Note de l'auteure : J'ai failli parler des gamins Malefoy, dans ce chapitre. Faire un chap' sur eux, leur Maison, leurs craintes, leurs joies, leurs amis. Après tout, ils sont basiquement… Des OC. Ben oui, JKR ne nous donne aucune informations sur Scorpius, mis à part qu'il est blond ! On ne sait même pas s'il a une fratrie. Je me suis payé le luxe de lui en inventer une parce que, duh, je passe trop de temps sur Tumblr et que je suis tombée amoureuses de deux headcanons géniaux, l'un sur la sœur de Scorpius, l'autre sur son petit frère. Du coup, j'ai créé les deux.

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Enfin bref ! Les réponses aux reviews, tout d'abord !

Bien dit cat240 ! La glace peut faire mal, brûler, et tuer. La glace est dangereuse et magnifique, et c'est pour ça que c'est élément qui décrit le mieux Narcissa, je pense...

Salut, Guest-qui-n'a-pas-laissé-son-pseudo ! Oui, le chapitre sur les Serpentards peut être une vrai gifle en pleine figure. Mais j'aime assez ce chapitre sur Narcissa. Mais la bravoure de Narcissa n'est pas celle d'un Gryffondor, qui se jette dans la bataille par un coup de sang : c'est le courage d'un Serpentard, qui planifie tout. Ou peut-être celui d'une Poufsouffle, après tout, avec tant de loyauté...

Salut Yuuki ! Ouais, le coup de "comme on s'endort dans la neige", je me demandait si quelqu'un verrai la référence xD Anyway. Oui, le chiffre trois a une symbolique très importante. En magie, en mythologie, en religion, en politique antique (triumvirat, etc). Du coup, j'aurais eu des tonnes de truc à dire !

Hey Varbo93 ! Mwahahaha, Narcissa au pouvoir ! Comme couple, y a pas photo, je préfère Draco et Astoria. Mais Lucius et Narcissa ont également la classe. D'où ce chapitre x) Aaaaaah, quelle avalanche de compliments ! xD Merci, merci... Ma vision de Cissy est très inspirée de celle d'Ellana-san, donc si tu es intéressée par d'autres histoires dans le ême style, je te conseille d ela lire. Et Ellana-san écrit bien mieux que moi =D

Merci Majamaja ! Les sorciers ont une façon d'encaisser les épreuves très différentes des Moldus, ils fuient ou combattent ou font des concession, mais je doute que le suicide leur paraisse aussi évident qu'il l'est pour nous. Sinon Snape se serait jeté d'une tour assez vite... Enfin bref ! Contente que ça t'es plu ! Tu verra le Parfum ets assez spéciale, il y a un peu de Harry-bashing dedans, donc soit préparée x)

Salut Blackbiiird (avec trois "i" ! xD) ! Ouais, je me suis souvent demandée comment Voldemort avait rassemblé les Mangemort. Avery et ses potes de Poudlard, d'accord : mais les autres ? Il ne pouvait pas promouvoir le Purisme sans qu'on lui demande son arbre généalogique, à moins d'avoir DEJA de la crédibilité. Et du coup... C'est là que les Malefoy entrent en scène x)

Hey Barbiemustdie ! J'adore ton pseudo x) Ouais, je suis une accro à Tumblr, une fan de fandom, y compris SuperWhoLock (même si j'avoue ne pas avoir regardé la dernière saison de Doctor Who...). OUI JE SUIS UNE FAN DE SUPERNATURAL ET UNE POTTERHEAD, MA VIE EST FOUTUE. T'inquiète ton commentaire n'est pas confus du tout, enfin si un peu mais confus d'une bonne manière !x) J'espère que la suite de cette fic va te plaire alors x)

Merci Lulu-folle ! Oui, faut donner un peu la parole aux Serpy, les pauvres... Ils ont souffert aussi !

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Voilà x) Dans ce chapitre, je vais donc surtout parler des Malefoy qu'on connait bien, c'est à dire Lucius, Narcissa, Draco. Et un peu les gamins, parce que je suis faible, et que j'ai cédé XD Et comme vous l'avez deviné par le titre…. Leurs rapports avec Harry Potter sont à l'honneur ! Enjoy x)

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Disclaimer ! L'inspi du kiwi :

« Les Survivants », ( , Alixe) pour la huitième année à Poudlard.

Un post (Tumblr, inexorablyacademic) concernant les relations d'Harry et Narcissa.

Un post (Tumblr : scaredpotter, ave-aria, et fastpacedfreefall) concernant le jeu à boire des Serpentards.

« naive: in defense of hannah abbot », (AO3, dirgewithoutmusic) pour l'indignation de Callistia.

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Harry et les Malefoy

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Harry Potter eut, toute sa vie, une relation complexe avec la famille Malefoy. Il les haït, les méprisa, les prit en pitié, leur pardonna, les apprécia. Pas forcément dans cet ordre, pas tous les trois, et pas tous de la même façon. Oui, on peut le dire, c'était une relation compliquée.

La relation des Malefoy avec lui était encore plus compliquée.

Ils entendirent son nom pour la première fois au début de novembre, juste après ce jour fatidique d'Halloween (avant, il n'avait été que « l'enfant des Potter »). Ils entendirent son nom et ils pensèrent miracle : ils entendirent son nom et ils pensèrent absurdité, impossibilité. Ce n'était qu'un enfant, comment aurait-il pu tuer le plus grand mage de tous les temps ? Comment était-ce possible ? Où était-il ? Qui avait des réponses ? Que s'était-il passé ?

Ils entendirent son nom et retournèrent leur veste, Lucius plaidant l'Imperium, Narcissa larmoyant à ses côté, avec le petit Draco dans ses bras. Ils firent comme tout le monde, dirent que c'était une chance qu'il ait été là, un vrai miracle. Ils firent comme tout le monde, et le cherchèrent activement en secret. Harry Potter avait tué Lord Voldemort. On ne pouvait pas le laisser dans la nature. Avec des Moldus ! Et si Potter était le futur Seigneur des Ténèbres ? Quelle était sa puissance ? Où était-il caché ?

Ils le trouvèrent, bien sûr. Des sorciers l'avaient croisés ici, là, ailleurs : ils lui avaient parlés, lui avaient serré la main. Lucius ouvrit ses oreilles durant des années, mais c'est près de sept ans plus tard, complètement par hasard, qu'il réussi à obtenir un indice majeur et trouva le magasin où un certain Dedalus Diggle avait salué Harry Potter (pour ensuite s'en vanter dans tout le Chemin de Traverse). Il vit un gamin en loques, maigre et mal nourri, à l'air craintif et misérable. Il rentra chez lui estomaqué, et incroyablement pensif.

– Il a l'air miteux et commun, dit-il à Narcissa. Vêtu comme un elfe de maison et maigre comme un clou. J'attendais mieux du Garçon-Qui-A-Survécu.

Narcissa eut l'air soucieuse. Harry avait huit as, l'âge de Draco. Lucius pensait à un sorcier en devenir, un élément nouveau dans le jeu : Narcissa était une mère, et elle pensait à un enfant. Bien sûr, Narcissa était quelqu'un de froid, pas une mère Weasley, alors elle ne s'imagina pas un bambin ayant besoin d'aide (ce qu'Harry était). Elle pensa plutôt à un héros sorcier tenu dans l'ignorance, à un individu assez jeune pour être abusé et manipulé.

– Tu penses que ses Moldus pourraient le maltraiter ? Ne pas lui donner assez à manger ? Quel genre de nourriture peuvent-ils bien donner à ce pauvre garçon, d'ailleurs ?

Lucius pensa au gamin ébouriffé, triste et squelettique qu'il avait aperçu. Il pensa aux vêtements trop grands et à ses yeux trop sombres, à ses épaules maigres et à sa clavicule qui se dessinait de façon douloureuse par le col béant de la loque qu'il portait en guise de T-shirt.

(L'histoire n'aurait pas du tout été la même si Lucius avait dit à Narcissa ce qu'il avait vu).

Mais Harry Potter avait tué le Seigneur des Ténèbres. Et oui, Voldemort avait été un maître cruel, autoritaire, violent, colérique et au Doloris facile : mais il avait aussi été un homme charismatique, brillant, qui promettait gloire et justice pour les vieilles lignées, et qui avait jadis aidé Lucius à épouser Narcissa alors que Rosier ambitionnait de faire de même. Alors Lucius émit un reniflement de dédain et déclara :

– Non, il avait juste l'air pouilleux d'un Moldu. A vivre parmi eux, il n'y a rien d'étonnant.

Narcissa accepta cette réponse, et changea de sujet.

Puis Draco alla à Poudlard et dans ses lettres, Harry Potter sonnait comme une injure. Narcissa et Lucius lisait les lettres de leur fils, ils lisaient le nom du Survivant et entendaient rival, ils entendaient voleur, ils entendaient traître. Parce que Draco était un petit crétin qui pensait que tout lui été acquis, il pensait que Potter manquait d'honneur et de dignité ou même juste de décence, pour avoir osé refuser sa main.

(L'obsession de Draco avec Potter faisait beaucoup ricaner ses condisciples. En cinquième année, les Serpentard avaient inventés un jeu à boire dans leur salle commune, où ils prenaient un shot de Whiskey Pur-Feu à chaque fois que Draco Malefoy parlait d'Harry Potter. Ce jeu resta surtout dans les mémoires comme l'occasion où Mme Pomfresh avait du sauver tout le dortoir d'une intoxication alcoolique.)

(Le lendemain, la salle commune était incroyablement silencieuse car tout le monde était ivre mort, mais de temps en temps, au milieu des élèves affalés sur les canapés et les coussins, l'un d'eux regardait dans le vague avec un ricanement. Ou, marmonnant de la voix la plus dédaigneuse et hautain qu'ils pouvaient, ils reniflaient POTTER d'un ton vindicatif, générant un fou-rire qui parcourait la pièce comme une vague.)

(Severus Snape interdit ce jeu dans la semaine, au grand énervement de Draco qui devint tout rouge et se mit à marmonner que c'était de la faute de Potter, ce qui eut pour effet que tous ses condisciples burent une gorgée d'alcool, et ils furent tous collé par leur Directeur de Maison exaspéré).

Lucius et Narcissa, eux, ne rigolaient pas. Enfin, pas beaucoup.

Très tôt, ils cessèrent cependant de sourire. Ils lisaient entre les lignes et fronçaient les sourcils. Harry Potter n'était pas dangereux, mais il était à Gryffondor, ignorant et gavé des âneries des Moldus : il était le pion parfait pour Dumbledore.

A la fin de la première année, quand Draco parla de l'humiliation de Serpentard (car oui, c'était une humiliation, la Grande Salle était décorée à leurs couleurs et ils faisaient déjà la fête, mais Dumbledore leur avait retiré tout ça d'un coup pour des raisons qu'il n'avait même pas expliqué, et c'était tout bonnement cruel de la part d'un professeur : et puis, que pensait-il accomplir, à par graver dans le cœur des Serpentards une rancune durable à l'encontre de Potter et sa clique ?), Lucius et Narcissa échangèrent un bref regard. Peut-être Harry Potter était-il un élément à surveiller après tout.

A la fin de la deuxième année, il y eut le journal, une brève angoisse de Lucius, puis Dobby, la chaussette, l'elfe libre, la colère. Le gamin les avait roulés. Les Malefoy commencèrent à se dire qu'il n'était pas un pion, après tout.

A la fin de la troisième année, après le loup-garou et le traître à son sang évadé d'Azkaban, et le récit furieux que leur fit Snape (il avait de la peine à articuler tant il était en colère), Narcissa et Lucius révisèrent leur opinion. Potter n'était pas un pion. Il était un cheval fou, qui semait le chaos partout où il passait. Il en était d'autant plus dangereux.

A la fin de la quatrième année, une année d'angoisse pour les Malefoy qui voyaient la Marque de Lucius s'assombrir, Voldemort revint. Tandis que son mari essayait de faire amende honorable et crachait sur cette vermine de Potter qui leur avait échappait, Narcissa songea à ce garçon aux yeux vert qui ferait sans doute des cauchemars de cette nuit : elle songea au Seigneur des Ténèbres qui allaient les faire replonger dans l'obscurité et l'horreur : et elle pria pour un second miracle.

A la fin de la cinquième année, une année qui s'était pourtant annoncée tellement bien, les espoirs de Narcissa s'écroulèrent. Potter gâcha tout, avec son combat et ses rêves et cette stupide prophétie, et Lucius fut arrêté, emprisonné. Alors quand ils entendaient le nom d'Harry Potter, les Malefoy grinçaient des dents et entendaient ennemi.

A la fin de la sixième année, les Malefoy n'avaient guère le temps de penser à Harry Potter. Lucius et Narcissa faisaient profil bas, Draco avait disparu on-ne-sait-où. Mais, quand leurs pensées s'égaraient vers le Survivant, Lucius reniflait avec dédain, Draco grimaçait avec colère, et Narcissa soupirait, impassible. Ils entendaient son nom et ils pensaient condamné.

A la fin de la septième année, alors que Tom Jedusor était mort et qu'aucun d'entre eux n'était à Azkaban, les Malefoy se serraient les uns contre les autres sans arriver vraiment à y croire. Partout les gens scandaient le nom d'Harry Potter : et, comme seize ans plus tôt, ils entendaient miracle.

Il y eut une année supplémentaire, ou plutôt tout le monde redoubla. McGonagall reprit son poste de Directrice, bien qu'il sembla que ce fut à regret. Harry Potter revint à l'école, lui aussi : le Ministère le voulait hors de ses pattes pendant qu'ils purgeaient leurs rangs. Draco et Harry ne s'adressèrent pas la parole cette année-là. Harry se faisait tout petit, essayant d'éviter la foule : et Draco était bien trop occupé à défendre les Serpentards. Harry assista aux procès, en défendit quelques-uns. Il ne s'exprima pas au sujet de Lucius Malefoy (mais Lucius se sauva tout seul, s'en tirant ave une sentence d'exil temporaire qui était incroyablement légère compte tenue de ses crimes), mais il soutint fermement que Narcissa lui avait sauvé la vie dans la Forêt Interdite, que Draco l'avait aidé au manoir Malefoy, et ce fut sans doute ce qui leur épargna à tous les deux une peine quelconque. Leur disgrâce aux yeux de Voldemort avait également joué en leur faveur… Mais bref, cette année-là, Harry et les Malefoy ne se parlèrent pas : Draco ne le mentionna même pas dans ses lettres.

Pour la première fois, les Malefoy ne savaient pas vraiment avec quel qualificatif associer le nom d'Harry Potter.

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Après la guerre, les lignes étaient brouillées.

Draco Malefoy se tint à l'écart des Gryffondors le plus possible. Il partit en voyage durant un an, revint. Il sortait avec Astoria, parce qu'elle avait vécu la même réalisation douloureuse que lui, et qu'il avait toujours eut un faible pour les filles qui ne se laissaient pas marcher sur les pieds. Deux ans après, ils se fiancèrent. Deux ans après, ils se marièrent.

Une invitation officielle fut envoyée à Potter, parce que tout le monde le faisait. Mais le Survivant ne se montra pas, au grand soulagement de Draco et Lucius.

En fait, Draco et Harry réussirent à ne pas se croiser pendant presque cinq ans. Même chez Andromeda (et pourtant, Merlin savait que la vieille Black était constamment harcelée de Weasley soucieux de la santé du petit Teddy), et même sur le Chemin de Traverse (où Narcissa, elle, croisait fréquemment le Survivant). Mais non, la catastrophe fut évitée pendant des années.

Ils se croisèrent au Chaudron Baveur, par hasard. Hannah Abbot y était devenue serveuse. Draco n'avait jamais fréquenté de Poufsouffle avant. Mais Hannah avait une serre sur le toit du pub, et elle en avait parlé à Luna, qui l'avait dit à Blaise, qui l'avait répété à Draco. Et comme Draco était tenté de faire des expériences en Potions, et cherchait à se procurer certaines racines… Il était venu une fois, puis deux, et la troisième fois Hannah et lui s'étaient mis à parler Quidditch et Draco avait commandé une deuxième Bièraubeurre juste pour discuter. C'était lors de leur huitième rencontre que Potter était tombé sur eux. Draco et Hannah parlaient de Dumbledore et de son favoritisme pour les Gryffondor, et Harry avait sans doute entendu bon morceau de conversation avant de s'avancer. Il faisait la tronche. Draco avait seulement haussé un sourcil :

– Potter.

– Malefoy.

– Ça ne changera jamais, avait soupiré Hannah. Harry, une Bièraubeurre ?

Draco esquissa un sourire en coin, puis se leva, paya sa commande et dit à Hannah qu'il pouvait passer la semaine prochaine, mais pas ce week-end, Zabini revenait de voyage. Hannah lui avait demandé avec intérêt si Blaise sortait avec Luna : visiblement, ces deux-là s'écrivaient, et il fallait être plutôt bien accroché pour répondre aux lettres de Luna. Draco avait quitté le Chaudron Baveur avec, dans la tête, l'image dérangeant d'un hypothétique enfant Zabini-Lovegood, qui aurait eu la peau sombre, des radis aux oreilles, et aurait discuté de Nargoles en préparant des poisons.

(Luna et Blaise étaient juste bons amis. Une amitié totalement inexplicable, qui perdura presque toute leur vie).

Draco et Harry se recroisèrent, de temps à autres. Ils échangeaient un bonjour, un au revoir, et c'était tout. Aux Weasley, Draco évitait de parler, tout simplement. Par gêne ou peur, il n'aurait pas su dire.

Harry et Draco se revirent à cause de Teddy. Parfois, les Weasley accompagnaient Andromeda à la gare : mais pas souvent, car ils devaient gérer leurs travails, leurs enfants, leurs familles. Du coup, Narcissa venait avec sa sœur : et souvent, Draco l'accompagnait. Ça aurait du être une de ces fois-là. Teddy avait quinze ans, et rentrait chez lui pour les vacances de Pâques : Andromeda devait le ramener chez elle toute seule. Mais Harry Potter avait obtenu un jour de congé, et il mit les pieds sur la Plateforme 9 ¾ juste à temps pour voir un Teddy exultant (et blond platine) se jeter au cou de Draco dont les genoux plièrent sous le poids. Le sourire d'Harry se figea sur ses lèvres.

Ils étaient tous là : Andromeda, Narcissa, Draco, Astoria, le petit Scorpius de huit ans, Callistia âgée de six ans, et le petit Orion de trois ans que sa mère tenait dans ses bras. Teddy passait de l'un à l'autre, ravi, détaillant en long et en large son dernier match et comment un coup adroit de sa part avait fait sauter le Souaffle des mains d'un joueur de Serdaigle, et permit à Poufsouffle de se qualifier pour les finales.

Le moment où les Black virent le Survivant fut plutôt tendu.

Puis Andromeda haussa les épaules et dit qu'ils n'avaient qu'à tous venir chez elle. Teddy acquiesça avec joie et, pour marcher, fit monter Callistia sur ses épaules. La fillette ressemblait beaucoup à sa mère, avec ses cheveux châtain clair, ses joues rondes, et ses longs cils : et elle riait aux éclats, perchés sur les épaules de son cousin. Harry les suivit d'un pas prudent, se demandant si c'était une famille ou un nid de serpents.

Chez Andromeda, ils s'assirent, prirent le thé, brisèrent la glace. Finalement, ça se passa bien. Ils firent des suppositions sur les notes de Teddy, sur ses projets d'avenir, discutèrent de leurs enfants. Astoria avait été plus ou moins amie avec Ginny : elle demanda de ses nouvelles, parla des leurs fiasco en classe de Potions. Draco et Harry ne devinrent pas amis, loin de là : mais à partir de ce jour, leurs relations se détendirent considérablement. Il faut dire que la présence d'Andromeda, de Narcissa et d'Astoria (que Ginny appréciait beaucoup) aidait pas mal.

Ce fut quelques années plus tard qu'Harry et Draco se rapprochèrent. Ils étaient à la mi-septembre et, deux semaines plus tôt, le Choixpeau avait envoyé Scorpius Malefoy et Albus Potter dans la même Maison. Draco était allé au Chaudron Baveur ce jour-là, et Hannah lui avait tendu une embuscade, l'asseyant de force sur un tabouret pour se mettre à lui parler du grand signe d'espoir que c'était, de voir un Malefoy et un Potter dans la même Maison : et Draco, résigné, était en train de l'écouter parler d'unité et de pardon et de possibilité que changement de sexe pour un futur mariage (Hannah parlait beaucoup à Luna et ça se voyait), quand elle fut interrompue par un reniflement amusé. Harry Potter les écoutait, visiblement hilare, et Draco lui lança un regard mauvais.

– Je suis sûr que c'est de ta faute.

– En partie, admit le Survivant. J'ai dit à Al qu'il pouvait aller où il voulait.

– Déçu qu'il ne soit pas à Gryffondor ? railla Malefoy.

Potter tira une tête de six pieds de long et Draco sourit, amusé. Puis, sur un coup de tête, il écarta la chaise d'en face d'un coup de pied, et fit signe au Survivant de se joindre à aux. Les sourcils de Potter se haussèrent jusqu'en haut de son front, mais il prit place.

– Ne fais pas cette tête, ricana Draco. Au moins, ce n'est pas Poufsouffle.

– Fait gaffe à ce que tu vas dire ! menaça Hannah.

– Non non, se rattrapa Draco. C'est simplement que le gamin Potter n'a absolument pas le teint approprié pour porter du noir et du jaune ! Pas vrai ?

Harry, qui venait de prendre une gorgée de Bièraubeurre, s'étrangla de rire. Hannah aussi. Draco sourit d'un air suffisant, et enchaîna sur une blague sur les teints qui portaient bien le vert.

Harry et Draco ne devinrent jamais vraiment amis. Pas comme Harry et Ron, Luna et Neville, Daphnée et Tracey : ou même comme Ginny et Astoria. Mais ils finirent par entretenir une relation cordiale, à se saluer avec un sourire poli quand ils se croisaient, et à discuter de façon animée sans s'envoyer de sorts. Au fil du temps, Draco finirait par respecter les Gryffondors et acheter des cadeaux à ses enfants chez Weasley&Weasley, mais il faudrait des mois, des années pour ça.

Eh oui. Je vous avais bien dit que la relation des Malefoy avec Harry Potter était compliquée.

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Lucius Malefoy et Harry Potter se parlèrent si peu que l'un et l'autre pouvait confortablement prétendre qu'en fait, ils ne s'adressaient jamais la parole, au point de douter de l'existence de l'autre. Mais il faut l'admettre, ils se croisèrent à plusieurs occasions.

Sur le Chemin de Traverse, deux ou trois fois. Au Ministère, à une ou deux occasions par an. Sur le quai du Poudlard Express, quand les Potter, les Weasley et les Malefoy montaient dans le train rouge ou en descendait.

Six mois après le retour d'exil de Lucius Malefoy, une lettre anonyme révéla aux Aurors la cachette de Greyback. Il ne fallut pas longtemps aux Aurors pour appréhender le loup-garou. Ils vérifièrent néanmoins qui avait envoyé la dénonciation : c'était Lucius. Le Sang-Pur avait visiblement des comptes à régler avec le prédateur crasseux et sadique qui avait rôdé dans son manoir durant des mois. Geryback, durant son interrogatoire, avoua crûment qu'il aurait bien aimé mâchouiller un bout de la jolie Narcissa. Après ça, Lucius avait toute l'approbation des Aurors qui avaient arrêté le loup…

(Et malgré leur agacement, Ron et Harry ne pouvaient qu'acquiescer. Si Greyback avait fait ce genre d'insinuation sur Hermione ou Ginny, ils auraient fait bien pire qu'une dénonciation anonyme).

Une fois, durant la carrière d'Auror d'Harry, il vit Lucius Malefoy dans l'Allée des Embrumes et le suivit, avec son coéquipier. Manque de chance, quelqu'un les repéra et leur jeta un sort de magie noire qui se mit à ronger le pied du coéquipier de Potter. C'était un petit jeune, un Auror du nom de Joey Cole qui pleurnichait de douleur et d'horreur tandis que sa jambe de pantalon pourrissait et tombait, révélant sa cheville, puis son mollet qui se gangrénaient…

Lucius se garda bien de s'approcher (Harry aurait jeté un sort à quiconque s'avançait trop), mais il vit l'occasion de bien se faire voir, et la saisit. Il déclara posément à Harry que c'était un sort noir et qu'il fallait couper le membre infecté avant que ça ne remonte jusqu'aux organes vitaux. Non, Potter, les secours ne vont pas avoir le temps d'arriver ! Le Transplanage achève les victimes de ce sort : faites ce que je vous dis !

Harry s'exécuta, le cœur au bord des lèvres. Lucius avait eu raison, comme le confirmèrent plus tard les analyses des Aurors et de St Mangouste, et Joey Cole fut sauvé, bien qu'il eu désormais une jambe de bois. Si Harry remercia Malefoy avec raideur et à contrecœur, Joey, lui, fut beaucoup plus reconnaissant, et ne comprit jamais la réticence d'Harry à donner une seconde chance au Mangemort.

Mais c'était comme ça. Harry et Lucius ne se parlaient pas, point. Ils se croisaient et se saluaient de loin, mais ils ne se parlaient pas. Il y avait des choses qui ne se pardonnaient pas. Le corps minuscule et livide de Ginny dans la Chambre des Secrets, le rire des silhouettes encagoulées dans le cimetière, les sorts qui fusaient au Ministère, Sirius tombant à travers le voile, non, non, ça, Harry ne pouvait pas pardonner. Des secondes chances, il pouvait en donner : mais Lucius avait eu la sienne des années plus tôt, quand Voldemort avait touché la Marque de Pettigrew dans ce cimetière désolé, et il ne l'avait pas prise.

Harry ne vint pas à son enterrement.

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Des trois Malefoy (et plus tard, des sept, en comptant Astoria et ses enfants), c'est Narcissa qui a la relation la plus complexe avec Harry Potter.

Contrairement à Draco, elle n'avait pas passé sept ans dans la même école que lui, à le connaître et à le haïr. Narcissa, quand elle songeait à Harry Potter, songeait à une image, une idée plus qu'à une personne. Elle n'avait commencé à penser à Harry Potter comme à un individu à part entière, avec ses peurs et sa souffrance et sa jeunesse, que lors de la Bataille de Poudlard. Lorsqu'elle l'avait vu s'avancer vers Voldemort et offrir sa vie pour celle des autres.

Elle lui sauva la vie, Harry lui permit d'échapper à la prison, et ce fut la source entre eux d'une amitié que tout le monde considérait surréaliste.

Narcissa lui écrivit une lettre de remerciement, Harry lui répondit que ce n'était rien, et lui parla d'Andromeda : Narcissa répondit, et ce fut le début d'une correspondance constante. Par l'intermédiaire des lettres, Narcissa apprit le sort de Lupin et Tonks et de leur fils, et ce qui s'était passé dans la Salle Sur Demande. Par les lettres, Harry apprit alors les menaces de Voldemort, la menace que Greyback faisait peser sur eux en rôdant dans le parc, la honte quand Narcissa volait dans sa propre cuisine pour nourrir les prisonniers que Queudver délaissait.

Narcissa lui conseilla des boutiques de vêtements qui garantiraient sa discrétion (Mme Guipure laissait ses clients bien visible par sa vitrine, pour se faire de la publicité). Harry lui dit qu'il avait hérité de Square Grimmauld : Narcissa lui dit qu'Andromeda en profiterai mieux qu'elle-même. Sur ce point, Harry approuva de tout cœur. Comme Andromeda ne voulait pas qu'on lui fasse la charité, Harry offrit donc la maison au petite Teddy. Ironiquement, quelques années plus tard, Teddy offrirait la maison à Draco et Astoria.

Narcissa parla à Harry des coutumes de Sang-Purs, et quand elle lut dans un magazine qu'il sortait avec Ginny Weasley, elle fit quelques sous-entendus sur les traditions sorcières concernant la demande en mariage et les formes à respecter. Heureusement, d'ailleurs. Harry ne savait même pas qu'il fallait offrir une bague lors des fiançailles !

Quand Harry quitta Poudlard et entra en apprentissage chez les Aurors, tandis que Draco partait voyager, le jeune Potter et la mère Malefoy continuèrent à s'écrire, sans doute encore plus qu'avant. Narcissa, en un an, était devenue une sorte de tutrice des coutumes Sang-Pures pour Harry Potter.

Ce fut elle qui recommanda à Harry prendre des cours de danse, pour faire illusion au moins, durant les galas du Ministère. Ce fut aussi elle qui lui conseilla de faire l'inventaire de son coffre à Gringotts, s'il ne l'avait pas déjà fait, et de s'aplatir devant les Gobelins s'il ne voulait pas se faire interdire l'entrée à la banque (des guerres avaient été déclenchées pour moins qu'un cambriolage !). Ce fut elle aussi qui lui conseilla telle ou telle boutique quand il demandait conseil pour acheter des manuels, des artefacts, etc.

Ils se croisèrent sur le Chemin de Traverse, un matin de décembre. Draco était toujours à l'étranger, ça faisait presque six mois : Harry était en apprentissage depuis quatre mois. Ils se regardèrent, incertain, puis Harry la remercia pour ses conseils et ils entamèrent la conversation. Aussi simplement que ça.

Ils se croisèrent deux autres fois par hasard, avant de se donner rendez-vous. C'était pour quelque chose d'insignifiant : acheter une robe neuve et des gants protecteurs. Le rendez-vous suivant consista en une visite de tous les tailleurs convenables pour un sorcier du rang du Survivant, et qui étaient capables d'être discrets et rapides. Au troisième rendez-vous, ils finirent au restaurant, à discuter Quidditch et dragons.

Oui, pour nombre d'entre eux, leur amitié était surréaliste.

Harry emmenait Narcissa à dîner, elle l'emmenait faire du shopping et lui donnait des conseils financiers. Ils allaient voir des matchs de Quidditch ensemble. Les journaux à scandales prirent deux ou trois clichés d'eux marchant côté à côte, où d'Harry offrant galamment son bras à la Sang-Pure, et firent les hypothèses les plus délirantes. Narcissa apprit à Harry à gérer les calomnies des journaux : en leur faisant un procès, ou en les menaçant d'en faire un.

(Harry menaça donc la Gazette de manière presque hebdomadaire, et avec une grande jubilation).

Quand Harry allait voir Teddy, Narcissa était généralement là, discutant avec Andromeda ou feuilletant un magazine, ou un grimoire. Lorsqu'Harry avait des examens à passer pour son apprentissage d'Auror (en Tapinois, Métamorphose, Culture Générale), Narcissa venait chez lui pour le faire réviser. Harry habitait dans un petit appartement non loin du Ministère : il ne voulait pas s'imposer au Terrier, et Square Grimmauld appartenait à Teddy désormais. D'ailleurs, quand il se marierait, il voulait que Ginny et lui s'achètent une maison à eux, qu'ils choisiraient ensemble et à laquelle ne serait associé aucun bon ou mauvais souvenir : un endroit à eux pour prendre un nouveau départ.

Quand Harry visita des maisons dans le monde Moldu pour les montrer plus tard à Ginny, d'ailleurs, il demande l'avis de Narcissa. Elle plissa bien le nez, au début, mais fut agréablement surprise par la propreté et la taille de ces logements. Ce fut elle qui conseilla à Harry d'avoir une grande maison, avec cinq ou six chambre, parce que même si elle voulait bien comprendre qu'il soit modeste, il n'imaginait quand même pas qu'avec une belle-famille aussi nombreuse il n'aurait pas besoin de chambres d'amis, non ? Harry se rendit à cet argument, et plus tard, quand il se retrouva avec trois enfants et un filleul invité à vie chez lui, il se dit qu'il avait bien fait d'écouter la Sang-Pure.

Plus tard, alors que Draco était revenu au manoir Malefoy pour laisser Square Grimmauld à son fils aîné qui allait fonder une famille, Narcissa et Harry étaient toujours en contact. Ils ne cessèrent jamais vraiment de l'être, et au cours des années la désapprobation des Weasley se tarît. Ginny et Astoria s'entendaient très bien, et Scorpius et Albus étaient devenus inséparables : ça aidait.

Une ou deux décennies plus tard, Harry et Narcissa prirent l'habitue de se retrouver pour prendre le thé. Chez Harry, parfois : chez Narcissa le reste du temps. Le manoir avait beaucoup changé, les Malefoy ayant trop de mauvais souvenirs associés à leurs vieux meubles et leurs couloirs glacés. Des tapisseries, de nouvelles fenêtres et un mobilier plus récent, ça vous changeait une maison. Narcissa aveint craint de réveiller chez son ami de mauvais souvenir, mais Harry approuva totalement son choix de re-décoration, et petit à petit, ils prirent l'habitude de prendre le thé dans le petit salon à l'étage chez les Malefoy. A l'occasion, quand il s'était disputé avec Ginny et n'osait se rendre chez un des Weasley, Harry venait demander l'asile chez Narcissa. Il ne croisait jamais Lucius : celui-ci savait ce qui était bon pour lui, et restait hors de son chemin.

(Un jour, des années, des décennies plus tard, alors qu'ils avaient tous les cheveux blancs ou grisonnants, Draco descendit à la cuisine pour houspiller les elfes et se faire un thé, et tomba sur Narcissa et Harry, en pantoufles, buvant une tisane. Il pique une crise digne d'un gamin durant cinq bonnes minutes, puis poussa un lourd soupir et se joignit à eux, tandis que sa mère et son vieux rival ricanaient. Les trois petits vieux discutèrent donc Quidditch, Ministère et intrigues politiques jusqu'au petit matin).

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Les rapports d'Harry avec les enfants de Draco furent moins tendus que ceux qu'il avait eu avec leurs père et grand-père, mais l'Auror se montra néanmoins très circonspect. Les gamins Malefoy, eux aussi, étaient prudents. Les Weasley étaient des anti-Serpentards notoires et plusieurs d'entre eux, notamment Hugo Weasley, ne faisaient pas mystère de ce qu'ils pensaient de la famille Malefoy.

(Hugo se fit d'ailleurs violemment engueuler par sa mère quand elle entendit les horreurs qu'il racontait, et quand le petit garçon se défendit en disant qu'il avait entendu George dire ça un soir où il avait un peu picolé, ça brouilla George avec le reste de sa famille pour trois semaines).

Scorpius, prudent et calculateur, tourna autour du pot aussi longtemps qu'il le pu avant de rencontrer Harry Potter. Seulement, il eut bien un moment où il céda à l'insistance d'Albus Potter, lors de sa quatrième année. Et finalement, ça ne se passa pas si mal, et quand Ronald Weasley fit mine de parler de furets, Harry lui écrasa le pied en catastrophe pour le faire taire. C'était inutile, Scorpius connaissait l'histoire : mais il apprécia l'effort.

Il était bien trop tôt pour se mettre à parler de ce malencontreux sort de Crache-Limaces.

Callistia rencontra Harry Potter dès sa première année, au mois de mars. Les Aurors embarquaient un septième année de Gryffondor et Harry Potter s'écarta du groupe quelques instants, pour dire à Callistia qu'elle avait été un héros, qu'elle avait été très brave. Callistia ne dit rien, mais elle rageait. De tous les mots qu'il pouvait choisir, il avait dit brave. Vraiment, M. le Survivant ? Vous avez des milliers d'adjectifs possibles, et vous choisissez d'utiliser brave ? Est-ce que pour vous, un héros ne pouvait être qualifié qu'avec des mots de Gryffondor ?

Elle se contenta de dire avec autant de venin qu'elle le pouvait : peut-être qu'un jour ce genre de job sera confié à des adultes compétents, pas à des enfants de onze ans.

(Après ça, les Malefoy et les Black et même les Weasley lui envoyèrent des chocolats pendant des semaines. Elle les partagea avec Scorpius et son dortoir).

Orion n'avait aucune raison de rencontrer Harry Potter, n'étant en cours avec aucun de ses enfants. Malheureusement (ou heureusement ?), ses meilleurs amis étaient Lorcan et Lysander Scamander, les enfants de Luna née Lovegood, et Harry passa à l'improviste chez elle un matin pour qu'elle l'aide à identifier une créature étrange trouvée chez un suspect.

Orion et Harry se saluèrent, et Potter eut l'air perplexe un bon moment. Il n'avait pas la moindre idée de qui était ce gamin.

Il ne réalisa l'identité du petit Malefoy que trois visites plus tard, quand l'un des jumeaux se demanda s'ils devaient demander de l'aide à Lily pour leur concours de poésie, et qu'Orion déclara d'un air absent qu'il ne valait mieux pas, si elle avait hérité du talent de sa mère. Du coup, tandis que tout le monde fixait Orion avec étonnement, le gamin regarda Harry bien dans les yeux et récita avec un mince sourire :

Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin

Les jumeaux s'écroulèrent de rire, et Harry ne se laissa plus abuser par l'air sérieux et innocent du cadet Malefoy. Plus jamais.

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A suivre !

Alors, vous avez sans doute deviné que Scorpius va être un cas à part, que Callistia va être mêlée à un événement grave (qui fera venir des Aurors !) durant sa première année, et qu'Orion a hérité des gènes Black de Sirius ! xD

Bon, et sinon ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Vous avez des idées, des suggestions, des commentaires ?