenait rien à rien. S'il était vraiment en train de perdre les pédales, il fallait qu'il se soigne. Il devait exister des traitements, des thérapies ou d'autres trucs du genre, il ne pouvait absolument pas rester dans la situation qui se présentait à lui.
Et puis Antoine n'allait pas le rejeter, il l'avait aidé depuis le début! Il ne laisserait pas tout tomber à cause d'une histoire aussi bizarre que la sienne. Il faut qu'il lui dise, il voulait éviter autant que possible les quiproquos.
Tout le monde hait les quiproquos.
-Je crois que je ne suis plus tout à fait moi-même.
-Ah. D'accord.
-Comment ça 'd'accord'?
-Qu'est-ce que tu veux que je te dise?
-Mais je sais pas moi! On va trouver une solution! T'en fais pas c'est qu'une mauvaise passe ou alors tu me fais un câlin! Tu ne peux pas rester aussi insensible! s'exclama Mathieu.
Bordel, voilà où ça le menait de raconter des trucs importants à Antoine.
-Okay, mon gars. J'ai dit d'accord parce que j'attendais que tu développes, c'était pas la peine de me faire une mini-crise. Pour moi n'être 'plus tout à fait toi-même' a autant de sens qu'un phoque faisant de l'informatique avancé. Donc explique ton problème et on sera sur la même longueur d'onde cette fois.
Antoine murmura un 'crétin' et Mathieu fit la moue en se fustigeant. Ah putain, c'est vrai qu'il était con. Il avait eu l'impression d'avoir été clair avec son explication abrégée mais il fallait croire que non. C'est ce qui arrive quand on a des discussions intérieures : on finit par croire que l'interlocuteur réel a accès à toutes ses données cérébrales et n'avait besoin de rien pour comprendre parfaitement ce qu'il se passait.
A l'intérieur, le Panda se fendait la poire.
Hahaha, notre ami Mathieu s'est scindé en beaucoup trop de personnalités et toute son intelligence est parti en nous!
Son intelligence et son sex-appeal, renchérit le Patron.
Z'êtes pas gentil, moi je t'aime Mathieu.
Il va la fermer le gamin! On est pas à une réunion de petits poneys ici! Donc retourne jouer avec ta main droit et fous le camp, l'envoya balader le Patron.
-J'ai...Je pense avoir des voix dans ma tête. Celles de mes personnalités fictives.
-Pardon?
-Non, en fait, je suis sûr d'avoir les voix du Geek, du Panda, du Patron, du Hippie et de tous les autres dans ma tête. Et ils peuvent me contrôler.
Mathieu observa attentivement la réaction de son ami en rajoutant un petit 'ça fait flipper, hein?'.
-Eh bien ça...C'est étrange mais je m'en doutais depuis un moment, lâcha enfin Antoine après une minute de silence.
-Ah bon?
-Y avait eu des petites situations où tu étais différent comme cette fois où je t'ai dit que j'avais cru pendant un instant que tu étais le Patron.
-Oh, c'est vrai maintenant que tu me le dis...
-Et tu t'étais foutu de ma gueule.
-Je rêve où mon petit Toinou a la rancune tenace.
-Tu t'es foutu de ma gueule alors que j'avais, de toute évidence, raison!
-Excuse-moi mon chou. Voilà, t'es content?
Le brun grommela quelque chose dans sa barbe impliquant des poignards et de l'huile bouillant faisant sourire Mathieu. Mais il n'était pas rassuré. Il pouvait très bien prendre avec humour son problème mais c'était définitivement loin d'être drôle.
-Je me demande quand même ce qui a bien pu provoquer ça...souffla Antoine en baillant.
-C'est peut-être toi qui me rend dingue?
Mathieu rit à sa plaisanterie mais le plus grand demeura pensif. Quelque chose semblait le déranger mais il ne lui en fit pas part. Pendant un moment, un petit éclat brilla au fond de ses yeux, signe qu'il se souvenait d'un truc puis il se leva complètement, gardant la couette sur lui. Il ressemblait à un gros loukoum.
-Peut-être, oui", répondit finalement Antoine en fixant Mathieu.
Et voilà! C'était le dixième chapitre! Honnêtement, je ne pensais pas qu'elle deviendrait aussi longue (moi et ma tendance à en faire des tonnes) et je ne sais pas non plus quand elle s'arrêtera (je calcule pas en termes de chapitres, du coup c'est un peu compliqué). BREF! Le chapitre 11 n'a pas encore été écrit (mais le chapitre 12 si : je vous l'ai dit, j'écris bizarrement) donc il mettra peut-être un poil plus de temps à sortir.
Salut :D
