Bonjour ! En ce jour de Noël, j'ai voulu vous faire plaisir en avançant la publication de ce nouveau chapitre. Vous verrez, il s'agit d'un autre POV. J'attends avec impatience vos avis.
J'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de Noël, en famille, entre amis ou même au boulot (pour les courageux).
Bonne lecture !
Chapitre 4: « Like resignation to the end... » (Gotye – Somebody That I Used To Know)
(JPOV)
Je courrais droit devant moi, évitant au tout dernier instant, les troncs d'arbres qui formaient cette épaisse forêt d'Alaska. A quelques mètres sur la gauche, Emmett ricanait mais redoublait d'efforts pour réduire l'écart. Je ressentais le plaisir simple de mon frère pour la course et la compétition et souris à l'idée que j'avais réussi à sortir Emmett de sa tristesse pour quelques minutes.
Jamais Emmett n'avouerait que la situation actuelle ne lui plaisait pas.
Jamais.
Moi non plus, je n'avouerais jamais. Et cela parce que j'étais à l'origine de tout ce bouleversement dans nos vies si bien définies jusqu'à notre départ précipité de Forks juste après l'anniversaire d'Isabella.
Bella.
A cette pensée, les événements de ces presque deux dernières années défilèrent en moins d'une seconde dans mon esprit.
Notre combat contre James et les blessures graves de Bella.
La décision d'Edward.
Notre départ de Forks pour rejoindre le clan de nos « cousins » d'Alaska.
La colère de Rose.
La tristesse d'Esmée et Alice
Et le départ d'Edward.
Tout cela, je l'avais encaissé sans broncher, me sentant entièrement coupable de la situation. Alice et Carlisle ne cessaient de me dire que je n'y pouvais rien, que je n'avais même pas touché un de ses cheveux, mais je ne me l'enlevais pas de la tête. Alors, je m'étais donné pour mission d'essayer de rendre le sourire de temps à autre aux membres de la famille.
Alice et Esmée n'étaient pas très difficiles à contenter, même si je pouvais sentir que leur tristesse ne disparaîtrait jamais totalement. Elles vivaient cela comme un deuil, reprenant la vie quotidienne mais conservant bien profondément cette blessure.
Carlisle et moi avions énormément discuté. Carlisle regrettait bien évidemment Bella mais il avait été beaucoup plus marqué par la fuite d'Edward, son premier fils. Mais il savait, au plus profond de lui, qu'Edward reviendrait un jour vers eux. J'avais senti cette conviction et en avais été un peu soulagé.
Rosalie, quant à elle, était en colère. En colère contre Isabella qui, malgré les dangers, s'était approchée de nous. En colère contre Edward qui n'avait pas écouté les arguments de notre sœur et nous avait contraints à déménager une fois de plus alors que pour la première fois depuis longtemps, Rose se sentait bien, là-bas, dans notre villa de Forks. En colère contre Emmett car il avait ouvertement montré son attachement à la jeune humaine que nous allions quitter lorsqu'Edward avait demandé une réunion de famille pour nous annoncer son choix. Mais, étrangement, elle n'éprouvait aucune colère à mon encontre. Non. Elle était même venue me l'expliquer alors que j'avais fui, un soir, la maison des Denali pour quelques heures, submergé par toutes ces émotions.
Depuis mon arrivée dans le clan Cullen, Rose avait toujours agi comme une sœur pour moi. Une vraie sœur et pas seulement parce qu'on nous faisait jouer le rôle de jumeaux. Non. J'avais peu de souvenirs de sa vie humaine mais Rosalie me rappelait ma jeune sœur d'avant. Avant ce siècle. Avant cette « vie »…
Emmett s'esclaffa, me sortant de mes pensées. Plus que deux kilomètres avant la maison.
Personne ne nous y attendrait : Esmée, Rosalie et Alice étaient parties en début de semaine pour assister aux défilés new yorkais. Un défilé en amenant un autre, ma femme et ma sœur avaient alors choisi d'assister à la fashion week parisienne tandis qu'Esmée, ne pouvant s'absenter aussi longtemps de son époux, regagnait l'Alaska en ce moment-même.
Carlisle, lui, passait sa nuit à l'hôpital de Wasilia. Emmett et moi étions donc chargés d'aller chercher Esmée à l'aéroport d'Anchorage dans quelques heures. Nous avions donc décidé de tuer le temps en partant pour une chasse rapide qui dévia, immanquablement, à une compétition.
J'étais toujours en tête mais, souhaitant faire plaisir à mon frère, je ralentis imperceptiblement ma foulée et Emmett me doubla enfin alors que nous posions le pied dans le jardin du chalet.
-Gagné, Whitlock ! s'écria le géant en sautant sur la terrasse.
Je grognai pour la forme tout en accentuant un peu par mon pouvoir la joie de mon frère. Ces moments-là étaient tellement rares…
On entra en riant dans l'immense salon avant de foncer vers nos salles de bain respectives. Comme à chaque fois, je fus le plus rapide et redescendis le premier. Je m'installai dans l'un des canapés et allumai la télévision sur une chaine de baseball, certain qu'Emmett me rejoindrait dans la minute lorsqu'il percevrait les voix des commentateurs.
En effet, Emmett apparut 52 secondes plus tard et s'affala dans le second canapé.
-Hé, Jazz, tu sais si le dernier « Sports Illustrated » est arrivé ? questionna-t-il sans pour autant lâcher l'écran du regard.
Je me relevai dans la seconde et sortis vérifier jusqu'à la boite aux lettres, à un kilomètre de là, pour ne pas l'entendre parler de « home run » ou encore de « base » pendant quelques instants. Pourtant, j'adorais ce sport.
Les quelques souvenirs humains de mon enfance sont quasi tous portés sur ce sport que l'Amérique découvrait alors. Chaque ville avait sa propre équipe et les rencontres étaient nombreuses et toujours si emplie de joies…
J'adorais le baseball mais je ne le supportais plus depuis Forks. Forks et Bella. Notre match avec elle jouant les arbitres au côté de notre mère…
Bella…
Alors que je déposai la liasse de courrier sur la console de l'entrée, un éclat rouge m'attira. Sur le répondeur, un « 01 » était inscrit. Personne n'appelait sur ce numéro.
Jamais.
Nous aurions pu faire sans téléphone fixe puisque chacun avait un portable. Mais Carlisle tenait toujours à ouvrir une ligne, pour « rentrer dans la norme » humaine.
-Hé, Em ! il y a un message sur le répondeur. annonçai-je tout en approchant de la machine.
Je tendis le bras et appuyai sur le bouton « lecture ». Une voix informatique brisa le silence tandis qu'Emmett se redressait dans le canapé, attentif.
-Vous avez un message. Aujourd'hui, 02h30…
-Je parie sur une erreur de numéro d'un gars bourré à Vegas. joua mon frère juste avant que le message ne commence. Et le faible filet de voix qui se fit entendre dans la pièce nous figea tous les deux :
-Je…oh…oh mon dieu…sanglota un timbre faible mais plus que familier.
Emmett bondit du siège et me rejoignit dans la seconde alors qu'un lourd sanglot se répercutait dans la pièce.
-Je…oh Carlisle ! poursuivit le contact , comme répondant au message d'accueil enregistré par notre père.
-Bella ? soufflai-je tout en fixant Emmett, l'inquiétude peinte sur le visage.
- Je…elle veut vous tuer…elle veut se venger et…hoqueta-t-elle d'une voix qui serait méconnaissable pour un humain.
-Mon Dieu, c'est Bella. dis-je à voix haute, dépassé par cette irruption dans notre quotidien lugubre, ne pouvant retenir les mots dans ma gorge.
-Qui ? questionna Emmett. Qui, petite sœur ? répéta-t-il en pointant du doigt le répondeur.
De lourds sanglots douloureux se firent entendre avant que ne retentisse de nouveau la voix mécanique indiquant la fin du message. Le répondeur se tut et le « 01 » arrêta de clignoter.
-Oh Bella. murmura Emmett, déchiré par la voix paniquée de l'humaine, tandis que je m'enfonçais dans les vagues de détresse, de peur et de tristesse que nous émettions tous les deux.
Je ne sais pas vraiment combien de temps s'écoula avant que je ne reprenne le dessus. Nous devions faire quelque chose. JE devais faire quelque chose. Bella était en danger.
-qu'est-ce qu'on fait, Jazz ? me demanda finalement Emmett après que je lui ai envoyé un peu de mon pouvoir pour le calmer.
-On prévient Carlisle. dis-je simplement.
Ma phrase à peine terminée, Emmett avait déjà saisi son portable et lancé l'appel. Le médecin répondit à la troisième sonnerie.
-Emmett, un problème ? demanda-t-il sans aucun salut, sachant très bien que lorsque nous l'appelions ainsi, ce n'était jamais pour discuter de la météo.
-C'est Bella. répondit Emmett.
-Bonne ou mauvaise nouvelle ?
-Mauvaise. répondis-je moi-même.
-Je suis là dans moins d'une heure. dit-il avant de raccrocher.
Le silence se fit dans la pièce.
Quelques secondes ? Quelques minutes ? Je n'en savais trop rien. Ce fut Emmett qui me ramena à la réalité.
-Qu'est-ce qu'on fait, Jasper ? demanda-t-il dans un murmure encore choqué par l'appel.
-On attend Carlisle. répondis-je du tac au tac alors que je m'imaginais déjà en train de tabasser la personne qui terrorisait Isabella.
-On peut appeler Alice, elle doit surement pouvoir voir quelque chose et…poursuivit mon frère, avec un peu plus d'assurance dans la voix.
-Elles sont dans l'avion, Alice nous appellera à l'atterrissage. On attend Carlisle. le coupai-je.
-On devrait appeler ce trouillard d'Edward et lui faire écouter le message pour…
-Non, Em, on attend Carlisle. le coupai-je une seconde fois.
-Mais Jazz ! On ne peut pas rester là sans rien faire ! C'est Bella et…rugit-il
-On attend Carlisle ! le coupai-je une nouvelle fois en lui envoyant quelques ondes de colère qui le firent enfin obéir.
Devant sa mine déconfite et l'incompréhension qui émanait de lui, je repris un peu plus calmement mes explications.
-Je sais Emmett. Je suis aussi inquiet que toi pour notre petite sœur mais Carlisle est le chef de notre clan. C'est à lui de décider ce que nous devons faire. Si j'avais ce rôle, je peux t'assurer que je serais déjà en train de galoper à travers la forêt pour aller arracher la tête de celui qui la terrorise ainsi ! Rose et Alice sont encore en vol et nous devons aller chercher Esmée à l'aéroport dans quelques heures.
Le moteur de la berline de Carlisle se fit entendre alors qu'Emmett entamait son 241ème tour de la maison pour « se calmer ». Je maintenais sur lui depuis notre appel à notre père une emprise sur ses émotions et, en particulier, sa fureur mêlée à une légère panique afin qu'Esmée ne retrouve pas un champ de ruines en lieu et place de son salon.
Le médecin n'eut même pas le temps de dire un mot que mon frère avait déjà appuyé sur le bouton du répondeur, faisant retentir dans la pièce les sanglots déchirants et les murmures douloureux de notre Bella, me retournant l'estomac.
Quoiqu'elle puisse vivre à cet instant, je ne pouvais m'empêcher de penser que cela était à cause de moi.
Le bip de la fin de message résonna au beau milieu de la pièce, mais personne n'osa parler, encore trop bouleversé. Le silence perdura encore quelques minutes puis Carlisle reprit la parole :
-Je vais aller chercher Esmée à Anchorage. Pendant ce temps, cherchez le maximum d'informations sur la vie de Bella après notre départ de Forks. Il faut que les filles reviennent ici et nous devons également envisager un départ en urgence pour retrouver Isabella. annonça-t-il avant de se retourner pour gagner la porte d'entrée, à vitesse humaine.
Je sentais toute la douleur, le regret et l'inquiétude qui se battaient en lui et lui envoyai alors une once de calme et de fraternité. Carlisle se retourna sur nous, un faible sourire de remerciement sur les lèvres.
-Assurez-vous qu'il y ait toujours l'un de vous ici, je ne veux pas qu'Isabella se retrouve de nouveau face à ce répondeur. Nous devrons la faire parler pour en savoir plus sur cette menace et pour la localiser.
Emmett et moi acquiesçâmes en silence et Carlisle prit la route.
Aussitôt, le soldat en moi refit surface et je pris la direction des opérations. Emmett m'obéit docilement en attrapant son ordinateur portable pour essayer de retracer la vie de Bella depuis notre fuite.
J'envoyai un rapide message à Alice afin qu'elle me rappelle aussitôt l'avion posé. Connaissant le champ d'action de son pouvoir, je savais qu'elle avait déjà eu une vision de ma requête et qu'elle était surement en train de réserver deux nouveaux billets d'avion pour leur retour.
-Oh non...siffla mon frère, assis dans le canapé.
Je le rejoignis dans la seconde, voulant connaître la raison de sa soudaine tristesse.
-Charlie est mort. Bella est portée disparue depuis bientôt deux ans. me dit-il.
Nous avions passé le reste de la nuit à chercher sur internet le maximum d'informations : dans la gazette locale, puis dans celle du comté. Emmett avait essayé d'appeler Billy Black et Sam Uley, ces chiens de la réserve Quileute mais les sonneries s'égrénaient sans aucun correspondant à l'autre bout.
Lorsque le moteur de la berline de Carlisle se fit entendre pour nos oreilles vampiriques, je terminais une conversation avec Jenks. Ce bon vieux Jenks. Il était notre seul recours pour le moment, internet ne pouvant plus nous aider.
-Oh mes chéris ! s'exclama Esmée en pénétrant dans le salon, totalement bouleversée.
Elle s'approcha d'Emmett et se blottit contre lui quelques secondes avant de se tourner vers moi. Je la laissai approcher et l'entourai de mes bras quelques instants, poussant vers elle une dose de réconfort.
A cet instant, elle n'était plus qu'une mère complètement chamboulée par la disparition de son enfant et tentant de réconforter le reste de sa fratrie.
Quelques secondes plus tard, Esmée se détacha de moi et se dirigea vers le meuble de l'entrée pour appuyer sur le bouton du répondeur. Encore une fois, le mince filet de voix résonna, tout comme les sanglots.
Fragile Bella que nous avons abandonnée...
Esmée retint un sanglot alors que l'enregistrement se terminait. Elle appuya aussitôt sur la touche une nouvelle fois tandis que son chagrin explosait complètement désormais.
-N'écoute pas çà, maman. la stoppai-je en la prenant contre moi tandis qu'Emmett arrêtait l'enregistrement. Je te promets que je vais la ramener ici. lui murmurai-je à l'oreille en lui envoyant une bonne dose d'amour.
-Avez-vous trouvé quelque chose ? demanda Carlisle tandis qu'Esmée se blottissait contre lui désormais.
Emmett commença aussitôt ses explications ainsi que nos appels restés sans réponse à la Push. Mon téléphone se mit à sonner, coupant la discussion : Alice.
-Bonjour Alice, nous attendions ton appel. l'accueillis-je, les trois autres autour de moi.
-J'ai vu ta demande, chéri. Malheureusement, je ne vois rien concernant Bella...je ne comprends pas pourquoi...expliqua Alice d'une voix voilée de tension.
-Encore cette humaine...soupira Rose derrière, fidèle à elle-même.
-Rose ! s'exclama Esmée, furieuse de la réaction de sa première fille. Tu n'as pas honte ! Crois-tu qu'Isabella ne mérite pas que nous nous occupions d'elle ?
-Elle va nous attirer des ennuis avec les Volturi. répondit Rosalie.
-Je me fiche des Volturi ! la coupa sèchement Esmée. Quand j'entends mon enfant souffrir ainsi, je fais tout ce que je peux pour le retrouver ! poursuivit-elle en mettant en route le répondeur, laissant entendre aux filles le message enregistré.
Un silence de plusieurs secondes suivit cela, comme à chaque fois, puis Esmée reprit la parole :
-Rose, est-ce que je peux compter sur toi pour aider ta petite sœur ? demanda-t-elle d'une voix radoucie.
-Je...oui, maman. répondit ma sœur, d'un mince filet de voix.
-Bien. A quelle heure arrivez-vous ?
-Le prochain vol est dans trois heures. Mais nous avons une escale à Houston et Denver. Nous serons en Alaska dans 24 heures. répondit Alice.
-Nous vous attendrons à Anchorage. décida Carlisle. D'ici là, on reste en contact par sms. Et Alice, si tu as une information sur Bella...
-Ne t'en fais pas, papa. Vous serez aussitôt prévenus.
Les filles discutèrent encore quelques minutes avec nous puis la conversation se termina. Esmée et Carlisle partirent chasser rapidement tandis qu'Emmett et moi restions dans le salon.
En milieu de matinée, mon portable sonna de nouveau : Jenks.
-Bonjour monsieur Cullen. m'accueillit-il, d'une voix légèrement tremblante comme à chacune de nos discussions.
-Bonjour Jenks. Des informations ? répondis-je aussitôt.
-Je vous fais parvenir par email tout ce que j'ai pu trouver sur la famille Swan...
Je lançai un coup d'œil à Emmett qui suivait la discussion grâce à son ouïe vampirique. Il me fit un signe de tête et se releva pour attraper l'ordinateur portable.
-...j'ai fouillé les archives de la police locale mais également celles de l'état de Washington. J'ai également lancé une recherche dans les journaux locaux. Comme vous le constaterez, les résultats sont assez minces. La jeune femme a disparu sans laisser aucune trace.
-Elle a peut-être quitté l'état ? risquai-je alors qu'Emmett me confirmait d'un signe que le mail était bien arrivé.
-C'est ce que je me suis dit. Comme c'est pour vous, monsieur Cullen, j'ai poussé mes investigations. J'ai recherché dans les listings des aéroports et des gares, aucune de ses pièces d'identité n'y ont été enregistrées. Sa carte bleue n'a plus aucun débit depuis bientôt deux ans...je...je suis désolé de vous dire cela, monsieur Cullen, mais on dirait que cette demoiselle est...
-Elle n'est pas morte, Jenks, puisqu'elle a laissé un message sur notre répondeur. le cassai-je froidement.
-Je...je suis désolé, monsieur. Mais je n'ai plus beaucoup de pistes de recherche.
-Êtes-vous capable de retracer un appel téléphonique ? lui demandai-je, une idée en tête.
-Je...oui mais...bredouilla-t-il.
-Votre prix sera le mien, ne vous en faites pas, Jenks... je vous en offre même le double. Et je veux que vous pistiez tous les appels qui arriveront les prochains jours sur ce même numéro.
-Comme...comme une écoute ? tenta-t-il, totalement stressé.
-Pas besoin d'écouter les conversations. Je veux juste connaître tous les numéros et les provenances des prochains appels...disons pour les trois prochains jours.
Devant moi, Emmett me fit un signe de tête, soutenant amplement ma démarche.
-Bien, monsieur.
-Combien de temps vous faut-il ?
-24 heures. souffla-t-il dans le combiné.
-Entendu, Jenks. Oh,une dernière chose...
-Oui, monsieur ?
-Préparez-moi une identité complète au nom d'Isabella Cullen. Même conditions que d'habitude. Je vous fais parvenir une photo d'identité dans l'heure.
-Bien, monsieur. Bonne journée.
-Bonne journée, Jenks. conclus-je en reposant mon téléphone.
-Ce bon vieux Jenks ne va pas dormir pendant plusieurs jours. sourit Emmett.
-C'est vrai. Mais il y a urgence. répondis-je à mon frère en reprenant l'ordinateur pour lire les documents envoyés par Jencks.
Emmett disparut quelques minutes à l'étage et revint en me tendant une photo.
-Tiens Jazz, cela devrait suffire pour les papiers de Bella. expliqua-t-il alors que je regardai le document.
Une photo d'Isabella lors de son anniversaire à la villa. Juste avant le drame. Juste avant ma faute.
-Jazz, tu...je crois que tu es le meilleur frère qu'elle pourra avoir. Tout ce que tu es en train de faire pour elle...murmura Emmett, me sortant de mes souvenirs.
-non, Emmett, nous serons les meilleurs frères qu'elle pourra rêver. Si je n'avais pas été ici, tu l'aurais sûrement fait à ma place. Différemment, mais tu l'aurais fait. le corrigeai-je.
Emmett sourit tristement et s'installa à mes côtés. Nous avions 24h à occuper.
Alors ? Verdict ? Faites-moi un joli cadeau de Noël en me laissant une review;-)
