Note de l'auteure : Et voilà la Maison suivante ! J'avoue, j'ai eu plus de mal pour celle-là, car peu de Serdaigle ont impacté sur la vie des Malefoy. Néanmoins, j'en ai profité pour parler de Luna. Et puis, j'ai improvisé ! x)

Désolée du retard, j'aurais du publier mais hier mais j'ai été occupée à... Bosser, pour une fois x)

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Bref ! Voilà les réponses aux reviews !

Merci cat240 ! Dis-moi, tu es une Gryffondor ? Sans doute pas, parce que j'ai réglé mes comptes avec cette Maison das ce chapitre x) Une Serpentard, je pense... J'ai bon ?

Salut Rose-Eliade ! Je n'ai pas souvenir d'avoir vu ton pseudo avant... Une nouvelle ? Dans ce cas bienvenue x) Et le non "Eliade"... Un rapport avec -Man ?

Contente que ça te plaise Eiko ! Oui j'essaie de ne pas faire de favoritsime et pourtant, je déteste Sirius et Dumbly. Et James Potter. Du coup j'ai fait exprès de ne pas parler de James xD

Mwahaha Varbo93, c'est fait exprès pour garder le suspense ! La petite Callistia est géniale. Tu verras. Enfin bref ! Ouais Armand et Godric, je les imagine bien s'entendre comme deux vieux lions, ou plutôt un jeune lion et un vieux lions qui se croisent et deviennent potes x) Et c'est vrai que je n'aime pas les Weasley ais le coup du Sang-Mêlé c'est surtout parce qe pan, c'était une très bonne raison pour que les Malefoy et les Weasley se détestent x) A la base le Sang-Mêlé devait être un Greengrass d'ailleurs x) Pour Dumbledore, pour moi il n'y a pas de doute qu'il a joué son rôle dans la séparation des Maisons : mais il devait y avoir division AVANT LUI, ça je n'en doute pas. Il n'a fait qu'appuyer cette division.

Hey Caella ! Ouais, Serpentard sera le quatrième chapitre de l'arc x) Ce sera, dans l'ordre : Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle, Serpentard. Mais les autres Maisons auront aussi des éléments importants... xD

Salut Kervana ! Merci beaucoup x) Dumbly et Sirius méritent qu'on leur mette le nez dans leur caca comme des labradors mal élevés, ces deux ahuris ! Et c'est uniquement par manque de temps que j'ai pas parlé de James Potter x) Mettons fin au favoritisme lancé par Dumbledore !

Hey Imthebest ! Yep, dans Renouveau il y a une descendante des Bailey, Stella Bailey, une Poufsouffle x) Et Pritchard est une famille Sang-Pure : dans Renouveau, ils ne sont pas liés aux Malefoy et leur descendant est Owen (dans la promo de l'Ankou), contrairement à cette fic où Callisa Pritchard est la mère de Lucius x) J'ai beaucoup hésité à mettre les Black à Poufsouffle, mais je ne l'ai pas fait car Bella ne ressentait pas encore de loyauté pour Voldy, juste de l'ambition ; et Narcissa ne ressentait pas encore de loyauté pour Lucius et Draco, elle voulait juste plaire aux Black (donc aller à Serpentard)...

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Voilà ! Allons-y pour le chapitre sur Serdaigle...

Après, je pense que je ferai Poufsouffle. Je me tape la tête contre les murs avec Poufsouffle, vraiment (les Malefoy ne représentent pas vraiment les traits de cette Maison, et quel Poufsouffle a bien pu les marquer, hein ?!), mais je ne suis pas encore sûre de comment gérer mon chapitre sur Serpentard parce qu'il y aura beaucoup, beaucoup à dire x)

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Disclaimer ! L'inspi du kiwi :

Un post (Tumblr, unusualraveclaws) pour les Serdaigles non-conformes.

« Les Survivants » ( , Alixe) pour le nom et l'origine du nouveau directeur (JKR ayant confirmé que Poudlard aurait un nouveau directeur quelques temps après la Bataille).

« loony: in defense of luna lovegood » (AO3, dirgewithoutmusic) pour l'expérience de Luna et la méchanceté des enfants.

« Renouveau », ma propre fic, pour Joseph Bakary, Dave Nejem, Alyssa Mocking, Khallia Kethoum, Reginald Castle, et Naima Jones.

« Les Survivants » ( , Alixe) pour le mariage d'Owen et Eloïse (tous deux étant des personnages du canon, Owen ayant effectivement été Attrapeur face à Harry, et Eloïse étant cette élève dont on se moquait de l'acné dans le tome 4…)

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Serdaigle

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Serdaigle est la Maison de l'intelligence, de la créativité, de la curiosité. Les Malefoy ont surtout été des Serpentard : mais ils ont toujours, même lors de leur plus extrême bigoterie, accordé beaucoup d'importance aux membres de la Maison de Serdaigle.

Les Malefoy comptent, sur les rangs de leur arbre généalogique, plusieurs individus étant allés à Serdaigle. Léo avait une sœur, Estella, qui brilla dans cette Maison et qui plus tard devint professeur à Poudlard, et directrice de son ancienne Maison. Auguste Malefoy, l'un des membres de la famille qui fit le plus fructifier leur patrimoine, fut un Serdaigle. Lucellia Malefoy, la pauvre fille qui prédit sa propre mort durant son devoir d'Arithmancie, fut Préfète dans cette Maison. Richard Malefoy, un célèbre Alchimiste, étudia dans les rangs des bleus et bronzes : Livia Abbot, descendante des Malefoy par sa mère, alla à Serdaigle et obtint de meilleures notes que tous ses cousins durant sept ans : Marius Malefoy fut Préfet, meilleur élève de son temps en Potions, et gagna la Coupe de Quidditch pour la Maison des aigles…

Oui, les Malefoy comptent plusieurs individus étant allés à Serdaigle, dans leur arbre généalogique. Mais sur ce même arbre ils comptent aussi des descendants de Rowena Serdaigle elle-même. Et des descendants de Serpentard, et des descendants de Gryffondor, et même des descendants de Poufsouffle : et, parmi eux, des sorciers qui avaient parfois un grand-père ou une grand-mère Moldu ! Après tout, le Purisme des Malefoy n'est pas si vieux que ça…

Léo Malefoy eut une aventure avec une Sang-Mêlé qui était l'arrière petite-fille d'Helga Poufsouffle, paraît-il. Ce n'est pas si difficile à croire : Helga Poufsouffle se maria à trois reprises et eut sept fils, qui eux-mêmes eurent de nombreux enfants. Les Malefoy épousèrent donc des Smith, des Prewett, des Arrow, des Whitebridge, et bien d'autres lignées descendant directement d'Helga Poufsouffle en personne. Après tout, Helga ayant inculqué à sa famille une indéfectible loyauté à la communauté sorcière, ses descendants fondèrent surtout des familles de Sang-Purs.

Tout le contraire des enfants de Godric ! Il eut deux fils qui moururent jeunes, et une fille qui ne se maria jamais mais eut trois enfants et leur transmit son nom. Au moins deux d'entre eux étaient de Sang-Mêlé, et leurs descendants multiplièrent les métissages avec les Moldus ! Ce qui n'empêcha pas, bien sûr, de nombreuses lignées de courtiser les descendants du Fondateur : y compris les Malefoy. La mère de Theodorus Malefoy, le Gryffondor qui partit conquérir l'Amérique, était elle-même une descendante de Godric.

Serpentard eut deux épouses, toutes deux Sang-Pures. La première mourut en lui donnant un fils, et la deuxième fut assassinée alors que leurs deux filles étaient encore petites. Salazar Serpentard éleva donc seul ses trois enfants, et ses descendants étaient déjà adultes lorsque leur père rencontra Godric Gryffondor à Pré-au-Lard et que naquit l'idée d'une école. Aucun des trois enfants de Serpentard ne connu donc leur père après ce tournant dans sa vie, après sa radicalisation, après sa dispute avec Gryffondor, après son exil volontaire. Aucun des trois enfants de Salazar ne connut la légende : mais ils portaient son sang, et cela suffit à les faire accueillir à bras ouverts chez les Sang-Purs. Les Malefoy épousèrent des descendants de Salazar, mais moins que les Black, ou que les Nott. Ces familles-là, cependant, essayaient nettement moins d'éviter la consanguinité. Les Malefoy, eux au moins, essayaient d'aérer leur arbre généalogique de temps en temps !

Rowena Serdaigle fut la Fondatrice qui eut le moins d'enfants. Elle eut un fils Sang-Mêlé, né de son union avec un sorcier Né-Moldu, et une fille de sang pur. Sa fille Helena n'eut jamais d'enfants : en fait, son sort fut complètement méconnu. Son fils Gabriel en revanche devint célèbre, car il était aussi intelligent que sa mère, mais né sourd-muet. Il eut cinq filles. Toutes épousèrent des Sang-Purs, et l'une d'elle se maria avec un patriarche Malefoy : plus spécifiquement, le petit frère jaloux de Léo Malefoy le Gryffondor.

Il y eut d'autres mariages, d'autres métissages. Le plus important est que la famille Malefoy ne tomba dans la bigoterie qu'avec Lotharius, ou peut-être même juste avec Abraxas. La famille Malefoy fut vaste, avant eux : vaste et variée, avec des membres issus de toutes les Maisons, descendants de tous les Fondateurs, et aux statuts de sang allant de Sang-Pur à simple Née-Moldue.

Les Malefoy ont toujours accordé une immense valeur à la Maison de Serdaigle. Néanmoins, lorsque Draco quitta Poudlard, ça faisait plusieurs générations qu'aucun d'eux n'y avait mis les pieds.

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– SERDAIGLE ! cria le Choixpeau posé sur les cheveux blonds.

Scorpius Malefoy ouvrit de grands yeux, interloqué, mais finit par plisser le nez et songer qu'il ne s'en tirait pas trop mal. Il se dirigea d'un pas assuré vers la table de ses nouveaux camarades sous leurs applaudissements, et s'assit aux côtés d'une autre première année.

Et c'est ainsi que les Malefoy renouèrent avec la Maison de Rowena Serdaigle.

Scorpius Malefoy était un petit sorcier à l'air réfléchi et perpétuellement étonné, qui avait hérité du menton pointu et des cheveux blonds platine de son père, ainsi que des traits doux et des yeux bleus ciel de sa mère. Premier-né, il avait appris à lire très tôt : quand ses parents en avaient plein les bras avec Callistia et Orion qui échappaient sans cesse à leur surveillance, Scorpius restait toujours à sa place sur son fauteuil préféré, le nez fourré dans un livre de contes incas ou de divination du siècle passé. Il était curieux, et se passionnait pour les vieilles légendes, les arts perdus, et les magies largement méconnues. Ses parents l'avaient élevé dans l'idée qu'il portait un grand nom et devait s'en montrer digne, mais Scorpius s'était davantage intéressé aux secrets d'Histoire cachés dans son arbre généalogique qu'à l'éventualité d'un avenir de politicien. Scorpius n'avait rien d'un requin. Il était bien trop gentil : depuis qu'il avait quatre ans, il lisait des histoires à ses cadets et s'occupait d'eux avec une patience qui forçait l'admiration.

La Maison de Serdaigle était faite pour lui : le Choixpeau n'avait pas hésité un instant.

Albus Potter fut envoyé dans la même Maison, après trente secondes d'hésitation de la part du Choixpeau, qui avait sérieusement envisagé Serpentard. Le pauvre gamin aux yeux vert avait l'air malheureux comme les pierres quand il s'assit à côté de Scorpius (il ne l'avait sans doute même pas vu). Le jeune Malefoy observa un instant son nouveau voisin, son air misérable, sa petite taille, ses cheveux brun-roux qui partaient dans tous les sens, et finit par hausser un sourcil avec un léger sourire compatissant :

– Tu espérais une autre Maison ?

Albus lui jeta un regard incertain, réalisant enfin qu'il se trouvait à côté d'un des fameux Malefoy dont son oncle Ron disait tant de mal, et finit par avouer :

– Gryffondor.

– Je voulais Serpentard mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut avec les vieux artefacts poussiéreux, philosopha le petit blond. Je m'appelle Scorpius Malefoy, Scor si tu veux faire court. Enchanté.

Et il lui tendit la main. Albus l'observa avec prudence, puis la serra :

– Et moi c'est Albus Potter, mais tout le monde m'appelle Al. Et euh, enchanté, aussi.

– Ton nom, c'est à cause du directeur, du druide, ou du dragon ?

– Euh, du directeur, répondit Al un peu désarçonné. Et le tien, de nom ?

– Oh, c'est un nom de constellation. Et mon deuxième prénom est un nom d'étoile. J'ai intérêt à être bon en Astronomie.

Al rit, et la discussion s'enchaîna sur les étoiles, les planètes, leurs futures matières, les livres qu'ils avaient lu : quand ils franchirent la porte de leur salle commune, ils en étaient à parler de la composition de leur baguette et de ce que ça révélait de leur magie. Par la suite, on les vit rarement l'un sans l'autre, et le duo Scor/Al devint aussi indissociable dans l'esprit des élèves que l'avaient été Fred et George à leur époque.

Draco râla un peu (beaucoup) en recevant la lettre de Scorpius lui annonçant sa Maison : mais au fond de lui, il était intérieurement soulagé que son fils se distingue de lui. De nombreux enfants en cours avec Scorpius avaient grandi avec des histoires de la guerre, et un Malefoy à Serpentard évoquerait probablement de désagréables souvenirs à leurs parents, qui risquaient d'en parler à leur progéniture par la suite… Alors oui, Serdaigle était une très bonne Maison, et Draco était fier que son fils y soit.

Lucius fut extrêmement mécontent. La Noble et Très Ancienne Maison des Malefoy avait besoin d'avoir un successeur digne et fort et ambitieux, qui récupérerait ce que la famille avait perdu ! Est-ce qu'un Serdaigle en serait capable ? Scorpius deviendrait un simple gratte-papier au Ministère, et ça, s'il avait de la chance !

Ce ne fut ni la première ni la dernière fois que Draco et Lucius se disputèrent, mais cette fois-ci, Narcissa prit ouvertement le parti de son fils et Lucius dut s'avouer vaincu. Narcissa approuvait de tout cœur cette Maison. Elle-même avait failli y être envoyée, dit-elle. Elle ne précisa pas que le Choixpeau avait aussi évoqué Poufsouffle…

Astoria rit de bon cœur, félicita chaudement son premier-né dans une immense lettre, et quand elle eut des échos de la dispute des Malefoy, elle soutint Draco avec virulence.

Deux jours plus tard, elle alla prendre le thé chez Luna Scamander, qui était fraîchement revenue d'un voyage de trois mois au Pérou. Astoria et Luna n'avaient jamais été proches à Poudlard, mais lorsque la jeune Greengrass était revenue de voyage et s'était intéressée à la culture magique des pays d'Asie, elle était tombée sur Luna qui fréquentait les mêmes rayons de la bibliothèque qu'elle. Ni Draco ni ses parents n'avaient exprimé de désir de faire connaissance avec la jeune Lovegood (ce qui se comprenait au vu de leur lourd passif), mais Astoria avait été amusée par le grain de folie de la jeune fille. Leur rapprochement avait été facilité du fait que Blaise Zabini, un de ses camarades Serpentard, approuvait totalement Luna et était parfois vu à la même table qu'elle en train de discuter créatures rares et magie druidique.

(Blaise était le parrain de Scorpius, et chacun de ses cadeaux avait porté sur les mystères des Runes, des contes étrangers, les magies oubliées. Pas étonnant, après, que Scorpius ait atterri dans la Maison qui lui permettrait de combler sa vaste curiosité intellectuelle).

Blaise était chez Luna ce jour-là, discutant Botanique. Zabini était Maître des Potions : il avait sa propre entreprise, un commerce florissant de traitements en tout genre, et sa réputation surpassait déjà celle de Slughorn. Mais Blaise ne se satisfaisait pas d'or, il voulait de l'exaltation, du mystère, du défi, alors il était aussi collectionneur, et lui et Luna se voyaient fréquemment pour parler de leurs dernières trouvailles.

Astoria, Luna et Blaise s'attablèrent autour de la table du salon, et Luna leur fit du thé. A l'étage, on entendait ses jumeaux qui jouaient au piano un peu n'importe comment, le son assourdi par quelques sorts, mais pas complètement occulté.

– Scorpius sera bien là-bas, souriait Luna.

– Tu ne l'étais pas, fit remarquer Blaise.

De la part de quelqu'un d'autre ça aurait ressemblé à une attaque gratuite, un coup de griffe vicieux. Mais Blaise était toujours extrêmement direct, à la limite de la rudesse, avec les gens qu'il appréciait. Et cela même si bien souvent ça finissait en engueulades en règles (surtout avec Théo). C'était quand Blaise vous sortait des politesses et tournait autour du pot qu'il fallait s'inquiéter…

Luna cligna des yeux lentement, comme contemplant cette idée avec une réelle curiosité :

– On ne pouvait rien faire pour les lobes d'oreilles des élèves à mon époque.

Blaise et Astoria se regardèrent sans comprendre, et Luna les contempla, paisible. Elle, elle savait. Le premier matin où elle s'était réveillée pour voir ses affaires volées et dérangées, elle s'était levée quand même, et avait cherché la cruauté sur le visage de ses camarades, sur leurs tâches de rousseur et leurs lobes d'oreilles. Elle ne savait pas encore où ça se cachait. La mère de Luna lui avait dit que l'humour se trouvait au creux du cou, que la gentillesse se voyait à vos vertèbres et que la sociabilité était sur le bout du nez, mais Luna n'avait jamais demandé à sa mère où vivait la méchanceté.

– Et maintenant alors ? demanda Astoria avec tact.

– Je ne sais pas, admit Luna. Mais Scorpius a un joli nez. Il se fera des amis.

Blaise plongea dans sa tasse de thé pour dissimuler un fou-rire, Astoria haussa un sourcil incertain, et puis Luna leur proposa de leur montrer une amulette de pierre de lune qu'elle avait trouvée au Pérou et qui servait probablement à repousser les Nargoles.

(Luna avait raison, cela dit. Scorpius et Albus devinrent amis, et parce qu'ils étaient deux, on les laissa en paix. Ils étaient un peu étranges, et ils fréquentaient beaucoup de membres d'autres Maisons : mais ils n'étaient pas seuls, et ils étaient heureux.)

Par la suite, ils se revirent souvent. Blaise, toujours aussi beau et terrible, avec ses grimoires sur les talismans perdus de magie noire et ses boutures de plantes rarissimes et dangereuses. Astoria, qui leur parlait de Runes et d'étoiles, de fleurs exotiques et d'animaux qui n'existaient pas chez eux. Et Luna, Luna avec ses yeux rêveurs, ses remarques hors-propos, ses livres dans lesquels se mêlait affabulation et savoir inestimable.

Plus tard, Luna amena Ginny à leurs rendez-vous. Blaise se fit plus rare, alors : Blaise avait combattu Ginny Weasley à plusieurs reprises sous le règne des Carrow, principalement pour défendre Théo (même si ce dernier aurait mérité un Incendio dans la figure pour toutes les choses horribles qu'il disait, et pour son approbation de certains actes des Mangemorts…). Mais Astoria continua de venir. Elle et Ginny s'étaient bien entendues à Poudlard.

– Qu'est-ce qui a été pire pour Harry, Serdaigle ou Scorpius ? demanda Astoria un jour.

Ginny répondit sans hésitation :

– Aucun des deux. Mon frère, en revanche, a fait un vrai scandale. Et pour Draco ?

– Il attend toujours un coup fourré de la part d'Albus.

– Il risque d'attendre longtemps, renifla Ginny avec amusement. Albus n'aime pas les farces, il est de loin bien plus passionné par les mœurs des licornes et la composition de l'asthénosphère.

Astoria et elle échangèrent un sourire de connivence. Et Luna les regardait, pensive et contente, et fière de son ancienne Maison.

Les Serdaigle ont une réputation d'élèves studieux. Trop studieux. Les Serpentard les dédaignaient donc parce qu'ils les trouvaient trop peu ambitieux, trop rigides et entravés par les règles. Les Gryffondor se moquaient de ces rats de bibliothèques sans esprit d'aventure. Les Poufsouffle ne s'attaquaient jamais aux élèves des autres Maisons, du moins rarement : mais même eux levaient un sourcil septique en songeant aux heures passées plongés dans des grimoires pour trois fois rien.

Les Serdaigle n'étaient pas supposés être des rats de bibliothèque. L'esprit, la sagesse, la soif d'apprentissage, l'intellect. C'était les traits de cette Maison.

Les Serdaigle n'étaient pas des rats de bibliothèque. Ils aimaient apprendre mais pas forcément lire : ils étaient curieux et avaient des centres d'intérêt variés et parfois méconnus : ils étaient parfois prudents et mesurés, parfois impatients et incapables de rester en place.

Pourquoi comparer les Serdaigle à des rats de bibliothèque ? Luna avait été une paria dans son année mais les gens n'étaient pas tous les mêmes. Il y avait des Serdaigle créatifs. D'autres étaient ouvert d'esprit. D'autre encore étaient sarcastiques et dotés d'un esprit acéré. Les gens n'étaient pas tous les mêmes, et Serdaigle était supposée rassembler les différences pour tendre vers l'absolu.

Luna savait cela. Elle avait vu Padma Patil et ses incroyables peintures, elle l'avait vu dessiner et broder des dragons et des sirènes sur ses rideaux, et faire de même pour ceux qui le lui demandaient. Elle avait vu Cho Chang animer de petites figurines de joueurs pour reconstituer des matchs de Quidditch pour les élèves qui n'avaient pas pu y assister. Elle avait vu un Serpentard travailler presque tous les soirs avec Mandy Brocklehurst, tandis qu'à l'autre bout de la salle commune, une petite Gryffondor travaillait avec Maria Glossop et Ginny, durant sa deuxième année, avait passé de longs mois recroquevillée sur un des canapés bleus, écoutant le babillement rassurant de Luna sur les Ronflaks Cornus. La salle commune n'était pas défendue par un mot de passe mais par une énigme, n'était-ce pas la preuve que quiconque avait la sagesse nécessaire était le bienvenu ?

oOoOoOo

Alors Scorpius et Albus devinrent des Serdaigle. Des Serdaigle qui invitaient à leur table Reginald Castle et Rose Weasley, leurs amis Gryffondor : et qui, plus tard, invitèrent d'autres membres d'autres Maisons. Des Serdaigle qui sautaient l'Histoire de la Magie et paressaient au bord du lac pour parler de l'espace et de la matière. Des Serdaigle qui ne connaissaient pas tous leurs livres de cours par cœur, mais qui pouvaient expliquer l'intégralité du processus de l'évolution humaine. Des Serdaigle poètes, rêveurs, loyaux, qui étaient tolérés par tous et s'intégraient sans difficulté dans n'importe quel groupe, souriants et empathiques. Des Serdaigle qui ne se souciaient pas de leurs notes.

(Luna riait doucement, ravie et heureuse, et Flitwick était aux anges, parce que la Maison Serdaigle cessait d'être un carcan stricte et redevenait sous leur impulsion ce qu'elle aurait toujours dû être : un lieu d'accueil pour toutes les formes d'intelligence et d'esprit, un lieu qui bannissait le conformisme et accueillait la créativité).

Scor et Al étaient ces Serdaigle qui se faisaient des soirées pyjama devant l'entrée de leur salle commune parce qu'ils étaient trop ivres pour répondre à l'énigme de la porte, en revenant des fêtes qu'ils avaient célébrés dans la salle commune des Gryffondor. Ils étaient ces Serdaigle qui écoutent du heavy metal en révisant et s'étonnaient quand les autres Maisons croyaient que les Serdaigle n'aimaient que la musique classique ou le jazz. Ils étaient ces Serdaigle curieux vis-à-vis de la technologie, qui multipliaient les expériences et permirent finalement à leur Maison de regarder leurs films préférés.

Ils étaient des Serdaigle qui ne ressemblent pas aux stéréotypes. Des Serdaigle qui sont en fait ce que sont censés être les Serdaigle : vifs, intelligents, créatifs, originaux et ouverts d'esprits.

En deuxième année, ils participèrent tous les deux aux essais pour l'équipe de Quidditch, et échouèrent. Ils se consolèrent avec des chocogrenouilles, et un livre passionnant sur les amulettes magiques au Japon. Ils aidèrent Naima Jones, une Née-Moldue de Gryffondor dans la même année que Reg et Rose, à lancer un club de duel clandestin dans une tour abandonnée. Ils explorèrent le château jusqu'au fond des plus profonds cachots, et découvrirent la Chambre des Secrets après avoir été poursuivis par Peeves.

(Albus parlait Fourchelangue. Contrairement à son père, il fit en sorte que ça ne se sache pas, et seul Scorpius fut initié au secret. Bien sûr, Scor en parla à Callistia et Orion, plus tard, mais eux aussi tinrent leur langue).

Scorpius et Albus étaient ces Serdaigle qui laissaient traîner des bouquins tout autour de leurs lits au point que leurs camarades trébuchaient dessus. Ils étaient ces Serdaigle qui, au milieu de la nuit, se demandaient tout haut si une statistique pouvait démontrer que les tartines retombaient toujours du côté beurré (ce genre de remarque était généralement suivi par un lancer d'oreiller agressif en direction de l'andouille qui babillait à voix haute à cette heure, tandis que le reste du dortoir s'enfouissait sous leurs couettes en râlant). Ils étaient ces Serdaigle qui s'asseyaient au fond d'une classe d'un an au-dessus de la leur et suivait le cours mine de rien, et que le prof ne remarquait pas jusqu'à ce qu'ils provoquent accidentellement une gigantesque explosion colorée. Ils étaient ces Serdaigle qui étudiaient des livres sur les Animagi pendant des heures, passionnés par le processus, les possibilités, et qui finalement reposaient le livre à sa place parce que "bah, la flemme".

Ils demandèrent à leurs amis Nés-Moldus de faire entrer des objets de technologie Moldue dans Poudlard, et leur grand projet de quatrième année fut de travailler dessus, à découper les fils, décortiquer les puces, comprendre la mécanique et l'électricité (ils n'avaient pas pris Etude des Moldus dans leur cursus, mais ça ne les empêcha pas de prendre l'examen aux BUSES sur un coup de tête : ils eurent tous deux une excellente note). Ils finirent par résoudre le problème des ondes magiques perturbatrices en isolant les fils avec du cuir de dragon qui repoussait la magie, et invitèrent dans leur salle commune tous leurs amis pour regarder les trois films du Seigneur des Anneaux.

(Après, il y eut pendant deux mois un débat passionné parmi les élèves sur la question de savoir si oui ou non il serait plus agréable que les elfes de maison ressemblent aux elfes de la Terre du Milieu. Reg Castle régla la question en leur demandant à tous d'imaginer Orlando Bloom tout nu et se frappant le visage avec une lampe.)

Aux matchs de Quidditch, ils étaient ces Serdaigle qui portaient sur eux les couleurs des deux équipes, parce qu'ils avaient des amis dans toutes les Maisons. Ils étaient ces Serdaigle qu'on retrouvait dans les salles communes de Gryffondor, de Poufsouffle ou de Serpentard, lovés sur un fauteuil en train de lire, ou en train de jouer aux échecs ou au Bavboules avec un autre élève. Et quand on leur demandait comment, par le caleçon de Merlin, est-ce qu'ils étaient entrés dans cette maudite salle, est-ce qu'un mot de passe ne servait donc à rien ?! Scorpius levait une main sans quitter des yeux sa partie :

– J'ai craqué votre mot de passe.

– Comment tu as pu faire ça ? s'énervait parfois un autre élève.

– … Tu veux un chocolat ?

Et les autres élèves renonçaient et prenaient les chocogrenouilles offertes en gage de paix. Au bout de quelques années, plus personne ne s'étonna de leurs intrusions quasi-quotidiennes chez les autres Maisons, et au contraire, à chaque fois qu'ils y mettaient les pieds, plusieurs élèves engageaient la conversation dans l'espoir de grappiller quelques conseils pour leurs devoirs en Métamorphoses ou en Potions.

(Albus et Scorpius eurent les meilleures notes de toute leur promotion, à savoir un Optimal dans toutes les matières, sauf en Défense. Ils étaient nuls dès qu'il y avait un conflit, de toute façon).

oOoOoOo

Aristote Brocklehurst, le nouveau directeur de Poudlard, était un ancien Serdaigle.

Il était sorcier Sang-Mêlé, mais marié à une Cracmole avec qui il avait une fille. Lors de l'Année des Ténèbres, Aristote Brocklehurst avait donc installé une école chez lui pour accueillir les jeunes Nés-Moldus ou opposants au régime qui ne pouvaient retourner à Poudlard. Aristote était un spécialiste des Sortilèges, et sa femme était une institutrice chez les Moldus. A eux deux et avec quelques sorciers fuyant eux aussi le Ministère, ils avaient maintenus pendant un an une scolarité à peu près stable pour plus d'une vingtaine d'élèves, de différents âges et niveaux.

Après la reprise de Poudlard, le couple Brocklehurst conserva son école. Ils accueillirent, cette fois, des sorciers qui n'avaient pas l'âge d'aller à Poudlard, mais qui avaient été confronté à la guerre malgré tout. Il fallait leur parler de l'Histoire, des Moldus, des Fondateurs. Il fallait, surtout, tempérer et maîtriser leur magie accidentelle, dont les violentes éruptions accompagnaient leur traumatisme.

Un an après la Bataille de Poudlard, McGonagall avait émis le souhait de se retirer du poste de directrice. Pas tout de suite, mais bientôt. Elle n'était pas faite pour ça. Mais il lui fallait nommer un de ses collègues et aucun ne semblait convenir…

C'est alors qu'on parla d'Aristote à McGonagall et qu'elle l'embaucha comme professeur d'Etude des Moldus. Aristote remplit ce rôle avec brio. L'année suivante, à ses fonctions s'ajoutèrent celles de Sous-directeur. Deux ans plus tard, McGonagall reprit son rôle de professeur de Métamorphose, et Aristote Brocklehurst devint Directeur de Poudlard.

Aristote avait toutes les qualités d'un directeur, et cela car il était un Serdaigle. Il privilégiait la recherche du savoir, l'amélioration, la découverte. Il ne voulait pas renforcer l'unité des Maisons comme l'aurait préféré un Gryffondor, inculquer à ses élèves la soif de succès comme l'aurait voulu un Serpentard, ou même ancrer dans les jeunes esprits des valeurs de justice et de loyauté. Il voulait que les enfants s'ouvrent au monde, et apprennent. Ses méthodes faisaient grincer des dents aux traditionnalistes, parfois, mais nul doute que sous sa direction, Poudlard fut bien plus paisible et studieuse qu'au temps de Dumbledore…

Aristote brouilla les différences entre Maisons, créant des binômes d'études qui étaient systématiquement mixtes. Chaque élève doué dans une matière devenait le tuteur d'un élève d'une autre Maison ayant des lacunes en ce domaine. La discrimination envers les autres Maison fut sévèrement sanctionnée, et les Préfets se montrant trop partiaux perdaient leur badge. Les élèves étaient encouragés à réviser ensemble et les projets communs étaient des moyens de gagner des points supplémentaires. Au bout d'un ou deux ans dans cette nouvelle atmosphère, plus tolérante et plus axée sur la progression académique, nombre de tensions s'éteignirent d'elles-mêmes.

Aristote était un Serdaigle : contrairement à Dumbledore, il savait depuis longtemps que la compétition et l'envie de se distinguer étaient très loin d'être les piliers de l'apprentissage.

Il y eut, petit à petit, des départs dans le corps enseignant.

Après la nomination de Brocklehurst comme directeur, il fallut un nouveau professeur d'Etude des Moldus. Ce fut une jeune femme du nom de Pénélope Deauclaire qui s'y présenta. A l'école clandestine de Brocklehurst, Pénélope avait donné aux enfants des cours d'Histoire magique et d'Histoire Moldue. Etant Sang-Mêlé, elle était familière avec les deux mondes et les deux cultures. C'était une ancienne Serdaigle, elle aussi. Au bout de quelques années, elle demanda à ce que l'Etude des Moldus soit obligatoire, ce qu'Aristode accorda. Pénélope marqua de nombreuses générations de petits sorciers, leur apprenant que les Moldus n'étaient pas si mauvais que ça…

Après sa nomination, le nouveau directeur remplaça un autre professeur : Binns, le triste fantôme des leçons d'Histoire. Aristote Brocklehurst savait que les enfants n'avaient pas besoin de leçons sur les Gobelins et leurs guerres : ils devaient apprendre à faire l'avenir, pas vivre dans le passé : ils devaient comprendre leur guerre à eux, et pas celles que radotait un fantôme.

Après plusieurs candidats qui défilèrent durant huit ans sans jamais satisfaire Brocklehurst, Joseph Bakary obtint définitivement la place. C'était un Sang-Mêlé issu de Poufsouffle qui avait consacré sa vie à l'Histoire, et qui, lors de la guerre, avait allégrement profité de ses fonctions d'archiviste pour « égarer » quelques dossiers de Nés-Moldus. Le professeur Bakary était passionné par sa matière, et lui, au moins, se concentrait sur l'évolution des sorciers et non sur les guerres gobelines. Il parlait des communautés magiques formées autour des druides, de la participation des sorciers et sorcières dans les intrigues politiques Moldues, de l'établissement du Code du Secret Magique, de l'idéologie Puriste, de Grindelwald, de Voldemort…

Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal nommé par McGonagall était un Gryffondor, un dénommé Nejem qui avait opposé une farouche résistance à Voldemort, et était ressorti de la guerre aigri et un brin paranoïaque. McGonagall l'avait-elle choisie parce qu'il lui rappelait Maugrey ? Aristote l'ignorait, mais il le remercia un an après être devenu directeur. Nejem était partial et proprement méprisant avec les Serpentard. Outre le fait d'être injuste, il les privait délibérément de connaissances utiles.

Parce qu'Aristote était ouvert d'esprit, la nouvelle enseignante était une étrangère. Elle était jeune, trente ans à peine : elle avait les cheveux ébouriffés en une coupe pixie et quelques mèches teintes en rose, et portait des T-shirt Moldus couverts d'inscriptions rigolotes. Elle s'appelait Alyssa Mocking et, comme Lupin jadis, avait toujours du chocolat à distribuer aux élèves.

Après Alyssa Mocking, ce fut Neville Londubat qui les rejoignit. Il avait laissé tomber ses études d'Auror : il voulait se consacrer à sa passion, la Botanique. Chourave resta encore un an, le temps de lui transmettre ses dernières bribes de savoir, puis prit une retraite bien méritée.

Slughorn quitta Poudlard peu après, retournant à sa confortable retraite. Son remplaçant fut Owen Harper, un ancien Serpentard (qui avait notamment joué comme Attrapeur contre Harry). C'était un Sang-Pur, âgé d'un an de moins que Draco, et venant d'une famille traditionnaliste qui n'était pourtant jamais tombée dans l'extrême : Harper avait certes suivi le comportement de ses camarades à Poudlard, mais après l'accession au pouvoir de Voldemort, il avait quitté Poudlard pour Salem. Durant les dernières années, Owen était à l'étranger, finissant ses études de Maître des Potions. Sans avoir le talent de Snape, il était bon. Les réticences de McGonagall face au Serpentard fondirent très vite : Owen fut infiniment plus efficace (et plus agréable) que Severus.

Sinistra prit sa retraite peu après l'arrivée de Teddy Lupin à Poudlard. Sa remplaçante s'appelait Eloïse Midget, ancienne Gryffondor, une Née-Moldue un brin timide et au caractère doux. Elle innova grandement sa matière en ajoutant à son programme les découvertes faites récemment par les Moldus. Plus tard, elle épousa Owen Harper et leurs noces furent célébrées à Poudlard même.

Une nouvelle matière optionnelle fut proposée peu de temps avant l'entrée à l'école de Scorpius et Albus : Etude des Arts. Danse de salon et danse moderne, musique, littérature. Il était temps que l'école sorcière propose à ses élèves un panel plus large d'option, et leur fasse découvrir la culture de leur monde (nul besoin de dire qu'Albus et Scorpius s'inscrivirent à ces cours avec avidité). L'enseignante chargée de ce nouveau module s'appelait Khallia Kethoum, une sorcière à la peau sombre qui avait achevé sa scolarité à Poudlard à l'époque du Tournoi des Trois Sorciers, avant d'aller suivre des cours dans les différentes écoles magiques d'Europe. Kethoum était artiste et peignait des tableaux débordants de vie, mais elle s'intéressait aussi à toutes les formes d'art, jusqu'à la littérature Moldue. A Poudlard, elle avait été placée à Serdaigle, elle aussi.

La Maison de Serdaigle n'est pas un des piliers de Poudlard pour rien. N'est-ce pas ce qu'on attend d'une école, de pousser ses élèves à s'ouvrir au monde et à tendre vers la connaissance la plus absolue possible ?

Alors oui, la Maison Serdaigle a toujours été tenue en haute estime par les Malefoy, et ils font bien. Après tout, cette Maison a profondément marqué Poudlard, et ce sont les élèves de Poudlard qui font la communauté sorcière…

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A suivre !

Alors, qu'est-ce que vous en dites ? x)