Chapitre I : Arrivée

Point de vue de Jack Forst

Voilà cinq ans que Jack avait accepté le marché de Nord. Cinq ans que les légendes du bonheur n'étaient plus, cinq ans que les enfants n'avaient plus de rêves, cinq ans que Pitch était à l'apogée de sa puissance.

Cinq ans que Jack ne riait plus.
Oh, bien sûr qu'il continue de faire des farces, mais plus comme avant. Mais il a enfin eu ce qu'il a toujours convoité les enfants croient en lui. Ils ne l'ignorent plus au passage piéton, ils ne le décrivent plus comme « une simple expression ». Non, parce que maintenant, ils ont peur de lui. Pas autant que Noirceur, c'est sûr, mais quand même. L'hiver domine les autres saisons, depuis que Pitch et lui ont triomphé, il ne se passe pas une journée sans qu'un froid glacial ne vous morde la peau, même en plein été, il y a toujours une brise de vent, et la température ne dépasse jamais les 25-30°. Les scientifiques ont pris ça comme une bonne nouvelle pour le réchauffement climatique. Mais depuis peu, ils s'inquiètent, loin de se douter de ce qu'il se passait réellement… Jack les a toujours trouvé stupides, à toujours essayer de chercher le pourquoi du comment. N'est-ce pas mieux de ne rien savoir, et de ce fait de ne pas avoir de préoccupation ?

En parlant de savoir, Jack était en train de survoler une petite ville à l'Est de l'Angleterre : Boston. Il en avait déjà entendu parler mais sans plus... Le temps nuageux donnait un côté morose à la ville. Un grand bâtiment attira son attention : il avait un air de château, les briques étaient grises et irrégulières, en face, une grande statué d'aigle posée sur un colonne. Tout autour, il y avait de l'herbe, et quelques étudiants qui se prélassaient. Il regarda par l'une des fenêtres. «Beaucoup trop formel pour moi.»

D'un simple geste de bâton, il fit tomber de légers flocons de neiges, aux formes gracieuses et teintés d'une couche de gris clair, qui voletaient doucement poussés par le vent. Les minutes passèrent et la petite brise de vent se transforma en bourrasque, et les flocons devinrent de plus en plus nombreux, jusqu'à ce que l'on ne puisse plus voir au-delà du bout de son nez. Le vent tapait contre les fenêtres, les portes claquaient, et le bonnet s'envolèrent. Satisfait, Jack continua sa route vers la France pour aller y jeter ses flocons afin d'ensevelir toute l'Europe, hormis une partie de l'Italie et de L'Espagne.

Une fois le travail achevé, l'esprit de l'hiver éreinté, se dirigea vers le repère de Pitch. Depuis quelques temps, Jack avait de plus en plus de mal à faire tomber de la neige dans certaines parties du globe. Autant aux Etats-Unis ce n'était pas un problème, mais c'était plus dur de le faire en Europe. Jack s'était déjà penché dessus, ce n'était pas une question de climat, il avait autant de mal à le faire dans les pays au Nord de l'Allemagne. Ce n'était pas non plus une question d'endurance, la surface à couvrir aux USA est largement plus grande que celle du Nord de l'UE… Non, quelque chose clochait. Il ne savait pas quoi, mais cela ne lui plaisait pas. Il traversa l'Océan Atlantique Nord et se rendit sur la terre ferme. De là, il frappa trois fois sur le sol à l'aide de son bâton et un trou s'ouvrit devant lui. Il s'engouffra et le trou se referma juste après.
Il fit tourner son bâton dans un sens, puis dans l'autre, et les fins fils de glace de celui-ci s'allumèrent, lui créant ainsi une source de lumière afin de se repérer dans ce concentré cauchemardesque. Il vola quelques minutes puis se posa devant un grand feu bleu, sur une dalle en pierre. Le feu, qui dégageait une odeur inconfortable de souffre, faisait plus de 6 mètres de haut, mais n'éclairait absolument rien autour de lui. Jack attendit quelques instants puis entendit un grondement provenant de la dalle. Il se retira vivement et put entrer dans le passage qui venait de se créer en face de lui.

Il faisait plus froid et noir dans cette partie-là. La seule source de clarté provenait du globe qui se trouvait à quelques mètres de lui, tout autour, ce n'était que pures ténèbres.

Jack s'avança vers le globe et attendit le maître des lieux, qui ne vint que cinq minutes plus tard.

« Ah, te voilà enfin Jack.

-Pitch, heureux de voir que tu n'as pas de blessures, comme la dernière fois. »

Pitch ne répondit pas à la remarque du jeune esprit de l'hiver et s'avança pour voir le globe. Les lumières étaient devenues grises, certaines mêmes noires.

« Magnifique. Ça fait 5 ans et pourtant… je ne m'en lasse vraiment pas. »

Jack le détailla.
Pitch n'avait pas changé d'un pouce, hormis son teint qui avait repris des couleurs grisâtres. Toujours les mêmes yeux gris-jaune qui vous pétrifie de peur, et toujours la même robe.
Quand à Jack, le changement était évident. Son teint, autre fois blanc, avait pris une couleur gris clair. Ses vêtements étaient les mêmes, mais plus sombre, et ses yeux avaient perdu leurs éclats de malice. Jack n'avait plus ce sourire moqueur scotché en permanence sur ses lèvres, il faisait toujours autant de remarques, mais ne riait plus.

« Tu as finis le travail, Jack ?

-Evidemment.

-Bien bien.

-Tu as autre chose ? » Demanda Jack.

Pitch ne répondit pas tout de suite, il semblait… comme perdu dans ses pensées.

« Non, tu peux… » Pitch fut coupé dans sa phrase lorsqu'une secousse se fit ressentir.

« JACK ! VAS-T-EN !

-Quoi ?!

-FUIS ! »

Pitch créa un portail à l'aide de son sable noir et poussa Jack dedans, avant que celui-ci ne put dire quoi que se soit.


Et voilà le premiers chapitre ! Je m'excuse pour le petit accro avec Harvard .. xD

La deuxième chapitre ne devrait pas tarder à arriver.. A votre avis, d'où peut venir ce tremblement ? ;)

A bientôt j'espère, et n'oubliez pas de donner votre avis, ça fait toujours plaisir ! ^^