Disclaimer : je ne possède aucun droit sur chacun de nos Avengers préférés, par contre, je possède tous les droits sur ma connerie !
Le blabla d'Amy : Bonjour mes lectrices chéries et adorées !
Me revoilà encore à la bourre avec ce sixième chapitre qui s'annonce, je vous le dis tout de suite, très haut en couleur. Je suis désolée de mon retard, mon week-end a été perturbé et j'ai eu des soucis avec mes parents à propos de mes écrits… Enfin, plutôt de mon « temps d'écriture ». Mais on s'en fout, car voici la suite de nos aventures !
Concernant les résultats du vote, sont arrivés en tête : Clint/Natasha, puis, ex-æquo : Tony/Steve et Thor/Loki.
Je vous annonce qu'il n'y aura pas de Clintasha dans ce chapitre. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'ai décidé de leur dédier un chapitre entier, le huitième. Soyez patientes, je vous promets quelque chose de… différent. Pour toute réclamation, n'hésitez pas à me râler dessus je ne mords pas.
Je n'en dis pas plus et je vous retrouve à la fin !
WARNING : alerte au cross-over dans ce chapitre et au grand n'importe quoi, remerciez Nepsis Amaterasu et mon petit ami pour les paris à la con et les défis stupides que je ferais mieux de ne pas relever quand je suis dans un état avancé ! L'alcool, c'est mal, je vous assure !
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CHAPITRE 6 : EMERGENCY
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- Le plus grand détective du continent, Edward Coyle, vient d'être kidnappé par une entité encore inconnue de nos services. Il se fait appeler Labb', mais nous n'avons aucune information supplémentaire sur lui.
Cinq des six Avengers écoutaient les instructions de Fury à l'intérieur du jet. Iron Man volait en éclaireur, quelques rues plus loin, tournoyant entre les gratte-ciels, la lueur de ses propulseurs brillant sur leur radar.
L'Empire Building n'était plus qu'à quelques centaines de mètres, et les Avengers ralentirent.
- Bon courage, grésilla la voix de Fury dans les haut-parleurs.
Natasha changea de fréquence.
- Ok, Tony, tu me reçois ?
- Cinq sur cinq.
- On a besoin de toi en éclaireur vers le haut de la tour. Clint dit qu'on doit pouvoir s'y poser. Alerte-nous au moindre mouvement suspect.
- Reçu.
Aussitôt, la silhouette écarlate d'Iron Man s'éleva contre la tour. Ils attendirent anxieusement jusqu'à ce qu'un énorme BANG ! ne résonne dans les haut-parleurs.
- Tony ! cria Natasha, est-ce que tu nous reçois ?
- Je vous reçois Tasha ! Mais c'est le bordel là-haut !
La voix de Tony était haletante. Des bruits de collisions s'écrasaient dans l'habitacle du jet.
- Il va falloir du renfort ! Envoyez Thor et amenez-vous fissa ! Y'a la place de se poser mais… WHAAAA PUTAIN C'EST QUOI CE TRUC ?
Et la communication coupa.
Sans plus attendre, Thor attrapa Mjöllnir, ouvrit la porte du Jet et décolla, les nuages s'amoncelant sur son sillage. Aussitôt, Clint redémarra le Jet et le guida jusqu'au sommet de la tour, tandis que des éclairs déchiraient le ciel.
Un étrange spectacle les attendait lorsque qu'ils sortirent de l'appareil, Steve en tête et bouclier en main.
Tony et Thor étaient aux prises avec une créature des plus étranges, qui semblait avoir surgi des étages inférieurs, au vu de l'énorme cratère perçant le sol.
Iron Man reçut un coup violent et glissa jusqu'aux pieds du reste de l'équipe dans une flopée d'étincelles. Captain America le releva aussitôt, tandis que les autres restaient bouche bée devant le spectacle.
Thor affrontait désormais seul ce qui semblait être un bocal de confiture géant, qui lévitait au-dessus du sol en balançant une lourde queue de scorpion de part et d'autre de son corps. Deux étranges ailes de chauve-souris battaient l'air dans son dos habillé d'une cape d'un vert émeraude, et une étrange touffe de poils blonds poussait entre les deux petites cornes pointues qui transperçaient son couvercle. Ses quatre bras étaient armés d'étranges lames colorées qui fouettaient l'air d'une manière désordonnée, et Thor peinait à esquiver les attaques imprévisibles de son adversaire.
- Putain, c'est quoi ce truc ? lâcha soudain Clint, reprenant les mots de Tony et résumant leur pensée à tous.
A cet instant, le truc, que Fury avait appelé Labb', parvint à saisir Thor par la cape, en lâchant l'un de ses sabres, et le fit tournoyer à bout de bras, comme s'il n'avait pas pesé plus lourd qu'un vague bout de bois, avant de le jeter sur ses coéquipiers en claquant du bocal. Ce qui, dans son langage, devait s'apparenter à un rire machiavélique.
Steve et sa force inhumaine rattrapèrent le dieu avant qu'il ne passe par-dessus le parapet du toit. Puis l'équipe au grand complet s'apprêta à faire face au monstre.
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Tony eut le temps de voir Steve basculer en arrière dans le vide, frappé par la queue géante du scorpion à la fraise, avant que lui-même ne se fasse encastrer dans un mur par ladite queue.
- Armure à 5% des capacités, Monsieur.
Il jura.
Ils étaient vraiment dans la merde, et cette saloperie paraissait increvable. Natasha s'était fait assommer quelques minutes auparavant, et Clint tentait de la couvrir en la ramenant vers le jet, mais l'archer était bientôt à court de flèches. Thor s'était jeté à la suite du Captain pour le repêcher avant qu'il ne s'écrase au sol puisque l'armure d'Iron Man avait perdu quelques pièces dans la bataille, et Tony ne parvenait plus à maintenir un vol stable. Un de ses propulseurs crachotait dangereusement, et le Dieu de la Foudre était leur dernier atout volant.
L'énorme queue s'approchait dangereusement de lui, suintante de venin. Tony ferma les yeux, un instant après que Thor ne remonte en portant Steve dans les bras. Le soldat était inconscient, mais une grosse baffe de la part du Dieu sembla le ramener à la réalité.
C'est le moment que choisit Hulk pour se jeter sur le couvercle du monstre, le lui rabattant sur ses rires cacophoniques et l'écrasant au sol. Un sabre rouge lui entailla le bras et Tony vit pour la première fois le sang vert de Hulk dégouliner sur son bras avant que la coupure ne se referme. Cela l'inquiéta plus encore que la chute de Steve quelque secondes plus tôt. Si les armes de la chose pouvaient blesser leur gros ours vert, alors ils étaient encore plus dans la merde que prévu.
Mais grâce aux violents coups que Hulk assenait au bocal, aggravant les quelques fissures qui se profilait déjà sur le verre du corps de la chose, Tony eut le temps de s'extirper du mur et de compatir avec Loki, qui avait eut à subir une expérience similaire sur le sol de son salon. Il convenait que ce n'était pas agréable.
Une flèche de Clint transperça l'un des bras musculeux de l'être, qui lâcha son épée rouge en hurlant de douleur. Aussitôt, Steve lança son bouclier et parvint à lui arracher un second sabre. Dans un roulé-boulé, Iron Man parvint à intercepter les deux armes, et les lança à Clint pour qu'il puisse à la fois se défendre et les conserver. L'inventeur était bien décidé à les étudier plus tard.
Labb' riposta, et tournoyant sur lui-même, il parvint à propulser Hulk dans un immeuble voisin. Puis, brandissant ses deux dernières lames, il se jeta sur Tony qui n'eut pas le temps de l'esquiver. Le sabre heurta l'armure dans une gerbe d'étincelle et le plastron se plia sous le choc. Iron Man sentit ses côtes craquer tandis qu'il se rejetait en arrière – vers les deux espions. Il arrivait à peine à respirer et ce fut Steve qui le réceptionna et lui ôta son casque. Tony sourit faiblement au capitaine avant d'agiter la main dans un signe qui voulait dire : « occupe toi de cette merde, on verra plus tard pour les larmes et ma santé».
Et Captain America se jeta sur la créature en même temps de Thor qui faisait tournoyer Mjöllnir.
C'est alors que la créature explosa d'un rire tonitruant et fit quelque chose de totalement inattendu : elle se dédoubla.
Il ne s'agissait pas d'une simple illusion, comme s'en rendirent compte les deux super-héros en affrontant les deux clones.
Très vite, ils se retrouvèrent en mauvaise posture. Ils avaient encaissé de sacrés chocs et Steve avait été blessé. La blessure sur son ventre ne parvenait pas à se résorber, car le soldat n'avait pas le temps de s'arrêter pour laisser le temps à son corps de se régénérer. Il prenait sans cesse de nouveaux coups et rien ne semblait endiguer l'hémorragie, bien que celle-ci soit moins alarmante que sur un humain normal.
Mais bientôt, deux nouvelles blessures s'ajoutèrent sur le bras et la cuisse du Captain America qui battit lentement en retraite, abrité derrière le bouclier qu'il avait récupéré au passage.
Désormais, Thor était seul.
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Soudain, alors que la situation semblait désespérée, même si le dieu du Tonnerre semblait increvable et que Labb' perdait doucement du terrain, un aveuglant éclair de lumière verte leur ravagea les pupilles et une voix moqueuse résonna.
- Alors, grand frère, on a besoin d'aide ?
Lorsque la lueur se dissipa, ils virent Thor, écrasé à plat ventre quelques mètres plus loin, et le clone du bocal de fraises avait disparu. La carcasse fumante de Labb' voletait douloureusement vers un homme vêtu de vert et de noir, un casque à cornes sous le bras.
Loki remit tranquillement son casque sur sa tête après avoir soigneusement repoussé ses cheveux vers l'arrière, et quand le monstre fut à portée, il tendit négligemment la main et l'envoya valser en contrebas dans une nouvelle déflagration verte.
Thor se redressa, abasourdi, tandis que son frère adoptif se posait avec élégance sur le toit.
- On dirait bien que je sauve votre peau, aujourd'hui, Avengers, ricana le Dieu en s'inclinant devant les cinq équipiers hors-service. Ton équipe est bien mauvaise, Thor. Ce méchant de pacotille n'a ni style ni puissance. Ma magie est de loin supérieure à la sienne.
Thor dévisagea Loki avec des yeux ronds. L'autre haussa un sourcil.
- Oh pitié, frangin, ne me dit pas que tu n'as pas été capable de t'apercevoir que cette misérable créature était faite de magie et que par conséquent, il était impossible de la blesser par la force ?
Devant le regard éberlué de l'équipe du SHIELD, Loki obtint la réponse à sa question. Il leva les yeux au ciel, exaspéré.
- Mon pauvre Thor. Cinq mille ans que tu t'entraînes à mes côtés et tu es toujours incapable de déceler la magie. Dire que c'est à toi que doit revenir le trône d'Asgard…
Il soupira avant de pivoter violemment. Il y eut un nouvel éclair d'une couleur plus soutenue que les précédents, et un véritable feu d'artifice explosa sur le toit de l'Empire State Building.
Celui qui se faisait appeler Labb' se désintégra en milliers de particules luminescentes, et les sabres que Tony tenait tant à conserver s'évanouirent en même temps.
Puis Loki éclata d'un rire tonitruant et s'approcha des Avengers.
- Vous êtes dans un sale état. Mais je suis de bonne humeur… Je vais vous guérir.
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- Affreux Vilain neutralisé, Colonel Fury.
- Beau travail Avengers, je suis fier de vous.
- En fait, c'est pas nous, marmonna Steve avec une grimace. C'est Loki qui a détruit le monstre.
De l'autre côté de fil, il y eut un silence.
- Loki ?
Fury était incrédule, mais Clint acquiesça, l'air encore plus dégoûté que Steve.
- Il vous a… aidés ?
- Sauvés, je dirais même, grommela Tony en massant son torse encore douloureux. Oh, et il a réparé l'Empire State, également. Il a dit que sinon, vous lui… c'était quoi ses mots déjà ? Ah oui… « taperiez sur les doigts ». Dites-moi Colonel, vous faites quoi exactement avec Loki dans les bureaux du SHIELD ?
La communication coupa et Tony rigola. Maintenant qu'ils étaient débarrassés de l'autre menace, là, et avait repêché Bruce encastré dans l'immeuble voisin, il avait une revanche à prendre sur Fury.
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Lorsqu'ils regagnèrent la Tour Stark pour soigner leurs blessures, Loki à leurs côtés, Fury les attendait déjà au salon.
Il les dévisagea tour à tour puis fronça les sourcils.
- Et Edward Coyle, alors ? Vous l'avez libéré ?
Natasha se frappa le front.
- Oh merde ! gémit Clint. On l'a oublié !
Thor s'envola aussitôt tandis que Loki s'écroulait de rire en se tenant au bar.
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- Mon preux chevalier, s'extasia Edward Coyle en s'accrochant au cou de Thor. J'ai bien cru que vous me laisseriez ici toute la nuit !
Thor rougit vaguement, ce que le détective dans ses bras prit pour une adorable gêne due à leur soudaine proximité. En réalité, Thor se disait que le pauvre homme n'était pas si loin de la vérité, et que sans Fury, il serait toujours ligoté dans l'ascenseur de l'immeuble.
Edward Coyle était un homme de taille moyenne, étrangement frêle et jeune pour un détective de renommée mondiale. Il avait des cheveux noirs en bataille et d'immenses yeux gris charbons qui mangeaient son visage aux traits fins. Habillé très simplement d'un jean et d'un t-shirt blanc, il frissonna quand le vent fouetta son corps, après le décollage fort peu délicat de Thor.
Il regardait le grand guerrier blond avec des yeux dévorants, et le dieu finit par se sentir mal à l'aise, surtout lorsque le jeune homme se pressa un peu plus contre lui.
- J'ai froid, murmura-t-il dans l'oreille du blond, et ce fut Thor qui frissonna.
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- Bon, eh bien, je suppose que je dois vous remercier, Loki, marmonna Fury en tendant la main au Dieu des Mensonges.
Le geste semblait lui coûter.
- Mais ce n'était rien, Colonel, roucoula Loki avec un petit sourire supérieur. C'était un plaisir d'aider votre équipe de bras cassés…
Clint serra les poings. Encastrer une flèche dans l'œil du dieu n'était pas une option envisageable. Pas pour le moment. Et de toute façon, il n'avait plus de flèches.
- Peut-être pourrions-nous envisager une… petite récompense, qu'en dites-vous ? susurra le perfide Asgardien en se rapprochant du directeur du SHIELD.
Celui-ci eut une grimace qu'on aurait pu apparenter à de la gêne s'il avait été capable de rougir.
- Vous avez une ville à réparer Loki, grogna-t-il. Tant que ceci ne sera pas fait, n'attendez rien de ma part.
- Je voulais juste une vraie chambre, ronchonna Loki en faisant disparaître son armure d'un claquement de doigts.
- T'en as une charmante, dans les sous-sols. Tu la connais bien, d'ailleurs, rappela obligeamment Tony avec une tape sur l'épaule du dieu.
- Allez vous faire foutre Stark.
- Mais avec plaisir, rétorqua l'inventeur avec un sourire étincelant.
Steve vira à l'écarlate.
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- Dites-moi, euh, Thor, c'est ça ?
Le blond acquiesça.
- Est-il vrai que vous venez d'une autre planète ?
- Je viens d'Asgard.
- Et quelles autres aptitudes vous confèrent votre statut d'extra-terrestre ? demanda Edward Coyle avec une lueur gourmande dans le regard. Est-ce que vous pouvez brisez des chaînes par la seule force de vos muscles, hum ?
Thor s'empourpra.
- Je peux, oui. C'est pratique en situation de danger.
- Oh, mais je n'ai nullement l'idée de vous mettre en danger… Je possède moi-même une très belle collection de menottes sur laquelle j'aimerais pratiquer quelques tests et…
- Ça suffit, mortel, si vous ne voulez pas que je vous laisse vous écraser sur le sol.
- Il a quatre-vingt-dix pourcents de chance que le gouvernement américain vous en veuille terriblement pour ça.
Le Dieu de la Foudre se rembrunit. Pourquoi fallait-il que l'humain qu'il était venu sauver soit aussi curieux et aussi… ambigu dans ses questionnements ?
- Sinon, vous aimez les gâteaux, monsieur Thor ?
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Tous les Avengers s'étaient changés en attendant le retour de Thor, abandonnant leurs uniformes de combats pour endosser leurs vêtements de tous les jours. Natasha feuilletait un magasine, confortablement installée sur le canapé, entre Clint et Bruce qui se livraient à un duel aux échecs, le plateau en équilibre sur les genoux de la rousse. Fury passait un coup de fil dans la pièce voisine.
Steve squattait actuellement la douche : il avait dû attendre le dernier tour sous prétexte que lui, il était immunisé contre le froid.
Tony, lui, faisait les cents pas dans la pièce sous le regard exaspéré de Loki, qui lui demandait environ trois fois par minute de bien vouloir s'asseoir, ce que Stark ne faisait bien évidemment pas.
Ce fut lors du deux-cents-vingt-cinquième aller-retour du milliardaire que Thor réapparut dans un éclair.
Loki s'écroula de rire une seconde fois lorsqu'il vit apparaître son frère, à peine une heure après son départ. Sauf que cette fois, le bar n'était pas à proximité, et il faillit tomber, ce qui manquait totalement de prestance, comme s'empressa de le faire remarquer Clint.
- Alors mon frère, ricana Loki, tu as finalement décidé d'abandonner ta ridicule humaine ?
- Ne parle pas ainsi de Jane, siffla Thor, qui portait toujours Edward Coyle dans les bras.
- Jane ? demanda aussitôt celui-ci en fronçant les sourcils. Vous n'avez jamais évoqué une possible rivale lors de notre escapade.
Tous les regards se tournèrent vers le frêle jeune homme qui accompagnait leur cher dieu de la foudre. Loki eut un regard encore plus pénétrant qu'à l'ordinaire en dévisageant son frère.
- Je ne te savais pas de ce bord-là, mon frère, susurra-t-il en se levant de son fauteuil pour se glisser aux côtés de Thor. Tu aurais pu m'en parler, tu sais… Je suis sûr que nous aurions pu nous arranger…
- Je croyais que c'était moi que tu voulais, vipère de malheur, rétorqua Tony en s'arrêtant enfin.
Loki se colla aussitôt à lui.
- Serais-tu jaloux, Stark ?
- LOKI ! Arrête d'ennuyer l'ami Stark.
- Toi aussi, tu es jaloux, Thor, sourit à demi Loki. Je peux me dédoubler, si vous voulez.
Il ricana.
Edward Coyle assistait à l'échange avec des yeux ébahis et s'écarta légèrement de Thor. Le soi-disant frère de celui-ci ne lui paraissait pas totalement équilibré. D'ailleurs, la quasi-totalité des gens de cette pièce ne lui paraissaient pas totalement équilibrés.
C'est alors que Fury surgit dans le salon.
- Aaaaah ! Thor ! Mille mercis d'avoir enfin ramené Monsieur Coyle. (Il se tourna vers le détective) Je suis désolé de vous avoir fait attendre, Edward, mes Avengers ont encore quelques petits soucis de coordination. (Il leur jeta un regard noir.) Un hélico va venir vous chercher et vous ramener à votre domicile.
- Je vous remercie, Nick Fury. Il y avait soixante-dix-huit pourcents de chance que je meure entre les griffes de ce psychopathe et je suis reconnaissant à votre équipe d'être parvenu à me libérer à temps... Maintenant, dites-moi, vous n'auriez pas du cheese-cake ?
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Quand Edward Coyle eut regagné ses quartiers, Loki son centre-ville et ses immeubles à réparer, et que tous les Avengers se furent plus ou moins dispersés dans leurs chambres respectives, Tony retint Fury qui s'apprêtait à partir.
L'inventeur se dirigea vers son minibar et se saisit d'une élégante bouteille ovoïde. Il avait précédemment congédié aimablement le capitaine Rogers, mais ce qui alarma réellement Fury dans ce brusque tête-à-tête avec son insubordonné subordonné, ce fut son soudain air sérieux et l'éclat sombre dans son regard.
- Je vous sers un verre, Colonel ?
- Jamais en service, Stark, gronda Fury.
- Parfait. Alors je vais vous demander de vous asseoir, parce que moi, je vais en prendre un.
Le ton était sans appel, et il était si rare d'entendre une telle inflexion rageuse dans la voix de Tony Stark que Fury ne songea même pas à proteste. Il s'installa dans un fauteuil pendant que le propriétaire des lieux se servait une double dose de son meilleur Scotch.
- Vous saviez, n'est-ce pas ?
Son entrée en matière était peut-être abrupte, cependant Tony était incapable de contenir sa colère. Pourtant, l'autre ne comprit pas.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Allons Colonel. N'est-ce pas votre métier ? Le SHIELD sait toujours tout, non ?
Fury pâlit légèrement, ce qui n'était pas évident au vu de sa couleur de peau.
- Si vous voulez parler de vous et…
- Oh non. Je me contrefiche totalement de ce que vous pensez de ma vie sentimentale, Fury. Par contre, je serais bien plus intéressé de savoir pourquoi le SHIELD a laissé mon abruti de père faire une telle chose à celui qui deviendrait le héros de toute une nation, l'espoir de toute une guerre ?
- Je…
- Ça vous semblait intelligent sur le moment, c'est ça ? Ça paraissait être la meilleure option ? Ruiner la vie entière d'un type qui ne voulait rien d'autre qu'aider, ça semblait être un bon plan j'imagine pour une organisation telle que la vôtre !
- Nous n'existions même pas à…
- NE VOUS FOUTEZ PAS DE MA GUEULE, NICK FURY ! Moi aussi je m'informe et je sais que ce que nous appelons aujourd'hui le SHIELD existait déjà en 1940, sous un autre nom et une autre forme. Et vous en faisiez déjà partie.
Le visage de Fury était totalement décomposé. Il savait, bien sûr, que Tony Stark était brillant, mais sous ses allures d'enfant blagueur, il n'avait jamais vraiment pris la mesure du génie qui couvait sous le réacteur ARK. Stark avait des sources, des moyens de s'informer que Fury n'avait même pas soupçonné. Et maintenant, Tony savait.
- Écoutez, Tony, à l'époque, la sécurité du monde entier était menacée. Le sérum d'Howard Stark était notre seul espoir et…
- Ce qu'on appelle aujourd'hui le SHIELD a été créé à l'issue de la Première Guerre Mondiale pour promouvoir un programme d'entraînement de soldats d'élites. Suite à ce programme, l'organisation a ensuite découvert les travaux du professeur Erskine, lequel cherchait à mettre au point un sérum révolutionnaire pour augmenter l'endurance et la force de nos soldats. Le SHIELD – ou son ancêtre, peu importe – y a vu une opportunité incroyable d'élargir son front d'action et a financé les recherches du professeur Erskine, mettant à son service les fantastiques moyens de l'organisation, dont le plus incroyable était sans doute le génie d'Howard Stark. Mon père.
La voix de Tony s'était faite de plus en plus hachée, violente. Elle grondait lentement dans sa poitrine et Fury aurait juré que la lueur bleue du réacteur, sur son torse, était elle-même plus intense, plus soutenue.
- Mon père, donc, reprit Tony en avalant une gorgée de Scotch, a travaillé avec le professeur Erskine. Et à eux deux, ils sont parvenus à mettre au point ce foutu sérum. Mais ce n'était pas assez pour le SHIELD n'est-ce pas ?
- Je n'étais qu'un simple…
- JE ME FICHE DE CE QUE VOUS ETIEZ ! VOUS FAISIEZ PARTIE D'UNE PUTAIN DE BANDES DE CONNARDS DÉGÉNÉRÉS QUI ONT LAISSÉ MON PROPRE PÈRE (Tony sembla cracher le mot) ET UN ABRUTI DE SCIENTIFIQUE JOUER AVEC LA VIE DES AUTRES ! COMBIEN DE COBAYES AVEZ-VOUS TUÉS POUR VOS EXPÉRIENCES DÉBILES ? HEIN ?
Fury se ratatina sur son siège sous la fureur de Tony. Les bracelets Mark VII scintillaient sur les poignets de l'inventeur et le Colonel n'avait absolument aucune envie de se frotter à Iron Man au sommet de sa fureur.
- Dites-le-moi Fury ! Combien de braves gars, avant Steve, avez-vous laissé crever dans l'espoir qu'ils deviennent ce « super-soldat » dont vous rêviez pour étaler le pouvoir de l'Amérique à la face du monde ? La vérité, Fury, c'est que le SHIELD n'en a jamais rien eu à foutre de la sécurité du monde. Ce que le SHIELD veut, c'est prouver à tous que l'Amérique domine cette putain de planète et qu'elle peut tout écraser sur son passage si elle le souhaite. L'Amérique voulait vaincre Hitler, quand bien même cette guerre concernait l'Europe, parce que c'était une occasion en or d'étaler sa puissance et de tester ce fameux programme d'entraînement. Et l'Amérique a sauvé l'Europe, parce que ce que le SHIELD veut, le SHIELD l'obtient.
Tony reposa son verre d'un geste sec et s'approcha de Fury.
- Dans cette organisation, vous êtes une sacrée bande de raclures. Des raclures cachottières avec ça. Mais écoutez moi bien, Nick Fury, (le nez de Tony n'était plus qu'à quelques centimètres du visage de son directeur, et ses mains se posèrent avec violence sur les accoudoirs de son fauteuil) maintenant, je vous ai à l'œil, vous et vos petits copains du gouvernement. Ne me demandez pas comment, ni où mais je le saurais si désormais vous essayez de me cacher des choses, et croyez-moi bien si je vous dis que je n'hésiterais pas à en parler à mes amis… Vous savez, ces braves petits super-héros que vous manipulez dans l'ombre, hum ? Je suis sûr que Hulk adorera discuter avec vous.
Fury ne dit rien, et Tony se redressa, l'air visiblement très satisfait.
- Et puisque vous savez tout, Fury, vous devez aussi connaître les effets secondaires que ce sérum a sur Steve.
Le colonel sembla soudain reprendre contenance et se releva pour faire face à Tony.
- La seule chose qui vous préoccupe réellement, Stark, c'est de ne pas pouvoir baiser avec votre charmant petit Capitaine.
Le visage du milliardaire perdit toute couleur.
- Vous vous en fichez des cobayes et des intérêts du SHIELD, Stark. Vous, tout ce qui vous intéresse, c'est votre petit nombril. Vous voulez me faire croire que vous vous préoccupez de Steve, mais la seule chose qui ne vous ait jamais intéressé, Tony Stark, c'est vous-même. Vous êtes persuadé que le monde entier doit tourner autour de vous et de vos petits malheurs. Mais c'était la guerre, et je pense que vous, plus que quiconque, devrez comprendre à quels extrêmes nous pouvons nous soumettre quand il s'agit de l'art de se battre et de défendre notre pays. Il n'y a de cela pas si longtemps, on vous surnommait encore « le Marchand de Mort », n'est-ce pas ?
Le visage de Tony, à cet instant, était plus furieux que jamais. Une veine palpitait sur sa tempe et on sentait qu'il se retenait pour ne pas coller son poing dans le dernier œil de Fury. Il ferma les yeux trois secondes.
- Je vous donne deux jours, Colonel, pour me trouver l'intégralité des dossiers concernant les recherches du professeur Erskine et d'Howard Stark. Passé ce délai, je révèlerais au monde entier tous les petits dossiers du SHIELD. Et le premier squelette que je sortirais du placard puant de votre organisation pour le confier au principal intéressé, c'est celui concernant Bruce Banner.
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Fury quitta précipitamment le QG des Avengers, et Tony, toujours sous le coup de la colère, ne savait pas s'il préférait retrouver son beau capitaine ou s'isoler tranquillement en compagnie de Dumm-E et JARVIS dans les bas-fonds de son laboratoire. Il ouvrit l'immense baie vitrée dans l'espoir que la brise marine apaiserait son humeur mais au même instant, il entendit la porte du salon coulisser. Steve apparut dans l'encadrement de la porte, vêtu d'un jean et d'un débardeur blanc, les cheveux encore humide et la serviette autour du cou. Il aurait été absolument délicieux sans l'air profondément perturbé qui contrariait son doux visage.
Tony se retourna vers lui, mais ne bougea pas de sa terrasse.
- J'ai entendu, dit simplement Steve en s'approchant de lui.
Son amant braqua son regard sur la baie de Manhattan, loin au-delà des buildings alentours. Pour la seconde fois en présence de Steve Rogers, il ne savait pas quoi dire.
- Est-ce que… Est-ce que Fury disait la vérité ?
- A propos de quoi, Steve ? demande Tony un peu plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.
- Que la seule raison pour laquelle tu voulais m'aider, c'était… hum… ta libido personnelle ?
Il rougit légèrement. Stark soupira.
- Qui est-ce que tu as envie de croire, Steve ? Moi, ou cette raclure de Fury ? Je suppose que tu as aussi entendu le reste, non ?
L'autre acquiesça d'un signe de tête, mais ne répondit pas. Tony hésita.
- Regarde tout ça Steve, dit-il en balayant le vide devant eux d'un grand geste du bras. Cette richesse, cette opulence, c'est grâce à notre victoire en Europe en 1945 que nous l'avons obtenue. Et cette victoire, elle était due à l'armement fourni par Stark Industries. Ma Tour, mes moyens scientifiques, la quasi-totalité de mon compte en banque… c'est à l'armurerie de mon père que je les dois.
- Tony, bien sûr que non, tu…
- Tais-toi. Bien sûr que si. Notre pays, et moi plus encore, nous sommes construits sur le génie d'un seul homme. Mon père. Tout petit, je n'étais que le « fils d'Howard », l'ombre d'Howard. J'avais la pression pour être aussi bon que lui. Parfois, je me demande s'il ne m'a pas reconnu comme son fils légitime qu'à cause de l'intelligence remarquable que j'ai manifesté dès mon plus jeune âge…
La main de Steve se posa sur son épaule. Il reprit.
- Ce n'était pas un père très présent, tu sais. Il m'adressait à peine un regard quand j'étais dans la même pièce que lui. Il ne m'a vraiment remarqué que le jour, où, à huit ans, je me suis introduit dans son labo et j'y ai fabriqué moi-même mon premier robot. Il m'a serré contre lui et m'a dit « Tu es bien mon fils ». Et c'est tout. Peu après, il est mort, et c'est à moi qu'on a confié les rênes de l'entreprise. J'avais seize ans, mais j'étais un génie, et en tant que tel, on attendait de moi que je fasse aussi bien. Alors j'ai suivi ses traces, sans me poser de question…
« Et voilà que tout à coup, ma vie a basculé. J'ai des éclats de Shrapnel prêts à déchiqueter mon cœur, et le seul truc qui me permet de rester en vie, c'est ce réacteur dans ma poitrine.
Du bout des doigts, il effleura l'ARK qui scintillait sous son T-shirt. Le corps de Steve était si proche de lui désormais ! Il sentait sa chaleur dans son dos. Il résista à l'envie de s'appuyer contre son torse puissant. Il se disait que, s'il le faisait, il serait bien fichu de se mettre à pleurer.
- Je suis devenu Iron Man. Un héros. Un héros qui fout le bordel mais un héros quand même. Et puis je vous ai rencontré, vous, les Avengers, et surtout, je t'ai rencontré, toi… Et tout ça, Steve, tout ça – les Avengers, l'armure, toi – pour la première fois de ma vie, ce n'est pas à mon père que je les dois, mais à moi seul. Uniquement moi et les choix de ma vie. Et voilà que…
Il sentit sa voix se briser et cédant à l'impulsion, il s'appuya sur le torse de Steve, juste quelques secondes, avant d'avancer à nouveau d'un pas.
- Voilà que j'apprends que ce que j'ai réussi à acquérir de meilleur dans ma vie, est aussi le fruit de mon enfoiré de père. Parce que sans ce sérum dans tes veines, tu serais mort au fond d'un iceberg Steve. Mais tu es en vie. Tu es en vie, et j'apprends qu'encore une fois, il y a le fantôme de mon père entre toi et moi et… Peux-tu imaginer ce que ça fait, d'avoir un putain de fantôme collé aux basques en permanence ?
- Oh oui, Tony. Crois-moi, les fantômes, ça me connaît.
Stark se mordit la lèvre. Évidemment. La guerre et toutes ces conneries, les amis qu'on voit crever.
- Est-ce que ça fait de moi un égoïste que de vouloir aider la seule et unique personne que j'aie jamais aimée, pour pouvoir enfin l'aimer pleinement et totalement, comme il le mérite ?
Le souffle de Steve se coupa dans sa gorge. Est-ce que Tony venait juste de dire que… ?
Il s'avança au côté de son amant et détailla son profil. Le regard de Tony était voilé, distant, fixant un point invisible loin derrière l'horizon.
- Non, bien sûr que non, Tony. Fury avait tort.
- Je t'aime, Steve Rogers, murmura soudain Tony en fermant les yeux très forts, comme s'il avait peur du regard de Steve sur lui.
Mais Steve ne le regardait pas.
Steve le serrait contre lui si fort qu'il ne savait plus très bien à qui appartenait les battements du cœur qu'il sentait contre sa poitrine.
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.
Hrum…
*L'auteur se racle la gorge*.
Okay, j'ai plein de retard sur ce chapitre. Okay, c'est super pas cool de ma part.
Mais avouez que je me rattrape non ? De l'action, des révélations et de la guimauve, et le plus long chapitre depuis le début de cette fic.
Me pardonnez-vous alors ? (j'exige la réponse en review !)
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? C'est trop n'importe quoi le début, ou c'est drôle ? Les révélations de Fury, alors ? Et la déclaration de Tony ? Ça vous paraît juste ? Trop tragique ? Je dois réécrire des conneries ou le ton plus sérieux vous plaît aussi ?
J'ai absolument besoin de vos avis pour écrire les chapitres sept et huit !
Bon et après ces douloureuses révélations, voici l'heure du vote !
Dans le prochain chapitre :
a/ Bruce et Tony font exploser l'un des labos de la Tour Stark.
b/ Fury fait des siennes et Tony fait exploser son bureau.
c/ Loki fait des siennes et fait exploser n'importe quoi.
On se retrouve la semaine prochaine, avec un peu moins de retard j'espère (mais je reprends la fac alors je ferais au mieux !), des éprouvettes, le cache-œil de Fury, beaucoup de vert et UN BAISER.
(Maintenant, vous vous demandez tous lequel et moi je ricane derrière mon PC.)
JE VOUS AIME TOUTES SUPER MEGA FORT ! Merci de me suivre et n'oubliez pas :
SAUVEZ UN AUTEUR, LAISSEZ UNE REVIEW.
Amy.
