Bonjour, Bonsoir...
Alors je vous ai dit que ce chapitre serait plus long à sortir... et bien non ! Parce que j'ai passé ma soirée dessus, vous l'avez plus tôt que je ne l'avais prévu ! (Ne suis-je pas gentille ? J'ai passé plus de 5h pour le finir et vous le poster ! Xp) Et en plus avant le mois de décembre ! Cela veut dire que pour le mois de décembre, vous serez dans l'action de la fiction ! N'est-ce pas super ? :D
Yuya82 : Je suis cruelle ! Je suis une Cruelle Diablesse ! (petite dédicace au 101 Dalmatiens ! XD)
Neliia : Non, je n'ai pas honte ! XD Et encore là, je n'ai pas honte, je l'ai précisé pourtant que ce chapitre était pour vous faire languir ! Pour tes deux questions : Tu verras... enfin tu liras !
Tsume-en-Force : Oui ! Je suis sadique !
Au début, la première fois que j'ai écrit ce passage. Yuya pétait une véritable crise et hurlait comme une demeurée en réveillant toute la maison. Puis j'ai relu une review de la part de Neliia (celle qui m'a inspiré à écrire cette fiction), et j'ai décidé de faire autrement. Au lieu de faire sa crise de folle vierge frigide, j'ai décidé de lui faire une réaction à la fois choquée et réfléchie. Et puis j'ai pensé que cela faisait plutôt originale.
Non, non. Il l'a déshabillée, je n'ai pas mis de précision si elle était en sous-vêtements ou entièrement nue. Et oui, du point de vue de Kyo, elle a tout gâché ! XD Ben... il a pas pu faire ce qu'il voulait ce matin... alors bon... je dirais plutôt qu'il est en colère et très... mais très frustré de la situation. XD
Désolée de casser tes espoirs sur cette histoire de "La Jalousie de Kyo ! Tome 1", mais cela ne se passera pas comme ça. Disons que ce n'est pas pour maintenant les précisions du monde obscure dans lequel Kyo et Nobunaga sont, mais ça arrivera prochainement. Il y aura plus d'explications sur le monde sombre à partir du prochain chapitre. Tout sera mis sous les feux des projecteurs très prochainement.
... ouais... Yuya est assez stupide, mais c'est pour l'histoire. De toute façon, comme dit Kyo, elle est stupide, et je ne fais que le confirmer dans mon histoire ! XD Puis elle s'attire que des ennuis et c'est le but... dans un sens je me dis que ma Yuya est assez fidèle à celle du manga dans un autre contexte ! XD Bah ouais, il est trop fort ! XD
Bon, mon avis sur ce chapitre : Je suis passé à la vitesse supérieure, parce que je me dis que je n'ai plus besoin de laisser pendre le suspens. (en plus ça me soûlait un peu d'essayer de ralentir l'histoire avec des passages plats qui servent presque à rien !) Donc il se passe beaucoup de chose dans ce chapitre, qui n'est pas centré sur Kyo mais sur la relation ambiguë de Yuya et Oda. Yuya se retrouvera un peu moins stupide dans le prochain chapitre !
Bonne Lecture !
Chapitre 11
L'ambiance était douce et paisible. Yuya était confortablement assise dans sa chaise. La table était nappée de tissus blancs immaculés. Les verres en cristal contenaient un liquide rouge sombre. Les assiettes pleinement servies n'attendaient que d'être entamées. La blonde écoutait distraitement son homologue. Sa voix résonnait suavement dans cette pièce privée. La jeune femme était comme englobée par la présence de ce charmant personnage. Il ressemblerait presque à l'ange Michaël. Vêtu entièrement de blanc, ses cheveux blonds pâles tombant sur ses épaules carrés et larges, ses yeux d'un bleu ciel peu commun. Oda Nobunaga était comme un ange devant elle, la purifiant des traces maléfiques de cet idiot de démon. Cet idiot qui l'avait tellement fascinée qu'elle s'était perdue dans ses bras musclés. Que faisait-il d'ailleurs son démon ? Bouillonnait-il de rage ? Après tout, elle lui avait raccroché au nez. La blonde imaginait bien la colère dans laquelle son ange noir devait être. L'intensité de ses yeux rouges regarderait au plus profond de son âme. Enflammant son corps et son cœur, faisant naître un brasier grignotant ses barrières et attirant les papillons virevoltants. La jeune femme ressassait la dernière fois qu'elle avait vu ses yeux rubis. C'était un moment si… intime. Le feu monta à ses joues à ce souvenir.
"Yuya ? Ça va ? S'enquit son voisin, en lui prenant la main dans la sienne, la faisant revenir à lui.
- Euh… oui, oui. C'est juste que j'ai un peu chaud tout d'un coup ! Réussit-elle à dire en lui donnant un sourire hésitant.
- Êtes-vous fiévreuse ? S'inquiéta-t-il, en resserrant son emprise sur sa main.
- Non, ce doit être à cause du vin. Rassura la blonde, en donnant un rapide coup d'œil à son verre à moitié vide."
Yuya se sentait affreusement gênée en cet instant. Bien qu'elle avait remis cette cause sur le vin, ses joues empourprées étaient dues à ce démon. Elle qui avait voulu passer une soirée tranquille, loin de lui. Il s'accaparait ses pensées maintenant. Pourquoi pensait-elle autant à lui ? Elle avait coupé son téléphone pour ça non ? Pour être seul à seul avec son beau voisin, et se tenir éloignée de l'autre abruti qui lui pourrissait la vie. Yuya sentit une légère caresse sur le dos de sa main. Elle redressa son regard vers le visage épanoui de son partenaire. Ses émeraudes rencontrèrent les yeux bleus de Nobunaga. Ils étaient si différents des yeux incandescents de Kyo. Ils étaient moins expressifs, plus glacials. La blonde ne pouvait pas réellement savoir à quoi il pensait, comme avec Kyo. Cependant pour elle, Kyo semblait plus rassurant. Elle n'avait pas besoin d'être constamment en garde, malgré leurs disputes incessantes. Avec Oda, la jeune femme faisait très attention. Elle essayait de deviner chaque geste qu'il pourrait faire, afin de le repousser si il allait trop loin. Nobunaga continuait de lui caresser le dos de la main, avant de la porter à ses lèvres. Un frisson parcourut la serveuse. Les lèvres de son voisin étaient froides. Très froides contrairement à celle de son démon de braise. Yuya était incapable de retirer sa main. Nobunaga se leva et fit le tour de la table, la main de la blonde toujours dans la sienne. Il posa son autre main sur l'épaule de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent, s'attirèrent et se fascinèrent. La blonde sentit la main de son voisin monter dans son cou, chatouillant la limite entre la laine et sa peau frileuse.
"Euh… Oda…, essaya la blonde pour repousser son voisin."
Nobunaga fit taire la jeune fille, en posant ses lèvres sur les siennes. La jeune femme se figea sur place. Il passa sa langue sur les lèvres de la blonde, demandant l'accès à son antre. Instinctivement, elle entrouvrit les lèvres et ce dernier pénétra la bouche soyeuse de la serveuse. Lentement, il parcourait chaque centimètre, découvrant chaque recoin. Yuya se laissa faire. Elle n'avait aucune raison de le repousser et ce baiser n'était pas si horrible. Il n'était pas aussi savoureux que ceux de son démon, mais elle n'arrivait pas le repousser. La main de Nobunaga enserrait la sienne comme s'il voulait ancrer sa poigne sur sa peau. Il s'éloigna du visage encore quelque peu surpris de la demoiselle blonde.
"Excusez-moi… je n'aurais pas du…, s'excusa-t-il un sourire s'étirant sur ses lèvres."
Yuya plongea son regard encore hébété dans le bleu glace de son interlocuteur. Ses iris bleus la glacèrent. Un voile sombre avait recouvert ses yeux, faisant frissonner la blonde. Ses prunelles reflétaient une chose profondément sinistre en lui. La serveuse se rappela alors de cette nuit, où ils s'étaient revus juste après la fête. Elle frémit de peur. Une panique sourde la prit. Elle retira vivement sa main et se dégagea de lui. Elle débita une excuse minable et à peine audible pour ensuite s'enfuir en courant. Elle ne savait pas trop où elle allait mais elle voulait être loin de son voisin pour l'instant.
Kyo regardait son smartphone d'un air sombre. Il n'aimait pas qu'on lui raccroche au nez comme cette planche à pain venait de le faire. Il l'avait rappelée deux fois mais cette garce ne répondait pas. En compagnie de Bontenmaru et de Yukimura, qui étaient tout deux venu à l'improviste pour parler des derniers mouvements de Nobunaga, leur ennemi commun.
"La petite Yuya te donne du fil à retordre on dirait, mon petit Kyo. S'esclaffa grassement le borgne.
- Il y a une première à tout, mon petit Kyo. Poursuivit Yukimura.
- Vos gueules. Vous avez rien de mieux à faire. S'énerva le démon.
- Non ! Répondirent-ils, en chœur."
Kyo les fusilla du regard. Il était furieux et ces deux imbéciles n'arrangeaient pas les choses. Il passait vraiment une soirée merdique à écouter les conneries d'une bête borgne et d'un ivrogne en manque de femmes. Il s'apprêtait à les faire sortir à coup de pieds mais la porte de sa chambre s'ouvrit brutalement, pour se fracasser contre le mur. De ses rubis flamboyants de colère, il allait incendier les nouveaux imbéciles suicidaires. Il tomba sur Tigre Rouge et Mahiro complètement essoufflés. Kyoshiro derrière eux, le visage étrangement trop sérieux et grave. Ce n'était pas bon signe et il espérait que ce ne soit pas aussi grave que l'expression de son meilleur ami. Le démon attendit donc que l'un d'eux prenne la parole.
"Kyo… Nobunaga… près de… de… Yuya. Réussit à articuler Tigre Rouge en reprenant son souffle."
Sans même demander davantage, Kyo s'était levé et partit comme un ouragan balayant tout sur son passage. Il bouscula Tigre et Kyoshiro d'un brusque coup d'épaule. Bontenmaru resta assis, sur le point d'éclater de rire. C'était la première fois qu'il voyait son ami réagir au quart de tour pour une femme. Yukimura avait un large sourire, en allant à la suite du démon. Kyo venait de faire voler la porte d'entrée, tout en s'acharnant sur son portable.
"Putain de merde ! Cette sale gamine !" pensait-il, en jetant avec violence son téléphone contre le bitume.
Yukimura arriva à sa suite. Voyant le cadavre du portable, il arrêta son ami démoniaque. Ce dernier était prêt à lui foutre un coup de coude en plein visage, mais le jeune homme esquiva habilement. Le démon s'apprêtait à lui donner un autre coup, mais le jeune homme le prit de court en lui envoyant une gifle.
"Calme-toi, Kyo. M'attaquer alors que je veux seulement t'aider. Ce n'est pas très gentil ! Sourit-il, en levant les mains en signe de paix.
- Yukimura…, pesta le ténébreux.
- La petite Yuya t'a bien retourné le cerveau mon petit Kyo ! Se réjouit-il, en élargissant son sourire."
Kyo lança un regard noir à son ami, élargissant encore son sourire devenu moqueur. Le ténébreux se retourna et d'un pas plus calme, il s'éloigna de Yukimura. Sur le point de tourner au coin de la rue, il percuta quelqu'un. Le démon grogna son mécontentement, avant de poser les yeux sur la personne qui l'avait malencontreusement bousculée. Il fut surpris de voir sa Planche à pain, silencieuse et regardant le sol. Elle qui était toujours la première à râler. La jeune blonde s'excusa piteusement, avant de le contourner, les yeux toujours rivés sur le sol. Yuya n'avait pas son mordant habituel et cela intrigua le jeune homme. Il la retint par un bras et tenta de la secouer d'une manière subtile mais à sa façon. Il la retourna et plaqua sa bouche sur la sienne. Il força l'accès à sa bouche, et un baiser fiévreux commença. Après quelques minutes, Kyo sentit la serveuse se débattre. Elle lui infligea une violente gifle qui les sépara. La blonde avait les joues rougies, des perles salées au coin des yeux et le souffle saccadé. Les grands yeux verts de Yuya étaient remplis de détresse. Ses prunelles émeraudes montraient la peur, la panique et, chose rare chez la blonde, l'impuissance. Son corps tremblait sous ses sanglots muets. Ses lèvres s'ouvraient et se refermaient en une complainte silencieuse. Le démon lâcha un soupir d'exaspération. Il s'approcha de la jeune femme et la prit dans ses bras. Il ne savait pas trop comment réconforter, mais il avait vu pas mal de gens le faire. Avec sa mémoire sélective, le ténébreux avait du mal à faire les bons gestes. Après une dizaine de minutes, son t-shirt noir était trempé de larmes mais il passa outre. Sa planche à pain s'était calmé. Son corps ne tremblait plus et il l'entendait renifler disgracieusement. Il s'éloigna pour remarquer le visage confis de la serveuse. Cette dernière se dégagea de la prise de son mouchoir provisoire.
"Putain… t'étais la dernière personne que je voulais voir ! Railla-t-elle, d'une voix cassée.
- C'est réciproque Planche à pain, et tu me dois un t-shirt. Rétorqua-t-il, en désignant son haut trempé.
- C'est toi qui voulait me servir de mouchoir. Réfuta-t-elle, en lui donnant un pauvre sourire moqueur.
- Pourquoi tu chiales ? Ton rencard s'est mal passé ? Laisse-moi deviner… il t'a plaqué. Ricana-t-il, en changeant subtilement de sujet.
- Je croyais t'avoir dit que le monde se porterait mieux sans toi, alors qu'est-ce que tu fiches ici ? Répliqua la blonde sarcastique.
- Pour faire tourner le monde. Je t'ai déjà dit que le monde ne tournerait pas sans moi. Répondit-il, en souriant moqueur."
Yuya grimaça à cette phrase. Son monde à elle tournait très bien sans lui. Elle fit volte-face, prête à prendre le chemin du retour. Yukimura la stoppa, en l'interpellant. Le jeune homme à la chevelure hirsute s'approcha d'elle, un énorme sourire sur le visage. Saluant énergiquement la jeune femme de la main.
"Yuya ! Ma petite puce ! S'exclama-t-il, tout guilleret.
- Yukimura. Dit-elle, tout de suite sur ses gardes.
- Ne t'inquiète pas, j'ai bien compris ton message la dernière fois ! Je ne te ferai rien ! Devenons amis plutôt. Sourit-il, en tendant la main à la jeune demoiselle."
Yuya fixa la main du jeune homme. Elle pesait le pour et le contre. Yukimura ne semblait pas être de mauvaise foi et il semblait sincère. La jeune blonde lui prit la main et lui fit un petit sourire. Ce dernier se proposa pour la raccompagner chez elle. Ce qu'elle ne refusa pas. Ils laissèrent donc un démon seul, en face de chez lui, et sûrement fulminant de rage contre son ami à la joie trop immense. Yukimura était de très bonne compagnie. La jeune femme découvrait une facette différente de la nuit de leur rencontre. Il était amusant et très perspicace. Il voyait à travers elle. Elle n'était pourtant pas aussi transparente que sa sœur, mais il était capable de voir ses états d'âme, ses sentiments cachés et bien d'autres. La blonde s'était promise de ne jamais avoir le Sanada sur son dos. Cela aurait été une très grave erreur d'avoir ce jeune homme charmant, bien qu'un peu pervers, comme ennemi. Yukimura Sanada était tout simplement redoutable quant on le connaissait et on se félicitait de l'avoir comme ami. Les deux nouveaux amis parlèrent pendant tout le long du trajet, et une certaine complicité était née entre eux. Bien qu'ils avaient principalement parlé de Kyo et de leur première rencontre grâce à ce dernier. Ils se quittèrent devant l'appartement de la jeune blonde. La porte s'ouvrit d'ailleurs brusquement quand Yuya inséra la clef dans la serrure. La serveuse fut surprise de voir le visage inquiet de sa grande sœur. La brune fit entrer maladroitement Yuya et referma violemment la porte au nez du Sanada.
"Tu sais que c'est impoli ce que tu viens de faire ? Fit remarquer la blonde.
- Je m'en fiche ! J'étais morte d'inquiétude ! J'ai vu Oda rentrer mais tu n'étais pas avec lui ! J'ai imaginé le pire qu'il a pu te faire ! J'ai eu peur qu'il t'enferme dans une de ces caves moisies ! S'écria-t-elle, en faisant des gestes dans tout les sens.
- Doucement sœurette ! Ce n'est pas un psychopathe. Qu'est-ce qui t'as fait penser ça ? Calma la serveuse.
- Tu ne répondais pas à ton téléphone ! Répliqua la brune, en montrant son historique d'appel.
- Tu m'as appelé dix fois ?! Et t'as appelé Kyoshiro trois fois ? S'étonna Yuya, en prenant le portable de sa sœur.
- Oui ! Parce que tu ne répondais pas. Je m'inquiétais et il était le seul à qui j'ai pensé ! Tenta de s'expliquer Sakuya rougissante, en reprenant son portable.
- Excuse-moi, j'avais mis mon portable en silencieux pour ne pas être dérangée. Sourit la blonde, en voyant les deux tâches rouges colorant les joues de la brune."
Sakuya babilla d'autres explications sur sa relation avec l'apprenti médecin. Yuya abandonna sa sœur pour aller se changer et partir dormir. Dans son petit lit, la jeune femme regardait le plafond. Ses pensées étaient accaparés par deux hommes. Le premier blond ressemblant à un ange et le deuxième ressemblant à un démon. Ils étaient le parfait opposé. Nobunaga était un vrai gentleman avec des manières tandis que Kyo était abrupte et faisait tout pour la mettre en colère. Cependant, elle se sentait plus en sécurité avec le démon qu'avec l'ange. La serveuse secoua la tête, il était impossible que le démon soit plus rassurant que l'ange. La jeune femme ferma les yeux, bien décidée à dormir et entamer le lendemain avec bonne humeur.
Le lendemain, Yuya fut réveillé par sa sonnerie de téléphone. En rechignant, elle décrocha son appareil téléphonique. Avec une voix aussi sexy que celle d'un ours sortant de l'hibernation, elle grogna sa mauvaise humeur.
"Allô ? Si c'est toi l'abruti, je veux pas te parler !
- Moi aussi, je suis ravi de vous entendre de si bon matin Mademoiselle Shiina. Pouffa une voix grave autre que Kyo.
- Oda ? Excusez-moi, je pensais que c'était… euh… quelqu'un d'autre ! S'excusa prestement la jeune femme.
- Ce n'est rien, vous ne vous attendiez sûrement pas que je vous appelle si tôt dans la journée. Rigola-t-il.
- Pour tout vous dire, oui…, hum, que voulez-vous ? Demanda-t-elle, parfaitement réveillée.
- Je voulais savoir, si cela vous intéressez de passer un moment avec moi… ce soir et avoir une conversation à propos d'hier soir.
- Oh, oui bien sur ! Avec plaisir. Je vous retrouve chez vous après mon travail ! S'exclama la blonde, un sourire naissant sur les lèvres.
- Très bien. À ce soir, Yuya.
- À ce soir ! Dit-elle, en raccrochant."
La serveuse regarda son portable encore quelques instants. Elle était encore un peu étonnée de recevoir un appel de si bon matin de la part de son voisin. Bien qu'un peu perplexe, la jeune femme ne s'attarda pas trop sur ses réflexions. Elle se leva pour aller au travail. Dans la cuisine, sa sœur faisait le petit-déjeuner. La blonde arriva et s'installa sur la table où des tartines grillées au beurre l'attendait, avec un bon café fumant. Sakuya se versait un verre de yaourt à boire à la fraise. Elle s'installa en face de sa sœur et entama une tartine à son tour.
"Alors, tu comptes faire quoi maintenant ? S'intéressa Yuya.
- Avec Tokito, on va être interne à l'hôpital du coin. On va aller voir comment ça se passe aujourd'hui. Et toi ? Répondit la brune, en grignotant sa tartine.
- Le travail comme d'habitude. Je rentrerai sûrement tard ce soir. Renseigna la blonde, en buvant son café."
Après s'être remplie la panse, Yuya quitta sa sœur pour aller travailler. Arrivée sur son lieu de travail, elle retrouva Tigre Rouge et Mahiro. Ces derniers astiquaient les tables dans un silence de mort. L'atmosphère semblait plus ou moins lourde, voir étouffante. La jeune blonde partit se changer avant de décider de briser ce silence de plomb. En revenant, ils n'avaient toujours pas bougé. Lâchant un soupir d'agacement, la jeune femme frappa dans ses mains, faisant sortir les deux personnes de leur transe.
"Tiens tu es là, Yuya ! S'exclama Mahiro d'un sourire coincé.
- Oui, depuis quelques minutes déjà. Je peux savoir ce qu'il se passe ? C'est une atmosphère à repousser les clients ! Fit-elle remarquer, en désignant l'endroit vide.
- Ils viendront en temps et en heure. Sourit Tigre.
- Je peux savoir pourquoi vous êtes si tendus avec moi ? Interrogea la blonde, inquisitrice.
- On a juste eu une petite broutille de rien du tout ! N'est-ce pas Mahiro ! Tenta d'esquiver son patron.
- Oui, rien de bien important. Renchérit sa petite amie."
La serveuse lâcha un nouveau soupir. Elle abandonnait. Ces deux-là ne savaient pas lui mentir, mais elle se contenterait de ce piteux mensonge. Elle n'avait aucune envie d'aller chercher la petite bête. La journée passa comme à son habitude à la différence du comportement légèrement étrange de Mahiro et de Tigre Rouge à son encontre. Il devait être près de 19h lorsqu'elle quittait le travail. Elle alla directement chez son voisin. Elle sonna à la porte de son appartement. La porte s'ouvrit sur l'homme blond. Il était encore dans son costume de travail, bien que la cravate n'était plus là. Il invita la jeune femme à entrer et elle ne se fit pas prier. Elle pénétra l'appartement de Nobunaga. Elle le suivit jusque dans le salon, où ils s'installèrent dans le canapé.
"Voulez-vous boire quelque chose ? Proposa-t-il, humblement.
- Non, merci. Refusa-t-elle, poliment.
- Dans ce cas, pouvons-nous parler d'hier soir ? Demanda-t-il.
- De quoi voulez-vous parler à propos d'hier soir ? S'enquit la blonde.
- De notre relation. Répondit Nobunaga, en lui prenant les mains.
- Notre relation est un peu instable. Je ne veux pas vous donner des espoirs inutiles, mais pour l'instant, il vaut mieux en rester là. Avoua Yuya, en voyant où il voulait en venir."
Elle jeta un regard vers son interlocuteur. Ce dernier avait un visage impassible, mais dans ses yeux une colère sourde y régnait. Il ne semblait pas satisfait de la réponse de la jeune femme. Une panique sourde s'empara de la serveuse. Elle s'excusa, retira sa main de celle de son voisin et se leva pour partir. Son cœur battait énergiquement pour la prévenir du danger si elle restait plus longtemps. S'apprêtant à partir, la blonde salua son hôte et se tourna vers la porte d'entrée. Cependant, elle fut retenu violemment par l'homme blond. Il la retourna vers lui. Le visage toujours impassible et ses yeux à glacer le sang. Il l'emprisonna dans ses bras et l'embrassa sauvagement. La jeune femme le gifla pour le repousser. Elle tenta de s'éloigner mais Nobunaga l'attrapa par les cheveux et la fit revenir vers lui, en tirant d'un coup sec, arrachant un cri de douleur à la blonde. Yuya se mit à se débattre, mais il la fit taire en la frappant au ventre. La serveuse eut le souffle coupé par ce coup. Elle toussa légèrement en essayant de respirer. La main toujours dans les cheveux blonds de la jeune femme, Oda tira un autre coup pour lui faire redresser la tête. Il déposa férocement ses lèvres sur les siennes. De sa main libre, il arracha les premiers boutons du chemisier de la blonde. De ses mains, il empoigna les deux bras de la jeune femme et les plaqua le long de son corps avec une telle force, que sur ses arrière-bras elle aurait des bleus. Nobunaga tenait la jeune femme dans ses bras, embrassant vicieusement son cou encore parsemé de suçons de la part du ténébreux. Le corps de la blonde se crispa au contact de la langue du blond. Ce dernier se réjouissait de laisser sa marque sur la peau laiteuse de la serveuse. Yuya gigotait dans ses bras. Elle essayait désespérément de se dégager de cet homme. Elle sentit ses dents s'enfoncer profondément dans sa chair, cherchant à transpercer son épiderme. Elle gémit de douleur, à cette morsure soudaine. Ses larmes perlaient à ses prunelles vertes. Oda releva le nez de son cou et huma le parfum de peur émanant de la jeune femme blonde. Un sombre et vicieux sourire éclaira son visage. Du bout de la langue, il lécha les perles d'eau salée. Yuya retint un sentiment de dégoût la prendre. Un ange ? Ce type n'en avait que l'apparence. Il était un monstre à l'apparence bienfaitrice d'un saint. L'habit ne fait pas le moine, cette expression était tellement vraie. La jeune femme regrettait amèrement de ne pas avoir écouté à la fois son instinct et sa sœur. Le goût aigre des regrets et de la peur sur le palais, la serveuse décida de se défaire de l'emprise de cet ange machiavélique. Avec un regain d'énergie désespérée, la jeune femme lui donna un coup de tête. Le même qui avait fait reculer Kyo aux yeux de démon. Cela eut le même effet sur Nobunaga. Sans attendre qu'il puisse reprendre ses esprits, Yuya fila le plus vite possible. Elle détala loin de lui.
La jeune femme blonde venait d'atteindre son appartement. Elle avait claqué la porte si brutalement que Sakuya arriva en courant. Elle avait les cheveux trempés, un sèche-cheveux à la main et une brosse dans l'autre, dans son pyjama en flanelle jaune pastel. Elle tenait entre son épaule et son oreille son portable. Elle était en conversation avec Kyoshiro. La jeune brune se dépêcha de poser sa brosse sur la commode près de l'entrée et de récupérer son téléphone de sa main libre. Elle retira son téléphone de son oreille pour parler avec la blonde. Elle constata l'apparence de la blonde. Cette dernière était dépareillée comme si quelqu'un l'avait agressé, ou bien qu'elle avait du se rhabiller en express après avoir été prise sur le fait.
"Ça va Yuya ? S'enquit sa sœur, en la voyant si livide.
- Oui... je… je… je vais… bien… rien de particulier , réussit-elle à répondre d'une petite voix.
- Tu es sûre ? Tu sembles… comment dire… apeurée. Informa la brune, en jaugeant la réaction de sa petite sœur."
La serveuse abandonna sa sœur à l'entrée, avec sa réflexion. Son mutisme en disait beaucoup sur la situation et son visage plus pâle que pâle. La jeune femme entra dans sa chambre, les yeux rivés sur son tapis. Elle avait l'impression de voir son monde s'écroulait en une soirée. Elle avait un don pour attirer les mauvais garçons. Le portable de Yuya vibra deux fois avant de s'arrêter. Un clignotement indiquait qu'elle avait reçu un SMS. La blonde s'empara de son téléphone et ouvrit le message. Son cœur se glaça en le lisant. Elle sentait son sang devenir un iceberg. Elle finit par lâcher le téléphone et s'écroula par terre sur les fesses. Son corps tremblait, ses jambes n'avaient plus la force de la soutenir. Un long frisson pénible et terrifiant remonta le long de son échine. Elle revit les yeux sombres et glacés de son voisin blond. Elle n'avait aucun mal à se rappeler la violence dont il avait fait preuve quant elle lui avait annoncé son refus. Les yeux émeraudes de la jeune femme se posa sur le message encore ouvert sur son portable. La peur et l'angoisse germait de cette graine, plantée dans son cœur.
"Tu es mienne maintenant ! Tu ne m'échapperas pas, peu importe où tu iras !
Oda N."
Bon comme vous l'avez constaté... l'action arrive enfin ! De la véritable action ! La raison même de cette fiction arrive ! Vous allez avoir envie de me tuer, de m'arracher la gorge et autres trucs... mais je vous ferai quand même rager dans les prochains chapitres ! Oda va montrer sa véritable nature ! Vous allez avoir ce que vous rêvez le plus : une Yuya qui matte un Kyo, un Kyo qui matte un Nobunaga et les mises en couples ! Sans oublier les jalousies et tout ce qui suit ! Les explications sur cette mafia dont vous n'avez entendu parler qu'une fois ! Enfin bref... plein de choses vous attend prochainement !
Et comme je vous fais baver en haut... je me calme pour la suite...
Alors pour le dîner, je pense que certains s'attendaient à plus, en faite j'avais prévu de quelque chose de plus grandiose... mais ça ne s'est pas passé comme prévu et c'est devenu ce que vous avez lu. Enfin il se passe quelque chose tout de même... Oda embrasse Yuya et elle s'enfuit toute chamboulée... ce qui amène à la suite, où il l'agresse et qu'elle prend conscience que c'est pas un type bien. C'était pour rendre Yuya moins stupide pour la suite. (comme on dirait : elle dormira moins conne cette nuit. XD) Et comme vous avez sûrement remarqué la fin. Oda va traquer notre petite Yuya, morte de trouille à l'idée de se retrouver avec lui à présent. Et tout ça pour... et je m'arrête là pour ne pas vous spoiler la suite ! Comme je suis cruelle ! XD Non mais vous le savez sûrement vu comment vous êtes très intelligents et que vous suivez ardemment ma fiction ! :D
Bon dans le prochain, on reverra le petit Sasuke ! On rencontrera la famille de Kyo et on répondra à une question de Neliia ! :D
Bisous !
