Yo ! Me revoici sur Diplomatie et Décadence après … ben plus d'un an d'absence je crois … Vous avez le droit de frapper (pas trop fort quand même).
Petite dédicace de ce 5e chapitre à DarPauline-AngelHarmonie qui m'a mis un bon coup de pied au c*** pour que je publie cette suite XD
Je me suis dépêchée pour le publier le + vite possible et j'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes d'orthographe, ou que le style en ait pâti :s
Je vous ennuie pas plus longtemps, passez une bonne lecture (j'espère)
Diplomatie et Décadence
Doutes et volupté
*POV Harry*
Le goût de vodka orange se propage de plus en plus tandis que Lucius approfondi le baiser. Jamais quelqu'un ne m'avait procuré tant de plaisir rien qu'en m'embrassant. Lucius est bien plus doué que Draco … Non mais qu'est-ce qui me prend de les comparer ?! C'est monstrueux !
Cette réflexion me fait tomber du nuage n°7 pour mieux m'écraser au sol, la dure réalité me frappant de plein fouet. Cependant si le contact entre nos lèvres fut brisé, mon patron ne perd pas de temps pour faufiler les siennes dans le col défait de ma chemise. Complètement abasourdi, je réalise à peine qu'il me fait basculer à ses côtés, m'allongeant dans les draps entremêlés de son lit, afin de mieux poursuivre son exploration.
J'essaie de le repousser, ne voulant pas commettre l'erreur fatale, mais je n'y parviens pas, me laissant emporter par l'envie et le plaisir que Malfoy senior déclenche dans chaque partie de mon être : mon torse, mes fesses, mon aine, mon sexe à la limite de l'explosion. Toutes mes parcelles de chaire sont titillées par ses mains, sa langue et ses dents, me faisant mourir à petit feu, envoyant mes principes au Diable. Mais rien n'égalera jamais sa hampe tendue, enfoncée jusqu'à la garde, dans mon intimité, à laquelle je lui donnais accès sans protestation.
Les furieux coups de boutoir de Lucius ne cessent d'accélérer, touchant un point assez sensible, m'envoyant une décharge jouissive de temps à autres. Son souffle se perd contre mon oreille, je ne peux pas voir son visage, son expression, derrière la masse blonde de ses cheveux. A la fois, ça me rassure et me rend triste.
Je ne peux empêcher des larmes de couler le long de mes joues alors que l'orgasme me transperce de part en part. Le ministre me suivit quelques instants plus tard, se figeant d'un seul coup lorsque son sexe libérait sa semence dans mes entrailles, pour ensuite redonner des petits mouvements de bassin, prolongeant l'effet de son plaisir, et du mien.
Son visage, toujours perdu au creux de mon épaule, Lucius se retire de mon corps sûrement sans s'en rendre vraiment compte, terrassé par l'alcool et la fatigue de sa récente activité physique, se glissant sur mon côté droit. Il s'endort, me laissant hagard et coupable. Ca serait mentir de vous dire que je n'ai pas aimé notre étreinte, mais maintenant qu'elle a pris fin, je me rend bien compte que Malfoy a vraisemblablement agit sous l'effet de la boisson, plutôt qu'avec conscience de ses actes. Si je n'étais pas intervenu au bar, c'est avec le jeune moscovite qu'il aurait couché, pas moi. Je me mets alors à envier Cédric, lors de la fameuse soirée au manoir du ministre, car, lui, il a eu la chance d'avoir fait l'amour avec un Lucius pleinement lucide, même si ça n'était qu'une baise d'un soir et qu'il valait mieux ne rien espérer.
Mais je me suis mis à espérer malgré moi. Encore plus à l'heure actuelle. Je me suis laisser piéger dans les filets d'un Malfoy, bien que Draco m'ait averti de ce danger. Ce qui fait cependant le plus mal, c'est que demain, mon « amant » aura probablement tout oublié.
Aussi doucement que possible, je me glisse hors du lit, échappant au bras de l'homme, qu'il a laissé en travers de mon ventre, remets mon pantalon et enfile ma chemise dans prendre la peine de la reboutonner, puis, je quitte la chambre en fermant la porte, sans un bruit.
Dans le couloir désert, je me laisse tomber au sol, assis contre le mur, les genoux repliés. Je ne me rendais même pas compte que mes larmes continuaient toujours de couler, allant se nicher à la commissure de mes lèvres, leur goût salé atténuant celui de la vodka orange.
*Fin POV*
oOoOoOoOo
*Quelques heures plus tôt - Ministère des Affaires étrangères – Moscou*
Severus fulminait littéralement de rage, tournant en rond autour de son bureau : Potter, ce petit insolent, ce James 2, avait osé lui tenir tête.
Il savait que ses reproches étaient exagérés mais la tentation avait été la plus forte, de pouvoir, d'une certaine façon, se venger contre celui qui n'avait cessé de lui pourrir la vie depuis l'enfance.
*Flash-back*
James Potter et ses amis, Sirius Black en particulier, avaient fait de lui le souffre douleur de Poudlard tout entier, durant toutes leurs années d'études, sans qu'il n'y ait de raison particulière à cela.
Severus, étant déjà fort renfermé sur lui-même par nature, se barricada alors derrière une séries de protections diverses au fil du temps et des humiliations. Il n'eut jamais d'amis, voir simplement une personne avec laquelle on peut discuter un court laps de temps, avant de partir chacun de son côté.
Ses études à Poudlard achevées, Snape cru avoir la paix pendant ses études supérieures, mais il déchanta bien vite, lorsque Potter, Black et les autres se retrouvèrent dans le même amphithéâtre que lui. Comment avait-il pu oublier que ces imbéciles suivaient les traces de leur paternel, tandis que lui sortait de son trou grâce à une maigre bourse d'étude offertes aux orphelins ayant du potentiel, mais menacée d'être retirée au moindre écart ?
Severus, son diplôme en poche, aurait accepté d'oublier toute sa rancœur, de commencer une autre vie, si Potter ne s'était pas de nouveau retrouvé sur sa route.
Ils convoitaient la même place dans un cabinet ministériel et une fois de plus James obtint toutes les faveurs, contrairement à lui, le laissant dans une ombre permanente, comme un arbre empêche son voisin d'obtenir un peu de lumière afin que celui-ci s'élève également vers le ciel. Il avait déjà tout : des amis, une famille prestigieuse, une femme et un enfant en route. Fallait-il vraiment qu'il obtienne ce travail à sa place, en plus du reste ? Le Destin, ou les gens, semblaient le vouloir.
Il avait la rage : contre lui même de devoir rester dans l'horrible boutique « Barrjow et Beurk » pour pouvoir manger, la rage contre Potter, contre le monde basé uniquement sur les apparences. Severus pris alors le volant de sa voiture, un cercueil ambulant héritée de son père mais qui le conduisait où il en avait envie, et roula sans réfléchir, pour se défouler, pour oublier.
Dans de telles conditions, il est simple de faire un accident et, comme si la vie de Snape n'était déjà pas assez chargée en malheurs, la voiture sortit de la route, renversant un piéton. Et pas n'importe quel piéton.
C'était Lily Evans, aujourd'hui Potter, qui gisait sur le pare-brise.
oOo
Après cet accident, Severus se cloitra encore plus qu'il ne l'était avant, allant jusqu'à vivre à la limite de l'ascétisme.
N'ayant déjà rien pour lui-même, il ne remédia pas à cette vie austère qui était la sienne depuis toujours, ne s'acheta pas tous les livres qui le faisaient tant rêver, même si son salaire, bien que minimal, lui permettait un petit plaisir de temps à autres, puisque la maison miteuse de ses parents étant payée avant leur mort, aucun loyer n'était à payer. Il ne renouvela pas ses vêtements, se contentant de ses deux costumes bons marché, quatre chemises de son père et autant de vieux boxers.
L'Angleterre devint de plus en plus insupportable pour Snape, ses seules « connaissances » le méprisant encore plus depuis que Lily avait été hospitalisée pendant une semaine avant de pouvoir rentrer chez elle, entièrement rétablie. Alors un jour, il acheta un billet de train pour Moscou, sans s'inquiéter de sa maison du quartier industriel et insalubre de Spinner's End, et fit le voyage en compagnie de ses maigres possessions tenant sans peine dans une boîte en carton.
Secrètement, au fur et à mesure des changements de lignes, il espérait encore.
oOo
Après plusieurs entretiens, Severus entra au service de l'ambassadeur d'Angleterre, basé en Russie. Lucius Malfoy était le premier à lui donner sa chance, se fiant plus à son curriculum qu'à son apparence maladive et peu favorable dans un vieux costume.
Ses résultats lui valurent peu à peu le respect des autres et l'amitié de l'ambassadeur Malfoy, au point qu'il l'invitait à sa table, appréciant sa compagnie calme, son intelligence et l'absence totale de vantardise.
Snape s'attacha de façon sentimentale, voulant rester près du blond pour toujours. Mais celui-ci retourna à Londres, avec sa femme et son fils de cinq ans, afin de prendre le poste de Ministre des Affaires étrangères. Ce départ lui fit beaucoup de peine, bien qu'il s'employait à le cacher.
Sa plus grande surprise fût lorsque, avant de quitter Moscou, Lucius, accompagné de Karkaroff, déjà Ministre à l'époque, lui annonça qu'il le remplacerait comme ambassadeur. Une bien maigre compensation pour l'anglais toujours vêtu de noir.
*Fin du flash-back*
oOo
Tous ces souvenirs rongeaient sans cesse Severus de l'intérieur, surtout ses sentiments envers Lucius, qu'il n'avait pu oublier depuis toutes ces années. Comment peut-on oublier un premier amour ?
Il s'était cependant laisser à imaginer que le regard doux du blond et ses manières amicales, allant au delà de la banale politesse professionnelle, n'était réservée que pour lui, en dehors d'Igor qu'il connaissait depuis trop longtemps et considère même comme un frère.
Quelle ne fut sa déception, sa rage, au moment où il vit comment son amour se comportait avec Potter, presque de la même manière qu'avec lui. Cependant le garçon travaillait pour lui depuis moins d'un an et pourtant avait acquis des faveurs sans batailler comme lui avait du le faire. Une fois de plus, Severus se retrouvait « perdant », c'est ainsi qu'il se voyait, face à un Potter. C'est la goutte d'eau qui fit déborder le vase et accru sa méchanceté envers Harry.
La migraine commençait à poindre dans son crâne alors qu'Igor Karkaroff entrait dans son bureau.
-Severus, n'y as-tu pas été un peu fort avec Harry ?, demanda le russe qui n'avait pas pour habitude de tourner autour du pot.
-Harry ??!!, explosa Snape. Alors il n'a pas que les faveurs de Lucius ? Vous même êtes tombés sous son charme alors que vous ne l'avez vu qu'une minute ?
Une fois sa tirade achevée, l'anglais prit conscience du comportement déplacé qu'il avait eu envers son supérieur.
-Désolé Monsieur le Ministre, je me suis laissé emporter. Je suis sur les nerfs en ce moment.
Igor ne dit rien. Il avait parfaitement cerné l'anglais depuis le jour où il avait mis les pieds dans son ministère.
-Severus, il serait peut être temps que tu passes à autre chose. Que tu cesses de te torturer avec ta rancune pour Potter. Tu te rends malade.
-…
-Et … tu devrais oublier Lucius.
Snape se retourna vers son supérieur, éberlué, mais ne dit toujours rien. Puis Igor réduisit la distance entre eux, s'approchant de plus en plus, le touchant presque. Il leva sa main droite, caressant doucement la joue de l'ambassadeur du bout des doigts.
-Il n'y a pas que Lucius sur terre.
Au moment où la phrase fut finie, Severus senti des lèvres entrer pour la première fois au contact des siennes et, malgré son étonnement, il ne pas dire que c'était désagréable.
oOoOoOo
Mot de la fin
Pourquoi est-ce que je sens que je vais me faire massacrer ? Je suis désolée de m'être plus concentrée sur Severus que Harry et Lulu dans ce chapitre, mais lui aussi a droit à un développement non ? XP D'ailleurs ça faisait longtemps que j'avais envie d'écrire sur Severus et Igor XD
Une petite review s'il vous plaît ?
