Merci à Suika no Baka, Aelig, Ciel Saynen, Leanolya, TrefleV, Yurina-chan, Zero-ryuu et seth42 de suivre cette fanfic, et merci à Kawaz qui l'a mise dans ces favoris. Keur sur vous ;^; (j'espère avoir oublié personne)
Et bien sûr plein de love à tous les lecteurs de l'ombre !
Réponse aux reviews :
Kawaz : Merci beaucoup pour tout cet amour o/ Je crois que j'ai vraiment un problème avec le suspens, j'arrête toujours mes chapitres dans les moments de stress xD
Miss Peace : Merci à toi d'avoir lu et reviewé. Pour le BTT, je sais pas si celui qu'est le plus mal barrer c'est Thuthur ou moi (je sais pas du tout comment je vais gérer ça x))
Tooran : Contente de t'avoir fait rire (à la base ce devait être une fic drôle mais bon, vu comme c'est parti...)
Aelig : Moi aussi j'aime bien le ScotFra même si c'pas mon OTP, j'trouve ça dommage qu'il y en ait si peu (comme le GerFra :3). Alors oui, c'est un peu « brouillon », mais j'ai commencé à écrire alors que j'avais pas de plan ni rien, c'est ma première fic, du coup je sais pas vraiment y faire x) J'espère que ça ira mieux par la suite (même si je ne peux rien te promettre). Moi aussi j'aime beaucoup voir évoluer la psychologie des persos, j'espère que j'arriverai à développer tout ça comme il faut :3 Et j'te promets encore plus de FACE family pour la suite, parce que FACE c'est la vie (et Canada c'est trop mon bae, j'fais tellement c'que je veux avec ce perso xD) Je suis ravie que tu retiennes de bonnes choses de tout ce bazar, et te remercie infiniment pour tous ces précieux conseils. Le love sur toi o/
Chapitre III : Batifolage
Angleterre toqua à la porte, anxieux à l'idée qu'une autre nation pourrait le croiser dans le couloir. Parce que oui, toutes les autres nations étaient logés chez lui le temps que dure le meeting. Au grand dam de Francis et lui. Fort heureusement, chacun rentrerait chez soi ce soir, ou demain matin au plus tard.
Aucune réponse. Of course. Comment avait-il pu espérer que le français soit déjà levé ? Soupirant, Arthur entra prudemment dans la chambre, refermant la porte derrière lui. Il se dirigea vers la fenêtre, et ouvrit en grand les rideaux. La faible lumière qui filtrait entre les nuages sombres, s'il elle ne pouvait suffire à réveiller la nation endormie, permettait au moins à l'anglais de voir où il mettait les pieds.
Arthur se dirigea enfin vers le lit, se penchant au-dessus de la silhouette assoupie. Il resta là quelques instants. Il avait toujours du mal avec le fait de se voir de « l'extérieur ». Tout comme il avait encore quelques « problèmes » avec le corps du français. Heureusement pour eux, ils avaient un physique assez proche, mais c'était tout de même extrêmement étrange de se retrouver dans le corps de quelqu'un d'autre. Certainement qu'il faudrait pas moins d'une semaine pour totalement s'y habituer. Mais Arthur ne comptait pas attendre d'y être habitué. Il voulait récupérer soncorps. Tout autant que France, certainement.
L'anglais se décida enfin à bouger, secouant l'autre nation par l'épaule pour la réveiller. Toujours endormi, l'autre grommela, tentant de s'écarter de l'importun qui le dérangeait.
– Get up, you lazy frog ! lança Arthur en secouant le français un peu plus fort.
Francis ouvrit enfin les yeux, agitant faiblement un bras dans la direction de l'anglais pour l'écarter.
– Qu'est-ce que tu... commença-t-il en se tournant vers lui, encore ensommeillé, mais il s'arrêta net quand ses yeux se posèrent enfin sur l'autre.
Il se jeta sur la nation, se saisit de sa joue et tira dessus.
– Qu'as tu fais à mes cheveux ? Mes magnifiques cheveux ?! s'exclama-t-il en tirant un peu plus fort.
– Mais lâche-moi ! Tu me fais mal, moron ! répondit Arthur en tentant d'écarter son agresseur. J'ai rien fais moi, c'est tes cheveux qui se sont emmêlés tous seuls !
– Mes cheveux ne s'emmêlent pas, rétorqua Francis en arrêtant de tirer sur la joue de l'anglais, mais sans la lâcher pour autant. Ils ne peuvent pas. C'est purement impossible.
Mais qu'est ce qu'il racontait ? Arthur en venait à se demander si l'autre n'était pas en réalité en train de dormir. Mais il n'avait pas souvenir de France faisant du somnambulisme ou quoi que ce soit de ce genre.
Et puis, quelqu'un d'endormi pouvait-il avoir un tel regard de tueur ?
– C'est bon, c'est que des cheveux, lança l'anglais en tentant à nouveau de se débarrasser de son homologue français. C'est pas un drame !
– Comment ça ? Bien sûr que c'est dramatique ! De quoi je vais avoir l'air moi ? Je suis le pays de la mode et de l'amour moi, monsieur ! clama l'autre en lâchant enfin la nation et en se mettant debout sur le lit. J'ai une réputation à tenir !
– Hé bien dans ce cas, aide-moi. Et aide-toi par la même occasion.
France cligna des yeux, le temps de comprendre. Puis il se pencha vers Arthur, l'air moqueur, comme il avait l'habitude de le faire quand ils étaient plus jeunes et qu'il s'amusait à taquiner son cadet.
– Et bien quoi, mon Thuthur ? On ne peut pas se coiffer tout seul ?
– Shut up, bloody wine lover ! C'est juste que je sais pas y faire avec tes stupides cheveux ! lança « Thuthur », apparemment vexé.
Ça marchait à chaque fois.
Francis descendit souplement du lit, désormais parfaitement réveillé, et se dirigea vers la salle de bain pour se munir d'une brosse. Il revint ensuite dans la chambre, s'assit sur le lit, Arthur s'installant par terre devant lui.
Il commença à démêler les cheveux de son cadet, faisant son possible pour ne pas trop tirer. L'anglais se laissait faire. Il avait oublié à quel point cela le détendait. A quand pouvait bien remonter la dernière fois qu'il avait laissé le français le coiffer ? C'était quelque chose qu'ils faisaient souvent quand ils étaient plus jeunes. Arthur ferma les yeux, se perdant dans ses pensées et commençant doucement à somnoler.
_.o0O0o._
Angleterre rouvrit les yeux. Il pouvait sentir l'herbe sous lui, le vent sur son visage, et quelques nuages blancs dérivaient au-dessus de lui. Il resta quelques instants immobiles, aux aguets. Il s'était – encore – endormi au beau milieu de nulle part, mais il était presque certain d'avoir été réveillé par quelqu'un l'appelant. Soudain une ombre le recouvrit, et un visage souriant apparut dans son champ de vision.
– Te voilà enfin, Angleterre ~
Arthur ne réagissant pas, France prit l'initiative de s'asseoir juste à côté de lui, tout en prenant soin de ne pas trop froisser ses vêtements. L'anglais le fixa quelques instants avant de lui demander ce qu'il faisait là.
– Je m'ennuyais tout seul, alors je me suis dit que j'allais venir te voir, répondit-il simplement avec son « drôle d'accent ».
Ils restèrent là quelques temps, à ne rien faire, juste à observer le ciel, avec le vent comme une caresse dans leur cheveux.
– Regarde, on dirait un oiseau.
– De quoi ? répondit Arthur en se tournant vers son aîné.
– Le nuage là, répondit l'autre en pointant le ciel du doigt. Il ressemble un peu à un oiseau.
Arthur se redressa pour s'asseoir et fixa plus intensément le ciel, plissant un peu les yeux à cause du soleil.
– Et celui-là on dirait une personne, continua le français.
– Moi je trouve qu'il te ressemble... Parce qu'on dirait une fille, ajouta le cadet.
– Je ne suis pas à une fille ! s'exclama Francis en poussant l'anglais qui réussit de justesse à garder l'équilibre.
– Ah ouais ? Et qu'est ce qui me le prouve ? lâcha Arthur avec un air de défi.
Le français se jeta sur lui, et les deux enfants-nations se mirent à rouler dans l'herbe, des éclats de rire retentissant bientôt dans toute la prairie. Mais tandis qu'Angleterre se trouvait au-dessus de son aîné et tentait tant bien que mal de le maintenir au sol, il s'interrompit soudainement pour fixer quelque chose devant lui. Alors que Francis allait ouvrir la bouche pour parler, Arthur lui fit signe de se taire, les yeux toujours rivés devant lui. Ne pouvant se retourner pour voir ce qui captait ainsi l'attention de son ami, le français pencha sa tête vers l'arrière, et réussit à distinguer la silhouette de deux jeunes lapins qui jouaient dans l'herbe.
Il tenta de tordre un peu plus sa nuque, se cambrant pour mieux voir. Arthur baissa alors les yeux, et voyant le corps de France sous lui, presque sans défense comme l'autre était toujours obnubilé par les deux lapereaux à quelques mètres, il ne put résister à l'envie de le chatouiller. La réaction de l'aîné fut immédiate et voyant que sa « torture » était plus qu'effective, Arthur s'en donna à cœur joie, affichant un sourire victorieux tandis que sa victime tentait vainement de se débarrasser de son agresseur, se tortillant sous lui et riant aux éclats tout en hurlant des bribes de phrases en français que l'anglais ne comprenait pas. Effrayés, les deux lapins fuirent, bondissant au milieu des hautes herbes, mais les deux enfants n'en avaient cure.
Soudain, Francis fit un mouvement un peu trop large avec son bras et frappa accidentellement Angleterre qui tomba à la renverse. Enfin libéré, France se redressa, essayant par la même occasion de reprendre sa respiration, mais voyant son cadet assis non loin, la main posée sur la joue et la tête penchée vers l'avant, le français commença à s'inquiéter. Il s'approcha doucement, à quatre pattes, mais il ne pouvait distinguer le visage de l'autre.
– Angleterre ? tenta-t-il en posant une main sur l'épaule de son ami.
Arthur ne répondit pas, son visage toujours tourné vers le sol.
– Je suis désolé, je ne vou... commença Francis, mais il s'interrompit quand Arthur se retourna d'un seul coup pour lui donner une chiquenaude sur le front.
Avant que le français ait put faire quoique ce soit, l'autre s'était levé et avait commencé à s'éloigner en courant.
– Attrape moi si tu peux ! lança-t-il en riant.
– C'est pas du jeu ! lâcha France en se lançant à la poursuite de son cadet. T'as triché !
Arthur se retourna pour lui tirer la langue. Les deux gamins commencèrent à se poursuivre, courant et bondissant dans les hautes herbes, leurs cris insouciants résonnant dans toute la campagne. Tout d'un coup, Angleterre trébucha, s'affalant de tout son long sur le sol. Il s'agenouilla dans l'herbe, mais ne se releva pas complètement. Il approcha ses mains de quelques brins d'herbes, tout doucement, avant de soudainement les refermer, tout en prenant soin de ne pas trop les serrer.
– Qu'est ce que tu fais ? lui demanda Francis qui se tenait debout derrière lui, les mains sur les hanches tandis qu'il reprenait sa respiration.
Le plus jeune se redressa, puis entrouvrit ses mains pour montrer sa trouvaille.
– Oh, un papillon, s'exclama l'autre en s'approchant un peu.
– Un quoi ?
– Papillon. C'est comme ça que ça s'appelle chez moi, lui expliqua France.
– Ici, on appelle ça « butterfly ».
– C'est bizarre comme nom.
– C'est toi qu'est bizarre.
– N'importe quoi.
– En plus tu ressembles à une fille.
– Toi tu ressembles à une chenille.
– C'est même pas vrai.
– En plus « butterfly » ça veut rien dire.
– Ton mot à toi il est même pas prononçable.
– C'est juste que t'es trop bête.
Arthur allait lui répondre quand le papillon s'échappa, peut-être fatigué d'être ainsi le sujet de puérils disputes. Les deux enfants regardèrent le fragile insecte s'envoler sans prononcer un mot. C'est alors qu'ils remarquèrent que le ciel s'était couverts d'épais nuages sombres, et quelques gouttes de pluie commencèrent à tomber.
– Nous devrions rentrer, proposa le français.
– On risque de finir trempés avant. On ferait mieux de s'abriter dans ce bois, répondit l'autre.
La pluie se fit vite plus dru, ne laissant pas vraiment le choix aux deux enfants qui coururent se réfugier entre les arbres. Ils s'installèrent au pied d'un grand chêne, blottis l'un contre l'autre en attendant que passe le mauvais temps. Ils finirent bientôt par s'endormir, épuisés par tant d'émotions.
_.o0O0o._
– Arthur ?
L'anglais se passa une main sur le visage mais s'arrêta, surpris, en se rendant compte que ce n'était pas son visage. Puis tout lui revint en mémoire, le sortilège, le meeting, son « problème capillaire ».
– Arthur ? Tu te sens bien ?
Est-ce que ç'avait été un rêve ? Non, tout semblait si réel, si naturel, et pourtant si lointain. C'était plus comme un vieux souvenir, un de ceux enfouis au plus profond de nous-mêmes, un de ceux qui refont parfois surface sans que l'on puisse rien y faire.
– Thuthuuur ~, continua le français en donnant un petit coup dans la tête de l'autre nation.
Angleterre ne répondit rien, émettant juste une sorte de petit grognement. Son esprit était encore totalement embrumé.
– Tu t'es vraiment endormi ? Comme c'est mignon, le taquina Francis en lui pinçant la joue.
– Lâche-moi, stupid frog !
Un grincement retenti, faible, presque inaudible, mais c'était chez Angleterre, il connaissait assez bien sa maison pour reconnaître les grincements de ses portes.
Les deux homme se tournèrent vers la direction d'où provenait le bruit, soit l'entrée de la chambre, soudain calmes et silencieux.
Une main toujours posée sur la poignée de la porte, Canada se retourna. Pourquoi fallait-il qu'il réussisse à attirer l'attention seulement quand il ne fallait pas ?
Désolée pour tout le temps (presque 3 mois D:) que j'ai mis à poster ce chapitre (qu'est même pas parfait à mes yeux, trop de passages maladroits, mé bon). D'ailleurs, je savais pas si je devais l'arrêter là ou le continuer encore un peu, mais j'espère pouvoir sortir la suite assez vite (avant la fin des vacances se serait PERFECT). Mais je ne vous promets rien.
J'ai quelques idées pour la suite, mais bon, toujours pas de plan (j'avais commencé à en faire un, mais j'étais en manque d'inspi).
Comme ma phase d'angoisse liée à mon orientation (la joie du passage à l'âge adulte) est plus ou moins passée, j'pense pouvoir trouver un peu plus de temps pour écrire.
Un max de love pour vous tous (et notamment pour les âmes solitaires telles que moi, parce que c'est la St-Valentin et qu'être seul à la St-Valentin c'est quand même triste).
Bisous ~
