Chapitre 3
Salut, voici enfin le chapitre 4. Désolée, je n'ai pas pu poster ces deux dernières semaines car j'étais en vacances en Italie. J'aime assez ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira aussi.
Guest : merci pour le commentaire. J'espère que la suite sera à la hauteur.
Je vais peut-être devoir passer du rating T au M en raison de quelques scènes potentiellement violentes.
Manoir Malefoy ( Après la fête, soir de la disparition d'Hermione )
L'atmosphère était électrique… glaciale. Serrée dans sa robe de soirée noire à corset, Bellatrix Lestrange frappait rageusement du pied contre de sol de pierres grises des caves du manoir Malefoy.
A ses pieds, maintenu à genoux par deux mangemorts au regard fou, Drago gardait obstinément les yeux rivés sur ses genoux. Tous ses membres étaient secoués de tremblements dus au froid et à la douleur que lui causaient les tortures que lui faisait subir la plus fidèle servante du Seigneur des Ténèbres. Il se retenait avec peine d'éclater en sanglot tant tout son corps le faisait souffrir. L'ancien prince des Serpentards ne pouvait s'empêcher de repenser à ce qui l'avait amené là, couvert de blessures et de crasse comme un vulgaire elfe de maison :
Le sortilège utilisé par Hermione afin de s'échapper n'était pas passé inaperçu auprès des personnes présentes ce soir-là. Toutes avaient clairement ressenti le déplacement d'air causé par l'utilisation d'un puissant sort noir... et l'absence de la jeune amie du Survivant s'était rapidement remarquée.
Quand sa tante avait fait irruption dans la bibliothèque face à laquelle le Serpentard était toujours planté, la femme avait rapidement fait le lien entre le sortilège, la disparition d'Hermione et la présence de Drago sur les lieux du délit.
« Où se trouve-t-elle ?!, hurla la femme de Rodolphus en assénant une gifle brutale à son neveu, Réponds-moi, sale traitre à ton sang ! Où s'est enfuie la Sang de Bourbe ! Je sais que tu l'as aidée ! Tu as aidé cette vermine à m'échapper ! Où se cache-t-elle ?! »
Cela faisant maintenant près d'une heure que le jeune homme se trouvait là, agenouillé sur le sol humide des caves de sa propre maison. Une heure que Bellatrix l'interrogeait, ne se privant pas de jeter quelques doloris et autres sorts noirs, tous plus douloureux les uns que les autres, ou de requérir à certaines techniques moldues comme l'usage du fouet ou du couteau.
« Je ne sais pas…, répondit faiblement Drago sans pour autant lever la tête vers son bourreau, J'ignore… où elle a pu aller… et même si je le savais… Je ne te le dirais pas… »
« Menteur ! Traitre ! Vermine ! Bon à rien ! Lâche ! Merdeux ! »
Chaque insulte était ponctuée par un coup de tisonnier, arrachant des gémissements de douleur au pauvre garçon qui commençait à peiner à garder les yeux ouverts. Le blond sentait qu'il s'affaiblissait. Si Bellatrix continuait sur sa lancée, il ne pensait pas qu'il pourrait rester conscient encore longtemps.
« Je ne mens pas… Et tu peux toujours me faire subir toutes les tortures du monde… Je ne cèderai pas… J'ai choisi mon camp… et ce n'est pas celui de Voldemort… J'en ai assez d'être lâche… »
« De quel droit ?!, la voix de Bellatrix était devenue hystérique alors qu'elle se saisissait d'un fer chauffé à blanc que venait de lui remettre un elfe de maison, De quel droit prononces-tu le nom du maitre ?! Tu te mets du côté des Sangs de Bourbes ?! Soit ! Alors je vais te traiter comme je les traite ! »
Un des mangemorts qui maintenaient Drago au sol obligea celui-ci à relever la tête. Les yeux gris acier du garçon s'écarquillèrent quand il avisa ce que sa tante tenait dans la main. Il tenta de se débattre, mais il était bien trop faible pour réussir à se défaire de la prise ferme des deux hommes qui le tenaient immobiles.
« Aujourd'hui, Drago, chantonna la femme brune aux yeux déments en soulevant le t-shirt noir et déchiré de son neveu afin de dévoiler son ventre, Tu vas devenir mon esclave… Je vais te marquer et te confisquer ta baguette… Crois-moi... Je vais tellement bien m'occuper de toi que tu souhaiteras de tout ton cœur être mort… Tu vas regretter d'avoir choisi le camp des perdants... »
Le hurlement que le fils de Lucius poussa quand le fer brulant toucha la peau sensible de son ventre lui déchira les cordes vocales. Cette souffrance était probablement la pire qu'il n'avait jamais expérimentée. Lentement, il se sentit sombrer alors qu'une odeur de viande grillée lui parvenait aux narines et que le rire sadique de sa nouvelle maitresse résonnait dans ses oreilles.
Plus tard
Quand il reprit connaissance, il se trouvait dans un endroit plongé dans le noir complet. Il était allongé sur une surface dure et froide. Un sol… et s'il en jugeait par l'odeur, il avait été abandonné dans les caves après sa petite séance de torture.
Son corps entier le tiraillait. Le bilan paraissait plutôt lourd : un nombre incalculable d'entaille un peu partout, des longues lacérations dans le dos, quelques côtes cassées, une épaule déboitée… sans compter cette marque au fer rouge qui lui brûlait désagréablement la chair.
Drago tenta de se redresser doucement en serrant les dents, faisant tinter les chaines attachées au mur et serrées à ses poignets à l'en faire saigner. Dans quel bordel il venait de se foutre ? Il n'aurait peut-être pas dû tenir tête à Bellatrix… mais d'un côté, il ne regrettait pas. Il en avait assez de jouer le bon mangemort dévoué et fanatique. Il aurait seulement voulu ne pas se retrouver dans une telle situation… En espérant que Granger soit en sécurité… qu'il n'ait pas à subir ça pour rien…
Soudain, des pas se rapprochèrent de sa position. Par réflexe, il se recula vivement et, faisant fi de la douleur qu'il ressentait, se roula en boule contre le mur, le regard rivé sur la silhouette qui avançait vers lui et le cœur battant la chamade.
La lumière blanche d'une baguette l'éclaira et le Serpentard pu enfin voir le visage de son visiteur. La peur s'insinua en Drago comme du poison. Sa respiration s'accéléra et de nouvelles larmes lui montèrent aux yeux. Il allait faire une crise de panique... Là, à trente centimètres de lui se tenait Fenrir Greyback dont le visage sale était fendu par un sourire carnassier, révélant des dents jaunes et pointues. Le loup-garou se pencha en avant, plaçant à son visage à quelques centimètres de Drago, son haleine fétide à l'odeur de sang s'écrasant sur le visage du blond. Drago se mit à trembler alors que le sourire de Greyback s'élargissait.
Son enfer venait de commencer.
