Merci à Kawaz et qui ont follow la fic, et à Laurane et Amane-nyaa qui l'ont mises dans leurs favorites.
Vous méritez pleins de bisous :3

Tooran : Merci beaucoup pour ta 2ème review o/ Et j'suis méga contente que l'idée et mon style te plaisent ! °^° (Par contre comment t'as su que les chats c'étaient mon point faible?)

: Ouais c'est dommage parce que le ScotFra c'est meugnon :3 Mais bon ça aura pas une place très importante dans l'histoire. Arthur secrètement amoureux de France ? Ouais ça risque de rester assez ambigu x) Même si moi j'étais plus partie pour une relation fraternelle (mais ça n'empêcherait pas un amour à sens unique... Han ce gwak °^°/)


Chapitre II : Meeting

Deux jours. Le meeting ne devait durer que deux jours. Après ça, ils seraient de nouveau libres de chercher une solution à leur « petit problème » sans attirer l'attention des autres nations. Ils pouvaient le faire. Après tout, ils avaient juste à imiter l'autre du mieux qu'ils pouvaient, et ils se connaissaient depuis si longtemps. Ce serait juste un jeu d'enfant, non ?

Arthur jeta un coup d'œil vers Francis, assis à côté de lui. Celui-ci était en train de triturer une de ses mèches de cheveux. C'était une mauvaise habitude qu'il avait pris quand il se sentait nerveux. Il se demanda alors ce que cela pouvait bien faire au français d'avoir soudainement les cheveux si courts, car, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, il l'avait toujours vu avec des cheveux longs. Il donna un léger coup de coude à son voisin.

Arrête ça, chuchota-t-il.

Francis se tourna vers lui, l'air interrogateur :

– De quoi ?

– De faire ça avec tes cheveux, puis il ajouta, encore plus bas : c'est pas quelque chose que je fais, moi.

Le français lui donna une chiquenaude sur le front.

– You can't tell me what to do, frenchie, dit-il en souriant.

Est-ce-qu'il prenait ça pour un jeu ? Arthur allait répliquer quelque chose, mais il croisa le regard d'Allemagne, menaçant, et décida de se taire. Il se posa contre le dossier de sa chaise, bras croisés sur la poitrine, le visage fermé. À côté de lui, Francis lui jetait de fréquents coup d'œil, ce qui eu pour effet de l'énerver encore un peu plus. Il allait de nouveau se tourner vers lui pour lui sommer d'arrêter quand son voisin saisit sa joue et se mit à tirer dessus.

– Arrête de faire cette tête, souris un peu, bon sang. De quoi je vais avoir l'air moi, après ?

– Et toi arrêtes donc de parler en français. Je ne veux pas que les autres en vienne à penser que je suis aussi dépravé que toi...

– Dois-je te rappeler que ta langue est en parti inspirée de la mienne ?

Arthur détourna la tête, n'ayant apparemment rien à répondre. Francis soupira. Comment avaient-ils pu en arriver là ? Comment Arthur en était-il venu à le haïr au point de mépriser jusqu'à sa langue ? Francis jeta un dernier coup d'œil à son voisin. L'anglais avait beau être dans son corps, il ne lui ressemblait en rien. Francis avait un jour cru que c'était les différences qui rapprochaient les hommes. Mais il avait vécu. Il avait appris. Quand les gens ne sont pas effrayés par la différence, ils la méprisent. Elle ne faisait qu'éloigner les individus.

« Ne suis-je désormais rien de plus pour toi qu'un débauché, un pervers ? » aurait-il voulu lui demander, mais il savait que ces mots ne franchiraient jamais la barrière de ses lèvres. C'était une question stupide. Bien sûr que c'est ce qu'il était. Rien de plus. Il se sentait pitoyable, méprisable. Le français ne s'était sans doute jamais senti aussi abattu de toute sa vie.

_.o0O0o._

– Daddy ?

Canada, l'air inquiet, tentait – en vain – d'attirer l'attention d'Angleterre, qui semblait perdu dans ses pensées, assis seul dans un coin de la pièce, le regard perdu dans le vide.

– Daddy ? répéta Matthew en posant une main sur l'épaule de la nation.

Cette fois celui que Canada pensait être Arthur se retourna, et quand il vit qui était son interlocuteur, il eut un petit sourire triste.

– Que veux-tu Mattie ? demanda-t-il, puis, voyant l'air surpris de l'autre nation, il se reprit, le sourire faisant place à un visage mi-interrogatif, mi-indifférent.

– J-je me demandais juste si... s'il s'était passé quelque chose entre Papa et toi, bafouilla-t-il en serrant son ours un peu plus fort dans ses bras. Vous sembliez un peu bizarre durant le meeting...

– C'est rien... Just the stupid frog who must be in a bad mood...

C'était si étrange de prononcer ces mots. Sitôt que c'était quelqu'un d'autre qu'Arthur, ils sonnaient faux. France se leva, fit un léger signe de la main à Canada avant de sortir de la pièce, laissant là son ancienne colonie.

_.o0O0o._

Shit. Enfermé dans un placard, Arthur se permit de souffler un peu. Depuis la fin du meeting, il n'avait pas arrêter de courir dans tous les sens pour ne pas avoir à passer trop de temps avec les autres nations, prétextant avoir diverses choses à faire. Il voulait bien jouer la comédie, mais s'il restait trop longtemps avec quelqu'un, celui-ci finirait certainement par s'apercevoir que quelque chose n'allait pas. Être France n'était peut-être pas si facile que ça après tout.

Mais il avait fallu qu'ils arrivent. Et bien évidemment, ils ne voulaient plus le lâcher. Stupid frog. Stupid frog's friends. Angleterre ne pouvait tout simplement pas supporter leurs présences. Il avait toujours été en froid avec Espagne depuis l'âge de la piraterie, et il avait toujours trouvé Prusse on ne peut plus agaçant. Il ne pourrait tout simplement pas les supporter.

Arthur retint sa respiration tandis qu'il ouvrait lentement la porte du placard, aux aguets. Personne en vue. Il sortit précautionneusement. Il époussetait son uniforme quand une voix retentit derrière lui :

– France ? Qu'est ce que tu faisais dans un placard ?

Arthur sursauta vivement, se tournant par la même occasion vers son interlocuteur :

– Alfred ! Ça va pas de me faire peur comme ça ? s'exclama-t-il, partagé entre la colère et le soulagement.

Amérique haussa un sourcil, et Angleterre se rendit compte qu'il était loin d'être sorti de l'auberge. Comment expliquer le fait qu'il s'était visiblement caché dans un placard ? Y avait-il seulement un moyen d'expliquer un tel comportement ? En tout cas, aucune excuse un tant soit peu valable ne vint à l'esprit de l'anglais, qui ne pouvait que bredouiller tandis qu'il sentait la panique l'envahir.

Et cela ne s'arrangea pas quand il entendit des voix retentirent derrière Amérique. Des voix qu'il eut bien peur de reconnaître comme étant celles des deux autre membres du tristement célèbre Bad Touch Trio.

Mais Arthur n'attendit pas de pouvoir vérifier si oui ou non, ces voix appartenaient bel et bien à ses tant redoutés « amis ». Il bafouilla donc quelques excuses du type « désolé, j'ai quelque chose de vraiment urgent à traiter » avant de tourner les talons et de s'en aller, plantant là un Amérique plus que confus.

Il marcha comme ça sans vrai direction, tentant de semer les deux autres. Mais ils étaient tenaces. Arthur pouvait toujours les entendre derrière lui. En plus d'être collants, il fallait qu'ils soient bruyants. Angleterre se demandait ce qu'il avait bien pu faire pour mériter ça, quand une main surgit de nulle part pour l'entraîner dans une chambre.

La nation voulut protester, mais une autre main se plaqua fermement sur sa bouche. Derrière la porte désormais close, il entendit les bruits de pas et les éclats de voix d'Espagne et Prusse qui passait sans même s'arrêter. Il sentit alors la prise de son « agresseur » s'atténuer et en profita pour se dégager, avant de se retourner, visiblement furieux. Mais il s'arrêta net quand il se retrouva face à un France qui tentait tant bien que mal de contenir son hilarité. Et sans crier gare, ils éclatèrent de rire tous les deux.

Arthur sentit comme un poids s'envoler de sa poitrine.

_.o0O0o._

Carwyn, exaspéré, balaya tout ce qui se trouvait sur son bureau, envoyant les papiers volés dans tous les sens. Il posa ses coudes sur le meuble et passa ses mains sur son visage, les arrêtant sur son front. Dammit. Il ne trouvait rien dans ses grimoires et autres livres de magie pour contrer ce foutu sort. S'il avait su que la situation pouvait aussi mal tourner, il se serait abstenu, ou il aurait fait plus attention aux possibles moyens de mettre fin au sortilège. Mais, bien sûr, on ne peut jamais savoir ce qu'il va se passer, n'est ce pas ?

Irlande se leva subitement et commença à faire les cents pas dans la pièce, réfléchissant aux solutions qui se présentaient encore à lui.

Déjà, il pouvait toujours fouiller dans les bouquins de son frère, peut-être aurait-il plus de chance avec ceux-ci. Et Angleterre en avait une sacrée tournée, impossible qu'il ne trouve rien là-dedans. C'était du moins ce qu'il espérait. Sinon, il pouvait aussi demander de l'aide à Pays de Galles. Mais l'idée n'enchantait vraiment pas Carwyn. Déjà, qu'est ce qui empêcherait l'autre de tout aller raconter à ses frères ou même à France ? Il pourrait très bien profiter de la situation pour le faire chanter. Et même s'il n'était sûr de rien, Carwyn préférait continuer à se débrouiller seul. Non pas par fierté ou orgueil, mais juste parce qu'ainsi, il y aurait une chance que personne ne sache jamais rien. Si Écosse, Angleterre ou France venait à apprendre qu'il était à la base de tout ça, il risquait de passer un très très mauvais moment.

Tandis qu'il était perdu dans ses pensées, Irlande s'était arrêté devant la fenêtre, fixant de son regard perdu le ciel couvert qui ne présageait rien de bon pour les jours à venir.

Il ne vit ni n'entendit la porte s'ouvrir. Il n'entendit pas l'autre nation avancer de quelques pas dans la pièce. Il ne sentit pas tout de suite l'odeur de cigare si caractéristique envahir la pièce.

– J'pourrais savoir ce que tu fabriques ?

Un frisson parcourut la colonne vertébrale de Carwyn tandis que les mots résonnaient dans la chambre.

Shit.


« You can't tell me what to do » : Tu peux pas me dire ce que je dois faire
« Just the stupid frog who must be in a bad mood » : Juste la grenouille stupide qui doit être de mauvaise humeur
« Stupid frog. Stupid frog's friends. » : Stupide grenouille. Stupides amis de la grenouille.
« Shit » : Merde
« Dammit » : Bordel de merde

Ouah. J'ai enfin finis ce chapitre O.o
Alors désolée pour le temps qu j'ai mis à poster ce chapitre mais j'ai eu pas mal de petits problèmes : mon ordi portable (tout pourrave) s'est encore cassé, et comme par hasard, j'avais omis de mettre ce chapitre (que j'avais finis d'écrire) sur ma clé USB. Il a donc fallu que je trouve la motivation de récrire la fin (grosse moitié) de ce maudit chapitre, puisqu'il me restait toujours le début.
De plus, le bac blanc approche (j'suis en stress) et il serait grand temps que je COMMENCE à réviser.
Conclusion : de moins en moins de temps/moyens pour écrire _;

Et puis le début de ce chapitre ne me plaît pas du tout. Désolée. Mais j'avais pas le courage de refaire tout le chapitre. Et comme ça j'suis plus ou moins dans les temps que je m'étais fixé (2 semaines).
Du coup j'aimerais vraiment beaucoup avoir vos retours, savoir si c'est pas trop naze.

Thanks.