LISTE DU CORPS ET DE L'ÂME
Recueil. Mais c'est un Cataclysme. Et j'ai mal. J'ai mal, mal, mal... La chair de mes bras se consume de Douleur, la peau de mes jambes flétrit, et l'intégralité de mon Corps s'effrite sous la caresse de mes doigts faits de Cendre et de Poussière. Puis mes yeux scintillent d'éclats pétillants de Larmes, contenues par trop d'orgueil : « Souffrance » articulent mes lèvres. « La Liste de tes Maux est aussi longue que le fil pourpre du Destin » répond alors mon Âme. LABEL SPPS !
Personnage : Gerald/Mystogan et Erza K.
Genre : Romance
Rating : T
Disclaimer : Personnage à Hiro Mashima, texte m'appartenant
Thème : Morsure
Horaire : Samedi 29/06/13 de 14h à 15h
Participants : Adelheid, Melody, Rouge, IrisJR
Bon… Toujours pas de truc gore. Ni de mélodrame. J'ai du fumer un truc pas net ! Parce que... Fluff et après... Ça. A croire qu'aujourd'hui j'écris tout ce que je n'écris jamais. Mais bon, au moins j'expérimente un peu tout ! (même si aujourd'hui, rien ne sera vraiment concluant, je suis assez déçue…)
Je trouve cet OS confus et sans queue ni tête. C'est un truc de psychopathe en plus.
SON AMOUR EST UNE MORSURE
QUE SES BAISERS EMPÊCHENT DE LAISSER CICATRISER
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« Il était beau de loin. Insaisissable, désirable. Mais de près, trop dangereux, trop brûlant. Et maintenant, je ne veux plus me brûler. »
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Sur le lit, lentement, entre les draps de satin, ton corps l'attend. Tes courbes se cachent derrière un peignoir de soie, cascadant le long des arabesques voluptueuses de tes formes. Tes cheveux retombent avec grâce et viennent chatouiller le creux de tes reins. Tu l'attends, drapée dans un orgueil immense qui ne peut te quitter. Ton orgueil, un orgueil dont-il arrive à te déshabiller d'un seul regard. Ton corps l'attend. Ton cœur l'attend. Il est comme un papillon, piégé et attiré inéluctablement par la lumière. D'ennemi à souverain, de la haine à l'amour, il n'y a jamais eu qu'un pas. Il y a eu larmes et douleur, il y a eu coups et paroles acérées. Il y avait ton orgueil et tes mains couvertes de sang. Il y avait vos titres et vos rangs, tes désirs et ton devoir, ton envie de le protéger. Tu l'aimais, et tu aimais ces moments particuliers où vous discutiez, travaillez ensemble, au calme dans son bureau, sous la lumière bleue du matin. Puis il y a eu un baiser. Et tout disparu.
Au détour d'un couloir, dans la pénombre du château, vos deux silhouettes baignées par la lumière orangée de la lampe que tu avais à la main. Juste un effleurement, une seconde, une maladresse. Une pulsion qu'aucun de vous n'a pu refréner. Entre deux paroles, entre deux mensonges. Entre deux poussés d'orgueil et de raison. Tu t'es consumée lentement, juste l'instant d'une seconde. Ce fut bien pathétique, de laisser tomber ainsi ton masque et laisser craqueler les parois dentelés protégeant ton cœur. Ce fut bien pathétique que cet amour irraisonné s'empare de ta si grande fierté et arrive ainsi à t'en débarrasser. Ce ne fut tout d'abord qu'un seul baiser. Juste un baiser de trop. Il n'y eut plus rien en toi. Plus de calme, plus de lent apaisement lorsque tu étais à ses côtés. Plus cette bonté féminine et maternelle qui naissait peu à peu dans ton cœur à son égard. Il y avait plus ces mots dans ta bouche, qu'il ignorait en souriant. Tout a fui, tu as fui. Seul un sentiment de désir et de haine, d'amour et de fuite s'est emparé de l'intégralité de ton corps. Tu le haïssais, a appris à l'accepter. Puis l'a détesté de nouveau. Tu es redevenu ce que tu étais, le haïssant un peu plus chaque jour, tandis que la nuit tu succombais à ses caresses.
Toi qui hais. Toi qui tue. Toi qui te bats. Toi dont le sang sur les mains ne peut s'effacer, comme l'orgueil immense qui t'enserre. Tu es indomptable, une flamme que l'on ne peut approcher. On te craint, on te respecte. Tu es Erza Knightwalker, commandant de l'armée royale, l'une des personnes les plus importantes du royaume. Tu leur fais peur, Tu les domine. Aucun ne t'approche. Pourtant il y eut juste ses lèvres. Tu pensais que les cadavres dansant devant tes yeux finiraient par pourrir ton cœur. Tu pensais n'être qu'armure cachant un monstre. Tu croyais que ta lance dans ta main te protégerait de tous les dangers. Tu aurais voulu que chacun de ses coups soit comme un battement de cœur. Et que ton cœur soit comme des ciseaux de fer d'argent. Pour que ton âme n'ait plus peur de rien. Pourtant tu avais peur, de ce sentiment incontrôlable qui s'est mit à grandir dans ton cœur. Tout fut une boucle sans fin, la liste de vos destins vous menant vers une déchéance inéluctable, jusqu'aux flammes d'un enfer teintées d'un amour irrationnelle et d'une haine sans faille. Tout fut le fruit d'un destin sournois, vous condamnant à vous déchiqueter et à sombrer ensemble, jour après jour. Mais tu es Erza Knightwalker, et le destin, tu n'y crois pas. Tu veux rester et le regarder de loin, l'aimer de loin, le protéger de loin. Redevenir calme et confiance, complices dans le travail et fusionnelles dans l'esprit. Être trop proche du roi, être trop proche de l'être aimé allait vous consumer et vous détruire.
Au détour d'un couloir, ton arme est tombée, chutant sur les dalles du sol. Tu aurais du t'effrayer, tu ne pouvais accepter. T'effaroucher et disparaître un peu plus derrière l'anthracite de ton armure. Il aurait du penser qu'en avançant vers toi tu te reculerais d'autant plus. Voila, tout est de sa faute. Mais finalement, cet orgueil qui te vole à lui, n'est-ce pas également à cause de lui que tu ne t'es pas enfuie ? Parce que tu ne voulais pas être lâche ? Parce que tu voulais te montrer forte, lui montrer que jamais il ne gagnerait ton cœur ? Mais en un instant seulement, il a capturé tes lèvres. Et il a capturé ton cœur. Maintenant, cette lance tombée à terre, tu vas la ramasser. Tu veux aimer cet homme à ta façon, le protéger à ta façon. Tu ne peux accepter que ce sentiment insidieux s'empare de vous. Être trop prêts est trop dangereux, vraiment trop consumant. Vous êtes condamnés à vous faire sombrer où à vous regarder de loin. Et toi, tu n'es pas prête à prendre le risque de brûler entièrement.
Aujourd'hui, qui es-tu ? Tu pensais te contenter de ses baisers invisibles, de ses lèvres fantomatiques, de ces chimères venues tout droit de tes rêves. Mais aujourd'hui tu n'es qu'une poupée brisée, n'est-ce pas ? Tu ne veux plus te brûler. Il est trop dangereux. Tu es Erza, Erza Knightwalker, Erza la guerrière. Celle qui n'a peur de rien, qui ne laisse personne l'approcher. Tu ne veux plus me brûler. Et tu lui feras comprendre ce soir. Que ce jeu sournois qu'il a déclenché en t'embrassant cette nuit d'hiver doit à présent cesser. Tu dois lui dire, lui dire que tu ne veux pas prendre le risque de t'affaisser sous le feu de ses baisers et la morsure de son amour. Vous courrez à votre perte, tu le sais. Peut-être lui est-il prêt à braver tous les dangers et à consumer la liste de votre destin pour t'embrasser, mais toi tu ne le veux pas. Vous êtes voués à vous aimer de loin, car jamais le destin n'acceptera que vous vous désiriez sans en payer les conséquences. La destinée est sournoise.
Tu ne veux pas de son désir, ni d'un quelconque amour. Tu ne veux pas l'aimer, Tu ne veux pas te consumer un peu plus. Tu n'es pas une bougie dont la mèche brûle si facilement. Tu ne veux pas être son amante, Tu ne veux pas être sa femme. Tu ne veux qu'être celle qui le protège, et te rassasier d'un sentiment fugace et invisible dans ton cœur. Tu ne veux plus accepter ses lèvres. Parce que son amour est une morsure. Son baiser t'a arraché la bouche et son amour a déchiqueté ton cœur. Aimer est un fil semé de maux aussi nombreux que les jours d'une vie. Et tu ne peux accepter ainsi que la liste de tes maux consume ses ailes à cause de lui. Tu as travaillé dur. Tu as tué. Enduré les regards, enduré les médisances. Ce n'est pas pour qu'aujourd'hui, il vienne tout détruire. Ta réputation t'est plus importante que son amour. C'est pour ça que ce soir, malgré l'orgueil qui te ronge le cœur et l'esprit, tu lui demanderas de tout arrêter. Tu ne veux pas te briser davantage, un instant de faiblesse a été l'instant de trop. Alors tu l'attends. Tu l'attends dans cette chambre qui n'est pas la tienne et qui restera témoin silencieux de ton erreur nocturne, tu laisseras tes secrets si honteux emmurés dans les pierres du château. Puis tu continueras de l'aimer de loin, cet homme qui, de trop près, est trop dangereux. Parce que tu le hais.
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Il entre dans la chambre, lentement. La nuit s'engouffre dans la pièce baignée de ténèbres, et seule sa silhouette se découpe dans la clarté des rayons de lune. Ton cœur bat si fort qu'il parait vouloir s'échapper de ton corps et s'enfuir quelque part dans le ciel. Un pas puis un autre anesthésie tes membres tandis que tes sens s'ouvrent plus grand, et que ton cœur coure plus vite. Il s'avance rapidement de toi, et glisse ses lèvres sur ton cou, avide. Les draps se froissent sous ton poids, et tu serre durement tes lèvres. Tu ne veux pas te montrer si pathétique face à ce roi sournois qui a transformé ton être en simple prisonnière de ton cœur. Et lui il ne t'aime pas, il ne pourra jamais t'aimer. Il ne fait que se délecter en regardant la grande Erza Knightwalker, la grande guerrière se laisser faire comme une faible femme, sans même se débattre. Tu ne sais pas si tu l'aime, non, tu ne l'aime plus. Et tu te voile la face. Parce que tu le hais, parce qu'il t'aime, parce que vous vous désirez et vous déchirez. Et toi, tu mens, et toi, tu crains.
Mais l'as-tu aimé ? Chaque morsure qu'il appose sur ton cœur laisse une cicatrice béante, trouant ton orgueil et ta volonté. Tu voudrais lui rappeler qui tu es, lui montrer la vérité. Et soudain tu le hais. Tu le déteste tellement ! Il ne peut ainsi t'apprivoiser, toi tueuse, toi hantés par les morts, le corps recouvert d'hémoglobine. Les crocs acérés de la mort planent sur toi. Et tu n'as peur de rien. Surtout pas de lui. Commençant à brûler dangereusement, tu le repousse durement et te relève, t'approchant de la porte, les cheveux pourpres ébouriffés et la face torturé d'incertitude. Où est-donc Erza l'impitoyable, rebelle à la langue acérée comme la lame de sa lance ? Tu ne peux plus, tu dois hurler, tu dois te battre. Jamais ô grand jamais il ne t'aura. Tu ne veux pas de lui. Tu veux être libre. Et tu le hais, oh, comme tu l'abhorre ! Jamais il ne t'aura. Tu ne le laisseras pas faire.
« Arrête… Je veux que ça cesse. Je te hais, tu ne comprends pas ! Hurles-tu d'une voix étrangement rauque, retenant quelques larmes.
Il se relève et s'empare de ta main, couvrant de l'autre tes yeux. Sa peau est brûlante contre la tienne, et des traînés invisibles de colère coulent le long de tes joues. Il s'approche de ton dos et commence à y semer une traînée de baisers papillon, repoussant un peu plus ton vêtement afin de savourer entièrement le goût suave de ta chair. Tu frissonnes bien malgré toi, et une vague de fureur t'envahit.
- Commandante, avez-vous peur ? demande-t-il avec sarcasme. Nous pouvons brûler et nous détruire, déteste moi si tu le souhaite, qu'importe. Je suis prêt à tout pour embrasser tes lèvres, dit-il tout en souriant contre ton dos à la peau d'ivoire.
- Je te hais ! Lâche-moi ! Lui ordonnes-tu.
Il descend sa main sur ta bouche, t'empêchant de t'époumoner davantage. Et toi, tu te tais, parce que tu ne veux pas que l'on vous surprenne ainsi. Tu es humiliée. Une poupée brisée. Tour ça pour un baiser. Et vous allez vous briser.
- Ne mens pas, même si ça concerne tes sentiments. Surtout si ça concerne tes sentiments. » Finit-il par te dire, de sa voix fêlée d'amour et de désespoir.
Tes yeux s'éteignent et deviennent deux puits sans fond. Tes paroles meurent dans ta gorge et tes vêtements tombent un à un, tandis que ton corps tout entier est secoués de frissons de désir et de sanglots muets. Vous commencez à sombrer, et aucun de vous ne fait plus un geste pour stopper cette déchéance dans laquelle vous vous enfoncez un peu plus à chaque baiser. Des larmes de rage finissent par couler le long de tes joues drapées d'humiliation et de haine. La morsure toxique dans vos cœurs s'étend. Elle vous emplit d'une haine bestiale qui immerge tout, vous cisaillant avec haine et détresse, désir et pulsions. Et toi, tu pleure, suffocante sous le coup trop dur du destin, laissant les mains de ton roi piétiner ton orgueil et écraser ta fierté. T'humilier un peu plus et fêler vos vies tout entières. Tu n'es plus Erza Knightwalker. Tu n'es qu'une poupée dépendance de cette morsure dans ton cœur. Tu es un pantin qui pleure sous l'assaut de ses caresses et qui hais autant qu'elle respire. Tu es brisée. Lui aussi. L'amour vous a consumé, pourri jusqu'à l'os, obligé à vous haïr mutuellement. Le destin aux ciseaux d'argent est bien sournois.
Et le pire, dans tout ça, c'est que tu continues de l'aimer.
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« Je ne veux pas me bruler. Mais une nuit encore, je vais consumer, comme une bougie dans la pénombre de ma chambre, jusqu'à m'éteindre. La morsure qu'il a apposée sur mon cœur est trop profonde. Je ne peux plus cicatriser… Nous nous sommes brisés. »
