Chapitre I : Sortilège
J'ai écris le début de ce chapitre pendant une heure d'étude. Voilà, c'était l'info inutile...
Bref, on arrive aux choses sérieuses ~
Petit rappel sur les dialogues : normal : anglais italique : français.
Et je vous vois venir, là : « mais si les persos sont déjà sensés parler en anglais, alors pourquoi des fois tu mets quand même des phrases en anglais ? » Pour l'ambiance... et pour l'fun. Les trads sont à la fin (comme d'hab'). Mais si ça vous gène trop, dîtes le moi et j'arrêterai.
Et désolée si vous êtes un peu paumés au début, c'est normal, j'peux pas trop vous en parler pour pas spoil, du coup j'expliquerais plus en détail dans une note à la fin, après les trads.
Voilà voilà ~
Quand Arthur se leva, le lendemain matin, il se sentait effroyablement nauséeux. Il sortit de son lit, et sans même prendre le temps d'allumer la lumière ou d'ouvrir les rideaux, il se dirigea vers la porte de sa chambre, d'un pas mal assuré. À peine était-il sortit dans le couloir qu'il tomba nez à nez avec son frère Écosse. Celui-ci lui sourit avant de se pencher vers lui, comme pour... l'embrasser.
- Hey, what the hell do you think you're doing, dumbass ? lança-t-il en écrasant sa main sur le visage de son frère pour le repousser.
Décidément, il n'était vraiment pas d'humeur pour ce genre d'idioties ce matin...
Avant qu'Alistair ne puisse rétorquer quoi que ce soit, un cri retentit dans une chambre voisine, et Angleterre en déboula, l'air d'hésiter entre l'horreur et la colère.
« Wait, what ? » fut la seule pensée qui traversa l'esprit confus d'Arthur. S'il était bel et bien là aux prises avec son frère, alors pourquoi se voyait-il en face de lui, avec un air aussi surpris sur le visage ?
Avant que qui que ce soit n'ait pu esquisser le moindre geste, il se précipita dans la salle de bain la plus proche, celle jouxtant sa chambre, et, mains posées sur le rebord du lavabo, il se planta devant le miroir. Ses yeux s'écarquillèrent et il pâlit, tandis qu'il levait une main tremblante vers le miroir, avant de la poser sur son visage. Enfin, non... Sur le visage de France. Ces yeux bleus, ces longs cheveux blonds, les traits de ce visage, ils les auraient reconnu entre milles. Il voulut s'approcher un peu plus de la glace, comme pour s'assurer de ce qu'il voyait, mais une main se posa soudainement sur son épaule, le faisant pivoter et le détournant du reflet.
- Alors toi... si c'est une mauvaise blague, elle a déjà bien assez duré, siffla l'autre Angleterre, qui, une fois la surprise passée, avait visiblement opté pour la fureur.
Arthur ouvrit la bouche, mais avant qu'il puisse prononcer le moindre mot, l'autre repris :
- Je sais que c'est toi, Arthur, qui a manigancé tout ça. Qui d'autre à part toi pourrait faire quelque chose d'aussi stupide ? Alors rends-moi MON corps, tout de suite, maintenant, là, sans discuter !
- What ? Tu crois que c'est MOI qui ai fait ça ? répondit Arthur qui avait quelque peu reprit ses esprits. Tu penses vraiment que j'ai fais en sorte de me retrouver dans TON corps ? ajouta-t-il avec une grimace de dégoût.
Pendant quelques instants, le visage de l'homme en face de lui sembla presque choqué, voire attristé. Mais ce fut pendant un si court instant que Arthur crut l'avoir rêver. Et c'est ce moment là qu'Écosse choisit pour faire interruption dans la pièce, s'interposant de nouveau entre les deux nations.
- Oi ! Qu'est c'qui se passe encore ?
- Je sais pas, vois ça avec ton stupide frère ! répondit Francis en pointant du doigt Arthur.
Mais tout ce que vit Alistair, c'est un Angleterre furieux pointé du doigt vers un France tout aussi énervé. En clair, il ne compris pas grand chose. Pour ne pas dire qu'il ne comprenait rien à la situation.
_.o0O0o._
Ils étaient tous les trois installés dans le salon, maintenant qu'ils avaient finit de manger, de se laver, de s'habiller, et de faire tout ce que l'on fait généralement le matin. Les deux éternels ennemis étaient assis face à face, chacun installé dans un canapé différent. Écosse était assis sur l'accoudoir d'un fauteuil, d'où il pouvait avoir une vue d'ensemble sur les deux nations.
- Maintenant, récapitulons la situation. Calmement, ajouta-t-il en jetant un regard clair aux deux autres. Si j'ai bien compris, durant la nuit, on ne sait ni comment ni pourquoi, vous avez « échangé » vos corps ?
- C'est ça, répondit Francis à travers la bouche d'Angleterre. Même si j'ai ma petite idée sur le coupable, ajouta-t-il en fixant l'autre nation en face de lui.
- Seriously ? I already told you that I WAS NOT the one who did this ! In wich language will I have to tell you that ? répondit Arthur en se levant, se voulant menaçant.
- Essayes donc en français pour voir, rétorqua l'autre en se levant à son tour.
- SHUT THE FUCK UP AND SIT DOWN ! hurla Alistair pour rediriger l'attention des deux autres sur lui. Or I swear I'm goin' to fucking kill both of you if you keep gettin' on my nerves like that. Compris ? ajouta-t-il en se tournant vers Francis, qui se rassit sans rien ajouter.
Arthur, quant à lui, resta debout, ignorant la menace de son aîné, fixant Francis du regard. Il ne pouvait s'y tromper. Il avait beau se voir, voir Angleterre en face de lui, il savait que ce n'était qu'une façade. On ne devenait pas quelqu'un juste en lui « volant » son corps. Tout dans la façon de se tenir, d'être, et de paraître de son homologue lui hurlait que peu importait son apparence, il était toujours France. Et il le resterait. Mais celui-ci refusait obstinément de croiser son regard, les bras croisés sur le torse, les lèvres pincés.
- On est tous les deux des victimes ici, frog. Je n'ai rien demandé de tout ça. Je ne suis pas plus coupable que toi.
Francis tiqua quand il entendit sa propre langue dans la bouche d'Arthur, mais ne jeta pas même un coup d'œil dans sa direction. Ce dernier se rassit, ne trouvant rien à ajouter.
- Bien, vous êtes calmés ? Vous avez finis avec vos gamineries ? lança Alistair, et, voyant que les deux autres ne répondaient rien, il reprit : qui ne dis mot consens, alors maintenant on va tous gentiment essayer de trouver une solution à votre problème. D'autant plus que je veux pas vous inquiéter, mais le meeting c'est demain.
Francis releva la tête et croisa le regard d'Arthur. Ils avaient totalement oublié. Sans dire un mot, ils surent que pour une fois depuis longtemps, ils étaient d'accord. Personne ne devait savoir. C'était impensable. Premièrement, il y avait déjà bien assez de problèmes dans le monde, pas besoin d'en rajouter. Ensuite, hors de question que les autres commencent à s'en mêler. Leur relation était déjà bien assez compliqué comme ça.
_.o0O0o._
Irlande se mordit les lèvres. Il avait tout observé, un peu à l'écart, mais personne ne l'avait remarqué, obnubilés qu'ils étaient par le problème des deux autres nations. Il n'avait pas prévu que cela pourrait tourner ainsi. Il avait agi sur un coup de tête, fatigué de leurs disputes puérils. Au départ, il avait prévu de laisser le sort durer tant que ces deux-là ne s'étaient pas un tant soit peu « réconciliés », mais vu la façon dont les choses tournaient, il allait falloir qu'il trouve une solution. Et vite. Mais hors de question de leur faire savoir qu'il était à la base de tout ça, où ça risquait de mal finir pour lui.
Carwyn tourna les talons, se dirigeant vers sa chambre. Il ne vit pas Alistair le regarder s'éloigner du coin de l'œil.
« Hey, what the hell do you think you're doing, dumbass ? » : Hé, qu'est ce que tu crois que tu fais, abruti ? (c'est pas exactement, ça, mais vous avez l'idée quoi x))
« Seriously ? I already told you that I WAS NOT the one who did this ! In wich language will I have to tell you that ? » : Sérieusement ? Je t'ai déjà dit que je n'étais pas celui qui avait fait ça ? En quelle langue faut-il que je le dise ?
« SHUT THE FUCK UP AND SIT DOWN ! Or I swear I'm goin' to fucking kill both of you if you keep gettin' on my nerves like that. » : Fermez vos putains de geules et asseyez-vous ! Ou je jure que je vais vous tuer si vous continuer à me taper sur les nerfs comme ça.
Encore un chapitre court :/
Alors, pour éclaircir un peu les choses, quand je parle, par exemple, d'Arthur, je parle d'Arthur dans le corps de France (et vice-versa). En gros l'esprit l'emporte sur le corps dans la narration. Si c'est pas clair, demandez-moi et j'essayerais de mieux expliquer :s
Tooran : Merci pour ta review ! J'suis moi même une habituée des reviews sans intérêt, donc c'est pas grave si tu trouves rien à dire, ça fait juste plaisir de savoir que tu as apprécié ce - petit - prologue o/
Et franchement, j'pensais pas qu'il y aurait déjà des gens qui trouverait le moyen de follow cette fic O.o 'Fin, y se passe pas grand chose dans le prologue, donc je pensais vraiment pas avoir de follow/review. Merci à Tooran et Nympha-san, ça fais vraiment plaisir (et ça me met la pression. J'suis tellement pas habituée xD)
Par contre je sais pas quand sortira le prochain chapitre, faudrait que je prenne un peu d'avance, donc la semaine prochaine ou dans 2 semaines, j'espère !
En espérant que ça vous ait plu ~
