Salut! C'est déjà mon troisième jour dans ce désert de sable brûlant. A force d'être en contact permanent avec la chaleur, j'ai réussi à développer un super-pouvoir. En effet, je comprenais maintenant la chaleur et le feu mieux que personne, il était donc tout naturel que mon super-pouvoir soit de courir vite. Oui. Tout naturel, oui. Je cours maintenant à la vitesse de la lumière et arrive en un dixième de secondes chez moi. Je me poste devant mon ordinateur et regarde tranquillement une vidéo de chats trop mignon parce que je les comprends maintenant que j'en ai été un. Oh et Antoine Daniel, Angel MJ et Mathieu Sommet ne m'appartiennent pas. (ça devient une anecdote ce truc maintenant...)

Si cette fic dérange une des parties concernées, je la supprimerais.
L'histoire se passe dans un univers semi alternatif.

Réponse aux reviews anonymes :

Von Perchman : Oui, je comprend ton état d'esprit avec ce simple "putain". Je sens qu'il venait du cœur!

Carolinedunord : Angel c'est un peu ma roue de secours pour éviter d'avoir des scènes trop dérangeantes à écrire !

N'oubliez pas de laisser une review et en plus de ne plus avoir d'idées de "comment m'appeler" voilà que je sèche ici aussi.

Pov Mathieu.


CHAPITRE SUIVANT

S'il faisait le récapitulatif de sa journée en sachant qu'à la fin, il se retrouve avec la veste d'Antoine sur le dos sur un toit de Paris, ça commencerait comme ça.

Mathieu était tranquillement sur son ordinateur, son chaton installé confortablement sur la table enchainant ronron sur ronron pendant que son maître lui prodiguait des grattouilles sur le dos. Antoine venait tout juste de partir de chez lui, il disait qu'il avait besoin de se changer les idées en bossant sur son émission et Mathieu ne l'avait pas stoppé. Les réminiscences de son accès de folie lui revenait peu à peu à l'esprit et il savait presque tout ce qu'il s'était passé lorsque le Patron avait pris le contrôle de son corps.
Enfin, le châtain pianotait sur son clavier, parcourant les forums de discussion à la recherche d'avis concernant sa nouvelle saison (plus si nouvelle que ça mais il aimait se renseigner).

Le Panda avait été bien accepté par les fans, il en était ravi surtout qu'il avait plein de projets pour lui. Et ce dernier n'arrêtait pas de le faire chier dans sa tête, s'exclamant à longueur de journée qu'il était la personnalité la mieux construite de son émission, qu'aucun n'égalait sa grandeur et autres délires de maniaque. Il quitta son ordinateur et prit une feuille dont quelques mots avait entaché la blancheur. C'était le début de la chanson pour la fin d'un des épisodes de son émission et le Panda avait apparemment commencé à écrire les phrasés. De toute façon, d'après lui, il était maître de cette partie-là alors il s'habituait à voir des paroles un peu partout ces derniers temps. Il regarda par curiosité la feuille, espérant avoir des idées aussi.

Son regard, cependant, s'attardait régulièrement sur son portable.

"Allez, Antoine, répond à mon sms."

Son portable vibra tout à coup, à croire qu'il avait été entendu.

'Arrête de m'embêter ! Je travaille.'

Mathieu ricana. Oui, il le savait, et c'était bien pour ça qu'il allait continuer à le faire chier en lui envoyant des tonnes de messages tendancieux.

'Ah oui? Tu travailles? Tu peux très bien me dire la vérité tu sais.'

'Quelle vérité? Je suis vraiment en train de travailler!'

'Mais oui, Toinou, dis plutôt que tu fantasmes à mort sur mon corps de rêve.'

'Un corps de rêve? Je crois que ça fait longtemps que tu ne t'es pas regardé dans une glace.'

Ah, il adorait quand Antoine utilisait son sarcasme. Cela voulait généralement dire qu'il n'était pas à l'aise dans une conversation. A force, il connaissait la façon de fonctionner du plus grand.
Je vais pas te lâcher, mon vieux, pensa Mathieu avec un rictus. Ça faisait un petit moment qu'il aimait pousser le plus jeune dans ses derniers retranchements.
Comportement certainement exacerbé par sa personnalité sombre qui ne se pria pas pour se manifester.

Oh, ça me plait ça, Gamin, peut-être que tu pourrais l'appeler pour un phone-sex?

Mathieu secoua négativement la tête et tapa son message.

'Pas besoin d'avoir un miroir, le simple fait que tu me dévores des yeux m'assure de mon physique avantageux.'

'Ah j'y crois pas...tu veux vraiment me faire chier aujourd'hui...Ça t'as pas suffit ce matin?

'Mais Toinou, tu devrais être habitué maintenant. Ça fait quatre ans qu'on se connaît.'

'Sa mère le jour où j't'ai rencontré a été le jour de ma descente en enfer si, si, mon gars.'

Mathieu rit. Okay, si Antoine se mettait à utiliser le langage Wesh c'est qu'il devait vraiment être occupé. Je ne vais pas non plus lui faire la misère, on aura bien l'occasion de parler ce soir.

Et oui, encore une fois, les deux compères allaient se retrouver chez le châtain. C'était pratiquement la deuxième maison d'Antoine (et la réciproque était tout aussi vraie).

A ce rythme-là, vous pourriez emménager ensemble.

-La ferme, Patron, lança Mathieu.

Hé! Pour une fois que je ne dis rien, protesta l'accusé, c'est le bigleux je-sais-tout qui a parlé!

-Prof...

Je n'ai fait que constater l'évidence, dit l'autre avec un reniflement de mépris.

-Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu es encore là, à vrai dire...Tu n'es pas censé disparaître comme toutes les autres personnalités que j'ai bazardé? soupira Mathieu.

T'as souhaité la disparition des autres, t'as dû oublier pour ce myope...grogna le Patron.

-Eh bien disparais, Prof, j'ai déjà assez de voix comme ça!

Mais nooooon, MATHIEU! Il...C'était le moins méchant avec mooooooiii! cria le Geek.

-Tant pis, disparu.

T'as pas de cœur! T'es diabolique! Antoine, il t'aimera jamais de la vie! lui lança le Geek avant de partir en longs sanglots suite à la disparition quasi-instantanée du scientifique.

-Mais je...Non, enfin, je m'en fous si Antoine..., bredouilla le châtain.

Mais oui, on s'en fout, là faut fêter la mort de ce foutu merdeux de scientifique à la con, champagne! s'écria le Patron.

Pour une fois, je suis d'accord avec le psychopathe, le Prof n'arrêtait pas de me regarder bizarrement en brandissant parfois ses scalpels. Je pense qu'il voulait me disséquer, moi, Maître Panda, le plus génial des ursidés, ajouta le Panda.

PROOOOOOOOF, hurla le Geek, ils salissent ta mémoire! Fais quelque chooooose!

Il peut pas, Ducon, il vient d'être vaporisé et si tu la fermes pas, je te garantis que tu auras de vrais raisons de crier comme tu le fais, menaça le criminel.

Tch...Ça sert à rien de le menacer, ce gosse ne comprend rien. Il croit que se plaindre ça arrange tout, grogna le Panda.

Tu me plais Panda. De plus en plus. J'aime ta façon de penser, apprécia le Patron.

Ah...Votre karma se charge d'émotions trop sensuelles, gros...se manifesta mollement le Hippie.

Pas mon karma imbécile heureux, rétorqua le Panda.

Et ça continua comme ça pendant 10 bonnes heures. Un vacarme incessant que lui seul pouvait entendre, c'était infernal et seule la sonnette d'entrée le délivra de sa souffrance puisque toutes les voix se turent d'un coup.
Il s'étira longuement et ouvrit la porte, sachant déjà l'identité de l'individu. Antoine pour ceux qui n'avaient pas compris.

S'en suivit ensuite les évènements déjà connus : le sms de John, la précipitation pour retourner chez Antoine et finalement, l'attente. Cela faisait maintenant une heure qu'ils attendaient John et la moitié des bouteilles...Non, plutôt, les trois-quarts des bouteilles avaient été vidé principalement par le brun qui avait été forcé par le Patron. Cette personnalité était vraiment chiante. Et si Mathieu tenait assez bien l'alcool, il avait constaté, dès les débuts de leur amitié, qu'Antoine ne serait jamais élu au titre de meilleure résistance alcoolique. Il avait déjà l'air pas frais au bout de trois cannettes, alors après avoir vidé toutes ces bouteilles, il commençait à tenir des propos délirants. Pas tout le temps, évidemment mais suffisamment pour que le châtain sache que ce dernier était pompette. Même plus que pompette.

"Mais il est où Jooooohn...?

-Peut-être qu'il a mangé ses chips au fromage sur place.

-T'es con, Mathieu...

-Avoue que c'est vraisemblable.

-Non, même pas un petit peu en plus. C'est carrément déplacé d'imaginer John s'abaisser à manger des chips. Au fromage qui plus est! protesta Antoine en levant le doigt pour affirmer sa réplique.

Regarde-moi son air innocent et vulnérable, l'alcool délie les langues et la mienne pourrait très bien jouer avec la sienne, constata le Patron.

Ah merde, c'est pas le moment...pensa Mathieu.

-Au fait Antoine, pourquoi tu avais autant d'alcool en ta possession?

-Parce que...tu viens souvent et tu bois. C'est en ton honneur que j'achète tout ça!

-Ahah, en mon honneur? C'est une cause tout à fait noble tu me diras!

-...Petit péteux...

Antoine s'assura de finir une nouvelle cannette qu'il balança sur le mur en riant à cause du son que l'impact avait causé. Il baragouina ensuite quelques mots incompréhensibles avant de se lever avec difficulté. Il comparait son état au fait d'être sur le Titanic en train de couler puis il se retourna pour regarder Mathieu et dit d'une voix suave :

"Dessine-moi comme le Bouddha de notre génération!

-Haha, Antoine, arrête de dire n'importe quoi! T'as plus les idées en place!

-Je trouve être hyper cohérent dans mes propos.

-Non.

-Si, répliqua puérilement le brun en fixant le châtain sans ciller.

Il y avait quelque chose d'horriblement tentateur dans ce regard. Mathieu déglutit, assailli par des envies incontrôlables.

Il nous aguiche! Réponds-lui! le pressa le Patron.

Et pour une fois, il obéit totalement à l'ordre du psychopathe, captivé par les yeux marrons de son comparse.

-Bon allez, pose ton cul par terre, on va jouer, lança le châtain en tapotant le sol.

-Jouer?

-En attendant John, faut bien qu'on s'occupe, pas vrai?

-Me lance pas dans une partie de Twister. Parce que déjà, j'ai pas ce jeu et ensuite, j'ai la tête qui tourne un peu.

-T'es bourré?

-Haha...Je suis parfaitement bien! le contredit-il, à quel jeu penses-tu?

-Eh bien, on a de l'alcool, il fait nuit, tes lumières sont tamisées, je ne vois qu'un seul type de jeu pouvant correspondre à cette atmosphère.

-Les jeux coquins?

-T'as bien deviné mon Toinou!

Antoine partit dans un fou rire mais finit par hocher la tête, donnant son assentiment à ce genre de jeu, surprenant par là-même Mathieu qui ne s'attendait pas à ce que l'autre accepte. Il regarda sans bouger le brun prendre place en face de lui. Hop hop hop, t'es pas censé réagir comme ça Toinou ! J'ai l'air de quoi si je me débine maintenant!? Mais en même temps, c'est une sacrée aubaine...Mathieu pouvait même entendre le cri de satisfaction du Patron.
Le châtain lança une bouteille à Antoine qui la descendit très rapidement. Le jeune homme en fit de même, toujours avec un regard étonné mais étrangement satisfait vers le brun.

"Alors? Ton jeu? Ou alors tu viens de te dégonfler ! le taquina-t-il.

Okay, tu veux la jouer comme ça...

-Prends une pièce de monnaie. On va jouer au Pile ou Face de l'érotisme.

-Quel nom pourri...

-Je te dispose de tes commentaires!

L'autre s'exécuta en lançant un regard narquois à Mathieu qui le lui renvoya.
Je vois ce que t'essaies de faire mon cher, tu veux me faire passer pour le lâche qui mettra fin à notre petit jeu. Eh, crois-moi bien que ça n'arrivera pas. C'est toi qui arrêtera en premier, je peux te l'assurer. Ou bien c'est John qui nous arrêtera. L'avenir seul nous le dira.

Mais dans l'intérêt de ma bite, je veux que ça continue, souffla le Patron.

Je...C'est dégueulasse..., geignit le Geek.

Ah, ça faisait déjà 10 heures depuis qu'il avait entendu la voix désobligeante du petit pour la dernière fois mais force est de constater que ça ne lui avait pas manqué.

"C'est bon mon chou, j'ai ta pièce! Tu as proposé le jeu alors c'est à moi de la lancer.

-Avec plaisir mon cœur, répondit Mathieu sur le même ton mielleux, laisse moi définir Pile et Face avant que tes doigts délicats ne décident le sort auquel tu vas être soumis dans quelques instants.

-J'attends, mamour.

-Pile, tu enlèves ton T-Shirt de pouilleux. Face, tu me fais des grattouilles dans le dos.

-Sérieux, mec?

-Ouep, j'espère que ça va tomber sur Face parce que ça me démange vraiment! dit Mathieu en rigolant.

La pièce vola et délivra son verdict.

-Pas de bol, Mat', c'est Pile ! plaisanta Antoine en enlevant son haut et en le balançant un peu plus loin.

-Boh, je ressors pas totalement perdant, dit Mathieu en lui faisant un clin d'œil exagéré.

-Très bien, Pile, tu bois une autre bouteille en entier, Face, tu enlèves ton haut.

-Hey! C'est ma proposition! rouspéta le jeune homme.

-Auc-Aucune règle n'interdit de s'approprier les phrases de l'autre !

-Ah...Pile, file une bouteille, dit-il en la vidant en peu de temps, *Burp*, excuse !

-J'suis habitué, mon biquet !

-A moi! J'adore ce jeu *Burp* désolé. Pile, tu viens poser tes jolies fesses sur moi, Face, tu viens me grattouiller le dos.

-Eh mais, tu les veux vraiment tes grattouilles!

-Tu sais pas à quel point!" sourit Mathieu.

Finalement, c'est encore le côté pile qui sortit, à croire que le hasard était manipulé. C'est avec une légère hésitation qu'Antoine s'agenouilla près du plus petit qui tapotait sur ses genoux comme pour lui dire de s'asseoir plus vite. Leur proximité avait quelque chose d'enivrant et Mathieu n'avait pas du tout envie que l'autre trouve une astuce pour se déloger de cet endroit.

Allez, tu peux le prendre sauvage, gamin, n'hésite pas, susurra le Patron.

Arrêtez de parler de choses comme ça alors que le prof...le prof...LE PROF EST PARTI! se lamenta le Geek en pleurant à nouveau.

Argh, mais il pourrit toute l'ambiance celui-là! grommela le Patron, t'occupes pas de lui gamin, tire ton coup, saoûle-le bien, finit mon travail et profite!

Après plusieurs manches et la plupart des bouteilles enfilées, le châtain décida de corser le jeu, certainement influencer par la voix sifflante de sa sombre personnalité. Ça s'appelait le Pile ou Face de l'érotisme quand même, et là, c'était trop sage pour lui. Qu'on s'amuse bordel !

"Pile, tu m'embrasses, Face, on couche ensemble", murmura Mathieu à l'oreille d'Antoine qui frissonna et remua.

Ah, je le savais, c'est pas moi qui ait craqué en premier. Tu n'as pas du tout le même esprit de compétition que moi.

Mais à sa grande surprise, Antoine lui prit la pièce des mains et, sans le regarder, la lança.

Oh, il a du cran quand il est bourré! ricana le Patron.

L'attente sembla durer des heures, ses yeux bleus étaient fixés sur le vol de la pièce, désireux de savoir la réponse. Jamais il n'avait ressenti une telle précipitation. Putain, grouille-toi de tomber foutue pièce! Mathieu constata qu'Antoine n'avait pas bougé d'un pouce et n'avait pas prononcé un mot mais il pouvait voir une petite rougeur colorer ses oreilles. C'est trop mignon...pensa-t-il et, au moment où le cliquetis métallique indiqua que la pièce était enfin tombée, il se pencha et mordilla doucement un bout de l'oreille de son ami. L'autre eut un léger tremblement mais à part ça, il ne bougea pas. Il ne donnait ni signe de refus ni signe d'acceptation.

"Antoine..."souffla Mathieu.

L'autre tourna un peu sa tête vers le châtain qui put voir l'état dans lequel le jeune homme était: les joues rouges, le regard hésitant et la lèvre inférieure malmenée. Il aurait tellement aimé l'embrasser.

Non. Il est bourré, ça se voit, ça se voyait même depuis le début, quel salop je suis en train de devenir...se raisonna Mathieu en repoussant Antoine qui avait amorcé une approche vers le plus petit.

Mais c'était vraiment tentant...

Mathieu secoua la tête.

"Désolé Antoine, c'est parti trop loin", dit Mathieu en aidant l'autre à se relever mais ce dernier, déstabilisé par l'alcool les fit s'écraser contre le mur.

Son poids pesait sur le châtain qui invoquait toutes les divinités pour se contenir.

On ne touche pas Antoine bourré, on ne touche pas Antoine bourré, on ne touche pas...

Répétant cette litanie, il réussit à se dégager du brun et le soutint pour le reconduire dans sa chambre. L'autre s'était endormi entretemps et Mathieu lui remit son T-Shirt ainsi qu'une veste pour éviter un rhume.

Bon sang, je suis passé du mode gros pervers à maman poule...Cette histoire de personnalités va déteindre sur mon comportement...

Si ce n'était pas déjà fait...

Il s'était ensuite couché sur le canapé en enlevant son haut et en s'enveloppant dans une couette.

Revenant à l'instant présent, sur le toit de cet immeuble inconnu, Mathieu fixa Antoine. Les jeux, les taquineries visant le brun, ça avait dû lui monter à la tête car il n'arrivait pas à penser à autre chose qu'à Antoine même s'il se trouvait dans une situation plutôt étrange. Bien sûr, il avait toujours eu un faible pour le brun depuis qu'il était apparu dans sa vie et qu'il l'avait sorti de la graisse des frites de MacDo, encore plus depuis qu'il le soutenait pour son émission Salut les Geeks mais là, la réalité le frappait de plein fouet. Cette nuit, lorsque John était rentré blessé et qu'il les avait involontairement interrompu, Mathieu avait fait plus que jouer.
Évidemment qu'Antoine et lui n'avait rien fait ensemble, le brun était bourré et Mathieu avait assez d'éthique (même si ça avait été dur de se maitriser) pour ne pas profiter de la situation. Le plus petit avait juste tiré avantage par la suite, de l'amnésie partielle dû à l'enivrement de son ami et lui avait fait croire qu'ils s'étaient envoyés en l'air, c'était une idée assez euphorisante. Et si on ajoutait à ça, le baiser qu'ils avaient partagé tantôt...Mathieu était sûr de ressentir quelque chose envers son ami. Et ce quelque chose n'était certainement plus de l'amitié.

Maintenant, coincé sur le toit avec Antoine, en pleine nuit, il ne voulait pas laisser passer sa chance. Il l'avait loupé la nuit dernière parce que le brun était trop torché pour assimiler la moindre déclaration mais là, il était complètement sobre.

"Antoine...Ne flippe pas mais je crois bien être tombé amoureux de toi."


Je vous balance du mignon à un tel point que ça en devient suspect...