Note de l'auteure : J'ai eu l'idée, en pleine nuit (à deux heures du matin, et bien sûr il a fallu que je la développe : je vous laisse imaginer ma tête le lendemain en cours), de faire un chapitre sur les Maisons de Poudlard. Finalement, je vais faire un chap' par Maison. Après tout, il y en a, des choses à dire !

Je commence donc avec Gryffondor, parce que c'est la Maison la plus connue, que j'ai mes rancœurs contre elle, mais que comme plein de persos importants y sont allés, je vais pouvoir parler d'eux x) Sirius, Dumbledore et compagnie… Ça sera pour moi l'occasion de vous faire partager mes théories un peu fumeuses sur la rivalité inter-Maison, et sur mes réflexions sur la raison pour laquelle Serpentard s'est retrouvée écartée par les autres Maisons…

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Réponse aux reviews !

Salut Varbo93 ! Pour la réplique de Callistia, tu va comprendre... C'est un indice comme quoi il s'est passé quelque chose durant sa première année, un truc grave, et que Harry lui adit qu'elle était un héros. Ce qui évidemment a exaspéré Calli x) J'espère bien que Scorpius et Orion t'ont fait rigoler ! Surtout Orion, avec le poème du crapaud xDDD J'avoue, je me suis bien éclatée x)

Hey Majamaja ! xD Une Serpentard dans l'âme, je m'en doutais x) Narcissa et Harry devenant amis, l'idée m'est venue d'un post sur Tumblr. Et puis c'est quand même plus original qe le classique "les parents restent campés sur leurs positions mais Harry et Draco deviennent super-copain". Quant aux enfants Malefoy... Ils valent leur pesant de roquefort ceux-là xD

Oui Barbiemustdie, c'est CE headcanon ! Bien vu xD Et oui j'aurais aimé mettre des headcanons avec la wifi à Poudlard, mais je vous pas ce que les Malefoy feraient avec du wifi, alors... Et pour le headcanon avec le gamin de Serpentard, oui, je vois duquel tu veux parler aussi. Et pour le changement de sexe : vu que Scorpius est un mec et que le mariage gay sorcier est pas légal en Grande-Bretagne, Hannah envisage de faire de Scor une fille pour la marier à Al'. Tadaaaaam ! Et non y a plus de Black de non, mais il y en a de sang, et qui essaient de faire survivre l'héritage.

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Oui, y a pas eu beaucoup de reviews... Mais ça rend ces trois-là d'autant plus importante ! Surtout Varbo qui a deviné que le petit passage sur Callistia dissimulait un œuf de Pâque... Un indice quoi x)

Bref ! Du coup, le début de ce chapitre est une mini-leçon d'Histoire, s'inspirant d'autant faits canon que possible (surtout concernant Armand Malefoy), mais avec une bonne dose de suppositions aussi. Il faut bien combler les trous dans les idées de JKR !

Pour ceux qui me diront "oui mais Merlin est allé à Serpentard, ça veut dire que Poudlard a été fondée AVANT l'histoire du roi Arthur !", je vous dirais non, le wiki Harry Potter dit clairement que Poudlard a été créée en 922. Merlin a sans doute suivit les cours de Serpentard, mais pas en tant qu'enfant : il a dû rejoindre l'école dans sa vieillesse… CAR MERLIN ETS IMMORTEL VOUS NE POURREZ PAS ME CONVAINCRE DU CONTRAIRE !

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Disclaimer ! L'inspi du kiwi :

« Une cage de silence », ( , Ellana-san) pour une citation au sujet de Narcissa.

Un post (Tumblr, desert-revolution) sur la facilité avec laquelle Voldemort a recruté ses Mangemorts.

Un autre post (Tumblr, inconnu) concernant la Seconde Guerre Mondiale et les sorciers.

« Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité » ( ) pour le fonctionnement du Choixpeau.

« Renouveau », (ma fanfiction sur un UA de la nouvelle génération) pour le village de St Courlapin et pour Reginald Castle (oui, le petit Reg que mes lecteurs adorent xD).

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Gryffondor

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Les Malefoy n'avaient pas toujours eu le mépris de Lucius ou Draco envers la Maison de Gryffondor. A vrai dire, il y eut des Malefoy qui ont porté l'uniforme rouge et or. Des seconds fils, des cousins, des filles : mais aussi des héritiers. Septimus Malefoy épousa une Gryffondor, et l'un de ses enfants, Orestus, fut Répartit à Gryffondor également. Léo Malefoy, fils d'Armand Malefoy (le premier du nom à avoir mis les pieds en Grande-Bretagne) fut un Gryffondor. Ophéliana Malefoy, une sorcière célèbre pour avoir repoussé un dragon qui menaçait un village sorcier gallois, fut une Gryffondor. Et ils ne furent pas les seuls…

Jusqu'à l'apparition du Code du Secret Magique, qui entraîna l'adhésion des Malefoy à l'idéologie Puriste, on trouvait beaucoup de Gryffondor sur leur arbre généalogique. Moins que de Serpentard ou de Serdaigle, mais en tout cas plus de Poufsouffle.

La séparation entre les Maisons ne fut pas toujours ce qu'elle était du temps de Draco Malefoy. Jadis, après tout, les quatre Fondateurs enseignaient ensemble. Les élèves étaient répartis par spécialité : ceux qui voulaient apprendre davantage sur les Potions suivaient Serpentard, ceux qui étaient intéressés par la Métamorphose et la Divination suivaient Gryffondor (eh oui, Godric était passionné par la Divination), ceux qui préféraient Sortilèges et Histoire prenaient le même chemin que Serdaigle, et ceux qui se passionnaient pour la Botanique, les Runes ou les Créatures Magiques emboitaient le pas à Poufsouffle.

Déterminer la Maison des élèves se fit plus tard, au cours des années d'enseignement des Fondateurs. Ceux-ci se mirent à préférer avoir des élèves qui partageaient leurs idées, leurs passions. Pour Gryffondor, c'était la chevalerie, et les guerres Moldues dans lesquelles il n'hésitait pas à s'impliquer durant sa jeunesse. Pour Serpentard, c'était le monde sorcier dans son ensemble : la politique, les luttes seigneuriales de Sang-Purs, la création de grands sortilèges, les chasses aux sorcières.

C'est à partir de cette méthode-ci, et non plus d'une préférence pour une matière précise, qu'opère le Choixpeau. Il ne discerne pas véritablement l'âme de ceux qu'il interroge : même Serpentard, excellent Legilimens, ne pouvait donner à un objet les capacités d'un maître des magies de l'esprit !

Non, le Choixpeau est une sorte de miroir, qui reflète aux enfants les traits de caractère qu'ils possèdent. Ce sont les gamins qui se Répartissent eux-mêmes, en exprimant une préférence inconsciente (ou, parfois, consciente) pour une qualité ou une autre.

Pour répartir les élèves avant que le Choixpeau ne soit créé, les Fondateurs les observaient durant quelques mois avant de choisir ceux qui leur convenaient. Plusieurs fois, un gamin fut laissé à son compte, car aucun des Fondateur n'en voulait. S'il était de sang sorcier, c'était Serpentard qui s'en occupait : et il lui apprenait à ne plus jamais être laissé derrière. Si c'était un Né-Moldu, c'était Poufsouffle qui le prenait en charge : et elle lui enseignait à se moquer de l'opinion des autres et à ne jamais se décourager.

(Poufsouffle et Serpentard avaient beaucoup en commun, et étaient d'ailleurs cousins au second degré. Tous deux croyaient fermement en l'auto-amélioration et en l'achèvement du succès, que ça soit par la ruse ou le travail.)

(Serpentard et Poufsouffle ont aussi un autre point commun. Ne cherchez sous aucun prétexte la bagarre avec un membre de leur Maison. Jamais. Parce que si vous vous y risquez, l'intégralité de leur Maison vous tombera dessus toutes griffes dehors.)

Mais revenons à Gryffondor… Et aux Malefoy.

Armand Malefoy, fondateur de la Noble et Très Ancienne Maison des Malefoy en Grande-Bretagne, ne rencontra ni Helga Poufsouffle, ni Rowena Serdaigle, ni Salazar Serpentard : mais il rencontra Godric Gryffondor.

Godric était très vieux, mais il était toujours puissant, joyeux et charismatique. Il frappa à la porte du manoir Malefoy un soir, à la recherche d'un abri contre la tempête et de quelques renseignements. Godric, peu le savaient, avait quitté Poudlard à la fin de sa vie pour chercher Salazar, et arpentait toute la Grande-Bretagne dans sa quête.

Godric Gryffondor et Armand Malefoy, étonnamment, sympathisèrent tout de suite. Armand Malefoy, comme la plupart de sa famille après lui, n'avait rien contre les Moldus. Après tout, durant des siècles les Malefoy firent fructifier leurs affaires avec les non-sorciers ! Leur adhésion à l'idéologie Puriste date seulement de l'établissement du Code du Secret Magique, et a pour principale raison leur envie d'être bien vu par le Ministère de l'époque…

Armand et Godric devinrent donc de très bons amis, et Gryffondor passa près de trois mois au manoir. Armand Malefoy avait la bonne trentaine, était marié et avait une épouse enceinte, ainsi qu'un bon pactole et un manoir en construction. Il s'ennuyait ici, et envisageait alors de retourner à la cour du roi. Les disputes avec les nobles et les provocations en duel lui manquaient. Godric était vieux, très vieux (il avait plus de cent-cinquante ans), mais il riait de bon cœur et approuvait totalement. La bataille, l'ivresse et l'adrénaline, il n'y avait que ça de vrai !

Gryffondor reprit sa route avec un ami de plus, et la certitude absolue qu'Armand Malefoy aurait été Réparti dans la Maison des lions à coup sûr. Armand, lui, tint toute sa vie Godric en haute estime, et inculqua dans l'esprit de ses descendants un grand respect pour Gryffondor et ses valeurs.

Et, jusqu'à ce que l'idéologie Puriste donne naissance au secret magique et que les Malefoy décident de s'y joindre, ce respect perdura.

Le mépris des Malefoy pour la Maison de Gryffondor ne naquit qu'à la période de la Seconde Guerre Mondiale. Ce fut une sombre période pour le monde magique. La Première Guerre Mondiale avait été laide : la Seconde fut hideuse. Les Sang-Purs voyaient des bombes tomber du ciel, leurs champs ravagés, les villages désertés et le manque de nourriture se faisait sentir, certes : mais surtout ils voyaient leurs amis, leurs amants, leurs proches, leurs camarades de Maison, leurs voisins, ils les voyaient mettre des vêtements Moldus et dire « je vais me battre », et ne jamais revenir. Ils voyaient le monde Moldu leur arracher les Nés-Moldus mais aussi les Sang-Mêlés, leurs êtres chers, des sorciers.

Poufsouffle et Serdaigle pleurèrent les morts, Serpentard cria vengeance. Gryffondor, peuplée de nombreux Sang-Mêlés, était divisée et restait les bras ballants. Aucun Sang-Pur ne prit la tête de Gryffondor à ce moment-là, et cela scella leur destin. En effet, la Maison de Serpentard fut grandement insultée de ne pas être soutenue par les autres, et surtout par Gryffondor, habituellement la première à bondir au combat.

Il ne fallait pas s'étonner qu'après ce traumatisme, quand Voldemort parla de représailles, d'un monde plus sûr, où les Moldus ne leur prendraient plus rien de cher mais au contraire, qu'ils paieraient… Oh, comme il fut écouté ! Admiré, même.

Voldemort concentra ses efforts sur Serpentard. Il savait que le sentiment d'injustice était très fort chez eux (et chez Poufsouffle, aussi : mais les Poufsouffle étaient moins prompts au combat). Il charma, expliqua, planifia, et gagna des fidèles. Des fidèles réticents, prudents, certes : mais riches et respectés. Il suffit d'une pichenette (la fuite d'Andromeda, la demande de Lucius, leur marché), et la roue du destin se mit en branle.

Les choses auraient été bien différentes si les Malefoy ne s'étaient pas détachés de la Maison des rouges et or, un peu plus de trois cent ans plus tôt…

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Le premier Gryffondor de la famille fut Léo Malefoy, le fils ainé d'Armand Malefoy. Léo naquit trois mois après que Godric Gryffondor ait quitté le manoir d'Armand, laissant sur le patriarche une impression indélébile, et c'est sans doute cela qui lui inspira le nom de son fils.

Léo fut aussi, et c'est digne d'être noté, le premier Malefoy à mettre les pieds à Poudlard. Habituellement, les Sang-Purs enseignaient eux-mêmes la magie à leurs enfants, et beaucoup étaient encore réticents à envoyer leur progéniture à Poudlard. Mais Armand montra l'exemple en envoyant là-bas son héritier, Léo, afin d'honorer l'école de Godric.

Il eut trois frères et une sœur : deux allèrent à Serpentard, un à Poufsouffle, et la cadette finit à Serdaigle. Léo, quand à lui, fit honneur à son prénom et alla dans la Maison des lions, où il brilla par son talent en Métamorphose et en Sortilèges. Après Poudlard, il devint Auror et tua trois mages noirs notables, avant d'être tué dans son combat singulier avec un quatrième.

Il n'était pas marié, mais il avait une maîtresse, une Moldue de la haute noblesse (qui était également mariée à un Moldu, renforçant le scandale de cette liaison). Elle était enceinte de lui, à sa mort. L'enfant, une fille, ne fut jamais admise dans la famille : le petit frère de Léo avait toujours été jaloux de son aîné, et quand il prit la place d'héritier, il refusa de reconnaître la bâtarde de son Gryffondor de frère.

C'est bien dommage. La fille illégitime de Léo Malefoy devait, plus tard, devenir Reine d'Angleterre.

Ophéliana Malefoy fut l'une des plus célèbres Gryffondor de sa famille (et probablement de toute la communauté Sang-Pure de l'époque). Nièce de Léo, elle était fille unique, mais avait grandi avec trois cousins (les enfants des autres frères de Léo) et avait une âme de battante et de meneuse.

Ophéliana fut Répartie à Gryffondor en une période de conflit. De nombreux Gryffondor soutenaient un Sang-Pur qui venait d'épouser une Née-Moldue et avait nommé leur fils Sang-Mêlé comme héritier : les autres Maisons étaient totalement contre. Poufsouffle, car l'héritier Sang-Mêlé marquait une préférence très vive pour sa mère et manquait de loyauté envers son père Serdaigle, car le jeune homme était une tête-brûlée notoire qui entraînerait sa famille vers des catastrophes en séries et Serpentard, car les catastrophes en question allaient forcément avoir des répercussions sur les autres familles de sorcier. Cet idiot était capable de déclencher une nouvelle chasse aux sorcières, et Merlin savait le mal qu'ils avaient eu à endiguer la dernière !

Ophéliana ne s'engagea pas vraiment dans le conflit, montrant une certaine réserve. Elle ignorait que, dix ans plus tard, elle y mettrait fin.

En effet, le Sang-Mêlé irresponsable chercha à tuer un dragon, échoua, prit ses jambes à son cou, et laissa l'animal très agacé attaquer un village. Ophéliana était dans le coin, et bondit à l'assaut. Elle repoussa le dragon dans un combat monumental, soulevant une rivière, faisant tomber la foudre, et réveillant d'immenses créatures de feu. Son exploit est toujours célébré dans ce modeste village du Pays de Galles, nommé St Courlapin, et le blason Malefoy porte, depuis ce jour, un dragon en son centre.

Ophéliana alla ensuite trouver l'idiot de Sang-Mêlé qui avait provoqué cette catastrophe, le défia en duel en l'honneur des innocents qu'il avait failli faire massacrer, et le tua. Elle empêcha une guerre civile : mais les Malefoy s'aliénèrent à jamais la famille de ce Sang-Mêlé.

(Il s'agissait des Weasley. Ça vous étonne ?)

Quelques générations plus tard, Theodorus Malefoy, fils unique, alla à Gryffondor. Il fut l'un des derniers Malefoy à le faire, d'ailleurs : le Code du Secret Magique serait édicté durant sa scolarité, et les Malefoy se devaient désormais d'afficher leur soutien à la Maison de Serpentard, d'où sortaient tous les Puristes. Néanmoins, Theodorus se distingua parmi ses pairs comme un leader brillant, un excellent tacticien, et un intrépide explorateur. S'il avait été né plus tôt, s'il avait été le Patriarche Malefoy à l'époque de l'édiction du Code, sa famille n'aurait peut-être pas tourné casaque… Mais Theodorus était un bon fils, alors quand ses parents lui dirent d'épouser une Sang-Pure et de rejeter les Moldus, il obéit.

Quand sa femme mourut, Theodorus plia cependant bagage et laissa la charge de la longue lignée des Malefoy à ses deux filles et à leur petit frère (la malédiction du manoir avait épargné ses enfants). Lui, de son côté, partit de l'autre côté de l'océan Atlantique, où on parlait d'un nouveau continent.

Il est dit que ce sont ses descendants qui ont fondé la plus puissante lignée de Sang-Purs actuelle aux Etats-Unis, les Bailey. Ce n'est pas impossible. Les Bailey sont majoritairement blond, et leur symbole est un lion…

Après Theodorus, plus aucun Malefoy célèbre ne fut réparti à Gryffondor. Oh, il y eut bien Orestus, fils de Septimus Malefoy (célèbre manipulateur qui avaient la mainmise sur le Ministre de l'époque), mais il ne brilla guère que par son talent au Quidditch, et mourut sans enfants, laissant la place à son petit frère Hector qui était un Serpentard jusqu'au bout des ongles. Petit à petit, les Malefoy cessèrent de porter le rouge et l'or. Néanmoins, ils furent toujours obsédés par cette Maison, et surtout par ses élèves.

Septimus Malefoy, brillant Serpentard et plus tard marionnettiste qui mènerait à la baguette toute la politique du pays, vit son amie d'enfance Olivia Potter partir à Gryffondor, et bouda trois semaines avant de lui pardonner. Quatorze ans plus tard, ils se marièrent.

Lucellia Malefoy, Serdaigle moyenne oubliée par l'Histoire, vécut une tragique histoire d'amour avec Damien Ollivander, qui était à Gryffondor. Les deux jeunes gens cessèrent de se voir à leur sortie de Poudlard, lorsque Lucellia fut mariée au fils Nott. Damien pleura toutes les larmes de son corps à la mort de Lucellia, et porta le deuil pendant des mois et des mois.

Lotharius Malefoy, le frère de Lucellia, fut éblouit par le jeune Albus Dumbledore, de cinq ans son cadet. Dumbledore était son binôme en Métamorphose, et Lotharius admirait sincèrement son travail. Durant leur scolarité ensemble, une rivalité amicale s'établit entre eux : quand Lotharius quitta Poudlard, il fournit à Albus un carnet d'adresse bien rempli, qui permet à Dumbledore de prendre contact et d'éblouir les personnalités magiques les plus célèbres de son temps.

Abraxas Malefoy eut un béguin éperdu pour une Gryffondor de trois ans son aînée, Lorelei McHall. Il ne lui avoua jamais, et cet amour de jeunesse connu une fin tragique lorsque Lorelei épousa un Poufsouffle de la famille des Weasley. Abraxas détestait les Weasley avant, il les détesta encore plus après…

Callisa Pritchard, plus tard Callisa Malefoy, espérait que le reste de sa fratrie soit envoyé à Serpentard comme elle. Son petit frère, manque de chance, finit à Gryffondor. Malgré la vive désapprobation de leurs deux Maisons, Callisa et Jeremiah gardèrent contact durant toute leur scolarité, et restèrent très proches. A eux deux, ils créaient plus de bagarres que toute l'école réunie, bien qu'il fut complètement impossible de les prendre sur le fait. Ils ne toléraient aucune insulte vis-à-vis de la Maison de l'autre !

Lucius Malefoy vit partir son meilleur ami, Saevus Mcnair (frère de Walden Macnair qui deviendrait plus tard Mangemort), partir chez les lions. Saevus fut complètement renié par toute la Maison des Serpentard, ce qui fit beaucoup de peine à Lucius. Il s'y résigna, cependant, et il fit bien. A la fin de leur première année, Saevus fut transféré à Durmstrang : sa famille avait trop honte. Lucius et Saevus s'écrivirent secrètement quelques années, puis ils perdirent le contact. Saevus vécut longtemps, et devint un Naturaliste célèbre en Finlande. Il a écrit un article sur les héliopathes qui a donné du grain à moudre au Chicaneur pendant des mois.

Narcissa Black, plus tard Malefoy, regarda son cousin Sirius partir vers la table des lions et s'inquiéta de la réaction de ses parents. Comme elle s'en doutait, ce fut terrible. Elle, comme Bella et Andy, eurent interdiction de parler à Sirius tant qu'il n'aurait pas cessé de traîner avec cette racaille. Ça n'empêcha pas Narcissa de constamment surveiller Sirius aux repas, entre les cours, dans les couloirs : voir s'il mangeait bien, s'il n'avait pas d'ennuis. Des années plus tard, en y repensant, Narcissa se demande si elle aurait pu le sauver en faisant plus. Juste un peu plus.

(Narcissa n'était pas de celles qui marchent vers l'échafaud avec le sourire. Elle était de celles qui survivent à toutes les tragédies, et c'était bien plus cruel.)

Draco Malefoy vit Harry Potter aller à Gryffondor et, tout bouillonnant de jalousie, se mit à vitupérer sur cet insolent à l'oreille de Pansy qui était assise à côté de lui. Celle-ci l'écouta en frétillant d'intérêt. Elle ignorait encore qu'en sept ans, Draco aurait rarement un autre sujet de conversation que Potter.

Scorpius Malefoy vit l'un de ses amis, Reginald Castle, être Répartit à Gryffondor. Reg et Scorpius se connaissaient depuis qu'ils étaient tous petits, et ils ne laissèrent pas la Répartition les séparer. Albus et lui révisaient avec Reg et Rose à chaque occasion possible, et le Gryffondor se glissa plus d'une fois dans leur salle commune pour passer la soirée à bavarder. Plus tard, et durant des années, Albus et Scorpius essayèrent de caser ensemble Rose et Reg… Sans aucun succès.

Callistia Malefoy eut le Choixpeau posé sur sa tête, et le vieil artefact lui proposa Gryffondor. Horrifiée, la fillette refusa. Le Choixpeau haussa mentalement les épaules, et obéit. Longtemps, Callistia regarda la table des lions et se demanda si elle aurait été plus heureuse là-bas. Très longtemps.

Orion Malefoy fut Répartit en même temps qu'un certain Philémon McFergus, qui échoua à Gryffondor et qui prit les jumeaux Scamander en grippe. Ce fut une grave erreur de sa part, car Orion décida de lui faire payer personnellement chaque méchanceté, chaque moquerie, chaque croche-pied. Si leur animosité demeura assez calme les premières années, elle escalada des niveaux invraisemblables quand ils eurent seize ans. Après Poudlard, à chaque fois qu'ils se croisèrent, ils se crachèrent leur venin au visage avec une agressivité que les années n'entamèrent jamais.

Je peux m'arrêter là dans ma liste. Mais je pourrais aussi vous dire que, bien plus tard, lorsque le Choixpeau fut posé sur le petit-fils d'Orion Malefoy, il clama « GRYFFONDOR ! », et que tout le monde applaudit, tandis que le très vieux Neville Londubat s'étranglait avec son verre d'eau.

Je pourrais aussi vous dire que le gamin, Léo Malefoy deuxième du nom, s'assit aux côtés d'un rouquin du nom de Luka Potter, et qu'ils défrayèrent la chronique pour les années à venir. Je pourrais. Mais je vais vous laisser l'imaginer.

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Les Malefoy n'eurent pas toujours pour Gryffondor le mépris que possédait Lucius ou Draco envers la Maison des lions. Parce que, malgré ce qu'ils se disaient pour justifier leur animosité, Gryffondor créait des sorciers au caractère trempé. Poudlard formait les gens : et Gryffondor avait une manière de les former qui les rendait plus durs, plus braves, et parfois plus ouverts d'esprit.

Dumbledore était à Gryffondor. Pourquoi ? Il aurait très bien pu être à Serdaigle. Ou, mieux encore, à Serpentard. Il avait l'ambition qu'il fallait et ne manquait pas d'intelligence. Alors pourquoi ?

Lotharius Malefoy aurait pu vous répondre, s'il était encore en vie. Il avait été le partenaire de Dumbledore à son plus jeune âge, et ils avaient été proches, fut un temps. Lotharius lui avait donc posé la question, un jour, et Albus Dumbledore avait répondu d'un ton sec qu'il n'était pas comme ses parents. Sachant qu'il était issu d'un père Serpentard qui finit à Azkaban, et d'une mère Serdaigle qui finit dépressive, pas étonnant qu'il ait voulu se distancier d'eux. Le Choixpeau lui proposa sans nul doute Serdaigle et Serpentard et, devant son refus obstiné, n'eut d'autre choix que de crier son troisième choix. Gryffondor.

Dumbledore n'était pas un vrai Gryffondor : mais cette Maison le forma, le rendit dur et inflexible, lui apprit à se tenir droit même dans les plus cruelles épreuves, et lui enseigna que ses camarades lions seraient toujours là pour lui. Peut-être était-ce parce que Dumbledore rejetait farouchement les autres Maisons (Serdaigle à cause de sa mère, Serpentard à cause de son père, et Poufsouffle parce qu'il n'y associait aucune grandeur), mais très vite le jeune sorcier entra dans une logique de compétition, et entraîna ses condisciples à sa suite. Dumbledore était brillant, et quand il parlait, on l'écoutait. Alors, s'il exacerbait les rivalités entre Maison pour se pousser lui-même (et les autres) à donner le meilleur de leurs capacités, les gens suivaient le mouvement avec enthousiasme.

Dumbledore était immensément fier de sa Maison, de leurs couleurs, du fait qu'il soit le meilleur et il n'y avait aucun mal à cela. Mais, alors que Serdaigle ou Serpentard aurait appris à Albus à se focaliser sur sa réussite personnelle, Gryffondor lui apprit à vouloir être suivi. Alors il entraîna sa Maison avec lui : il s'opposa aux groupes d'études inter-Maisons, refusa de porter un autre blason durant les matchs de Quidditch (même pour son ami Lotharius, qui affrontait les redoutables Batteurs de Serdaigle !), et autres menus gestes qui, finalement, eurent d'énormes répercussions.

Quand Dumbledore quitta Poudlard, il avait certes renforcék la solidarité au sein de chaque Maison, et instillé dans le cœur de chacun la certitude que votre dortoir serait votre seconde famille. Mais la fraternité entre les Maisons s'était durablement effritée…

Dumbledore revint à Poudlard en tant qu'enseignant, bien plus tard, et soutint cette nouvelle situation avec une grande allégresse. Il était important que les membres d'une Maison soit solidaire entre eux, disait-il. Et pour cela, quoi de mieux qu'une rivalité amicale ? Alors il encourageait la compétition. Mais Dumbledore n'était plus un élève, il n'était plus là pour voir ce qui se passait dans les salles communes, il n'était plus de ceux qui passaient dans les couloirs en craignant la vengeance d'un condisciple offensé. Il rajoutait de l'huile sur le feu sans cesse : mais au bout d'un moment, ça brûle.

La tension monta durant toute la carrière de professeur de Dumbledore (il favorisait les Gryffondor, déjà, mais rien de flagrant. Des retenues plus courtes, des points plus facilement distribués, mais aucune faveur distribuée ouvertement). Quand il devint directeur, ce fut pire. Il était absorbé par ses tâches hors de l'école, alors il attisait la rivalité inter-Maisons distraitement, sans y faire attention. Encore et encore, alors que l'air crépitait déjà d'électricité.

Alors ça brûla.

Il y eut des duels dans les couloirs, puis des embuscades, puis des représailles, et la violence s'escalada encore et encore. Gryffondor et Serpentard étaient les pires, mais Serdaigle et Poufsouffle n'étaient pas en reste. A cette époque, les quatre Maisons étaient encore à peu près également affectées.

Quand Dumbledore réalisa que ça allait trop loin, il chercha à y mettre le holà. Mais il avait toujours favorisé les Gryffondor, alors même dans sa distribution de justice, il les favorisa. Poufsouffle cria à l'injustice, Serdaigle s'indigna, Serpentard se vengea sur les Gryffondor. Évidemment, les lions répliquèrent : et évidemment, Dumbledore les favorisa, encore et encore.

Poufsouffle et Serdaigle apprirent à se retirer de ces conflits : mais pas Serpentard. Parce que les lions ne cessaient pas d'attaquer, convaincus qu'ils étaient dans leur droit (après tout, l'autorité suprême de l'école ne se contentait-elle pas de leur tapoter sur la tête en guise d'unique sanction ? N'était-ce pas les Serpentard qui avaient commencé ?). Et parce que pour les Serpentard, ça ressemblaient à de l'acharnement. Ils étaient attaqués et personne, personne ne les défendait : pas leur directeur d'école, pas leur directeur de Maison, pas les autres Maisons. Et c'était injuste ! A chaque fois, c'était toujours Serpentard qui se retrouvait isolée, certes. Mais cette fois-là, elle était isolée pour une raison, et Gryffondor favorisée pour exactement la même !

Alors Serpentard continua sa lutte acharnée, les autres enfants (car ce n'était que des enfants, influençables et naïfs, après tout) se mirent inconsciemment du côté de la Maison qui recevait toutes les louanges du directeur, et c'est ainsi que Serpentard se retrouva isolée, seule contre trois.

Parce que Dumbledore avait choisi Gryffondor, et que la Maison des lions était devenue son foyer. Parce que le Choixpeau avait crié un mot au lieu d'un autre, qui aurait pourtant beaucoup mieux convenu.

Ça tient à peu de choses, parfois.

Sirius Black se retrouva à Gryffondor.

Oh, il était courageux, ça ne fait pas de doute. Mais ce n'était pas sa plus grande qualité. Sirius était loyal, loyal jusqu'à la moelle, férocement et totalement loyal. Pourquoi le Choixpeau ne l'avait-il pas envoyé à Poufsouffle ?

C'était sans doute le premier choix de ce vieil artefact, et quand Sirius avait refusé avec effroi (sa mère se serait fabriquée une carpette avec sa peau s'il était envoyé chez les blaireaux !), le Choixpeau avait sans doute pensé "bah, allons-y pour une Maison qui mettra à l'épreuve cette loyauté. GRYFFONDOR !". Et le pauvre Sirius faillit faire une syncope.

Sirius n'était pas particulièrement ambitieux, et ce fut sans doute ce qui l'empêcha de rejoindre la Maison des verts et argent. Et pourtant… Pourtant, si les Maraudeurs ne s'étaient pas formés, s'il n'y avait pas eu James Potter, Sirius aurait eu sa place parmi les autres serpents. Sirius n'était pas ambitieux, mais il avait des traits que possédaient aussi nombre de ceux qui deviendraient de futurs Mangemorts. Il était calculateur, et haineux, et arrogant, et cruel. On lui avait appris à haïr dès le biberon. Ami avec un Sang-Mêlé, Lupin, et voyant son meilleur ami obsédé par une Née-Moldue, Lily, Sirius cessa de les haïr. Mais c'était dans sa nature, depuis qu'il était tout petit, d'être en colère et de détester certaines choses et certaines personnes.

Les leçons de ses parents n'avaient pas été complètement perdues. Ils lui avaient appris à haïr les pauvres, les parias. Alors Sirius haït Severus Snape. Il n'avait pas besoin d'un eautre raison que la pauvreté de ses vêtements ou la saleté de ses cheveux.

James Potter détesta Snape parce qu'il était jaloux. Jaloux de son succès en Potions et au club de Slug (James était issu d'une prestigieuse famille, il avait l'habitude de l'attention, et Slughorn se détournait de lui pour sourire avec ravissement devant ce va-nu-pieds !), et surtout, jaloux de son amitié avec Lily.

Mais Sirius ? Sirius haïssait Snape parce que la haine était dans sa nature, sans autre raison que cela. Parce qu'il alla à Gryffondor, Sirius apprit la justice, l'amitié, il apprit à protéger et à aimer, il fit des Gryffondor sa famille de cœur comme l'avait fait Dumbledore avant lui. A Serpentard, Sirius aurait été seul, glacial, et sa haine aurait peut-être tourné au sadisme. Mais à Gryffondor, cette haine se mit en général au service des siens. Ses amis, ses camarades, ses alliés.

Sirius resta toujours rempli de haine et de cruauté. Mais sans Gryffondor, il aurait pu devenir un monstre. Gryffondor fit simplement de lui un homme.

Peut-être que Poufsouffle aurait fait de lui un homme bien, qui sait…

Harry Potter se retrouva à Gryffondor. Et Harry Potter impacta sur la vie des Malefoy bien plus que Dumbledore, bien plus que Sirius.

Le Choixpeau faillit le mettre à Serpentard. Etait-ce à cause de l'Horcruxe en lui, comme le suggéra Dumbledore ? Non. L'Horcruxe n'avait pas voix au chapitre. Ni à ce moment-là, ni plus tard. L'Horcruxe ne prit jamais le contrôle d'Harry, ne lui imposa jamais sa volonté. Si le Choixpeau pensa à Serpentard, c'était parce que ça venait d'Harry, et d'Harry seulement.

Harry Potter se retrouva à Gryffondor. Mais il aurait très bien pu aller ailleurs. Le Choixpeau voyait en lui du courage, la qualité d'un Gryffondor. Il voyait en lui de l'intelligence, digne d'un Serdaigle. Il voyait en lui du talent à cultiver, une qualité de Poufsouffle.

Et il voyait en lui le besoin de prouver sa valeur, comme chez tous les Serpentard, et vous ne pouvez pas nier qu'il voyait surtout en lui un instinct de survie développé à l'extrême. Harry réussissait à survivre aux coups, aux abus, au placard, et tous ses accidents de magie accidentelles étaient pour se défendre : Harry Potter était en mode "je dois sauver ma peau" depuis l'âge de quatorze mois.

Harry Potter aurait eu sa place à Serpentard. Sans l'ombre d'un doute.

Sans doute aurait-il était plus serein à Serdaigle. Il aurait trouvé des réponses plus vite et aurait sans doute développé un côté studieux qui l'aurait aidé à garder son calme. Sans doute aurait-il été plus heureux à Poufsouffle. Il aurait eu des amis loyaux, Cédric l'aurait pris sous son aile, il se serait senti en sécurité : et Dumbledore ou pas Dumbledore, une fois au courant de sa situation chez les Dursley, Amélia Bones ne l'aurait jamais laissé y retourner.

Sans doute aurait-il était plus efficace à Serpentard. Il aurait appris les usages des Sang-Purs, il se serait allié avec Draco Malefoy. Il aurait adoré Blaise Zabini, serait peut-être tombé amoureux de Tracey Davis. En cas d'embrouille, il aurait été défendu par tout un dortoir, et non pas par deux amis : en cas de scandales, la société Sang-Pure aurait pris son parti. Harry serait devenu plus autonome, aurait eu un esprit plus acéré, aurait sans doute laissé Snape se charger de Quirrell et aurait donné à Dumbledore le journal de Jedusor dans l'heure. Il aurait trouvé Pettigrew sur la Carte avant Noël et l'aurait fait arrêter. Il aurait peut-être été choisi par la Coupe de Feu, mais il aurait traversé le Tournoi en perdant délibérément, afin de rester en vie. Il aurait maîtrisé l'Occlumancie, serait allé chercher la prophétie lui-même durant l'été, et l'aurait détruite. Il aurait trouvé les Horcruxes plus vite, aurait soutenu le Ministère pour le prix de quelques faveurs (comme l'emprisonnement d'Ombrage, et quelques vacances forcées à l'étranger pour les Malefoy), et il aurait porté l'Horcruxe de Voldemort en lui jusqu'à sa mort (une mort naturelle, après avoir fait Embrasser Voldemort par un Détraqueur, et être devenu Ministre en voguant sur son succès). Il l'aurait porté jusqu'à la fin, parce qu'il ne se serait jamais, jamais sacrifié par amour.

Narcissa et lui en discutèrent, une fois. Ce fut une longue et houleuse discussion, mais à la fin, sirotant leur thé en silence et contemplant leurs pensées sans un mot, ils étaient parvenus à la même conclusion.

Serpentard aurait fait d'Harry quelqu'un de plus vif et de plus apte à survivre : mais il n'y aurait pas eu d'Hermione, il n'y aurait pas eu de Weasley, il n'y aurait pas eu de McGonagall complaisante. Il y aurait eu Draco, Snape, Theo, la méfiance de Dumbledore, la réticence de l'Ordre du Phénix, les regards qui cherchaient sans cesse sur son visage un signe de trahison. Et Harry, avec sur son uniforme les couleurs vert et argent associées au Mal, et sur son front une cicatrice de magie noire : Harry aurait été cruellement conscient que personne ne l'aimait vraiment.

Gryffondor avait été le bon choix pour lui.

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A suivre !

Alors, ça vous a plu ? Il y a des trucs que j'aurais pu évoquer en plus, selon vous ? Je pense que j'ai à peu près fait le tour... Je me suis surtout éclatée avec Dumbledore. Il y avait tellement à dire !

Et on sous-estime souvent l'effet que peut avoir le favoritisme passif de certains profs. Surtout un prof idolâtré comme Dumbly, qui a AUSSI une influence politique, et qui a formé les parents de ses élèves. Ce mec a eu une trop grande influence sur le monde magique pour ne pas être partiellement responsable de l'isolation de Serpentard et du dédain envers Serdaigle et Poufsouffle.

M'enfin bref. Prochain chapitre : Serdaigle !