CHAPITRE 3
Le lendemain matin, Thomas s'était levé tôt pour aller courir avec Minho, utilisant ça comme excuse pour découvrir la ville et accessoirement moins se perdre. L'asiatique avait bien entendu choisi Central Park pour leur premier footing entre amis, annonçant que c'était un endroit absolument incontournable et idéal pour courir. En plus, c'est à dix minutes de chez toi, avait rajouté Minho, un grand sourire aux lèvres.
Au bout d'une heure et demie de course, les deux amis se posèrent sur un banc, buvant de l'eau, haletant.
- Ça fait du bien, dit Thomas en refermant sa bouteille. J'avais pas couru comme ça depuis des années.
- J'ai pas vraiment pu arrêter moi, ria Minho. Je cours pratiquement tous les matins, ou quand j'ai la flemme, le soir. Je peux pas me passer de la course.
- Ouais, je me doute, t'en as même fait ton métier, répondit-il sarcastiquement.
Minho continua de rire et posa sa bouteille d'eau au sol. Les deux amis restèrent silencieux à regarder les gens passer, jusqu'à ce que Thomas prenne la parole :
- Tu l'as rencontré où, ce Newt ?
- Je l'ai connu une semaine après mon arrivée ici, ça remonte à pas mal d'années, maintenant.
- Ça fais trois ans, précisa Thomas.
- Ouais. Le truc tout bête en fait, j'ai rencontré ce gars, Jake, à mon école de sport. On partageait la même chambre et un samedi soir il m'a emmené à une soirée chez ses potes, et Newt était là. On a bien accroché et c'est le seul avec qui j'ai gardé contact, plaisanta t-il.
- Vous semblez vraiment opposés, vous êtes comme le feu et l'eau, franchement ! Se moqua Thomas.
- Newt est un mec bien. Il peut paraître timide ou hyper calme, mais y'est franchement cool quand tu le connais.
- J'en doute pas, dit-il en souriant.
- Vous allez bien vous entendre.
Thomas sourit à ces mots et prit une gorgée d'eau, jubilant intérieurement.
De l'autre côté de la ville, Newt aussi s'était levé tôt pour son rendez-vous avec JK Rowling. Il failli louper son métro de peu, mais était finalement arrivé et patientait dans la salle d'attente de l'immense building. C'était le quartier général de plusieurs grands auteurs, et Newt était aux anges de s'y trouver.
Après une dizaine de minutes d'attente, une jeune femme vêtue d'un tailleur s'avança vers lui.
- Vous devez être monsieur Ackerman ? Demanda t-elle.
- Oui, répondit-il en se levant, c'est moi.
- Suivez-moi.
La secrétaire conduisit Newt jusqu'au bureau de l'écrivaine, situé au troisième étage du bâtiment. Ce dernier frappa timidement à la porte et une voix lui indiqua d'entrer, ce qu'il fit.
- Bonjour, Newton c'est ça ? Demanda l'auteure en se levant de son bureau et en lui tendant la main. Je suis Joanne.
- Bonjour, c'est juste Newt en fait, répondit-il en lui serrant la main. Enchanté.
- Asseyez-vous, je vous en prie.
Newt prit place sur un des fauteuils en cuir placé en face de l'imposant bureau en chêne et posa sa sacoche au sol. Il détailla rapidement le bureau du regard ; tout y était moderne, des cadres trônaient aux murs, l'ambiance était chaleureuse et professionnelle, si bien que l'anglais se sentit à l'aise immédiatement.
- Bien, commença t-elle en joignant ses mains, commençons par regarder vos écrits.
- Oh, bien sûr, répondit le britannique en sortant un carnet semblant avoir bien vécu de sa sacoche. Tenez.
JK se saisit du manuscrit et le feuilleta avec attention. Elle esquissa parfois un sourire, fronça les sourcils une autre fois. Newt, lui, ne faisait que se mordre l'intérieur de la joue et de se triturer les doigts sous le bureau.
- Dites moi, Newt, depuis quand tenez vous ce carnet au juste ?
- Je l'ai depuis que j'ai 10 ans, répondit-il. J'écris absolument tout dedans, il est très précieux pour moi.
- Je vois... Commença t-elle, refermant le carnet et le faisant glisser vers Newt. Vous avez un style très intéressant, monsieur Ackerman, et votre genre est assez admirable, mais ce n'est pas vraiment ce que je recherche.
- Comment ça ? Demanda Newt, submergé par la déception et le stress.
- Vous ne correspondez pas au profil que je m'étais créé. Vous êtes jeune, vous avez du temps pour perfectionner votre style et votre sens du détail. Vous y arriverez, j'en suis sûre.
Sur ces mots, Newt se sentit nauséeux et crût s'évanouir, mais il esquissa simplement un sourire et remercia poliment l'écrivaine avant de sortir du bureau comme il y était entré. Avant de refermer la porte, l'auteure l'apostropha :
- Vous arriverez à vos fins Newt, vous les éblouirez, un jour. Et je courrais acheter votre bouquin.
Le blond se contenta d'hocher la tête et repartit sur ses pas, errant sur Broadway la tête basse. Sa bonne humeur s'était envolée en une seconde, laissant place à une déception qui le dévora entièrement. Mais il fût tiré de ses pensées par une vibration familière provenant de la poche de son pantalon.
555-6778 : Salut, c'est Thomas :)
Minho m'a passé ton numéro, j'espère que ça
te dérange pas. Alors, ce rdv?
Malgré la mauvaise nouvelle, Newt esquissa un sourire et s'empressa de répondre après avoir enregistré le numéro du brun.
Newt : Salut :)
Une catastrophe, on peut prendre
un café pour en discuter ?
Le portable de Newt vibra de nouveau quelques minutes plus tard alors qu'il avançait vers le CC°Jitters.
Thomas : Bien sûr, au Jitters dans 10 minutes ?
Newt : Ça marche. :)
De son côté, Thomas était rentré chez lui prendre une douche rapide et se changer pour retrouver Newt. Ce dernier arriva le premier au café et s'assit à une table, commandant un thé aux herbes pour lui et un chocolat chaud à son ami, se souvenant qu'il en avait pris un la veille.
Le blond esquissa un sourire en voyant Thomas entrer et lui fit signe de le rejoindre.
- Salut, dit-il en souriant.
- Salut Newt, répondit le brun en ôtant ses vêtements extérieurs. Alors, comment ça va ?
- Je suppose que ça peut aller, soupira le blond. Je t'ai commandé un chocolat chaud.
- C'est gentil, sourit le brun. Raconte moi ton rendez-vous de ce matin, l'encouragea t-il en souriant.
- C'était un désastre. J'avais l'impression que ça allait, que j'allais décrocher le stage, et puis elle m'a recadrée en une seconde. Je ne suis pas ce qu'elle recherche, raconta Newt en touillant son thé. Tant pis.
- Elle ne sait pas ce qu'elle rate, crois moi. Tu en auras d'autres des opportunités, et des bien meilleures sur le long terme, tu verras, le rassura t-il.
- C'est gentil. J'espérais juste un tremplin qui m'aiderait à publier mon roman.
- Tu n'en auras pas besoin, j'en suis sûr.
Newt releva la tête vers Thomas et le regarda droit dans les yeux, touché par ses paroles.
- Et puis moi, je l'achèterais, ton roman.
Les deux jeunes hommes se sourirent et Newt fût envahi d'une sensation de joie dans son estomac. Il se sentait rassuré et vraiment en confiance en compagnie de Thomas.
Un silence agréable se créa entre les deux amis tandis qu'ils buvaient tranquillement leurs boissons. Newt admira les flocons de neige tomber tandis que Thomas le détailla en détail avant de briser le silence.
- Ca te dis une balade près de l'Hudson River ?
- J'en serais ravi, répondit Newt en souriant.
Les deux jeunes hommes se commandèrent deux cafés à emporter et partir en direction de la rivière.
Ils marchèrent en silence un moment, sirotant leurs boissons chaudes et admirant la vue qui s'offrait à eux. C'est finalement Newt qui brisa le silence.
- Alors, cette nouvelle vie à New York ? Tu t'y habitue ?
- Ça va, oui. Ça n'est pas très différent de la Californie après tout, il fait juste plus froid ici, dit-il en riant.
- J'imagine, répondit l'anglais en riant à son tour. Je n'ai pas trop été bouleversé par le changement climatique moi.
- Je veux bien te croire, avoua le brun en éclatant de rire.
Le duo continua d'avancer tandis que leurs rires emplirent le silence de l'hiver.
- Qu'est-ce que tu fais de beau ce week-end ?
- Je vais probablement travailler sur mon chapitre encore et encore, avaler des litres de café et me nourrir de pâtes, pourquoi ?
- Il y a une soirée chez des amis pour mon retour, Minho y sera, tu veux venir ?
- Comme un.. rencard ? Se risqua à demander le blond.
Le brun sourit, puis répondit d'un ton chaleureux.
- On peut voir les choses comme ça, glissa t-il avec un sourire qu'il ne pût réprimer.
Hello! Voilà enfin le chapitre trois, désolée du retard mais j'ai eu un problème d'ordi assez chiant.. Bref, merci aux gentilles personnes me laissant des reviews auxquelles je ne peux pas répondre car vous n'avez pas de compte! Une review = un sourire :)
