Et me voilà ! Oui avec une semaine de retard mais…avec la fin de cette fic ! Oui, elle est terminée ! Aujourd'hui, vous aurez droit au "dernier" chapitre et demain, je posterai l'épilogue.
Je voulais y mettre tant de choses…mais je pense avoir trouvé le juste milieu pour ce chapitre de conclusion. Enfin, vous me direz dans vos reviews !
Un grand merci pour votre fidélité, votre soutien, vos idées, vos encouragements…toutes ces petites choses qui font ma motivation lorsque j'écris. J'ai quelques idées pour de nouvelles fics et j'espère vous retrouver lorsque je publierai.
Je vous laisse lire et surtout, n'oubliez pas vos reviews pour ce chapitre !
Chapitre 27: « Let me go home…I'm just too far from where you are…I wanna come home"(Home / Michael Buble)
(CPOV)
Repartir en Alaska ? Rester ici ? Cette maison signifiait tellement pour nous désormais…mais une présence bien trop longue à Forks attirerait des soupçons…
Et si jamais Bella parvenait à quitter Volterra…comment nous retrouverait-elle si nous quittions la villa ?
Des quantités de questions se bousculaient dans mon esprit, sans réponse pour aucune…
Soudain, un son retentit dans la maison, faisant cesser brutalement toutes les discussions. Une seconde fois…et ce bruit me ramena instantanément à ces longues heures où nous attendions des nouvelles de Bella…puis une troisième fois…je me propulsai en moins d'une seconde jusque dans l'entrée et attrapai le téléphone, fébrile, pour le porter à l'oreille alors qu'autour de moi, ma famille m'avait rejoint, y compris Edward.
-Carlisle Cullen. Fis-je, accrochant mon regard à celui empli d'espoir mais également de crainte d'Esmé.
-Papa ! hurla alors la voix de Bella. Je…j'ai mal !Papa !
-Bella, où es-tu ?
-Port…Angelès…réussit-elle à dire avant de crier de nouveau.
Immédiatement, Edward disparut puis le moteur de la berline garée devant l'entrée rugit. Emmett bondit à son tour, rejoignant son frère, et le véhicule s'éloigna dans un vrombissement assourdissant.
-où es-tu ? redemandai-je.
-Ils sont partis. Aro m'a laissée partir… bredouilla-t-elle avant de geindre longuement.
-Calme-toi, chérie. tentait de la rassurer mon épouse, juste à côté de moi.
-ça brule, papa ! le feu…j'ai le bras en feu…disait-elle, comme lorsque nous l'avions retrouvée dans cette salle de danse de Phoenix.
-On arrive chérie. Où es-tu exactement ? demandai-je mais Bella ne répondit pas.
Nous ne pouvions qu'entendre sa respiration haletante et ses râles de douleur.
Derrière moi, Jasper composa un numéro sur son téléphone portable puis la voix de Jenks se fit entendre. Jasper ne le salua même pas, lui demandant aussitôt une localisation de l'appel de Bella.
Nous allions y arriver. Nous allions retrouver Bella.
(BPOV)
Lorsque je sortis du véhicule, je me retrouvai face à un immense bâtiment flambant neuf, portant en grosses lettres bleues « aéroport privé de Seattle ».
Une partie des vampires était déjà entrée dans le hall et je suivis le mouvement, étroitement accompagnée de Felix. Derrière moi, Aro, son épouse et Irina fermaient la marche. Nous traversâmes l'espace aménagé de mobilier clair et moderne. Jane discuta quelques minutes avec l'hôtesse qui se trouvait derrière le long comptoir d'accueil tout en aluminium brossé. Le groupe se remit en marche sans un mot pour se rendre jusqu'à ce que je devinais être un salon privé, entièrement vitré, à l'arrière du lieu. Delà, nous pouvions voir d'autres hangars, portes ouvertes ou non, renfermant des avions tous plus beaux les uns que les autres ainsi que la piste.
Nous nous installâmes en silence et mon regard se porta vers l'extérieur, observant la pluie qui s'était mise à tomber. Si les températures continuaient à chuter ainsi, bientôt la neige ferait son apparition. Mais cette fois, je ne la verrais pas.
Neigeait-il également en Italie ? Je n'avais qu'une vague idée du pays où je me rendais, n'en ayant que les quelques images surement idéalisées des films.
-Votre avion sera prêt à décoller dans moins d'une heure, monseigneur. vint annoncer Jane avant de s'asseoir aux côtés de Felix.
Ce dernier n'avait pas cessé de me regarder depuis que nous nous étions installés. A ce mouvement, je quittai la fenêtre des yeux pour observer l'adolescente blonde quelques secondes. Et immanquablement, mon regard tomba sur Felix. Je ne lus pas d'envie, de soif ou de dédain de sa part comme ce que j'avais pu subir durant tous ces mois. Non. Je n'y voyais que de la curiosité mêlée à de la tristesse…ou plutôt de l'inquiétude. Je ne pus m'empêcher de lui adresser un sourire en retour avant de baisser les yeux sur mes mains. Machinalement, et pour tenter de calmer l'angoisse qui montait inexorablement, je me mis à jouer avec la bague placée sur ma main gauche. La bague qu'Edward m'avait offerte en gage de nos fiançailles. Ma bague. Celle qui me relierait pour toujours à lui, et aux Cullen, qu'importaient les épreuves.
Plongée dans mes pensées, je ne vis pas vraiment le temps passer. Ce fut lorsqu'Irina se planta devant moi que je repris pied dans la réalité.
Surprise et, il fallait l'avouer, plus que méfiante à la voir aussi proche de moi, je dus avoir un air dubitatif puisqu'elle s'adressa à moi directement, pour la première fois depuis Forks :
-nous allons bientôt partir. Peut-être souhaites-tu profiter des toilettes avant ? m'offrit-elle d'une voix plutôt douce que je ne lui connaissais pas.
Je pris une ou deux secondes pour observer la vampire, tentant de deviner si elle allait m'attaquer de nouveau. Malgré moi, je déviai quelques dixièmes de seconde sur Felix qui m'encouragea d'un mouvement de tête.
-Oui, merci. finis-je par répondre en me relevant du sofa.
A mon grand étonnement, elle entra à ma suite dans le local entièrement carrelé et je ne pus m'empêcher de me retourner brusquement.
-Je ne te ferais rien, ne t'en fais pas. Et puis, ton nouveau garde du corps est là, juste de l'autre côté. me dit-elle en pointant du doigt le hublot en verre de la porte, me permettant d'apercevoir Felix, prenant en effet place devant celle-ci.
Irina et moi nous observâmes quelques longues secondes, immobiles et silencieuses, ce qui dut surprendre le vampire à l'extérieur puisque Felix regarda au travers du verre durant quelques secondes, sondant la pièce.
Je pris finalement la décision de faire comme si j'étais seule dans la pièce et me rendis dans une des cabines, d'une propreté rutilante. Puis, je me retrouvai face à l'immense miroir éclairé, à me laver les mains.
-Tu sais, Isabella, je suis désolée pour mon comportement. entendis-je alors que j'avais les yeux concentrés sur mes mouvements pour ne pas risquer de perdre ma bague.
Surprise par cette prise de parole, je relevai la tête vivement, croisant aussitôt les pupilles d'Irina par le biais du miroir.
-J'étais en colère. poursuivit-elle en faisant quelques pas dans ma direction.
Je me retournai aussitôt pour lui faire face, m'assurant d'un bref coup d'œil que Felix était toujours bien là.
-Laurent était pour moi et je n'avais pas eu plus de quelques jours auprès de lui avant qu'il ne rejoigne de nouveau cette Victoria…pour l'aider dans sa vengeance…pour te rejoindre dans un certain sens…et voilà que tu réapparaissais pour revivre au côté d'Edward et des Cullen alors que je n'avais plus aucun espoir de le voir revenir auprès de moi. se mit-elle à expliquer, son regard perdu dans le vague, comme plongée dans ses pensées. Alors, j'ai voulu que tu perdes quelque chose toi aussi. Et j'ai contacté Aro…avoua-t-elle, me faisant frissonner à cet aveu. Mais désormais, j'ai honte. Je…Tu vas perdre tellement mais malgré cela, tu gares la tête haute. Tu te sacrifies pour des vampires, pour les monstres qui t'ont fait tant de mal…Je te jure, Isabella, que si je pouvais t'aider à t'échapper, je le ferais…
-Non. Je…j'ai fait mon choix. Je ne veux pas qu'ils subissent les foudres d'Aro par ma faute. Et je suis convaincue qu'un jour, je les retrouverai tous. la coupai-je.
Soudain, un petit bruit contre la porte se fit entendre, me mettant aussitôt sur mes gardes.
-C'est Felix, l'avion est prêt. m'indiqua Irina.
Aussitôt, mon cœur se mit à battre plus vite…plus fort…et j'eus l'impression que mes genoux tremblaient tellement que je n'allais pas pouvoir marcher.
-Isabella ? ça va ? me demanda alors la vampire qui s'était un peu avancée vers moi.
-Oui…oui…bredouillai-je, m'appuyant sur le rebord du lavabo.
-Isabella ? questionna alors Felix qui avait ouvert la porte et se tenait dans l'embrasure, un air inquiet sur le visage.
-ça va…juste quelques secondes… demandai-je d'une voix faible tandis que je fermai les yeux tout en prenant quelques grandes inspirations.
Les deux vampires restèrent silencieux et lorsque je rouvris les yeux une ou deux minutes plus tard, Irina me fit un petit sourire timide avant que je ne rejoigne lentement Felix.
Une fois revenue dans le « salon », Aro se leva, accompagné de son épouse, un sourire sur les lèvres, avant de m'offrir son bras.
-L'avion est prêt. Nous allons pouvoir embarquer. m'annonça-t-il alors que quelques vampires avançaient déjà vers le tarmac pour rejoindre le jet.
Et je ne pus qu'acquiescer en retenant mes larmes, ce que ne manqua pas le vieux vampire.
-Je ne pensais pas être si terrifiant. nota-t-il, un brin de tristesse dans la voix me sembla-t-il tandis que Felix me tendait un paquet de mouchoirs en papier.
-Non…je….Carlisle m'a beaucoup parlé de vous et de la période de sa vie parmi vous et…vous ne me faites pas vraiment peur…je…c'est juste que tout cela devient concret et….balbutiai-je en faisant subir moultes tortures à un pauvre kleenex. Et que je vais vraiment quitter mon pays et ma famille dans quelques minutes. terminai-je en reprenant de grosses goulées d'air pour résister aux sanglots qui montaient.
-Aro. lui dit simplement Sulpicia en me tendant un nouveau mouchoir.
Le roi ne répondit pas, se contentant d'hocher la tête à l'intervention de son épouse.
-Allons-y. ordonna-t-il.
Les derniers vampires passèrent alors la porte et Aro me fit avancer à ses côtés. En moins de deux minutes, je me trouvai en bas de l'escalier d'accès au jet. Je me tournai quelques secondes vers Aro avant de porter mon regard sur le bâtiment que nous venions de quitter. Je fixai une seconde le drapeau étoilé érigé sur le toit du hangar.
Les dernières images de mon pays.
Alors, je pris une grande inspiration et finis par pénétrer dans l'avion. Aussitôt, Demetri ferma la porte et se dirigea vers le cockpit, m'indiquant ainsi qu'il était notre pilote puisque la cabine était vide. A l'intérieur, tous étaient déjà installés. Contrairement à ce que je pensais, l'espace n'était pas si restreint. Les rangées centrales se faisaient face. Aro m'escorta jusque-là et s'installa face à moi. Puis les réacteurs furent allumés et l'avion se mit à rouler. Je ne pus m'empêcher de regarder vers l'extérieur et lorsque le jet ne toucha plus le sol, de lourds sanglots sortirent, incontrôlables.
Je mis plusieurs minutes à me calmer. Ce ne fut que lorsqu'une main blanche me tendit un nouveau mouchoir que je relevai la tête pour croiser le regard peiné d'Aro. Peiné ? Carlisle avait donc raison ?
J'observai ce vampire, aux yeux carmin, qui m'observait lui aussi, intensément.
-Jane. intervint-il sans pour autant me lâcher du regard. Préviens Demetri.
-Mais maitre…le contra-t-elle.
-Jane ! gronda alors Sulpicia, me laissant totalement stupéfaite.
Jane hocha la tête et se rendit dans le cockpit.
-un problème ? murmurai-je, reprenant inconsciemment mes réflexes de survie.
-Chère Isabella, ta générosité et ta loyauté envers mon vieil ami Carlisle ont modifié beaucoup de choses. Je pensais prendre l'ascendant sur le clan Cullen et leurs amis mais tu es intervenue et ton sens du sacrifice pour des vampires m'a rendu curieux. Puis, de toi-même, tu as choisi de nous suivre en posant tes conditions, toi, petite humaine, face à moi, le roi de ces mêmes vampires. Ton audace et ta force de caractère m'ont alors décidé à faire de toi ma nouvelle recrue de premier choix. Et à en croire ce qu'Eleazar a détecté, tu seras un vampire puissant. Bien plus puissant que Jane et Alice. Mais voilà, tu nous as narré ton quotidien et pour la première fois de cette longue éternité, tu me poses un problème de conscience.
Je n'intervins pas, essayant de comprendre où le roi voulait en venir. Jane revint en un clin d'œil, me toisant d'un regard glacial avant de reprendre sa place.
-Nous faisons actuellement demi tour pour rejoindre l'aéroport de Port Angeles.
Quelques grognements se firent entendre mais Aro siffla et le calme revint aussitôt.
-Donc…je…je vais pouvoir rentrer chez moi ? chuchotai-je, sur la défensive.
-C'est bien ça.
-Mais…vous ne craignez pas que je révèle…
-Alice a déjà vu ta transformation en l'une des nôtres. me coupa-t-il. Quel don extraordinaire de voir ce qui ne s'est pas encore produit… Et puis, je dois bien ça à Carlisle.
Je restai sans voix à cette annonce. J'allais pouvoir rentrer chez moi. Revoir Edward. Et mes parents. Et la famille. Et tous les autres. A moins que cela ne soit un piège ?
-Mais…ils ne craindront rien, n'est-ce pas ? murmurai-je, la gorge serrée par l'émotion.
-Non. La seule condition à ton retour est ta transformation en l'une des nôtres. Et à en croire Alice, cela ne sera qu'une formalité. répondit Aro tout en riant surement de ma réaction.
-Merci. dis-je alors, n'en croyant toujours pas mes oreilles.
Je sentis l'avion prendre un virage et bientôt, l'approche de Port Angelès fut annoncée. Les roues touchèrent rapidement le sol et quelques minutes plus tard, l'appareil s'immobilisait près d'un hangar détrempé par la pluie. Demetri sortit du cockpit et ouvrit la porte. Aro me fit signe de me lever. Nous descendîmes les quelques marches, Renata devant nous. Elle discuta moins de dix secondes avec l'hôtesse d'accueil qui était venue à notre rencontre et celle-ci fit demi-tour aussi sec, pressant le pas malgré ses gigantesques talons. En posant de nouveau le pied sur le sol américain, je perçus du mouvement derrière moi. Je fus alors surprise de voir Felix, Irina et Sulpicia, nous suivant, mais je ne dis rien, ne voulant pas perdre ma dernière chance de rentrer à la maison. Nous traversâmes en silence , sous la pluie, une zone de parking pour nous diriger vers un hangar plutôt vieillot tout au bout de la zone aéroportuaire sans jamais rencontrer âme qui vive. Renata ouvrit une porte et Aro me fit entrer dans ce qui devait être un bâtiment de stockage de pièces mécaniques.
-Bien. Très chère Isabella, nos routes vont se séparer ici. J'espère que tu viendras bientôt nous rendre visite une fois devenue immortelle. Je pense que Carlisle a dû te dire que nous n'offrions pas de deuxième chance. Dit Aro.
-Je ne manquerai pas de le lui rappeler. Répondis-je le plus cordialement possible pour ne pas risquer de le froisser et de le faire changer d'avis.
Irina s'approcha de moi lentement, jaugeant mes réactions, et me tendit une enveloppe.
-Pourras-tu remettre ça à mes sœurs ? me demanda-t-elle, presque timide.
-Bien sûr, Irina. Mais peut-être pourrais-tu revenir avec moi et…tentai-je, pensant malgré tout que sa place était parmi les siens.
-Non, Bella. Je…Merci de t'inquiéter pour moi mais je…c'est trop dur pour le moment de vivre avec eux après tout ce que j'ai fait contre les Cullen et toi…me coupa-t-elle. Je…Excuse-moi pour tout ça. ajouta-t-elle avant de se reculer près de la reine.
J'acquiesçai en lui souriant, ne sachant trop quoi répondre.
Renata sortit un petit boitier brillant de sa poche, un téléphone portable, et le tendit sans un mot à Felix.
-Tu connais le numéro de Carlisle ? me demanda ce dernier en ouvrant l'appareil.
Je lui dictai ce fameux numéro que j'avais obtenu si difficilement lors de ma fuite auprès de Laurent et que je connaissais désormais par cœur, tandis que le vampire le tapotait rapidement sur le clavier.
Allait-il me laisser appeler Carlisle pour qu'il vienne me chercher ? ou allais-je devoir rentrer à pied jusqu'à Forks ? Cette perspective me fit sourire. Après tout, j'avais traversé la moitié du pays pour les retrouver. Alors quelques kilomètres de plus ne me faisaient plus peur.
Aro fit quelques pas vers moi, me tendant la main, surement pour me saluer une dernière fois. Confiante, j'attrapai sa main glacée et osseuse.
-Felix, assure-toi que le processus aille jusqu'au bout. Dit mystérieusement Aro en se tournant vers Felix.
Que voulait-il dire ? Mais avant même que mon esprit ait le temps de trouver une réponse, tout se passa très vite. Le vampire leva mon bras et je sentis comme une déchirure vive à hauteur de mon poignet. Je hurlai mais la main froide de Felix étouffa mes cris. Et tout aussi vite, ma main retomba le long de mon corps tandis que les vampires devant moi disparurent dans une bourrasque de vent, me laissant uniquement avec Felix.
Mon esprit fit aussitôt le parallèle avec le studio de danse de Phoenix, James auprès de moi.
-Ne t'en fais pas, dans trois jours, tout ira bien. Je pourrais te laisser bruler ici trois jours mais avec tout ce que tu as déjà vécu, je vais te permettre de retrouver les tiens. expliqua-t-il en appuyant sur le clavier du téléphone.
Dans mon bras, la douleur semblait prendre de plus en plus de force et il me semblait que le feu commençait à gagner. Comme à Phoenix, la perspective de revoir Edward me fit garder un peu de lucidité. Ainsi, lorsque Felix me colla le téléphone à l'oreille, me permettant d'entendre les tonalités d'appel, je serrai les dents une dernière fois. Je devais tenir. Tenir jusqu'à ce que quelqu'un ne décroche. Tenir jusqu'à ce que je puisse leur dire de venir me chercher. Tenir pour eux. Et une fois cela fait, je pourrais me laisser aller.
Je ne pus compter les sonneries mais lorsque j'entendis la voix de mon père, mon cœur se mit à battre plus fort.
-Papa ! Je…j'ai mal !Papa ! répondis-je, ou plutôt hurlai-je.
-Bella, où es-tu ? questionna-t-il
-Port…Angeles…réussis-je à dire entre deux cris.
Carlisle dit quelque chose mais dans le brouillard de la douleur, je ne compris pas sa demande. Alors, je tentai de lui expliquer ce qu'il s'était passé. Lui dire qu'Aro m'avait laissée partir… entre deux cris.
-Calme-toi, chérie. entendis-je Esmée.
J'aurais voulu pouvoir répondre à ma mère, lui demander de me rassurer mais les flammes léchaient maintenant l'intégralité de mon bras et j'avais l'impression que mon épaule allait exploser sous la chaleur.
-ça brule, papa ! le feu…j'ai le bras en feu…chuchotai-je en serrant les dents.
En vain. Je ne pouvais plus retenir mes plaintes désormais. Alors, je fermai les yeux et me roulai en boule, tentant de trouver une position plus confortable.
Je sentis à peine les deux mains glacées de Felix qui me hissèrent sur son épaule avant qu'il ne se mette à courir. Le vent froid dû à la course me fit du bien. Mais quelques secondes à peine puisque Felix me redéposa au sol. J'entrouvris difficilement les yeux, me permettant juste de comprendre que nous étions dans un bois ou une forêt, loin de la ville.
-Là, tu peux hurler autant que tu le souhaites. me dit Felix en déposant sa paume sur mon front, m'offrant un peu de fraicheur au milieu du brasier.
(EPOV)
Bella….Bella…Bella…son prénom tournait dans mon esprit comme un mantra. J'allais la retrouver. J'allais la sauver. Et j'allais la ramener à la maison. Chez nous.
A mes côtés, Emmett. Etrangement calme. Assis sur son siège, les yeux fixés sur la route alors que nous arrivions en périphérie de Port Angelès. Son esprit ne pensait qu'à une seule chose : « Tiens le coup p'tite sœur, j'arrive », répétée en boucle et en boucle… Oui, Bella, nous arrivions…Dans quelques minutes, nous entrerions en ville. Le téléphone d'Emmett sonna, à l'autre bout, Jasper.
-Jenks a localisé le téléphone, elle est à l'extrémité sud de l'aéroport. annonça-t-il.
J'appuyai encore plus sur l'accélérateur.
-comment va-t-elle ? demandai-je, espérant peut-être inconsciemment que ses cris ne soient dûs qu'à la peur.
-Aro l'a mordue. Felix est avec elle. dit simplement mon frère.
Je poussai un cri de rage à cette annonce. Le pire scenario…
Deux minutes plus tard, je me garai en urgence le long d'un haut grillage portant plusieurs pancartes défraichies, interdisant l'entrée sur la zone aéroportuaire. Je bondis au-dessus et retombai plusieurs mètres plus loin, de l'autre côté, et me mis aussitôt à la traque.
Je cherchais une odeur…celle de Bella, ou celle de Felix, peu m'importait…je voulais juste un indice pour la retrouver.
-Ici, Edward ! siffla Emmett près d'un hangar.
Je filai, captai leurs odeurs mêlées s'éloignant vers le sud…vers des zones boisées que nous connaissions bien. Je me mis à courir, suivi de près par Emmett et bientôt, des geignements se firent entendre de nos ouïes surdéveloppées, me mettant dans une rage noire.
Alors, j'accélérai encore la course et entrai dans les bois. Je n'eus pas longtemps à courir et me retrouvai en quelques secondes devant un Felix debout, les mains levées tandis que Bella, ma Bella, était roulée en boule à même le sol, pleurant de douleur. Alors, je ne fis que ce que mon instinct d'homme protecteur me dictait face à celui qui pour moi, représentait le bourreau de ma moitié : je sautai sur le vampire italien et un nouveau combat commença. Et celui-là serait sans subterfuge ou autre tricherie…Celui-là, j'allais le gagner…
Nous nous battions férocement, les coups fusant, rapides et précis, et aucun ne réussissait à prendre le dessus sur l'autre. J'avais beau lire son esprit, Felix était un féroce combattant, réussissant toujours à me contrer alors que j'anticipais ses mouvements. Mais la chute d'un arbre m'offrit une opportunité : Felix, se trouvant sur la trajectoire de l'immense tronc que nous venions de déraciner, dut faire un pas de plus sur le côté, s'attardant alors un millième de seconde sur cela. Et j'en profitai. Je bondis sur son dos, l'enserrai puissamment entre l'étau de jambes et déposai enfin mes mains autour de sa tête. Il sentit que c'était la fin, ses pensées oscillant entre des tentatives de mouvements pour se libérer de ma prise et des réflexions sur la réaction d'Aro en apprenant sa mort.
Je n'eus pas le loisir de poursuivre mon mouvement qu'un énorme coup donné dans mon épaule me déstabilisa, me forçant à relâcher un peu mon étranglement. Je ne pus réagir plus, une main puissante, bien connue, me projetant au sol.
-Edward ! Arrête ! rugit Emmett en se plaçant devant moi.
Mais la colère me dirigeait encore trop pour m'arrêter aussi facilement devant mon objectif. Je fonçai sur mon frère, visant plutôt le vampire qui se tenait derrière lui, me fixant. Mais Emmett me rattrapa et me bloqua dans ma course, me tenant de plus en plus serré
-Edward ! Putain ! Mais arrête ! cria-t-il encore, tandis qu'il poursuivait en pensées. Alice vient d'appeler ! Si tu tues Felix, Aro viendra tuer toute notre famille, nos amis ainsi que la meute. Et il repartira avec Bella pour en faire une esclave. Alors arrête ! Et puis, tu ne penses pas que Bella mérite mieux que ce sous-bois ?
-Tu as raison, Emmett. finis-je par dire un peu plus calmement.
Mon frère me relâcha et je me précipitai au chevet de Bella, serrai sa main libre dans la mienne et déposai ma paume contre sa joue, espérant qu'au beau milieu du brasier, elle puisse ressentir ma présence.
-Il est trop tard pour stopper la transformation cette fois. nota Emmett, juste à côté de moi.
-Rentrons à la maison. Je m'occupe de Bella, gère donc avec Felix. me contentai-je de répondre en soulevant Bella dans mes bras.
Puis, je me mis en courir en direction de notre voiture, sans lâcher ma belle du regard.
-Je suis là, chérie. Je suis là. ne cessai-je de lui dire.
Et il me sembla qu'au beau milieu de ses geignements, elle soupira mon nom.
(CPOV)
Le salon était silencieux malgré la tension qui y régnait. Depuis qu'Alice avait hurlé à Emmett de stopper Edward par tous les moyens, nous n'avions plus eu aucune nouvelle. Esmée s'était retirée dans la cuisine, complètement bouleversée et souhaitant s'isoler. Jasper, après quelques secondes, l'avait suivie, surement dans le but de réconforter un peu sa mère.
Alice ne cessait d'aller et venir devant les baies vitrées.
-Alice ? l'interrogeai-je en m'approchant d'elle.
-Mais que font-ils ? Je ne vois plus rien depuis dix minutes et Emmett n'est même pas capable de se servir d'un foutu téléphone ! s'énerva-t-elle aussitôt.
-Calme-toi, Alice. Nous ne pouvons qu'attendre. lui répondis-je, tentant de montrer un visage serein.
Mais intérieurement, je bouillais d'impatience, comme Alice. Emmett avait-il réussi à bloquer son frère ? Edward avait-il tué Felix, signant par la même occasion notre arrêt de mort auprès d'Aro ?
-Elle a tout changé. murmura-t-elle doucement.
-Je sais, Alice. répondis-je de la même manière en attrapant sa main fine.
-Elle…je l'avais vue partir avec Seth puis nous l'aurions retrouvée un peu plus tard…enfin, certains d'entre nous…
-qu'avais-tu vu Alice ?
-la mort de certains d'entre nous…ou le départ de certains pour l'Italie…surtout lorsqu'Aro s'est mis en marche pour nous rejoindre…finit-elle par lâcher.
-Qui ?
Alice me regarda quelques secondes sans parler, puis reporta le regard sur la photo qu'elle tenait entre les mains depuis notre retour. Une photo prise ici même lors des 18 ans de Bella et qu'Emmett avait retrouvé dans la voiture que Seth et Bella avaient emprunté quelques minutes.
-Toi et moi devions les accompagner à Volterra tandis que…tandis qu'Emmett, Esmée et Jasper étaient…
-exécutés…finis-je pour elle, resserrant ma prise sur sa main.
Il me sembla que durant un instant fugace, Alice trembla.
-Mais Bella a tout changé….nous lui devons tellement…intervins-je
Alice acquiesça longuement avant de déposer sa tête sur mon épaule, laissant le silence de nouveau nous entourer.
Comment allions-nous retrouver Isabella ?
Depuis son appel, j'étais partagé. Bien entendu, j'étais ravi et soulagé d'apprendre qu'Aro l'avait finalement laissée repartir. Mais il l'avait mordue…et la savoir seule pendant cette si douloureuse épreuve était un déchirement.
Un vrombissement brisa mes réflexions.
-Les voilà ! cria alors Alice avant d'ouvrir la porte d'entrée à la volée.
En une demi-seconde, le salon se vida et nous nous retrouvâmes au pied de la jeep d'Emmett. Je ne pouvais qu'entendre les battements désordonnés du cœur de Bella ainsi que ses gémissements, résonnant depuis l'intérieur du véhicule. Les portières avant s'ouvrirent, laissant apparaitre Emmett et Felix. Aussitôt, des grognements retentirent et Jasper s'avança jusqu'à l'Italien pour le saisir par le col.
-Arrête Jazz. C'est bon. intervint Emmett en se matérialisant au pied de son frère. Il est juste là pour surveiller la transformation de Bella.
Bella…
Laissant les autres, je me dirigeai vers la porte arrière et l'ouvris. J'y trouvai Bella, en boule contre le torse d'Edward, et cette image ne fut pas sans me rappeler la nuit où nous avions ramené Bella ici, Jasper et moi.
J'aidai aussitôt Edward à sortir du véhicule et déposai immédiatement ma main sur le visage de la jeune femme qui cessa de geindre.
-Courage chérie. Tu es à la maison maintenant. Nous sommes tous là. lui dis-je dans l'oreille.
-Installe-la dans sa chambre, Edward. lui demanda Esmée avant que nous ne rentrions tous.
Je gravis l'escalier, à la suite d'Edward et de mon épouse. Bien vite, il la déposa sur le lit et s'assit tout près d'elle. Esmée fit le tour et attrapa la main valide de notre fille, en caressant aussitôt le dos de son pouce. Bella poussait des râles mais lorsque l'un de nous la touchait, ils se transformaient en geignements, comme si elle ressentait notre présence.
-J'ai l'impression qu'elle essaie de contenir sa douleur. expliqua Jasper en se postant à la porte de la chambre, accompagné de nos autres enfants. Elle ne veut pas nous montrer qu'elle a mal.
Je souris à cette révélation, si typique de ma dernière fille, et fis le tour du lit pour m'approcher d'elle.
Je pris plusieurs secondes pour effectuer, en silence, quelques contrôles rapides afin de m'assurer que la transformation se déroulait correctement.
Sous mes doigts, la peau blanche commençait déjà à durcir alors que la température corporelle avait chuté d'un ou deux degrés. Je laissai ma main dériver le long de ses bras, recherchant quelque chose d'inhabituel. J'ôtai en deux secondes le plâtre qui ne lui servirait plus à rien et qui pourrait être une source d'énervement à son réveil avant de m'attarder sur la morsure d'Aro. Le vieux roi avait mordu juste sur la cicatrice de James, comme pour effacer cet épisode. Des traces sanguinolentes avaient séché tout le long de son bras et ses vêtements étaient tâchés de sang mais aussi de terre.
-Tu ne peux rien faire pour l'apaiser un peu ? murmura Edward, ne lâchant pas du regard sa fiancée.
-Non, il est trop tard. Le venin s'est répandu dans tout son organisme. On ne peut qu'attendre.
Edward acquiesça et caressa doucement le front de Bella qui geignait un peu plus fort. Sous la caresse, ses cris diminuèrent et son visage se tourna légèrement vers Edward.
-Tout va bien se passer, chérie. Tu ne seras plus jamais seule. lui répétai-je en caressant une dernière fois sa joue avant de me reculer du lit.
Alice et Rose s'avancèrent, des vêtements pliés sur le bras, nous faisant comprendre qu'elles voulaient s'occuper de Bella. Je forçai donc Edward à nous accompagner au rez-de-chaussée, plaidant pour un moment entre sœurs. Car nous avions tous besoin d'un moment avec Bella. Après tout ce qu'elle avait encore fait pour nous et la peur qu'elle nous avait fait vivre, nous avions tous besoin d'être près d'elle.
Et les heures défilèrent. Toujours aussi inexorables. Parfois, Bella gémissait un peu plus fort. Alors je rejoignais Edward qui refusait de la laisser seule ne serait-ce qu'une minute, et Jasper prenait mon pas. Nous nous installions autour de la jeune femme, lui parlant doucement, la rassurant sur notre présence à ses côtés.
Lorsque je passai un moment avec elle, obligeant Edward à sortir un peu, je lui racontai son histoire, répétant encore et encore les souvenirs qu'elle avait pu nous conté de sa vie humaine, les ravivant dans son esprit pour qu'elle puisse les conserver dans sa nouvelle vie.
Nos alliés étaient repartis chez eux. Le clan de Tanya nous avait quittés après la lecture d'une lettre d'Irina que Rose avait trouvée dans une poche du pantalon de Bella. Irina s'y excusait pour ses agissements et expliquait son besoin de s'éloigner de ses sœurs un moment. Mais elle y promettait également qu'elle n'abandonnerait pas notre régime végétarien et qu'elle reviendrait vivre parmi eux.
Seuls étaient restés avec nous Peter et Charlotte, qui gardaient un œil sur les agissements de Felix, l'empêchant de quitter seul notre territoire et contrôlant son lieu de chasse.
Alice la distinguait de mieux en mieux dans ses visions et bientôt, elle put nous donner l'heure de son réveil.
A la seconde près, le cœur de Bella s'emballa pour la dernière fois, jouant sa musique si unique pour la dernière fois. A ce signal, nous nous rassemblâmes tous dans la chambre, laissant quelques mètres de vide entre Bella et nous afin que le nouveau-né ne se sente pas immédiatement oppressé.
Le corps de Bella s'arcbouta sur le lit une dernière fois puis le silence se fit. Plus de battement cardiaque. Plus de respiration sifflante. Plus aucun bruit. Nous restions tous immobiles et silencieux, retenant nos souffles. Nous savions tous combien le réveil était déroutant. Tellement d'informations arrivaient si brutalement après ces trois jours de souffrance…
Soudain, un mouvement infime de la main gauche de Bella attira mon regard. Puis elle refit bouger ses doigts encore une fois, comme pour vérifier que ce qu'elle avait perçu était bien réel. Sa main droite bougea elle aussi légèrement, puis ses orteils. Je tournai le regard vers Esmée qui souriait à cela.
Puis, le vampire sembla vouloir prendre une inspiration. Inutile pour des êtres tels que nous. Mais le corps humain et l'esprit gardaient quelques réflexes. Et enfin, Isabella ouvrit les yeux.
Edward s'avança de deux pas, dévoilant ainsi sa présence. Bella sortit en un bond du lit en sifflant et se retrouva contre le mur en position de défense. Son regard carmin navigua dans toute la pièce en moins d'une seconde avant de s'arrêter sur notre groupe. Elle tint encore la position quelques secondes mais finit par baisser lentement les mains, nous faisant comprendre qu'elle n'allait pas attaquer. Elle fit un pas mais se stoppa aussitôt, comme désorientée. Elle était surement stupéfaite par la manière dont son corps se mouvait désormais.
-Vas-y Edward. pensai-je pour mon fils, persuadé qu'il ne craignait rien de ce nouveau-né si particulier.
Alors Edward fit un tout petit pas et tendit de nouveau la main vers elle. Isabella l'observa puis son regard passa de nouveau sur nous. Je lui fis un sourire ainsi qu'un signe de tête, espérant qu'elle me ferait autant confiance que lorsqu'elle était humaine. Elle se redressa un peu, se décontractant légèrement, et tendit une main à son tour. Mon fils réduisit alors lentement l'espace entre eux deux.
- Bella, mon amour ? Je suis désolé. Je sais combien tu es désorientée. Tout va bien, rassure-toi. Tout va bien. murmurait-il d'une voix très posée, destinée à rassurer le nouveau-né.
Isabella ne bougea pas et ferma même les yeux.
Edward poursuivit son chemin, toujours aussi prudemment, et finit par déposer sa main sur la joue de la jeune femme. Isabella ne rouvrit pas les yeux mais sourit tout en se penchant pour approfondir la caresse.
Ce fut le signe que toute la famille attendit pour enfin « reprendre vie ». Esmée s'installa dans mes bras, heureuse devant ce tableau.
A nos mouvements, la vampire brune rouvrit les yeux, nous observant durant plusieurs secondes. Mais elle se remit à sourire avant de se blottir contre le torse d'Edward.
-Laissons-les un peu. murmurai-je à l'attention des autres membres de la famille.
-Non ! ne partez pas ! intervint alors un carillon jusque là inconnu de nos ouïes.
Et à sa réaction, Bella fut toute aussi surprise que nous de sa nouvelle voix.
-Comment te sens-tu, Bella ? demandai-je en reprenant ma position.
-Confondue. Tout est tellement trop... finit-elle par répondre après avoir réfléchi.
-Oui, ça peut se révéler déroutant. confirmai-je.
-Pourtant, je me sens moi-même. Pour ainsi dire. Je ne m'attendais pas à cela.
-Je te l'avais bien dit. lui répondit Alice, faisant sourire tout le monde.
-De quoi te souviens-tu chérie ? voulus-je savoir.
-de tout. Enfin…je pense… affirma-t-elle, me surprenant.
Habituellement, les souvenirs de notre vie humaine paraissaient flous. Présents mais comme recouverts d'un brouillard ne nous permettant plus de nous rappeler des détails.
-Edward, Rose, Emmett, Alice, Jasper, Esmée et Carlisle. énuméra-t-elle en pointant un à un les vampires, un immense sourire sur les lèvres.
Dieu qu'elle était belle. Sa chevelure brune avait pris des reflets chatoyants. Les marques de souffrance avaient disparu de son visage et son corps avait retrouvé des formes harmonieuses, effaçant les privations de nourriture. Elle était magnifique.
-Mais je préfère vous appeler maman et papa. ajouta-t-elle en nous rejoignant en un clin d'œil.
Elle se blottit contre Esmée qui étouffa un sanglot de bonheur sous les regards attendris de nos enfants. Bella fit durer l'étreinte plusieurs minutes avant de se redresser pour me regarder.
-Je suis rentrée à la maison, papa. chuchota-t-elle en attrapant mes mains.
Mon cœur mort s'emplit d'une bouffée de fierté en observant la vampire brune qui se tenait devant moi. Jamais je n'avais pensé ressentir cela un jour. Être fier de mes enfants. Nous ne partagions pas le même sang, ni le même venin, mais nous étions une famille et Isabella était le ciment de tout cela.
Alors je la tirai doucement vers moi pour la sentir contre mon torse avant de déposer ma joue sur le haut de sa tête tout en lui répondant :
-Oui Darling, tu es rentrée à la maison.
Alors ? qu'en pensez-vous ? Une fin acceptable ? j'attends vos impressions…
Je posterai l'épilogue dans quelques heures, histoire de dire « au revoir » à cette fic.
