Disclaimer : les personnages appartiennent à l'univers de Marvel, moi, je suis juste l'infâme auteur qui leur fait faire n'importe quoi.
Suite à vos gentilles reviews (jamais assez, à mon goût) je vous ai préparé une suite. J'ai quelques idées sympas à mettre en scène. Cette fic sera assez légère, normalement. On m'a signalé un Tony un peu OOC, dans le sens où il est très humain et assez loin de cet homme ironique qu'on retrouve dans les films, mais c'est parfaitement volontaire. Tony est un homme dans une armure. Vous comprendrez mieux ma volonté dans le chapitre trois. Il y a un indice dans ce chapitre !
J'ai envie de tester une nouveauté dans l'écriture, je vous en parle à la fin alors restez et lisez s'il vous plaît !
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WHERE HAVE YOU BEEN ?
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Tony resta planté au milieu du salon pendant une longue minute, les yeux fixés sur l'endroit où se tenait Steve quelques secondes auparavant. Dans son dos, la machine à café ronronnait en préparant l'expresso de Natasha.
Il regardait le vide et la panique l'envahit.
Et si Steve avait été enlevé ? S'il était en danger ?
Et s'il était déjà trop tard ?
- Jarvis, y'a-t-il eu une intrusion dans la tour ?
- Non Monsieur. Je me permets de vous rappeler l'absence totale de failles dans votre système de sécurité.
Tony balaya la pièce du regard, les sourcils froncés, clairement contrarié de ne rien y déceler d'anormal. Il releva à peine la flatterie déguisée de Jarvis.
- En revanche, Monsieur, si je puis me permettre, vous trouverez le Capitaine Rogers dans sa chambre.
Le milliardaire essaya de foudroyer son IA du regard, mais il était quelque peu malaisé de dévisager furieusement quelque chose qui ne possédait pas de corps. Jarvis était bien trop intelligent pour son bien. Il ne l'avouerait pas, mais parfois, Tony avait peur de son propre génie. D'un pas qui se voulait à la fois rageur et digne, il quitta la pièce.
X X X
- Rogers, ouvre-moi.
Silence.
- Rogers, arrête ça, ouvre-moi.
Toujours rien.
- Ouvre ou je défonce ta porte.
Il n'avait pas son armure, alors sa menace sonnait un peu creux, mais l'autre n'était sensé le savoir, cloîtré dans sa chambre depuis de trop longues minutes.
- Oh Steve, je t'en prie ! supplia Tony en levant les yeux au ciel. Ça ne me fait pas rire…
La serrure cliqueta, et la haute silhouette du Captain se dessina dans l'encadrement. Ce fut probablement l'accent désespéré dans la voix du génie qui décida Steve à se montrer. Il ne refusait pas de sortir de sa chambre ou de parler à Tony, non, absolument pas. Il avait au contraire un bon millier de choses à dire. Toutefois, le grand Captain America, si habile sur un champ de bataille, si assuré au combat, se trouvait totalement démuni face à ses sentiments. Il ne savait pas ce qu'il convenait de faire en pareilles circonstances. Aussi avait-il considéré que le "repli stratégique" vers sa chambre constituait une tactique des plus acceptables. Il ne s'agissait pas du tout d'une fuite.
Tony le dévisagea, soudainement incapable de prononcer une seule parole, le cœur à l'envers et les mains soudain très moites. Quelques secondes auparavant, il lui semblait absolument nécessaire de retrouver Steve, de discuter avec lui, ou, même si cela lui semblait improbable, de continuer ce qu'ils avaient commencé…
Mais là, il était désemparé. Le regard azuréen de Steve le brûlait comme un fer rouge, et aucune phrase intelligible ne parvenait à se former dans son esprit.
- Tony.
- Steve.
Leur silence pesant s'éternisait.
- Qu'est-ce que tu veux ?
Le ton du blond était distant.
- On doit parler.
Trois mots. Tony en aurait pleuré de se voir à ce point privé de sa légendaire répartie, sans pouvoir retenir une certaine vague de satisfaction face aux joues empourprées de son vis-à-vis.
Steve l'invita à entrer, et croisa les bras pour contrôler sa gêne en s'adossant à un mur.
- Ce qu'il s'est passé, là, tout à l'heure, c'était… hum… enfin, je ne voudrais que tu crois que… mais, je veux dire…
Tout à coup, une bouche chaude et ferme vint interrompre sa litanie désordonnée tandis que le bras du capitaine s'enroulait autour de lui.
Trop stupéfait pour organiser sa pensée, Tony répondit à l'étreinte maladroite mais brûlante de l'autre super-héros. C'était doux, c'était violent et passionné, c'était terriblement bon et inattendu, et même s'il ne comprenait pas très bien ce qui était en train de se passer, Starck se dit qu'il aurait tout le temps de réfléchir plus tard, quand il n'y aurait plus cette main caressante dans son dos, ou cette langue agile dans sa bouche.
Pour une fois, le génial milliardaire se laissa complètement aller, oublieux de l'extérieur, oublieux des conséquences. Il était Iron Man, il était le PDG d'une des plus grosses entreprises américaines et il était sensé draguer tout ce qui possédait une paire de seins, mais là il y avait Steve Rogers, et les choses le dépassaient, le temps n'était plus pour lui à la réflexion. Ce corps, contre le sien, le rendait dingue, il était trop tard pour se préoccuper du reste, des blessures qu'il fallait guérir et des non-dits qui ne tarderaient pas à surgir. Il y avait les mains du Captain sous son T-shirt, et il savait qu'il était foutu, que plus rien ne serait jamais pareil dès l'instant où sa bouche quitterait celle du blond. Alors il s'accrochait aux lèvres dures de Steve, s'agrippait à ses épaules, se pressait contre lui comme si sa vie en dépendait pour que ce baiser ne s'arrête pas.
Et Steve, de son côté, ne semblait pas vouloir le lâcher. Le beau soldat blond s'était surpris lui-même en interceptant ainsi Tony, lui qui n'avait jamais connu de femme auparavant, à peine l'amour. Son audace le surprenait, mais embrasser le brun lui semblait tellement naturel, tellement simple qu'il n'était pas parvenu à s'en empêcher. Et quelque chose, dans le regard de Tony, l'avait incité à le faire, une espèce de faille dans les yeux noirs qui lui disait de ne pas refréner sa pulsion, de franchir ce pas que lui n'oserait plus faire. Et il avait tout oublié, il avait oublié que lui, Steve Rogers, n'avait aucune expérience avec les femmes et que Tony était un homme, oublié qu'ils étaient deux Avengers, des super-héros, avec des pouvoirs, des responsabilités et un certain nombre de collègues aux caractères explosifs de l'autre côté de la porte.
Là, il y avait les lèvres de Tony Stark contre les siennes, et il sentait son corps, leurs corps réagir violemment, presque douloureusement, à cette étreinte désespérée.
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- Tu n'aurais pas vu Stark ? demanda un Docteur Banner en caleçon bleu à une Natasha restée de marbre devant sa tenue à la limite de l'indécence.
- Il… discute avec Rogers, répondit-elle en restant évasive.
Ce n'était pas le moment de trahir Stark et de foutre le bordel dans leur équipe déjà si fragile.
- Il en a pour longtemps ? J'ai un truc à voir avec lui, au labo, j'ai eu une illumination dans la nuit.
Banner se gratta l'entrejambe. De trop longs mois seul dans la campagne indienne lui avaient visiblement lavé le cerveau pour tout ce qui touchait à l'élégance. Heureusement que l'espionne ne faisait pas partie de ces jeunes femmes prudes qui s'offusquaient d'un rien. Des hommes, elle en fréquentait tous les jours dans son métier, et c'était loin d'être des parangons de distinction.
Natasha retint un rire. Bruce était un véritable génie scientifique, jusque dans ses difficultés à s'adapter à la vie en société et sa capacité à faire fonctionner son cerveau à des moments improbables. Parfois, elle se demandait comme l'Autre pouvait exister au sein de cet homme si doux et si intelligent qu'était Banner. Et puis son regard accrocha la main qui remontait de son caleçon, et elle se dit que ces deux êtres avaient au moins un point en commun. Est-ce que Brune grognait, aussi, quand il faisait l'amour ?
Elle s'abstint de secouer la tête pour chasser cette pensée.
- Je pense que oui, ça avait l'air important.
- J'attendrais alors, répondit le docteur en s'asseyant au bar. Ils doivent parler de quoi ?
Le cerveau de l'agent Romanova fonctionna à mille à l'heure. Ce n'était pas le moment de faire une gaffe. Surtout pas.
- Je crois que Tony voulait engueuler Steve pour son manque de prudence hier après-midi. Et lui imposer deux-trois révisions de costume.
- Pauvre Rogers. Stark est infernal quand il s'agit d'inventer de nouveaux gadgets.
Natasha sourit. Ouf !
- Un café ? proposa-t-elle à Banner en lui tendant une tasse fumante.
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- Natasha, nous sommes "aimablement" conviés au SHIELD cet après-midi
Clint avait passé la tête par la porte de la cuisine.
- Fury, pour un autre rapport ?
Il acquiesça, adressa un bref salut à Banner toujours en caleçon sur le bar.
- Pourquoi ça tombe toujours sur nous ?
Clint haussa les épaules. Il n'allait quand même pas lui avouer qu'il se débrouillait toujours avec le patron pour être convoqué en même temps que Natasha. Et le plus de fois possibles, évidemment. Sa coéquipière – il ne remercierait jamais assez le SHIELD, Fury, et tous les Avengers pour ce providentiel état de fait – soupira en reposant sa tasse pour gagner la sortie.
Clint la suivit dans le salon, observant à la dérobée le somptueux balancement de ses hanches dans son pantalon de cuir bien trop moulant pour sa santé mentale. Attrapant sa veste jetée sur un des canapés du salon, Natasha appela l'ascenseur.
- On y va.
Et alors que la cabine descendait, et que Hawkeye profitait de la vue imprenable que lui offrait le trop léger débardeur de sa collègue, Barton songea qu'il devrait aussi remercier Loki d'avoir voulu envahir la Terre avec son armée extraterrestre, et d'avoir ainsi provoqué le rassemblement des Avengers et ses retrouvailles avec l'agent Romanova. Il doutait qu'un bouquet de fleurs soit adapté, et puis Loki était reparti sur Asgard subir les foudres de son père adoptif. Il était interdit de visites, et ça devait barder sévèrement pour lui, à en croire les rapports de Thor et sa mine déconfite dès qu'on lui parlait de son petit frère.
Des chocolats, peut-être ? Tout le monde aimait les chocolats.
Sauf Fury, qui prendrait probablement ça comme une mauvaise blague. Ou une tentative d'empoisonnement. Pour le SHIELD, et s'il parvenait à séduire Natasha, il opterait pour les fleurs.
X X X
Thor n'était pas à proprement parler quelqu'un de subtil. Dieu du Tonnerre et de la Foudre, de la Force brute et du Combat, sur Asgard, il n'était pas réputé pour ses capacités de réflexions ou son tact. Les autres Avengers avaient trop souvent tendance à l'oublier à cause de ses manières moyenâgeuses et de ses attitudes de chevalier servant, et il les regardait régulièrement avec des yeux vitreux quand ils tentaient de lui parler avec trop de sous-entendus et de mots savants.
Le plus gros problème de Thor, depuis qu'il avait investi la tour Stark avec les autres super-héros, était justement Starck lui-même, et sa foutue ironie qu'il ne comprenait jamais. Les Midgardiens avaient des comportements vraiment étranges, et pourtant, Thor avait grandi avec Loki, qui lui, était un champion toutes catégories de triturage de méninges, de nœuds au cerveau et de blagues incompréhensibles.
Il avait conscience d'avoir évolué, depuis son séjour sur Terre privé de ses pouvoirs, mais il gardait à l'esprit la terrifiante supériorité de son frère pour tout ce qui concernait l'intellect. Il connaissait Loki par cœur. Parfois, Thor regardait son père Odin et se disait qu'il ne parviendrait jamais à succéder à pareil homme. A la fois sage et puissant, Odin réunissait à lui-seul ce que Loki et Thor ne parvenaient à atteindre qu'en s'unissant.
Toutefois, les deux frères ne s'alliaient plus pour jouer quelques plaisanteries à leur paternel. Rongé par la colère, la jalousie et la tristesse, Loki avait trahi, et Loki allait payer. En souvenir de leur enfance heureuse et de leur ancienne complicité, le Dieu du Tonnerre intercédait tant qu'il le pouvait auprès de son père pour alléger la peine de son frère.
Le Dieu du Mensonge ne le savait pas encore, mais l'héritier du trône d'Asgard l'avait sauvé de la peine de mort. S'il l'avait appris, nul doute qu'il en aurait conçu davantage de rancœur, se considérant désormais comme redevable auprès de Thor. Le jeune Dieu était bien trop fier pour accepter pareille dette.
Au fond de lui, Thor craignait une tentative d'évasion de la part de son frère. Si cela arrivait, Loki irait directement à l'échafaud, sans plus de cérémonie. Odin devait prononcer son jugement dans la journée, et le puissant Dieu du Tonnerre s'inquiétait plus que de raisons des tourments qu'aurait à endurer Loki.
Il avait passé des jours et des nuits, entre Asgard et la Terre, à imaginer toutes les punitions que le Père de Tout pouvait infliger à son fils adoptif. Il n'était peut-être pas très intelligent, mais il avait l'imagination fertile, surtout pour ce qui concernait la guerre et les punitions. Et puis, il en avait vu beaucoup, en quelques centaines d'années de vie. Il savait de quoi son illustre père était capable.
Aussi avait-il une énorme boule dans l'estomac lorsque l'heure du jugement arriva. En tenue d'apparat, tout le gratin asgardien était présent. Le Dieu de la Justice, Tyr le Manchot, présidait la séance en compagnie de Frigg et Odin, roi et reine d'Asgard. Les deux autres frères de Thor, Holder et Balder, ainsi que les deux frères d'Odin, Vili et Vé, les accompagnaient. Heimdall était également présent.
Dans la foule assistant au procès, Thor retrouva le visage de ses amis du Trio Palatin. Fandral l'Éclair, Hogun le Sinistre et Volstagg l'Énorme lui adressèrent un léger salut tandis que le Dieu prenait place aux côtés de son père. La douce Sif lui sourit plus franchement, assise près de la belle mais vénéneuse Sygin, qui fixait la porte d'où sortirait Loki avec une froide obstination. Thor se souvint qu'elle avait été l'amante favorite de son frère avant sa déchéance. Elle devait être très contrariée d'avoir perdu ce statut privilégié, à moins qu'elle n'ait été en son temps réellement amoureuse de Loki.
Comme prévu, le jugement s'avéra long, épuisant et rébarbatif. Loki se tenait face à eux, dans une simple tenue de cuir et de lin, droit, le regard glacé, véritable statue de marbre. Il ne ploya pas devant la puissance des autres Dieux, ne baissa pas la tête ni les yeux face à l'assemblée. Il restait là, fier, presque distant, répondant avec froideur aux accusations qui l'accablaient. Thor voulait croire que ce masque glacial cachait des sentiments plus profonds. Il en était persuadé. Son frère avait changé, mais il n'était pas pour autant cet être monstrueux d'arrogance et d'insensibilité qui affrontait les jurés avec défi. Loki ne leur montrerait pas ses faiblesses, et Thor faillit douter d'une possible rédemption, tant l'attitude de l'accusé était impénétrable.
Luttant contre le sommeil, il attendait le verdict, la punition qui tomberait sur son frère comme un couperet. Il s'était préparé à tout, sauf à sa mort.
Mais quand la sentence tomba, vraiment, il ne s'attendait pas à ça.
Et à voir l'expression soudainement éberluée de Loki, bien éloignée de son stoïcisme précédent, lui non plus n'avait pas prévu ça.
Thor n'était peut-être pas très intelligent, ni très subtil, et il avait encore beaucoup à apprendre sur la politique et les modalités de gouvernement, cependant, sur ce coup-là, il se disait qu'Odin faisait une énorme connerie.
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Et hop, un chapitre beaucoup plus long, qui aborde à peu près tous les Avengers que j'ai envie d'intégrer à cette histoire sans prétention. Désolée pour l'énumération de Dieux dans le jugement de Loki mais je suis Odiniste et je ne pouvais décemment pas ignorer la moitié des Dieux d'Asgard…
J'ai désormais une annonce à faire et quelques questions à vous poser !
Premièrement, je chercher un véritable titre à cette fiction, je ne suis pas satisfaite du titre actuel, donc n'hésitez pas à me faire vos propositions !
Deuxièmement, je voudrais tenter une petite expérience… Une fiction participative ! A la fin d'un chapitre, je vous donne la possibilité d'influer sur la suite de l'histoire, et c'est à vous de me dire ce que vous voulez voir dans le chapitre suivant ! Est-ce que ça vous tente ?
Je vous donnerais alors plusieurs choix possibles pour la suite et celle qui remporte le plus de vote sera écrite. Peut-être que parfois je poserais une question plus ouverte et sélectionnerait la réponse qui m'inspire le plus… Je me lance donc pour ce chapitre !
Quelle sera la punition de Loki ?
a/ Il est exilé sur Midgard sans pouvoir (et non, il n'atterrira pas en Amérique !)
b/ Il est envoyé aider à la reconstruction de New York.
c/ Je l'enferme dans une prison et je le laisse moisir là jusqu'à ce qu'il s'évade et revienne foutre la merde.
Dans tous les cas, Loki rencontrera les Avengers et viendra emmerder nos super-héros favoris ! Je tiens à ajouter que je suis une énorme fan de Loki et que je ne contrôle pas toujours mon imagination, mais quelle que soit l'option qui remportera le vote, je sais déjà quoi écrire !
Alors pas d'inquiétude, la semaine prochaine dans le chapitre 3, nous reviendrons sur l'idylle de nos adorables petits Steve et Tony, Bruce mettra un pantalon et Clint achètera des fleurs !
A vos claviers !
Amy.
