Alexandra se baladait depuis un bon moment sur le vaisseau. Les wraiths lui prêtaient plus ou moins d'attention. Elle vit une porte ouverte et poussée par la curiosité, elle entra. La porte se referma d'un coup. La pièce était sombre comme la plupart mais quelque chose attira son attention. C'était une sphère lévitant dans l'air. La jeune femme s'approcha et au moment où sa main allait toucher l'objet, un wraith entra dans la pièce :
« N'y touchez pas ! »
Son doigt effleura la sphère qui bondit dans l'air et s'attaqua au wraith qui plongea sur Alexandra pour lui faire éviter l'attaque de l'objet. La sphère rebondissait dans tous les recoins de la pièce. Le wraith se releva, attrapa le socle où lévitait la sphère et plongea dans l'air. La sphère reprit sa place. La jeune femme se leva.
« Waouh ! Vous auriez pu être footballeur !
-Je vous demande pardon ?
-Euh… rien. C'était quoi ça ?
-Ceci est censé être une balle paralysante, expliqua le wraith en remettant le socle sur la table, qui pourrait paralyser un village entier d'environ deux cent habitants humains.
-Mais c'est génial ! s'exclama avec admiration la jeune femme.
-Cependant, elle n'est pas encore opérationnelle, soupira le wraith. Comme vous avez pu le constater. Je manque à mes devoirs, je suis Lukavy. Et je présume que vous êtes l'humaine du Commandant.
-Hé ! Je ne suis pas son humaine ! J'ai un nom ! grogna-t-elle.
-Excusez mon erreur alors. Puis-je savoir comment vous vous appelez ?
-Alexandra. »
Il hocha la tête. Alexandra remarqua d'autres inventions et s'empressa d'aller voir.
« C'est vous qui avez construit tout ça ?
-Oui et quelques systèmes et armes du vaisseau, répondit Lukavy.
-Sérieux ? Mais c'est génial !
-Je ne suis pas sûr de comprendre ce mot.
-Vous voulez dire ''génial'' ? C'est un truc bien en cent fois mieux ! »
Wylvern entra tel une tornade dans la pièce et fusilla du regard Alexandra :
« Qu'est-ce vous faîtes ici ?! Je vous avais ordonné de ne pas quitter mes appartements !
-Roh ça va. Je suis juste partit faire une balade.
-Je vous ai cherché partout et…
-Oh vous vous inquiétez pour moi ? Charmant, sourit la jeune femme. »
Lukavy grimaça au fur et à mesure qu'il sentait la rage de son supérieur. Cette humaine avait beaucoup de crans de lui réponde de cette manière. Le Commandant lui ordonna mentalement et poliment de partir pour qu'il puisse parler avec elle. Dès qu'il fut sorti, l'humaine s'approcha de lui.
« Moi qui pensais que les wraiths se fichaient complètement des humains… En fait, vous avez un cœur tendre sous cette grande carapace.
-Mais…
-Hé, peut-être que vous avez des sentiments vis-à-vis d'autres humains… Ah ! Ce serait l'affaire du siècle !
-MAIS DE QUELLE DROIT OSEZ-VOUS ME PARLER AINSI ?! vociféra le wraith. SORTEZ AVANT QUE VOUS ETRIPES, INSOLENTE !
-Si on ne peut plus rire, maugréa-t-elle en se dirigeant en roulant des épaules vers la sortie. »
Wylvern entendit et cria de toutes ses forces :
« DEHORS, SALE PETITE VIPERE ! »

Epizon regarda Alexandra qui lisait quelque chose sur son lit. Il s'approcha d'elle et monta sur le lit.
« Qu'est-ce que c'est ?
-Oh ça, dit-elle en lui montrant la couverture, c'est le Fantôme de l'Opéra, de Gaston Leroux. C'est l'un des rares livres que j'aime.
-Et ça raconte quoi ?
-C'est complexe, en plus j'ai vu le film alors je crois que je vais tout mélanger si je t'expliquais.
-C'est quoi un film ?
-Euh ce sont des personnages qui jouent devant des caméras et les images sont ensuite retransmises sur grand écran, pour que des hommes puissent les voir.
-Ah d'accord. »
Alexandra attrapa son sac et fouilla dedans. Elle en sortit un téléphone cellulaire avec un casque et le montrât à Epizon.
« C'est un téléphone, d'une marque très connue qui s'appelle Samsung. J'ai le Galaxy. »
Le jeune wraith le saisit doucement et le tourna dans tous les sens.
« Pourquoi nous n'avons pas cela ?
-Parce que ce sont des inventions humaines et on ne travaille pas avec des humains, répondit une voix dure et autoritaire. »
Wylvern s'approcha d'eux et ordonna à Epizon de sortir. Le jeune wraith se retourna pour voir ce qu'il allait se passer mais le Commandant feula pour le faire sortir. Alexandra l'ignora.
« Je vous avais ordonné de ne pas quitter ces lieux ! cria de plus belle le wraith.
-Vous voulez relancer le débat ? Ok. »
Elle se leva d'un coup et pointa son doigt sur le Commandant.
« De un, je ne suis sous vos ordres et de deux, de là d'où je viens, j'ai le droit d'aller partout où je veux ! Et ce n'est certainement pas un rabat-joie comme vous qui me dira quoi faire !
-Taisez-vous !
-Si vous voulez la faire taire, il va falloir tuer la sale petite vipère, ricana-t-elle en croisant les bras. »
La tuer ? L'idée traversa l'esprit du wraith mais non, il ne pouvait pas. Cependant, il pouvait faire autre chose et il ne voulait pas le faire. La jeune femme le défia du regard.
« Quoi ? Vous avez peur ? »
C'en était trop. La main se leva et il gifla la joue de l'humaine, si fort qu'elle tomba. Elle mit sa main sur sa joue et la ramena à elle. Du sang. Elle le regarda, les larmes aux yeux.
« C'est vous qui m'avez poussé à ça, dit-il calmement avant de sortir. »
Elle se leva, berçant sa joue ensanglantée. Elle avait tellement envie de l'insulter ! Mais c'était sa faute, elle avait été un peu trop loin.
Il aurait pu au moins m'amener une compresse, le connard !
La jeune femme attrapa son sac et chercha la petite trousse de secours dans son sac. Elle saisit un petit miroir ainsi qu'une grande compresse, nettoya sa joue et constata la belle griffure sur celle-ci. En grognant des injures, elle attacha la compresse. Alexandra ôta ses vêtements, à part son T-shirt lavé par les adorateurs et ses sous-vêtements. Ensuite, elle se coucha et s'endormit, en essayant de planifier une belle vengeance.

Wylvern entra à tâtons dans sa chambre qui était devenu celle d'Alexandra, il ne dormait pratiquement jamais autant qu'elle serve à quelqu'un d'autre. Il tenait à la main un baume et posa son regard de reptile sur l'endormie. Il vit la compresse et comprit qu'elle avait due se soigner elle-même. Il secoua doucement la jeune femme par l'épaule. Elle ouvrit ses yeux, se releva et lâcha :
« Quoi ? »
Il posa le baume sur la table de chevet, s'assit à côté d'elle et arracha la compresse pour regarder l'ampleur des dégâts. Ses griffes avaient laissés une belle marque qui allait bientôt disparaître. Au moment où le wraith allait appliquer le baume, l'humaine s'écarta.
« Pourquoi vous faîtes ça ? Vous m'avez blessé et vous revenez me soigner.
-Je suis désolé. Je me suis laissé entraîner ma colère. »
Là, Alexandra était surprise. Elle sentit les doigts glacés du wraith sur sa joue. Sa peau se referma lentement, elle pouvait le sentir !
« C'est incroyable, c'est quoi ce truc ?
-C'est un baume que nous préparons pour les jeunes wraiths puisque leurs métabolismes sont encore fragiles, ils ont besoin de quelque chose pour guérir rapidement, expliqua-t-il en remettant le couvercle.
-Si les humains avaient ça, chez moi, ça pourrait sauvés des tas de vie.
-Comment était votre planète ?
-Ah parce que maintenant la sale petite vipère vous intéresse ?
-C'était juste pour savoir, dit-il.
-Bah, c'est une planète quoi. Une planète que les hommes sont en train de détruire petit à petit.
-Pourquoi détruire votre habitat ? Ça n'a aucun sens.
-Croyez-moi, certains sont prêts à tout pour avoir tout ce qu'ils souhaitent. Les vieux reprochent aux jeunes d'avoir mis la planète dans cet état là mais alors que c'est eux qui ont commencés !
-Je vois. Avez-vous une famille ? »
Elle se raidit.
« Oui. Mais je ne leurs parle plus.
-Pourquoi ?
-Ecoutez, je suis fatiguée. Ça ne peut pas attendre demain ?
-Non, sourit-il, maintenant vous titillez ma curiosité, Alquital.
-Vous m'avez donné un surnom ? J'y crois pas ! Et après, c'est moi qui suis insolente !
-Je ne vous pas le rapport.
-Il n'y en a pas, ria-t-elle. »
Wylvern écouta le doux rire d'Alexandra et lui-même commença à rire. Il se leva et quitta la pièce.
« Bonne nuit, Alquital. »