Et voilà ! objectif rempli : 2 semaines ! Bon, je sais, le chapitre est un peu plus court mais il faut bien respirer un peu avant la bagarre non ?
Sinon, j'ai remarqué un petit coup de mou dans les reviews : juste passager ou ma fic ne vous accroche-t-elle plus ? des envies particulières ? N'hésitez surtout pas à vous exprimer en bon comme en mauvais, c'est comme cela qu'on apprend, qu'on enrichit et qu'on crée de nouvelles choses…
Je vous laisse lire et surtout, n'oubliez pas vos reviews !
Chapitre 19: « I should be hidden in a place but I gotta stay… stay… stay…»– Castle in the snow / The Avener)
(CPOV)
J'avais accompagné Jasper et Emmett du côté du mont Rainier pour une chasse rapide. Même si je ne ressentais aucune soif, je préférais prendre les devants pour être prêt lorsque Victoria et son armée apparaitraient. Nous avions discuté tactiques et avions ainsi établi un premier plan qui consistait à attirer Victoria au nord de la réserve Quileute, près de notre terrain de base-ball, là où nous l'avions rencontrée pour la première fois voilà bientôt trois ans. Elle allait ainsi traverser le territoire des indiens, désormais vide, et éviterait donc la ville et ses habitants que nous ne pourrions pas protéger puisque la meute n'était plus là pour assurer son rôle de gardien.
En sautant la rivière, j'avais laissé les garçons et bifurqué vers la zone quileute pour rendre visite à Billy Black.
Je traversai en moins de trois minutes la distance qui me séparait de la maisonnette défraichie et frappai à la porte.
-Entrez ! m'accueillit la voix de l'indien sans même venir ouvrir la porte.
J'actionnai la poignée et ouvris la porte à vitesse humaine.
-Bonjour Billy. le saluai-je alors que je le découvrais installé à la table devant ce qui me sembla être un album photo.
-Bonjour docteur Cullen. répondit-il en replongeant dans sa lecture après m'avoir regardé l'espace de trois secondes.
Il tourna une page sur laquelle je pus facilement distinguer 4 photographies sur lesquelles posaient Jacob et Charlie et souffla longuement avant de refermer l'album en cuir.
-Que me vaut l'honneur de votre visite ? finit-il par dire en se reculant un peu de la table.
-J'ai besoin de discuter de plusieurs choses avec vous.
-Prenez donc une chaise, docteur. offrit-il en me désignant la chaise la plus proche de moi.
Le vieil homme m'observa quelques secondes, ses yeux sombres semblant me sonder, avant d'ouvrir la bouche.
-comment va Isabella ?
-je mentirai en disant qu'elle va bien. Elle marche, elle mange, elle parle de nouveau et essaie de nous faire confiance. J'ai soigné les blessures visibles mais le chemin est encore long avant de retrouver la Bella que nous connaissions…si nous la retrouvons. répondis-je, sincère. Vous devriez passer la voir.
Billy hocha la tête et pinça les lèvres, préoccupé par ce que je venais de lui dire.
-A-t-elle….parlé de Jacob ? finit-il par demander dans un murmure, comme s'il savait déjà que ma réponse allait le blesser.
Je choisis prudemment mes mots pour lui révéler la fin atroce de son fils et de Sam et me tus, me contentant d'observer celui qui devrait être l'un de mes ennemis au cas où son corps réagirait mal. Mais, je n'avais jamais vraiment considérer Billy comme tel. Je l'avais quasiment vu naitre, lors de l'une de nos périodes à Forks, après la mise en place du pacte. Puis, je l'avais retrouvé voilà quelques années, vieilli et devenu l'un des Anciens, gardien des traditions quileutes.
Aujourd'hui, il était simplement un homme profondément et horriblement blessé par la perte de son seul et unique fils qui, en plus, était l'alpha de leur meute. Un honneur pour ce peuple.
-Nous sommes profondément désolés, Billy. dis-je simplement après plusieurs minutes de silence lourd où l'indien retenait difficilement ses larmes.
Billy me regarda en silence, son regard empli d'eau.
-et nous savons qui leur a fait cela. Nous allons leur faire payer, Billy, je vous le promets. Ils vont payer pour vos garçons et pour Bella. Et pour cela, j'ai besoin de savoir si la meute peut réintégrer la réserve…
(BPOV)
Edward était redescendu au rez-de-chaussée à contrecœur pour rencontrer les premiers vampires venus pour nous aider.
Après avoir passé plus d'une heure dans la cuisine, entourée des garçons, totalement plongée dans mes souvenirs d'enfance grâce à tous les objets qu'Edward avait déposés dans un carton, j'avais ressenti le besoin de m'allonger un peu pour calmer mes émotions. Edward s'était installé comme à son habitude contre la tête de lit et je m'étais blottie contre son torse, avide de le sentir au plus près de moi face à la tempête qui m'avait envahie.
Après je ne sais pas combien de temps, la sonnette de l'entrée retentit, brisant ce moment. Edward avait grommelé, visiblement peu ravi d'être dérangé alors que nous reprenions pas à pas notre relation. Puis, il m'avait informé que certains de leurs alliés étaient arrivés. Je savais que je pouvais leur faire confiance et que j'allais devoir évoluer parmi eux mais un quelque chose d'indéfinissable pour le moment m'empêchait de me présenter devant eux. Edward avait tout d'abord voulu rester avec moi mais, en l'absence de Carlisle, parti chasser, il était important qu'il les reçoive, aux côtés de ses frères et sœurs en attendant le retour du chef du clan.
Voilà donc plusieurs minutes que j'errais, seule, dans ma chambre, passant et repassant devant la boite en carton qu'Edward avait ramené de chez Charlie…Un cadre photo mal replacé me montrait Charlie, tenant dans une main un poisson énorme…mon père…
Et alors que je repassais une nouvelle fois au même endroit, je compris ce qui me secouait de l'intérieur. J'avais besoin de mon père, ou du moins de me blottir contre celui qui l'était le plus dorénavant, pour redevenir quelques temps une simple petite fille voulant être rassurée par son papa.
Durant ces années avec Victoria, j'avais eu plus que le temps nécessaire pour repenser à mon enfance et me rendre compte que je n'avais pas pu vivre la relation que j'aurais souhaitée avec Charlie. Aujourd'hui, Charlie était mort et la relation rêvée père/fille ne se créerait jamais.
Alors, je sortis de ma chambre pour rejoindre le bureau de celui que j'appelais désormais « papa ». Le bureau était vide, bien entendu, mais j'y retrouvais un peu de l'odeur rassurante du vampire. Je m'installai au fond du fauteuil de cuir neuf et observai la pièce quasi vide. C'était dans ces moments que je réalisai qu'ils étaient réapparus comme par magie à Forks suite à mes appels récents. Je fermai les yeux, tentant de me remémorer le mur de tableaux qu'Edward m'avait fait découvrir lors de ma toute première venue ici. Londres…l'Italie… Repenser à cette « famille royale » vampirique me fit frissonner, sans vraiment savoir pourquoi.
Le temps passa, silencieux, alors que je me perdais dans l'observation de la forêt, visible depuis la fenêtre, jusqu'à ce qu'un bruit près de la porte ne se fasse entendre. La poignée tourna lentement et la porte s'ouvrit, laissant apparaitre le médecin, un léger sourire sur les lèvres.
-Bonjour papa. murmurai-je en reportant mon regard sur le jardin.
-Bonjour chérie. répondit-il d'une voix réconfortante en entrant dans la pièce.
Il fit quelques pas pour me rejoindre et s'accroupit devant moi, posant ses mains sur mes genoux.
-tout va bien ? Edward m'a dit que tu ne voulais pas descendre. Je te promets que tu ne crains rien, chérie. dit-il doucement, ses yeux cherchant les miens.
Je ne répondis rien et me contentai de me pencher lentement en avant vers lui pour mettre mon front contre son épaule. Le médecin entoura alors mes épaules de ses bras en silence, me laissant faire ce dont j'avais envie. Je respirai profondément tout en fermant les yeux.
-Bella ? Chérie ? demanda-t-il.
Je remuai légèrement la tête de gauche à droite sans quitter ma position, espérant qu'il comprenne que je n'avais pas envie de parler. Carlisle passa alors une de ses mains le long de mon dos et la seconde suivante, sans avoir vraiment eu la sensation de bouger, je me retrouvai blottie contre son torse, tous les deux assis dans le fauteuil de bureau. Le médecin me berçait lentement, sa main longeant toujours à intervalle régulier ma colonne vertébrale, jouant parfois avec mes cheveux.
-Si tu veux parler, n'hésite pas, je suis là. murmura-t-il tendrement avant de reprendre ses mouvements de balancier.
J'acquiesçai, gardant les yeux fermés, savourant la sensation de calme qui m'envahissait progressivement et m'enfonçai inconsciemment un peu plus dans son étreinte glacée mais ô combien rassurante pour moi.
Après plusieurs minutes, je finis par ouvrir la bouche, me permettant juste de chuchoter pour ne pas troubler la quiétude des lieux.
-tu avais des enfants ?
-Non. Lorsque j'ai été…transformé, je terminai juste mes études pour devenir pasteur. Je n'ai pas eu cette chance même si j'aurais aimé avoir plusieurs enfants. Mais je me suis rattrapé un peu et, même si nos relations ne sont sans doute pas les mêmes que celle d'un père avec un enfant de son sang, je pense avoir réussi à me construire une belle famille, avec des garçons joueurs mais fidèles et des filles emplies d'amour… finit-il par expliquer après avoir gardé le silence quelques secondes. Et puis, il y a la petite dernière…reprit-il dans un sourire.
Souriant également à sa réflexion, je déposai la main sur son cœur mort avant de me redresser un peu pour voir son visage avant de me pencher pour l'embrasser sur la joue. Lorsque je me reculai, je pus lire l'incompréhension dans son regard.
-Je pense que tu te trompes sur les liens du sang…Je n'ai pas vraiment eu la chance d'avoir une relation normale avec mes parents…
Carlisle fronça un peu les sourcils à ma phrase mais je poursuivis sans flancher, voulant lui expliquer ce que j'avais sur le cœur.
-Ils ont divorcé alors que j'étais petite et je n'ai jamais eu la chance d'avoir une famille autour de moi. Vivre avec Renée était…différent chaque jour. Renée était fantasque, plutôt comme une éternelle adolescente et j'ai dû apprendre très vite le sens des responsabilités pour pallier à ses oublis ou à ses étourderies. Si je n'avais pas fait attention, nous nous serions retrouvées à la rue plus d'une fois. je m'occupais de payer les factures, de faire les courses et la cuisine… expliquai-je, me perdant dans ces souvenirs forts de mon enfance mais également empreints d'un manque : celui de vivre ma vie d'enfant avec mes soucis simples d'enfant…
Carlisle glissa son doigt le long de ma joue pour essuyer une larme que je ne sentais pas couler et je repris :
-Quant à Charlie... je n'ai pas de souvenirs d'enfance avec lui très marqués hormis quelques parties de pêche ennuyeuses pour moi à l'époque. Je ne me rappelle pas que mon père m'ait prise ainsi contre lui après l'enfance, même après l'accident avec le van de Tyler ou encore notre retour de Phoenix après James… En fait, mon arrivée à Forks nous avait juste donné le temps d'apprendre à cohabiter…Mais ici, avec vous, avec toi, c'est différent. Je me sens entourée, protégée et pas seulement parce que vous êtes des vampires. J'ai trouvé des frères et sœurs, plaisantant avec moi, m'emmenant faire les boutiques ou discutant de choses de mon âge…j'ai enfin une maman qui se soucie de mon bien-être avant le sien, qui cuisine pour moi, qui ferme les volets de ma chambre pour moi le soir et puis je t'ai toi…poursuivis-je avant de relever les yeux pour plonger dans l'or des pupilles du médecin.
Comment lui dire que même si mes parents gardaient une place particulière dans mon cœur, Esmée et lui représentaient pour moi les parents idéaux ? Comment le remercier de m'avoir sauvée, de m'avoir permis de revivre ? Comment le remercier de prendre autant de risques pour moi, simple petite humaine orpheline et sans vraiment d'identité désormais puisqu'aux yeux des gens, j'étais morte depuis plusieurs années...
-Merci papa, merci pour tout... me contentai-je alors de dire, lui rendant un sourire éclatant.
Il me serra encore de longues minutes contre lui avant que nous ne nous remettions à parler.
-Comment sont-ils ? demandai-je en chuchotant.
Carlisle comprit aussitôt ce que je voulais savoir et attrapa ma main.
-Siobbhan, Maggie et Liam sont un clan irlandais, végétariens comme nous. Nous nous connaissons depuis plusieurs décennies. Puis des amis de Peter sont arrivés : Benjamin et Tia. m'apprit-il.
-sont-ils…
-oui, tout comme Peter et Charlotte. Mais ne t'en fais pas, il ne t'arrivera rien. m'assura-t-il.
J'acquiesçai, pinçant les lèvres. Je pris encore quelques secondes avant de parler de nouveau.
-ok. Je…je pense que je vais descendre les saluer. Après tout, il serait normal qu'il rencontre la cause de toute cette tempête. me convainquis-je en me relevant.
Carlisle suivit le mouvement et alors que je mettais le pied sur la première marche de l'escalier, j'attrapai inconsciemment sa main, cherchant du réconfort.
Deux jours étaient passés. Deux jours où je me forçais à contrôler mes émotions et à tenter d'évoluer « normalement » dans la villa…au beau milieu de tous ces vampires, végétariens ou non, amis du clan Cullen ou de Peter et Charlotte, venus nous aider à vaincre Victoria et Maria juste au nom de l'amitié qu'ils se portaient ou de la haine vouée principalement à Maria. Les Denali, qui s'étaient un peu éloignés de la maison pour ne pas me brusquer après l'attaque d'Irina et ma colère contre Tanya, étaient revenus parmi nous, accompagnés d'un certain Alistair. Durant ces 48 heures, les vampires avaient commencé leur entrainement au combat, sous la direction de Jasper et Peter. Charlotte, elle, s'occupait des femmes.
Debout à la fenêtre de ma chambre, j'observais sans un bruit les petits groupes qui s'étaient créés sur la vaste pelouse, bougeant parfois à vitesse humaine mais surtout à leur allure vampirique, rendant le spectacle presqu'irréel et fantomatique.
Depuis 24 heures, une constatation ne quittait plus mon esprit : ils étaient 19…19 vampires face à combien de nouveaux-nés ? Lorsque j'avais réussi à fuir Victoria, son armée comptait déjà une vingtaine de vampires tous assoiffés et incontrôlables… Dieu seul savait combien avaient encore rejoint son groupe…
Angoissée, je me détournai du parc et m'assis sur le bord de mon lit, mettant la télé en marche pour tenter de me changer les idées. Je zappai sans vraiment prêter attention aux programmes lorsque je m'arrêtai sur une chaine d'informations arborant le bandeau jaune « breaking news ».
A l'écran, une journaliste, un micro bleu à la main, racontait l'affreux fait-divers, debout devant l'entrée principale d'un campus universitaire du Wyoming, tandis qu'une foule observait le tout en silence : un groupe de jeunes avait disparu à la sortie d'une fête étudiante. Les photos des disparus défilèrent à l'écran et je me mis instantanément à frissonner. Le procureur prit la parole, indiquant que, selon la police, cette vague de disparitions inexpliquées devait être reliée à d'autres disparitions remontant à quelques jours…Mon estomac se serra à ces mots et lorsqu'une carte apparut à l'écran, marquant de petites croix rouges les lieux des disparitions. Les disparitions avaient commencé au Texas, et remontaient vers le Nord…ou plutôt vers nous… Mon cerveau compta malgré moi ces petites lumières clignotantes et je ne pus retenir mon cri tandis que je me reculai vivement contre la tête de lit, serrant puissamment mes jambes de mes bras sans toutefois quitter la télévision des yeux.
La seconde suivante, du bruit se fit entendre au rez-de-chaussée et Edward apparut à ma porte, alarmé, suivi de Jasper.
-Bella ! réagit-il en se précipitant vers moi.
Il me rejoignit aussitôt et je me jetai contre son torse, tremblante.
-Bella ? que se passe-t-il ? demanda Carlisle, entrant derrière Jasper tandis que d'autres vampires apparaissaient dans l'encadrement.
Mes dents claquaient tellement que je ne pouvais parler. Jasper s'avança alors vers moi, posa sa main sur mon épaule avant que je ne sente un puissant flux de calme me pénétrer. Après quelques secondes, ma respiration ralentit, tout comme mon cœur et je pus enfin parler.
-c'est elle, j'en suis sûre…dis-je en pointant du doigt la télévision qui diffusait toujours les mêmes images en boucle.
-qui Bella ? me poussa Edward tandis qu'il caressait mes cheveux.
-C'est Victoria…elle agrandit son armée…lâchai-je.
(APOV)
Je poussais mes visions…encore et encore…cherchant Victoria…mais rien ne me venait. Mais je retentais…encore et encore…pour Bella….pour celle qui était ma sœur…au même titre que Rose mais tellement différente.
Bella était la seule humaine à m'avoir acceptée totalement, à se comporter avec moi comme si j'avais été humaine comme elle…Je l'avais abandonnée voilà deux ans alors que j'avais vu la décision d'Edward de la quitter et de disparaitre. Je n'avais rien dit…Enfin, si, je m'étais rebellée. Je lui avais expliqué qu'il faisait le mauvais choix mais il avait tenu bon et nous avions quitté Forks, ne voyant pas le danger qui rodait déjà auprès d'Isabella. Sans même lui dire au revoir, sans même lui chuchoter à l'oreille que tout irait bien…
Alors, désormais, je ferais tout pour qu'elle puisse rattraper un peu de la vie qu'elle avait perdue à cause de nous.
-Alice ? murmura Esmée, assise à côté de moi, tenant ma main pour me soutenir.
-Non, toujours rien…répondis-je tandis que je détaillais encore une fois Isabella, faisant les cent pas devant la cheminée, se tordant les mains, soucieuse.
-Comment peut-elle être sûre qu'il s'agit bien de Victoria ? demanda Alistair à Carlisle et Eléazar, postés près de la télévision qui continuait à délivrer ses informations en sourdine.
-C'est elle, je le sais ! cria Bella, agacée. Je…j'ai vu son armée…c'est elle !
-Calme-toi, Chérie. lui dit doucement Edward en avançant vers elle.
Elle stoppa sa marche et laissa mon frère l'approcher avant de l'enlacer. Elle posa son front contre le torse de granit d'Edward et ferma les yeux.
-Même si ce n'est pas Victoria, ce ne peut être que l'œuvre de vampires. avança Carlisle, et ils commencent à être beaucoup trop visibles pour que les Volturi ne soient pas mis au courant de cette histoire.
-Je vais tenter de surveiller Aro. réagis-je aussitôt.
Si jamais les Italiens arrivaient aux Etats-Unis, ils ne manqueraient pas de passer par ici et verraient immanquablement Bella, vivant parmi nous. J'eus soudain une courte vision, montrant quelques longues capes grises, des yeux rouges puis Bella transformée au milieu de nous. Ainsi, si les Volturi débarquaient ici, ils exigeraient la transformation immédiate d'Isabella…
-N'y pense même pas, Alice ! grogna Edward, serrant toujours contre lui Bella qui releva la tête pour nous observer Edward et moi.
-tu sais très bien que cela arrivera. lui répondis-je tandis que Rose et Emmett réapparurent, intrigués.
-qu'a-t' elle vu ? demanda Bella en levant la tête vers mon frère.
-Rien. lui répondit-il sans me lâcher du regard. Et puis, on ne sait même pas s'ils sont sortis de Volterra. me lança-t-il sans que Bella n'entende.
-qu'est-ce qu'il se passe ? intervint Emmett à notre manière tandis que les entrainements à l'extérieur venaient de s'arrêter.
Jasper vint se planter devant la baie vitrée, côté jardin, délaissant pour quelques secondes ses cours. Il me questionna du regard et je lui fis un simple signe de tête pour lui dire qu'il pouvait reprendre mais il resta malgré tout là, observant la scène, sondant surement les émotions de chacun.
-elle pense que la venue des Volturi serait peut-être une bonne chose…comment peux-tu penser ça, Alice ? As-tu pensé à Bella ? répondit Edward, vampiriquement tandis que Bella observait la scène.
-Qu'a-t-elle vu ? redemanda-t-elle en détachant chaque mot, désormais en colère.
-As-tu pensé à Bella ? Que vont-ils lui faire si jamais ils débarquent ici ? poursuivit-il sans répondre.
-Alice qu'as-tu vu ? cria alors Bella, se détachant complètement de mon frère pour faire un pas vers moi.
-Alice tais-toi. souffla mon frère mais je ne lui obéis pas
-Rien de bien probant mais si jamais les Volturi arrivent ici…commençai-je, lâchant Edward du regard pour observer Isabella qui se tenait à mi chemin entre mon frère et moi.
-ils exigeront ta transformation immédiate. Termina pour moi Rose qui restait la seule à ne pas ménager notre petite sœur, même si elle l'aimait profondément.
Bella ne dit rien, me regardant deux secondes avant de se tourner vers Edward.
-Et alors ? lui demanda-t-elle, sèchement.
Edward la regarda une demi-seconde, complètement perdu par sa question.
-tu refuses que je sois transformée…encore une fois ! poursuivit-elle, en colère.
-Non ! non Bella mais…intervint aussitôt mon frère en faisant un pas pour la prendre contre lui.
Mais Bella recula de deux pas, levant les mains en l'air pour qu'il ne la touche pas.
-je ne comprends pas…se contenta-t-elle de dire.
-Ne t'en fais pas, petite sœur. Je le ferais moi. La coupa aussitôt Emmett, sentant comme tout le reste de la famille que cela allait dégénérer.
-Emmett, tais-toi !lança Edward, effaçant le petit sourire qui était apparu sur les lèvres de Bella. Non, je…chérie, s'il te plait…Oui, je le ferais mais pas comme ça, pas sous les canines de ces monstres ! expliqua-t-il enfin en se matérialisant devant sa moitié et en attrapant son visage entre ses mains. Je ne peux plus imaginer mon éternité sans toi mais je ne veux pas que cela se fasse alors que tu as peur. Je t'en prie, Bella….
Tandis qu'il la rassurait devant nous tous, une nouvelle vision me vint qui me rendit le sourire : le mariage d'Edward et Bella, dans notre jardin d'Alaska, durant l'été, Bella arborant de superbes pupilles dorées.
Esmée bougea légèrement sa main autour de la mienne, me questionnant du regard. Je me contentai de lui sourire. Tout se terminerait bien…
