Voici enfin le chapitre 6 de Diplomatie et Décadence … Avec toujours beaucoup de retard, je sais T.T

A voir comment j'ai fais tourner ce chapitre, je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'on va me taper dessus

Merci aux dernières revieweurs(euses), vous m'avez filé la pêche pour écrire un peu !

J'arrête de vous ennuyer,

Bonne lecture


Doutes et Chagrin


Severus ne pouvait plus bouger. Il était complètement tiraillé entre l'amour qu'il ressentait pour Lucius depuis toujours et son premier baiser, particulièrement agréable que lui donnait son patron.

Etant donné que l'ambassadeur ne le repoussait pas, Igor mordilla les lèvres douces pour les faire s'entrouvrir. Lorsqu'elles s'écartèrent doucement, il en profita pour y insérer la langue et la faire jouer avec sa jumelle, qui petit à petit participa au ballet auquel on l'invitait.

Karkaroff essayait de faire passer tous ses sentiments dans cette étreinte. Il voulait que son Severus oublie Malfoy, qu'il se sente heureux sans que le blond soit dans les parages. Il voulait que l'anglais soit heureux avec lui, grâce à lui.

Les deux hommes se séparèrent à bout de souffle, les laissant déboussolés chacun à leur manière. Et avant que le russe n'ait prononcé une parole, Snape était parti en courant, l'abandonnant dans ce bureau triste et spartiate, totalement abattu.

oOo

L'ambassadeur d'Angleterre courait aussi vite qu'il le pouvait, la main encore plaquée sur la bouche, allant se réfugier dans son appartement miteux qui ne comptait qu'une grande pièce avec espace cuisine et une salle de bain.

Il faisait froid dehors mais il ne pouvait même pas s'en rendre compte. Dos à la porte, Severus se laissa glisser au sol et passa ses bras autour des genoux, comme pour se protéger fictivement du monde extérieur.

Igor l'avait embrassé, lui. Il ne l'aurait même pas imaginé, convaincu de dégoûter la terre entière. Mais en dépit de son apparence, Snape aimait Lucius, du moins c'est ce qu'il croyait. Jamais personne à part le ministre ne l'avait aimé, ou ne serait-ce qu'apprécié. Il ne savait donc pas les sensations que l'on pouvait éprouver dans un cas pareil.

Les heures passent pendant lesquelles il tourne en rond, boit le restant du thé fait la veille mais ne parvient pas à penser à autre chose.

Vingt trois heures ont sonné depuis un certain temps déjà.

Il fallait qu'il voie Lucius ! Pour une fois dans sa vie, il allait mettre son orgueil de côté et aller le voir.

Son manteau, plus que léger pour un pays comme la Russie, étant resté à son bureau, Severus sorti avec pour seul protection la veste de son vieux costume. Il courra pour se réchauffer un peu, sans beaucoup de succès. La pluie commença à tomber, mouillant ses cheveux et ses épaules, mais il s'en fichait et continua sa course à travers les rues de Moscou, jusqu'à l'hôtel du Ministre anglais des Affaires étrangères.

oOo

POV Harry

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans ce couloir. J'ai encore l'odeur de mon patron sur moi, une odeur enivrante dans laquelle je distingue une pointe de patchouli.

Bizarrement je n'arrive pas à trouver la force de retourner dans ma chambre, de m'éloigner de lui. Et pourtant je suis loin d'avoir une tenue décente avec ma chemise ouverte et mon pantalon non reboutonné, menaçant de tomber si jamais je me remettais debout sans l'avoir fait.

Je crains le lendemain matin. Que Lucius ne se souvienne de rien ou pire, qu'il se souvienne mais me méprise, considérant que coucher avec moi n'a été qu'une terrible erreur. Pfff, mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je me comporte vraiment comme un gamin. Pourtant, au fond, je sais que c'est une réaction normale quand on aime.

Oui, je suis parfaitement conscient de ce que je viens d'avouer : j'aime Lucius Malfoy. Je l'ai suffisamment fréquenté pour le connaître et l'aimer de loin. Je ne m'en suis rendu compte que lorsqu'il m'a pris avec passion dans ce grand lit d'hôtel.

-Potter ?

Ce n'est qu'un murmure, mais je l'ai parfaitement entendu pour qu'il m'interrompe dans mon monologue intérieur. Je tourne la tête et je vois Severus Snape, ses cheveux trempés collant à son visage blafard, son costume fichu par une randonnée sous des trombes d'eau, sans veste ni parapluie.

Il semble brisé. Si à notre première rencontre j'ai vu un homme plus proche du robot que de l'être vivant, ne sachant exprimer que du mépris et de la colère, à cet instant je vois la tristesse sur son visage et des larmes couler de ses yeux noirs d'encre.

Il se détourne de moi, doucement, sans geste brusque. Il fait quelques pas en marchant, puis il se met à courir comme si sa vie en dépendait et il disparaît au coin du couloir.

Si je me fie à mon instinct, je dirai qu'à cet instant, j'ai fait souffrir Snape. Il est loin d'être idiot et il a parfaitement compris ce que j'avais fait.

Je suis dans la merde jusqu'au cou.

Fin POV Harry

oOo

Severus refait une nouvelle fois le chemin jusque chez lui, en banlieue, de la même façon qu'à l'allé. Ses poumons le brûlent, il a froid, mais cette douleur n'est rien comparé à celle qu'il a éprouvé en voyant Potter en tenue débraillée devant la porte de la chambre de Lucius.

Il est encore plus jaloux maintenant qu'il sait que le brun a obtenu tout ce qu'il n'a jamais rêvé obtenir de Malfoy. Jaloux et dévasté.

Il tente de reprendre son souffle en montant difficilement les marches jusqu'à son appartement. Quelle ne fut sa surprise lorsqu'il le vit assis par terre. Igor Karkaroff, qui se redressa en voyant Snape, l'attendant sûrement depuis déjà une petite heure.

Snape se jeta dans ses bras, oubliant toute sa réserve, et se mit à pleurer bruyamment, comme il ne s'était jamais autorisé à le faire. Tout voulait sortir en même temps : ses frustrations d'adolescent face à ses échecs, sa culpabilité à l'égard de Lily, son amour perdu à cause de Potter, sa peur face à la déclaration du russe.

Sa tête commença à tourner et il serait tombé au sol si Igor ne l'avait pas retenu. Celui-ci lui mit une main sur le front.

-Bordel, Sev, tu es brûlant de fièvre !

Pour toute réponse, l'anglais frissonna violement, sa voix brisée par des sanglots.

-Je t'emmène à l'hôpital !

Karkaroff le pris dans ses bras, le transporta sans sa voiture, garée devant l'immeuble et partit à toute vitesse.

oOo

Pendant tout ce temps là, Lucius Malfoy, lui, était toujours plongé dans un profond sommeil dût à l'alcool, n'ayant aucune conscience de la tornade qu'il avait lâchée sans en avoir l'intention.

à suivre

Voilà, merci d'avoir lu ! Pour me frapper ou donner vos impressions y a le petit bouton en bas de la page ;p

Je sais ce chapitre n'est pas bien long, mais bon l'essentiel c'est qu'il est arrivé en moins d'un an non ? XP