Disclaimer : Pour mon plus grand désespoir, les Avengers&Co ne m'appartiennent pas. Mais les locaux de Marvel sont super mal gardés, alors je me suis permise d'aller les kidnapper le temps d'une histoire…
L'auteur vous raconte sa vie : Bon, avant tout, j'ai vachement de retard, je sais. La raison à cela, c'est que tout d'abord, j'ai eu une rentrée en fac plus que mouvementée, avec un volume horaire très lourd et un EDT très fatiguant qui n'a fait que changer au cours des dernières semaines, parfois au dernier moment, donc impossible de s'organiser correctement.
La deuxième raison, c'est que… j'ai perdu ma clé USB. J'avais écrit tout le chapitre dessus. J'ai dû tout recommencer… Du coup, ça m'a totalement bloquée pendant plusieurs jours, de dégoût et de désespoir. Après cette panne, je m'y suis remise vaillamment… et le fichier sur ma seconde clé USB a crashé.
Remerciez donc ENCORE UNE FOIS la fantastique et irremplaçable Nepsis Amaterasu qui est parvenue à sauver mon chapitre grâce à la magie d'MSN et du transfert de fichier. Tite sœur je t'aime encore plus dans ces moments de galère profonde, genre c'est possible.
En attendant, voici un nouveau chapitre, le prochain arrivera, eh bien, quand il arrivera, car je vais beaucoup m'appliquer dessus. Je m'impose toutefois une date limite de deux semaines pour vous livrer les chapitres désormais.
L'auteur a envie de râler : Ensuite je tiens à signaler que la rentrée est une raison valable pour poster un chapitre en retard MAIS ça n'est pas une bonne excuse pour ne pas poster de review ! Vos doigts sont toujours là, et si vous avez réussi à trouver entre 10 et 20 minutes pour lire mes inepties, vous en avez bien une de plus pour me dire si ça vous a plu !
Alors, hop, on se motive, et on se rappelle que les Reviews sont le seul et unique salaire de l'infâme auteur que je suis.
J'vous aime, à tout à l'heure !
CHAPITRE 7: DROP THE BOMBSHELL
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Tony Stark n'avait jamais été réputé pour sa capacité à se lever tôt.
Inventeur de génie, travailleur acharné, il pouvait passer des jours entiers en oubliant de dormir, cloîtré dans son atelier et s'effondrer sur sa table de travail, une pièce de l'armure en main ou un programme toujours en cours sur l'un de ses ordinateurs. Heureusement que JARVIS, dans ces cas-là, veillait à éteindre tous les appareils potentiellement dangereux pour son créateur avant que celui-ci ne se blesse.
Mais au-delà de ces heures de travail ininterrompues et de ses insomnies chroniques, Tony se couchait régulièrement tôt le matin, vers le milieu de la nuit, avec un nombre certains de verre de whisky dans les veines, et ronflait en général jusqu'à midi passé.
Croiser Tony avant midi dans la cuisine, onze heures s'il avait « oublié » de regagner sa chambre et que JARVIS le réveillait avant qu'il ne bave sur un circuit imprimé, relevait du miracle, de l'exceptionnel.
Alors forcément, quand Fury vit débarquer Tony Stark à huit heures du matin trois jours après leur dernier entretien, il crut à une blague.
Malheureusement, ça n'en était pas une.
Et Tony était en colère.
Très en colère.
Pour la première fois, Fury n'avait pas vu venir la menace, et il avait peur. Il ne se souvenait pas avoir un jour vu l'Avengers dans une telle fureur. Oh, bien sûr, leur dernière altercation n'avait pas été franchement amicale, mais ce n'était rien comparé à la fureur qui se dégageait de Tony par tous les pores de sa peau.
- Je croyais que nous avions un deal, Colonel, cracha Tony en s'approchant du bureau du directeur.
Celui-ci recula inconsciemment.
- Je VEUX ces dossiers, Fury, reprit furieusement l'inventeur. Je sais parfaitement que vous les avez, que vous savez où ils se trouvent. Je vous soupçonne même de les avoir là, dans votre bureau, avec l'espoir que ça n'ait été que des paroles en l'air de ma part, la dernière fois. Mais j'ai une petite surprise pour vous si vous refusez encore de me refiler ces documents qui, de toute façon, me reviennent de droit.
- Pardon ?
- Ce sont les recherches de mon père. Son testament me léguait la totalité de ses travaux. Je suppose que je peux inclure les dossiers confidentiels du SHIELD comme faisant partie desdits travaux.
- Vous ne les aviez jamais réclamés avant.
- Eh bien maintenant je le fais. Alors, ces dossiers ? riposta Tony en tendant la main.
Nick Fury soupira. Il savait depuis le début qu'il n'aurait jamais du intégrer Iron Man à leur équipe. Il était bien trop imprévisible et impétueux. Et beaucoup trop intelligent pour son propre bien.
- Comprenez-moi bien, Stark. Ces dossiers relèvent de la sécurité nationale, il ne s'agit pas uniquement d'un projet scientifique avec lequel on peut faire joujou ! Je peux légalement vous refuser l'accès à ces données et… Qu'est-ce que vous venez de faire, Stark ?
- Hum ?
Tony rangea le petit boitier rouge sur lequel il venait d'appuyer à l'intérieur de sa veste.
Aussitôt, on entendit un énorme fracas dans le hall d'entrée, et les gardes se mirent à hurler. Les tirs des fusils de sécurité résonnèrent jusque dans le bureau de Fury, ponctués d'un rugissement d'une violence à faire trembler les murs. Le Colonel pâlit autant qu'il le pouvait en dévisageant Tony.
- Vous n'avez pas fait ça, Stark.
Le millionnaire lui adressa pour toute réponse un petit sourire espiègle, l'air très satisfait de lui-même.
Les portes du bureau de Fury grincèrent, et soudain, furent arrachées de leurs gonds.
Hulk les balança derrière lui et entra de son pas lourd, en grognant.
Le Colonel semblait paralysé, mais soudain, la créature verte s'arrêta aux côtés de Tony.
- Taper Colonel ?
- Mais non mon cher Bruce, ce ne sera pas nécessaire, répondit Tony en braquant son regard noir sur son chef. Le directeur va nous donner ce que nous sommes venus chercher, n'est-ce pas ?
Fury pâlit aussitôt, dévisageant tour à tour chacun des deux Avengers, se maudissant d'avoir un jour contacté Tony Stark et son foutu génie dont il n'avait pas pris la mesure.
Finalement, il s'avança vers son bureau et en sortit trois énormes classeurs orange. Tony tendit la main mais le Colonel hésita. Hulk gronda.
- Stark, vous ne vous rendez pas compte… Ces dossiers sont classés sécurité nationale, les informations qu'ils contiennent sont extrêmement dangereuses et…
- S'il y a une personne ici capable de manipuler ces données, Colonel, c'est moi.
Leurs regards s'affrontèrent quelques secondes, puis Fury céda dans un soupir profondément las.
Aussitôt le sourire de Tony se fit victorieux et la lueur dans son regard devint plus dure, presque cruelle. Il recule avec son précieux chargement hors d'atteinte de son supérieur et claqua des doigts.
Hulk disparut. La porte du bureau était parfaitement en place, comme si elle n'avait jamais bougé, et plus aucun cri, plus aucune alarme ne résonnait dans les locaux du SHIELD.
Pétrifié, Nick Fury pivoté vers le plus imprévisible de ses Avengers.
- Qu'avez-vous fait, Stark ?
- Oh, moi, rien, balaya Tony d'un mouvement de main. Lui par contre, il m'a beaucoup aidé.
- LOKI ! hurla le colonel en apercevant la silhouette sombre que lui désignait Tony, tapie dans un coin de la pièce, ses yeux verts pétillant de malice et d'un amusement non feint.
- Inutile de crier, Colonel, je suis déjà là.
Il se matérialisa aux côtés de Tony.
- Je dois avouer que Loki s'est montré particulièrement enclin à venir vous chahuter un peu.
- Vous m'avez menacé, Stark.
- A peine, sourit Tony d'un air encore plus vicieux qu'à l'ordinaire. Tu as même dit, si je me souviens bien, que tu serais « enchanté de pourrir un peu l'existence de l'enfoiré d'humain qui te prenait pour la femme de ménage de notre misérable planète sous-développée ».
Loki fit semblant de réfléchir.
- J'ai peut-être bien évoqué cette possibilité, en effet…
Fury semblait sur le point d'exploser de rage devant la désinvolture des deux génies les plus dangereux du monde actuellement en liberté dans New York. Il ouvrit la bouche pour parler mais le milliardaire tournait déjà les talons.
- Au revoir Colonel, merci de votre… coopération.
Avec un ricanement, Loki s'inclina profondément devant le directeur du SHIELD, esquissa un sourire espiègle et ferma la porte en sortant, au moment exact où le malheureux pot à crayons du directeur s'écrasait contre le mur.
Il fit un clin d'œil à Tony Stark et attendit quelques secondes.
- JE VAIS LES TUER ! hurla brutalement Nick Fury depuis son bureau.
Par le trou de la serrure, les deux comparses purent distinctement voir un Colonel horrifié se dévisager dans le reflet de la vitre.
Sa tenue était devenue rose de la tête aux pieds, et un magnifique cache-œil en moumoute s'assortissait à son nouveau manteau. Il semblait particulièrement dégoûté par la chemise en dentelle fuchsia qui était apparue sur son torse.
Ils crurent qu'il allait s'évanouir en apercevant son vernis.
Mais il ne tourna de l'œil que lorsqu'il essaya d'ôter son tout nouveau cache-œil… en vain. La magie de Loki n'avait aucune envie de se montrer coopérative. Fury allait devoir assumer son nouveau look pendant encore, oh, quelques jours. Le temps que le sort s'estompe.
X X X
- Tony… murmura soudain la voix du docteur Banner de l'autre côté du labo.
Stark releva immédiatement la tête de l'écran sur lequel il travaillait depuis plusieurs heures, les notes de son père ouvertes tout autour de lui.
- Si je comprends bien, reprit Bruce, nous cherchons une… solution… au super-sérum ? Une sorte d'antidote pour en annuler les effets sur Steve ?
- Pas vraiment. Je ne peux pas annihiler totalement les effets du sérum sans tuer Steve sur le coup : il a passé soixante-dix ans dans la glace sans que son corps ne subisse aucun dommage mais je crains que ses cellules ne dégénèrent rapidement sans le soutien du sérum. Je cherche un moyen d'endiguer certains de ses effets les plus… dérangeants…
- Lesquels ?
- Je cherche à rétablir le fonctionnement normal de son métabolisme, tant au niveau des tissus cellulaires qu'au niveau hormonal et mental.
La formulation très scientifique que Tony avait consciemment choisie amusa Bruce.
- Tu es courant que si tu parviens à ce résultat, Steve vieillira à nouveau normalement mais…
- Mais cela affectera considérablement ses capacités de régénération, je sais, le coupa Tony. Je suppose qu'il y a des choses plus importantes que de pouvoir se recoller les os en quelques secondes.
La moue de Bruce se fit dubitative. L'inventeur soupira.
- Je veux juste vivre une relation normale… murmura Tony en détournant le regard.
Le docteur ne trouva rien à répondre.
- Tony, l'appela de nouveau Banner après quelques minutes de travail. Quels effets aura exactement l'antidote ?
Stark fit mine de réfléchir un instant.
- Eh bien, tout d'abord, je suppose que Steve conservera son corps actuel, mais il perdra ses supers-pouvoirs. Il ne pourra plus se régénérer comme avant, même si je suppute que ses capacités de guérison resteront supérieures à la normale ; sa force redeviendra celle d'un sportif de haut niveau, tout comme sa vitesse. Il… récupérera ses facultés d'homme également, et il sera de nouveau soumis au vieillissement… C'est du moins le but recherché.
- Est-ce que… Bruce sembla hésiter. Est-ce que tu penses que cet antidote pourrait…
- Oui, Bruce, répondit doucement son ami. C'est aussi pour ça que j'ai tellement insisté auprès de Fury pour obtenir ces dossiers. Je pense qu'il y a là-dedans la clé pour te guérir de Hulk, ou tout au moins tenter de le rendre plus humain et contrôlable.
- Ce serait déjà fantastique, chuchota Bruce en baissant les yeux sur ses fioles et ses propres notes. Je suppose que nous n'avons plus qu'à poursuivre nos recherches…
Tony lui sourit joyeusement.
- Nous allons y arriver. Dussé-je y passer les cinq prochaines années !
- Courage, nous avons déjà fait une semaine, ricana Bruce devant l'air enjoué de son partenaire, qui lui tira la langue.
Tellement puéril.
Tellement Stark.
Et tout au fond de lui, Bruce sentait renaître un espoir qu'il avait perdu depuis longtemps. Un espoir qui lui ouvrait de nouvelles perspectives d'avenir déroutantes, où de fugitifs éclats roux faisaient parfois leur apparition.
X X X
« BOUM ! »
Une énorme explosion secoua l'intégralité de la tour Stark, projetant sur le sol les deux Avengers encore sur place.
Il était presque quinze heures de l'après-midi et Thor et Clint étaient sortis s'entraîner dans les locaux du SHIELD. Ces deux là s'ennuyaient sans mission à accomplir et s'étaient décidés à faire un peu d'exercice physique tandis que les deux génies de la bande passaient leur temps enfermés dans leur laboratoire du trente-deuxième étage. Natasha et Steve, patients, étaient restés tranquillement dans la tour, le second croquant la première sur un bloc de dessin alors qu'elle lisait le journal d'un air détaché.
Le douloureux fracas d'un étage qui s'effondre les tira de leur torpeur tranquille, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils furent tous deux dans l'ascenseur. Ils surgirent en trombe sur le pallier du trente-deuxième étage, pris à la gorge par un amas de fumée cendreuse. Ils entendaient plus loin dans ce qu'ils envisageaient être un couloir les crépitements caractéristiques d'un incendie. Soudainement paniqués, ils se ruèrent en avant, grimaçant d'avoir oublié leurs combinaisons de combat respectives, qui les aurait protégés au moins un peu de la chaleur et de la poussière étouffantes qui engluaient l'atmosphère.
À tâtons, ils parvinrent à se diriger. De faibles gémissements leur parvenaient du fond du couloir et leurs yeux commençaient à s'habituer au brouillard ambiant. Une porte, pourtant blindée, pendait lamentablement sur ses gonds, un énorme trou en déformant le centre. Inquiets, aux aguets, ils s'avancèrent dans la pièce où un spectacle aussi désolant qu'étrange les attendait.
Les fenêtres avaient volé en éclats, les tables étaient renversées, calcinées. Des éclats de verre jonchaient le sol, parfois encore imbibés d'étranges solutions chimiques, parfois vaguement colorés de rouge et Steve sut, tout en priant de s'être trompé, que c'était du sang. Les magnifiques écrans dont Tony avait équipé les lieux grésillaient misérablement sur leur support, à moitié arraché, leurs circuits imprimés encore fumants. Les fenêtres avaient explosé et leurs huisseries d'acier avaient brûlé sans pour autant se désintégrer.
Il fallut aux deux héros tout leur sang-froid pour ne pas hurler de terreur, à la recherche des corps de leurs compagnons, qu'ils espéraient de tout cœur retrouver vivants sous les gravats.
Mais tout au bout de l'immense laboratoire, encastré dans un mur, ils aperçurent une silhouette bien connue : celle de Hulk, enfoncé dans une position grotesque au cœur du plâtre. Ils s'approchèrent pour trouver, niché contre son torse, fermement serré dans les gros bras verts, le corps désarticulé de Tony, la tête renversée en arrière et les yeux clos. Il était maculé de sang. Steve hurla.
X X X
- Pourquoi est-ce que Banner ne redevient pas lui-même ? s'inquiéta Natasha. Hulk a été assommé, il devrait retrouver sa forme humaine !
Sa voix était clairement paniquée.
Les Avengers étaient réunis au onzième étage où Stark avait fort étrangement pensé à installer une sorte d'hôpital privé dont JARVIS assurait la gestion. On avait regroupé plusieurs lits dans la plus grande des chambres pour parvenir à allonger Hulk. De l'autre côté de la pièce, les cheveux trop noirs de Tony tranchaient sur l'oreiller trop blanc. Les machines tout autour de lui bipaient régulièrement sous le regard anxieux de Steve.
A leur plus grand soulagement, les deux génies étaient vivants, et ils avaient dû appeler Thor et Clint en urgence pour déloger Hulk de sa prison de pierre. Les efforts combinés de Thor et Captain America faillirent être insuffisants mais ils y parvinrent. Le plus dur fut de les déplacer tout deux. Heureusement, le SHIELD, immédiatement alerté, avait envoyé des secours et un Nick Fury toujours rose de la tête aux pieds avait débarqué au QG de ses petits protégés – même si ceux-ci s'amusaient à lui faire des blagues de très mauvais goût. Depuis un mois, on s'était habitué à la teinte ridicule des vêtements du Colonel, qui envoyait de toute façon quiconque tentait une remarque croupir dans les geôles humides des souterrains du SHIELD.
Tony et Bruce-sous-sa-forme-verte reposaient là depuis plusieurs heures. Si l'état de Tony était stable et plus troublant qu'inquiétant, selon les dires de JARVIS, c'était la condition de Banner qui intriguait les équipes médicale et héroïque. Le docteur n'avait toujours pas repris sa forme habituelle.
- Peut-être qu'inconsciemment, Hulk se croit encore en danger ? risqua Clint en pressant la main de Natasha dans la sienne.
- Ou peut-être qu'il...
- Arrête Natasha. Il ne peut pas rester « bloqué ». Banner est bien plus fort que ça.
- On ne sait pas sur quoi ils travaillaient tous les deux... Qu'est-ce qui nous dit qu'ils n'ont pas totalement déconné et que Bruce a définitivement disparu sous le monstre ?
- Tony n'est pas mort, déclara gravement Steve en posant une main rassurante sur l'épaule de sa collègue. Ait confiance en eux, Natasha. Nous ne pouvons tout simplement pas les comprendre dès qu'il s'agit de science, mais je suis sûr qu'ils savent bien mieux que nous ce qu'ils faisaient... Ils n'auraient jamais mis la vie de l'autre en danger... Je crois que c'est pour ça que Tony a demandé à Bruce de l'aider. Pour être certain qu'il ne tenterait rien de stupide ou de particulièrement téméraire.
- Une réussite évidente, ricana Clint presque malgré lui.
Natasha lui flanqua un coup de coude dans les côtes.
X X X
Une ombre furtive se glissa hors de sa chambre, à l'étage de vie des Avengers. Furtive, elle s'avança dans le salon avant de gagner l'ascenseur. La lumière s'alluma lorsque les portes se refermèrent.
- Bonsoir, Natasha, fit la voix de synthèse de JARVIS. Que faites-vous debout à pareille heure de la nuit ?
L'espionne grimaça. Maudit soit Stark et son système de sécurité infaillible.
- Je vais rendre visite à un ami, bougonna-t-elle.
- Je suppose que je dois vous déverrouiller les accès au onzième étage.
Fichue IA trop perspicace. Elle hocha la tête.
- C'est fait. Bonne nuit, Natasha.
Presqu'inconsciemment, elle salua JARVIS à son tour en sortant de l'ascenseur, déjà parvenue à l'étage de l'infirmerie disproportionnée de Stark.
On avait transféré ce dernier dans une chambre séparée de celle de Hulk, au cas où le monstre se réveillerait dans la nuit et se montrerait d'humeur fâcheuse. Inquiet, Steve avait refusé de quitter le chevet de son amant, et les autres avaient acceptés de leur laisser un peu d'intimité pour la nuit. Sous haute surveillance mais totalement seul, Hulk reposait sur les multiples nécessaires pour héberger sa lourde carcasse. C'était là que Natasha se rendait.
Elle resta plantée quelques secondes à l'entrée de la chambre, observant la silhouette massive de Hulk dans la pénombre. La créature était parfaitement calme et silencieuse, alors Natasha s'approcha. Attirant une chaise à côté du lit, elle s'y laissa tomber, toute grâce envolée. Puis, presque timidement, craignant sûrement le réveil de la bête, elle tendit la main et effleura la peau épaisse, rêche, de Hulk. Il ne frémit pas. Elle s'enhardit alors et posa plus franchement sa paume sur l'avant-bras musculeux. La chair était chaude sous des doigts, puissante et endormie. Elle laissa courir ses doigts jusqu'au poignet, subjuguée par ce contact tellement inattendu, y dessina quelques motifs incertains. Elle cherchait un peu de Bruce sous la peau trop verte et le visage trop carré, mais il n'y avait rien du Banner qu'elle connaissait dans les traits agressifs qui lui faisaient face.
N'y tenant plus, elle sera l'un des doigts de Hulk dans sa petite main, caressant du pouce les articulations sèches. Elle baissa la tête, se voûtant soudain sur elle-même et, silencieusement, la belle et fière espionne se mit à pleurer.
- Mais qu'est-ce que vous avez foutu avec Tony, hein ? Vous planchiez sur quoi qui mérite que vous vous retrouviez dans cet état ? Vous avez pensé à nous un peu ?
Elle avait besoin de parler, de se défouler, d'évacuer un peu de sa frustration, de sa tristesse, du trop plein d'émotions qu'elle taisait depuis plusieurs années.
- On fait quoi maintenant que vous êtes plus là ? Hulk est notre plus grosse force de frappe, et sans Tony, la moitié de notre équipement est inutilisable ! Et puis si les ennemis l'apprennent et…
Se taisant soudain, elle se prit la tête dans les mains. Ce qu'elle racontait n'avait aucun sens. La puissance de Thor équivalait celle de Bruce et JARVIS était suffisamment autonome pour faire fonctionner l'intégralité de la tour en l'absence de son créateur. Sa colère venait d'ailleurs.
- Et moi Bruce ? Hein ? Tu vas me planter là toute seule au milieu de ces abrutis ? Tu n'as pas intérêt, tu m'entends ! C'est hors de question que je te laisse devenir cette chose verte en permanence ! Tu vas revenir Bruce !
En disant cela, ses doigts s'étaient resserrée autour de la main du monstre, et elle s'était redressée, presqu'inconsciemment, ses larmes séchant sur ses joues.
- Hulk, tu vas me rendre Banner, tu m'entends ? hurla-t-elle soudain en martelant du poing le torse de la créature. RENDS-MOI BRUCE !
Et elle s'effondra en pleurant à nouveau, couchée sur la poitrine du Hulk, perdue comme la petite fille qu'elle avait été, toute seule dans la rue, et aujourd'hui, toute seule face à elle-même, son seul véritable ami piégé dans une peau trop grande et trop brutale pour lui.
Ce fut probablement la raison pour laquelle elle ne remarqua pas immédiatement que le torse contre lequel elle s'appuyait était plus frêle, tout à coup, plus doux contre sa joue, et qu'elle était presque allongée sur le lit pour maintenir le contact. Elle ne réagit qu'en sentant une main se poser doucement sur son dos, légère et timide.
- Natasha ?
La voix rauque de Bruce la fit se redresser immédiatement, dans un sursaut quasi-affolé.
Le docteur était redevenu lui-même, ses cheveux poivre et sel éparpillés sur l'oreiller, son doux visage un peu inquiet tourné vers elle, les yeux trop cernés mais le regard tendre. Elle fut surprise de constater qu'il n'avait plus aucune blessure en dépit du choc énorme qu'il avait dû subir, et, dans un sursaut de lucidité, elle s'aperçut qu'il n'était pas habillé. Détournant aussitôt les yeux, elle entreprit de lui trouver une couverture, les gestes fébriles et désordonnés.
Elle fut arrêtée dans son élan par la main ferme de Bruce sur son bras. Immobile, un drap blanc serré contre son cœur, elle se tourna vers lui, les yeux encore humides de larmes. Il lui sourit tendrement et leva son autre bras pour s'emparer de la couverture qu'elle tenait. Hébétée, elle desserra les doigts et lorsqu'il jugea sa tenue décente, Banner l'attira à lui.
Elle s'assit sur le bord de lit et ancra son regard aux doux yeux chocolat du docteur.
- Tu as pleuré.
C'était une simple constatation.
- Tu m'as manqué, répondit-elle tout aussi simplement.
Il lui sourit.
- On a dû vous flanquer une sacrée frousse, admit-il.
Natasha essuya ses yeux de sa manche.
- Vous êtes deux idiots.
Le sourire du docteur s'affirma un peu plus. Il avait l'air terriblement fatigué.
- Que s'est-il passé, exactement ? demanda-t-il finalement.
- On vous a retrouvé, Tony et toi, encastré dans un mur… Sous la menace, Hulk a fait surface et… il a protégé Tony, ajouta la jeune femme devant l'air soudain sombre de Bruce. On a réussi à vous dégager, et les jours de Tony ne sont pas en danger même s'il est encore hospitalisé. Je… Tu… Tu es resté sous la forme de Hulk pendant plusieurs heures après ça.
Le docteur ferma les yeux.
- Je suppose que ça m'a sauvé.
Suite au silence de son amie, il rouvrit les paupières et lui expliqua.
- L'explosion aurait dû être mortelle pour nous deux. Mais Hulk possède des capacités de régénération bien supérieures à la moyenne. Il a sauvé Tony d'un sort pire que ça, et il est resté éveillé le temps que je guérisse de mes propres blessures…
Il se renversa sur ses oreilles, l'air pensif. Il marmonna pour lui-même quelque chose à propos du génie de Tony puis se retourna vers Natasha en balayant l'air de sa main, comme si ce qu'il racontait n'avait aucune importance.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?
- Je m'inquiétais, admit-elle à contrecœur.
Et Bruce ne put qu'admirer à sa juste valeur le poids de cette déclaration, de la part d'une femme si secrète que Natasha. Qu'elle s'inquiète pour lui rendait, à ses yeux, l'explosion comparable à un cadeau si cela pouvait le rapprocher de la jeune femme.
Il tendit la main et effleura doucement la joue de Natasha. Elle y nicha son visage quelques secondes avant de refermer ses doigts sur ceux du docteur en le dévisageant gravement.
Alors, sans trop savoir pourquoi, Bruce se redressa doucement sur un coude et, l'attirant à lui par la taille, il l'embrassa comme jamais elle n'avait été embrassée.
X X X
Natasha courait.
Elle ne savait pas exactement pourquoi elle s'était enfuie de la sorte, après avoir embrassé Bruce, mais si le baiser lui avait semblé fantastique, la réalité l'avait rattrapée au grand galop quelques secondes à peine après leur échange.
Horrifiée, elle s'était levée et avait disparu, sans un mot, laissant un Bruce hébété dans sa chambre solitaire, sur son lit trop grand.
Elle fuyait, elle le savait.
Elle fuyait ses sentiments, trop longtemps enfouis, elle fuyait le poids de ses propres convictions et de ses propres déclarations.
« L'amour, c'est pour les enfants » avait-elle dit un jour à Loki, à travers une vitre blindée.
Elle mesurait désormais à quel point elle avait à la fois raison, et totalement tort.
Elle avait tenté pendant des années de faire taire son cœur, jugeant qu'une espionne de son envergure ne devait pas s'embarrasser de sentiments qui pourraient l'affaiblir. Mais là où elle s'était menti, c'est que ces sentiments ne s'étaient jamais éteints. Ils avaient toujours été présents en elle, depuis plusieurs années. Depuis ses dix-sept ans, quand elle n'était encore qu'une adolescente, presqu'une enfant, et qu'elle était tombée amoureuse d'un homme si exceptionnel qu'elle lui devait la vie. Lorsqu'elle avait compris que ça les mettrait en danger tous les deux, elle avait fui. Elle ne savait faire que ça.
Et Bruce, dans son baiser, lui disait la même chose que ce garçon de dix-huit ans, des années plus tôt. Il lui disait qu'il l'aimait et qu'il voulait lui faire confiance, qu'il y avait quelque chose à construire et Natasha avait peur. Elle avait peur de voir tout s'effondrer, ou de tout faire foirer. Elle avait peur d'être l'amante absente, toujours au bord de la mort, d'être celle qu'on surprotégerait et qui ne supporterait finalement pas l'oppression d'une relation. Elle avait peur de voir mourir l'autre et de se retrouver seule, comme elle l'avait cru quelques secondes quand Hulk ne voulait pas se rétracter. Elle avait peur de tout, à commencer d'elle-même et des battements précipités de son cœur.
La gamine de dix-sept ans n'avait pas compris tout ça, tous les enjeux d'une acceptation ou d'une fuite. Elle savait juste qu'il ne fallait surtout pas laisser ces choses-là exister, que ça finirait par représenter une menace, tôt ou tard. Ce qu'elle n'avait pas mesuré, c'est que ces émotions, cet amour né depuis si longtemps, de l'autre côté de l'océan, la rattraperait adulte, à plus de vingt ans, et qu'elle vivrait comme une trahison le fait d'embrasser sincèrement un autre homme.
La brûlure était vive dans sa poitrine.
Elle avait embrassé Bruce et elle ne pouvait pas dire qu'elle ne l'avait pas voulu. Elle avait aimé ça.
Mais elle avait embrassé Bruce et pensé à un autre. A un souvenir trop présent dans chacune de ses veines.
Et ça lui faisait mal. Ça lui faisait mal de réaliser tout ça comme ça, d'un coup, le cœur déchiré en deux parties presqu'égale, le poids des remords lui écrasant le crâne. Le feu dans ses poumons lui dévorait le cerveau. Jamais elle n'avait envisagé que tout serait à la fois si simple et si complexe.
Parce qu'elle savait, au fond d'elle-même, depuis longtemps, qu'elle avait menti, elle-même d'abord et puis à Loki, et puis à tous ces hommes dans sa vie.
L'amour n'était pas pour les enfants.
L'amour était un enfant.
Et aujourd'hui, l'enfant lui tendait la main avec un grand sourire et Natasha avait comme une envie de vomir ces années de mensonges sur son beau visage innocent.
X X X
Le lendemain, Tony Stark se réveilla avec l'impression d'avoir reçu une enclume sur la tête. Il sourit tendrement en trouvant Steve à ses côtés, et il ne put contenir son envie de l'embrasser. Le super-soldat eut un petit gémissement de satisfaction en ouvrant ses yeux trop bleus sur son amant. Il caressa doucement la joue.
- Comment te sens-tu ?
- Comme si un laboratoire m'avait explosé au visage, répondit Tony avec humour.
- Si tu peux encore faire des blagues, c'est que tu vas bien, murmura Steve en l'embrassant de nouveau.
Et pour cause, le Cap' avait raison. A peine quelques heures plus tard et un très humiliant épisode dans la douche où Steve avait dû s'occuper totalement de lui, Tony se claquemurait dans son atelier, agitant son unique bras valide sur ses écrans holographiques, guidant JARVIS et ses autres petits robots domestiques pour se créer un nouveau fauteuil roulant made in Stark. Il refusait d'être impotent sous presque que trois de ses membres étaient plâtrés pour un moment.
En fait, il aurait préféré se couper la langue que de l'avouer, mais il s'amusait comme un petit fou.
Steve était à ses petits soins, les autres étaient trop soulagés de le voir de nouveau en bon état pour s'offusquer de ses vannes à répétitions et ce léger contretemps dans sa mobilité lui donnait une bonne raison d'inventer un nouveau gadget aussi performant qu'inutile. Enfin, ça, c'était relatif, son fauteuil allait le suivre partout pendant un petit bout de temps.
Tony le voulait design, léger, pratique et équipé de tout un tas de trucs plus ou moins surprenants, comme un porte-gobelets, un lance-roquettes ou des roues lumineuses. Il leur passa sous silence ses idées les plus saugrenues lorsque son équipe lui demanda quelques informations supplémentaires. Il voulait garder un peu de suspens.
Les travaux du laboratoire du trente-deuxième étage commenceraient dès la semaine prochaine, mais en attendant, Tony avait fait réhabiliter le labo de l'étage supérieur pour ses recherches avec Banner. Ils avaient pris la précaution de copier en plusieurs exemplaires la totalité des dossiers d'Howard Stark avant de commencer à travailler dessus, et JARVIS leur avait fort aimablement fourni la nouvelle version des documents. Parfois, Tony avait envie de s'épouser lui-même tellement il se trouvait génial.
D'ailleurs, il devrait peut-être profiter de sa toute nouvelle condition de « protégé des Avengers » pour organiser une cérémonie…
Toutefois, Bruce restait étrangement silencieux depuis qu'on l'avait retrouvé à nouveau humain dans sa chambre dans l'infirmerie. Son regard se perdait dans le vague et il sursautait dès que la porte s'ouvrait sur l'un ou l'autre de ses coéquipiers. Curieusement, on n'avait plus revu Natasha depuis la veille et si personne n'en soufflait mot, tous s'inquiétaient. C'était perceptible dans l'infime tension des mâchoires, les regards furtifs sur les allées et venues dans la tour ou les conversations qui tournaient en rond. Seul Tony restait indifférent à tout cela, bien tranquille dans l'atmosphère survoltée de son atelier. Steve descendait parfois le voir, son bloc de dessin en main, et repartait après lui avoir volé quelques baisers et autant de croquis.
Les évènements de la veille semblaient déjà faire figure de simples accidents. Sans nouvelles plus graves en perspective, les Avengers recommençaient à se détendre. Très tôt dans la soirée, Bruce prétexta une grande fatigue et partit s'isoler dans sa chambre. Personne ne lui en voulut après le choc qu'il avait subit, et Tony le tannait pour reprendre leurs recherches dès le lendemain, ce que l'aimable docteur n'avait pas eu le cœur de lui refuser, face à l'enthousiasme presqu'enfantin de leur génie diminué.
Seul Clint restait nerveusement à faire les cent pas dans le salon, le regard rivé sur la fenêtre.
X X X
Finalement, Natasha revint un peu avant que la nuit ne tombe. Tony et Steve s'étaient déjà éclipsés de leur côtés, et Thor avait voulu rejoindre son frère – une fois n'est pas coutume. Clint était seul, perché sur la terrasse, lorsqu'elle franchit les portes de l'ascenseur.
Surprise de le trouver là, perdu dans sa contemplation de la baie de Manhattan, elle s'avança vers lui et s'installa à ses côtés, sur la rambarde de sécurité, les pieds dans le vide.
- Tu sais que si on tombe, on meurt, Barton ?
- Tu m'as déjà dit ça, il y a longtemps – et tu vois, je ne suis pas tombé.
Elle ne répondit pas et pinça les lèvres, le regard soudain sombre. Elle observa le bout de ses chaussures se balancer dans le vide, au vingt-huitième étage de la tour. Elle n'avait jamais eu peur de mourir.
- Tu étais partie où ?
- Me suis promenée.
Il sourit, d'un sourire un peu triste, un peu complice, presqu'entendu, comme s'il ne s'attendait pas à une réponse différente.
- Tu as pleuré, remarqua-t-il.
Elle sursauta et tourna la tête vers lui, les yeux ronds.
- Comment tu le sais ?
Il haussa les épaules et la fixa de son regard gris, presque bleu, qui paraissait tellement froid dans sa couleur, et qui lui sembla, à elle, brûlant contre sa peau. Après quelques secondes de ce qui semblait être une profonde réflexion, il se décida à parler.
- Je te regarde Natasha. Ça fait longtemps qu'on se côtoie maintenant. Je crois pouvoir dire que je te connais, même si tu n'en as pas conscience… Moi… Moi je n'ai pas oublié tu sais. Je continue chaque jour à te regarder vivre, et grandir, et je revois toujours en toi celle que tu étais, là-bas, avant. Si toi tu cherches à mentir, à moi, aux autres, à toi-même, tu ne peux pas m'avoir, Nat'. Tu le sais bien.
Elle garda le silence quelques secondes. Le vent balayait sa chevelure, flammèches sur son corps gracile.
- Tu y penses encore alors.
- Tous les jours, murmura-t-il en repoussant une mèche de ses cheveux roux derrière son oreille dans une geste doux, presqu'une caresse, qui la fit frissonner jusqu'au creux des reins.
- Quand est-ce qu'on a touché le fond, Clint ?
- Jamais Natasha. On s'est toujours relevé. A Prague. A Budapest. A Sofia. Je ne sais pas comment on a fait mais on s'en est relevé à chaque fois.
Il ne la regardait plus en prononçant ces mots. Inconsciemment, elle se rapprocha de lui, s'appuya contre son épaule, cherchant sa chaleur, sa stabilité. Il lui passa un bras autour des épaules et l'attira contre lui. Étonnamment, elle se laissa aller, posant sa tête sur son épaule. Du bout des doigts, il lui caressa la joue.
- Tu es si belle, Natasha. La vie n'a jamais voulu se séparer de toi.
Le soleil, loin sur l'océan, se couchait, et les vitres de buildings reflétaient les mille et unes lueurs orangées qui diffractaient le ciel. Les nuages violacés s'étiraient paresseusement au dessus de leurs têtes, et jamais la ville de New York ne leur avait paru aussi belle, aussi silencieuse, qu'en cet instant unique où chacun acceptait que l'autre ne soit plus seulement un vague repaire dans leur vie, mais un véritable pilier de ce qu'ils étaient, l'un et l'autre, indissociables, enchaînés par le poids du passé et les incertitudes de leurs avenirs. Ils venaient enfin d'admettre, sans en avoir conscience, qu'ils avaient besoin l'un de l'autre et que toute leur histoire de dettes l'un envers l'autre n'était qu'un stupide prétexte pour ne jamais avoir à se séparer vraiment.
- Clint… Jure-moi que cette fois tu ne me laisseras pas.
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(c'est le plus long chapitre de cette fic o/)
Alors, est-ce que ça vous a plu malgré mon abominable retard ? J'ai glissé pleiiiin d'indices sur Natasha et le chapitre huit dans les derniers évènements, un cookie virtuel à qui m'en parlera !
Bon, on n'a pas trop vu Steve et Tony ces derniers temps, mais j'avoue que faire du Stony est aussi un prétexte pour jouer avec tous les autres, et que j'adoooore me concentrer sur chacun d'eux tour à tour.
Comme promis, dans le chapitre 8, ce sera Clint et Natasha, et dans le 9, j'ai bien envie de faire revenir Loki, Thor et un peu de Stony ? Ça vous dit ?
Allez, sur ces agréables paroles, le moment que vous attendez toutes : le VOTE.
Le chapitre 8 sera entièrement consacré à Natasha et Clint et nous parlerons de leur passé commun en Europe de l'Est. J'ai donc besoin de savoir si, pour vous,
a/ Clint et Natasha se sont « aimés » là-bas. Entendez par là qu'ils ont couché ensemble quoi.
b/ Il ne s'est « rien » passé entre eux de physique, mais les évènements les ont meurtris profondément depuis…
Un choix qui, pour une fois, n'est pas une connerie.
Par contre, même vous votez en masse pour le a/, il n'y a presqu'aucune chance d'avoir un lemon dans le chapitre suivant, donc on ne s'enflamme pas. Tout au plus y aura-t-il des passages très chauds ^^.
Alors, on se retrouve la semaine prochaine avec le Faucon et l'Araignée, un arc, un revolver, des sentiments qui explosent et probablement Nick Fury, Black Version the Return.
On pense à remercier chaleureusement ma petite sœur Nepsis, et l'adorable Sky Fenty pour son soutien de tous les instants !
SAUVEZ UNE FICTION, LAISSEZ UNE REVIEW !
Amy.
