Bonjour à tous !!

Voici un nouveau chapitre avec un retard monstrueux (suis vraiment désolée, pas frapper svp . ).

Ca y est, le voyage diplomatique commence !!

J'espère sincèrement que vous apprécierez ce chapitre.

Merci beaucoup à tous/toutes les reviewers/revieweuses.

Bonne lecture !

Diplomatie et Décadence

Caviar et Ennuis


Le grand jour était enfin arrivé. Je partais avec Mr. Malfoy pour Moscou.

J'étais excité comme une puce en imaginant ce qui m'attendrait là bas et j'espérais avoir le temps de faire un peu de tourisme. Ce serait trop bête de ne pas pouvoir profiter du voyage à des fins autres que le boulot.

Nous y voilà. Je m'apprête à embarquer dans l'appareil. Le ministre dit une dernière fois au revoir à Draco, qui nous a accompagné à l'aéroport.

Ces derniers temps, j'ai passé beaucoup de temps avec lui. Par hasard, je l'ai rencontré il y a deux mois, pendant une soirée, dans un bar du centre de Londres, le « Heaven's Dust » (1).

flash-back

-Tiens, Harry ?!, s'exclama une voix dans mon dos.

Je me retournais pour voir qui m'avait interpellé.

-Draco, quelle bonne surprise !, dis-je avec un franc sourire. Mais que fais-tu à Londres ?

-C'est vrai que tu n'es pas au courant. J'ai un studio en ville, c'est beaucoup plus simple pour suivre les cours. Et toi que fais-tu ici ? Il est tard.

-Eh oh ! C'est pas parce que je travaille pour le ministère que je ne sais pas sortir et m'éclater, répliquais-je d'un ton faussement vexé.

Draco se mit à rire. Ca le rend encore plus beau. Je me demande si Lucius rie de la même faç… Non mais à quoi je pense là ?!

-Tiens mon père m'a dit que vous partiez bientôt pour Moscou. Comment tu te sens à l'idée d'aller là bas ?, me demanda-t-il.

J'étais un peu gêné de lui dire le véritable fond de ma pensée, mais étrangement je sentais que je pouvais lui faire confiance et qu'il ne dirait rien à qui que ce soit (pas comme Ron qui, malheureusement ne tourne pas sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler et j'en ai fais les frais, croyez moi).

-Et bien je suis terrifié, confessais-je. Cédric m'en a un peu parlé il y a quelques jours, ce qui m'a un peu détendu mais…

-Tu as peur de faire un faux pas devant Igor Karkaroff, n'est-ce pas ?, devina-t-il.

-Non pas devant Karkaroff, répliquais-je. Devant Snape !

Il n'avait pas l'air très étonné par ce que je venais de lui dire.

-Oui je comprends. Il me faisait peur à moi aussi.

Quoi ?! Draco connaît, ou du moins connaissait Severus Snape ? Mon principal défaut allait refaire surface sans que je ne puisse l'en empêcher.

-Tu le connaissais ??, demandais-je alors, assez dérouté.

-Il travaillait avec mon père avant d'être promu ambassadeur, m'expliqua-t-il. Il était tellement grand, sévère et froid, toujours en noir et un teint cireux, pire qu'un stéréotype de croque-mort. Je le prenais pour la réincarnation de Bela Lugosi et croyait qu'il viendrait boire mon sang dans mon sommeil. Mais bon c'était il y a pas mal d'années et j'étais petit.

En tout cas si tu voulais me rassurer Draco et bien c'est carrément loupé. Si effectivement Snape a la même allure et prestance que Dracula, ça fout la trouille (2).

-Merci de m'avoir remonté le moral, dis-je ironiquement et vidais le reste de mon verre cul-sec.

-Y a pas de quoi, rétorqua Draco sur le même ton.

fin flash-back

Maintenant plus l'occasion de revenir en arrière. L'avion venait tout juste de décoller, laissant Londres devenir toute petite. J'avais la chance d'être assis à côté du hublot et en première classe en plus.

J'ai grandi dans une famille aisée mais ce n'est pas pour cela que c'était le grand luxe tout les jours. Je n'avais jamais pris l'avion de ma vie car lorsqu'on allait en vacances avec mes parents, c'était en voiture ou en train. De toute manière nous n'allions jamais bien loin. C'est en partie pour cette raison que j'ai choisi d'être diplomate, pour partir et découvrir un peu le monde en dehors de l'île britannique.

-Monsieur Potter !

C'était Lucius qui venait de me faire descendre de mon petit nuage. A son air quelque peu contrarié, j'en déduis qu'il n'en était pas à son premier appel.

-Pardon Monsieur, j'étais un peu ailleurs, répondis-je l'air désolé.

-Ne croyez pas que ce sont des vacances, rétorqua-t-il d'un ton de reproche. Les relations avec la Russie sont trop importantes pour nous reposer sur nos lauriers. Nous profiterons des heures de vol pour un briefing complet des dossiers à traiter, alors je vous conseille de vite redescendre sur terre, et oui je suis conscient de l'ironie de cette remarque.

Décidément il me connaissait bien. Il avait vu que j'avais envie d'en placer une, même si, dans un tel contexte, il valait mieux la fermer. Mais il m'avait ôté les mots de la bouche.

Ok, j'allais pas là-bas pour glander mais je pensais pas non plus qu'il me ferait travailler comme un forçat. Les heures de vol en devenaient encore plus épuisantes que je ne l'aurais imaginé.

Deux heures plus tard

Nous venions de tout passer en revue et Lucius m'avait instruit de la politesse à adopter devant Karkaroff. Si lui peut se permettre quelques familiarités, ce n'était pas mon cas. Puis soudainement le pilote s'exprima par l'interphone.

-Mesdames et Messieurs, dans quelques instants nous allons atterrir à l'aéroport Domodedovo. Nous espérons que vous avez passé un excellent vol et vous souhaitons un agréable séjour à Moscou.

-Nous y voilà Potter, dit Lucius. Ne soyez pas si nerveux, tout ce passera bien. Après tout vous travaillez avec le meilleur.

On peut dire que le Ministre n'était pas modeste des fois.

Je pris mon sac rempli de dossiers et le suivi hors de l'appareil. Il savait exactement où il devait aller, comme un russe qui rentrerai chez lui, le plus naturellement du monde. Après avoir récupéré notre bagage, nous sortîmes du terminal et Lucius repéra un chauffeur qui tenait une pancarte à son nom.

-Severus nous a envoyé une voiture, dit-il voyant mon air étonné. Vous ne croyiez tout de même pas que les invités du Ministre des Affaires Etrangères prendraient un banal taxi.

Nous arrivâmes à l'hôtel et cinq étoiles s'il vous plaît. Je ne pu m'empêcher de siffler d'admiration devant ce splendide bâtiment du même style que le palais d'hivers de Catherine II (3). Je n'eu pas le loisir de tout admirer car une fois les valises déposées dans les chambres, nous partîmes directement au siège du Ministère.

Ministère des Affaires Etrangère

La voiture s'arrêta devant la porte principale et je sorti après le Ministre. Un homme en noir nous attendait sur le perron.

J'en déduisais qu'il s'agissait de Severus Snape. Il était plus petit et mince que Lucius, des cheveux noirs, légèrement graisseux et assortis à ses yeux, lui tombant sur les épaules et tranchaient violement avec la pâleur mortelle de son visage. Je comprenais alors pourquoi Draco en avait eu si peur car il était vraiment impressionnant avec sa mine sévère d'officier de la gestapo.

-Bonjour Severus, lança joyeusement Lucius en lui tendant sa main dégantée. Ca faisait longtemps, je suis ravi de te revoir.

-Moi de même Lucius, répondit poliment l'ambassadeur, lui rendant sa poignée de main.

Un vrai boutentrain.

-Venez, reprit-il. Je vais vous conduire auprès de Karkaroff.

Le trajet menant au bureau du ministre russe se fit dans un silence pesant. Si Snape marchait devant moi, j'avais pourtant la même impression que quelqu'un qui sentait un regard assassin planté sur sa nuque. Le pressentiment que l'ambassadeur ne m'appréciait pas beaucoup s'imposa dans mon esprit.

Nous arrivâmes finalement au bureau de Karkaroff. Snape frappa trois fois à la porte et une voix grave nous donna l'autorisation d'entrer (enfin c'est ce que j'en ai déduit vu que je ne parlais aucun mot de la langue de Tolstoï).

Entré, je vis un homme penché sur les notes de son bureau. Il semblait fort grand, les épaules larges et des cheveux noirs cachant son visage. Ne faisant pas attendre ses invités, le Ministre leva vite les yeux de son travail pour nous saluer.

-Ah Lucius !, clama-t-il d'une voix joyeuse et marquée d'un accent agréable à l'oreille, alors qu'il se dirigeait vers Malfoy. Je suis heureux de vous revoir mon ami.

-Le plaisir est partagé Igor, répondit de dernier. Comment vous portez-vous ?

-Parfaitement bien et j'espère qu'il en est de même pour vous. Vous avez un nouvel assistant à ce que je vois.

-Oui, Igor je vous présente Harry Potter.

Je saluais le ministre de façon un peu maladroite mais il ne s'en offusqua pas le moins du monde.

-Allons jeune homme, me dit-il, amusé. Ne soyez pas si nerveux. Après tout je n'ai encore mangé personne.

-Ou… oui Monsieur.

Sans forcément le vouloir je jetais un coup d'œil du côté de Snape et l'expression qu'il affichait sur son visage ma glaça le sang.

-Allons !, intervint Lucius. Severus, si tu étudiais un peu les dossiers avec Harry pendant que je bavarde avec Igor. Ca fait tellement longtemps. Raconte-moi les dernières nouvelles, dit-il en s'adressant désormais au russe.

Ce dernier l'invita à s'assoir dans un fauteuil et se chargea de lui servir un verre d'un liquide ambré tandis que je quittais la pièce avec l'ambassadeur.

Une fois la porte refermée, me laissant seul avec la réincarnation de Vlad l'empaleur, je ressenti un grand moment de solitude.

- Suivez-moi Potter, s'exclama soudainement Snape.

Je le suivi jusqu'à ce qui devait manifestement être son bureau. Contrairement à celui de Karkaroff, il était dans des tons fades et tristes qui s'accordaient à merveille avec la personnalité de son occupant et ne comportait pas beaucoup de mobilier. Seul un bureau croulant sous des tonnes de dossiers, deux chaises et une grande armoire de fer contre un mur meublaient la pièce. Je me sentais de moins en moins rassuré.

-Allons monsieur Potter, assez-vous et commençons je vous prie.

Sa voix était aussi aiguisée qu'un couteau de boucher quand il s'adressait à moi. Lorsqu'il avait parlé à Lucius, sa voix, même froide, restait pourtant polie. Décidément, j'aurais du remplir un testament avant de partir. Mais j'essayais de ne pas perdre mon sang froid et commença à lui exposer les but de ce voyage diplomatique.

-Lamentable Potter. Vous faites un piètre diplomate.

Non mais il ne manquait pas d'air !!

-Comment ?

Je ne savais rien dire d'autre. C'est comme si j'étais figé sur place. Je crevais d'envie de lui répondre et pas moyen de sortir quoi que ce soit.

-Je vais me répéter pour que votre minable petit cerveau imprime, Potter, repris Snape comme un serpent crachant son venin. Vous ne savez pas traiter un dossier de manière professionnelle, un enfant de maternelle aurait mieux fait.

-JE NE VOUS PERMETS PAS DE …, hurlais-je de rage, oubliant ma position face à l'ambassadeur.

-IL SUFFIT, m'interrompit-il brusquement. Vous êtes aussi arrogant que votre père à ce que je vois.

Il parlait doucement, ce qui ne présageait rien de bon.

-Qu'est-ce que mon père vient faire la ded…

-Incapable de rester à sa place, toujours vouloir être sous le feu des projecteurs. Vous devriez faire attention ou votre tête sera aussi enflée que le sienne.

-JE VOUS INTERDIS DE PARLER DE MON PÈRE DE CETTE FACON !!

J'aurais voulu rester calme, être froid comme lui afin de rester son égale d'une certaine manière. Perdre son calme est un manque de professionnalisme et vous fait perdre votre crédibilité en tant qu'adulte. Pour lui, je n'étais qu'un gamin.

-Autant d'insolence ne m'étonne guère, continua Snape semblant apprécier me voir bouillir de rage. On voit de qui vous tenez. Vous êtes bien le fils de votre crétin de père et cela ne m'étonnerait pas que, comme lui, vous n'ayez pas obtenu votre poste le plus honnêtement qui soit.

-MON PÈRE EST QUELQU'UN DE BIEN !!

-VOTRE PÈRE EST UN SALAUD !!

L'ambassadeur était rentré dans un tel état de fureur, qu'il m'avait empoigné par mon col de chemise et projeté contre l'armoire de fer. C'est qu'il avait de la force ce salopard.

-SORTEZ !!

Bien qu'encore un peu assommé, je compris parfaitement ce qu'il avait dit et, attrapant mon sac, m'enfui sans demander mon reste.

Je suis doucement retourné vers l'entrée du bâtiment, encore tout chamboulé, m'assis à terre, dos au mur et attendis que Lucius revienne.

Hôtel – 23 heures

Nous étions revenus depuis longtemps. Lucius ne m'avait pas interrogé lorsqu'il me vit dans le hall et j'en avait conclu qu'il avait plus ou moins su ce qui s'était passé avec l'ambassadeur. Il pourrait me virer pour mon mauvais comportement, car Snape ne lui avait certainement pas parlé de moi en termes très élogieux, mais n'en fit rien.

-Trop de précipitation nuit, m'avait-il dit un jour. Et avant de prendre parti, il faut entendre les deux versions des choses.

Cela faisait deux heures que j'essayais de dormir, sans succès. Alors, pour me changer les idées, je m'habillais et descendis au bar. Et heureusement pour moi, le barman comprenait bien l'anglais.

Je sirotais tranquillement mon verre, l'esprit vague et légèrement embrumé par l'alcool. Puis, par curiosité ou par ennui, je ne saurais dire, j'observais discrètement les clients, pourtant fort peu nombreux.

Parmi les différents visages, j'en distinguais un qui me paru assez familier. Pu… !! C'était Lucius assis à une table avec un homme. Il était vraiment méconnaissable. J'avais l'habitude de le voir dans des costumes couteux, impeccablement taillés et classes tandis que là, il portait une simple chemise blanche au col légèrement entr'ouvert, ses longs cheveux blonds cascadant sur ses épaules, et un pantalon de jean noir, qui avait l'air de parfaitement mouler ses … NON, NON HARRY !! Arrête de mater ton patron comme ça enfin !! N'empêche que ça lui allait à merveille.

Je ne pouvais détacher mes yeux des deux hommes. Je pris aussi soin d'examiner celui qui avait l'honneur d'accompagner le ministre (mais le savait-il ?). Jeune et joli garçon, il semblait faire du gringue à mon boss si je prenais en compte son pied déchaussé remontant langoureusement le long de la jambe du blond. Celui-ci en semblait flatté et avait posé sa main beaucoup plus haut que la cuisse, à voir l'expression qu'avait prise le jeune damoiseau.

Une douleur me pris au ventre. Sur le coup je ne savais pas ce que c'était, mais avec le recul, je peux vous affirmer que cela avait été de la jalousie.

Je me levais subitement et m'avançait vers leur table.

-Monsieur le Ministre, je ne m'attendais pas à vous voir ici à cette heure, dis-je à Lucius.

Je avais fait exprès de les interrompre. Le jeune homme n'avait apparemment pas compris mes paroles, ce dont Lucius profita. Il lui dit quelques mots en russe et le garçon parti un fort joli sourire aux lèvres quoiqu'il n'ait pu cacher une certaine déception de devoir partir.

Le ministre se leva en chancelant, sûrement dus à plusieurs verres d'alcool (et je soupçonnais la vodka).

-Vous ne manquez pas d'air Monsieur Potter, me dit-il avec un petit rire. Venir m'interrompre en si bonne compagnie.

-Désolé Monsieur, répliquais-je vivement. Mais de part votre position, ce que vous faisiez me semblait un peu grossier et imprudent.

-Oui vous avez raison, admit-il dans un soupir. Reconduisez-moi à ma chambre s'il vous plaît.

J'accédais à sa demande. Il semblait avoir bu plus de verre que je ne l'aurais pensé. Dans son état, il me semblait plus judicieux d'ouvrir sa porte et l'accompagner jusqu'à son lit (et je vous vois venir !! C'est juste par respect pour lui !!).

Lucius se laissa tomber sur le matelas et commençait déjà à somnoler. Je pris soin de lui enlever ses chaussures et rabattre les couvertures sur lui pour qu'il ne prenne pas froid. Sur son visage planait une expression étrange et il avait posé une main contre ma joue.

-Tu es très mignon Harry, tu sais ça ?, murmura-t-il doucement en se surélevant sur un coude et approchant ses lèvres des miennes.

Avant que je n'esquisse un geste, un goût de vodka orangée s'étala sur mes lèvres et alors je réalisais que Lucius Malfoy m'embrassait.

A suivre dans Diplomatie et Décadence :

Igor : Tu devrais arrêter de ruminer cela sans arrêt Severus.

Harry : Oh mon Dieu, qu'ais-je fait ?


Notes :

(1) Petit hommage au groupe HeavensDust (j'adore).

(2) Au contraire, moi j'apprécierai héhé… grande fan de Bela Lugosi devant l'éternel et surtout d'Alan Rickman alors les deux réuni hum… miam miam :p

(3) Je ne sais pas s'il existe un tel hôtel. Veuillez excuser ce petit caprice d'auteur.

Et voilà encore un chapitre fini (même s'il n'y a pas grand-chose). Je suis une grande sadique, je sais … mais j'aime ça lol.

Vous en avez pensé quoi ? Une petite review svp ?

La suite pourrait mettre du temps à arriver (et oui encore), tout cela à cause des examens qui vont bientôt commencer. Mais peut-être aurai-je le temps d'écrire. Si c'est le cas (et je l'espère un peu), il se pourrait que je travaille sur une nouvelle idée qui me turlupine depuis un petit moment, ou peut être pas.

Encore merci à ceux et celles qui suivent cette fic, ça me fait ENORMEMENT plaisir.

Bon allez j'arrête de vous ennuyer avec mes divagations et espère vous voir au prochain chapitre.

See you !