GENRE : Action, Fic écolière... Et futur slash.

PARING : Drarry long à venir ; Romione établit ; Snack, un jour.

RATING : Hm... C'est une bonne question. On commence avec un T tout ce qu'il y a de plus simple, un T+ juste pour leur parlé un peu... coloré ; et quand on arrivera plus tard dans l'histoire, je mettrais un M ( parce que je suis une couchonne, j'aime les Lemons, na. )

BÊTA : Douce Blitzz~

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

• Spoil : Jusqu'à la presque toute fin du tome 5

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 2 -

Harry se retourna une énième fois dans son lit, soupirant discrètement alors que le sommeil semblait vouloir de nouveau le fuir ce soir-là. Et pourtant, il était fatigué. Oh, bien sûr qu'il était fatigué, plus que d'habitude d'ailleurs. Entre le stress des examens de fin d'année, les nuits où Voldemort s'amusait à le parasiter avec des visions toutes plus horribles les unes que les autres, et le stress provoqué par le mystère Malfoy, il était arrivé à un point de non-retour niveau fatigue.

Il était épuisé. Mais il n'arrivait pas dormir. Il ne voulait pas avoir de nouveau affaire à des vues images de torture.

Puis il y avait Malfoy. Le mystère Malfoy...

Harry soupira de nouveau en roulant sur son autre flanc, cherchant à distinguer quelque chose dans la pénombre. Mais sans ses lunettes et sans aucune lumière, il n'y avait pas grand-chose à voir au-delà du bord de son matelas.

Malfoy. Une semaine était passée depuis que Harry avait malencontreusement lâché son secret le plus soigneusement gardé juste devant le Serpentard. Il n'avait pas craqué devant Hermione, devant Luna et/ou devant Neville, noooon. Il l'avait lâché devant Malfoy. MAL-fucking-FOY !

Une semaine. Une longue semaine qui lui avait paru interminable. Harry avait pensé qu'il allait de nouveau êtrele centre d'un attention malsaine, de railleries interminables et des commérages murmurés sur son passage, le tout accompagné de coups d'œil insistants. Non pas qu'il n'en ait pas l'habitude bien sûr... Mais rien de tout cela. Rien, nada, peau d'balle. Pas un coup d'œil, pas une raillerie. Et pas une seule bagarre avec Malfoy.

Malfoy, qui semblait n'avoir rien dit à personne. Et ça laissait Harry dans l'incompréhension la plus totale. Cela ne ferait-il pourtant pas un scoop génial pour l'abaisser encore plus ? N'était-ce pas l'info parfaite pour qu'il redevienne la tête de cracmol de tout Poudlard ?

...

...

Ouais. Sauf que c'était aussi Malfoy qui était venu le voir pour lui proposer une trêve. Et en y repensant, une semaine de calme complet était peut-être une preuve de sa bonne foi.

Sauf que, Poudlard sans se battre avec Malfoy ? Sérieusement ? Sans Ron ? C'était comme... Comme... Comme retourner à une vie de moldu. Avec la magie étaient arrivés dans sa vie Ron et Malfoy. Deux en un, en même temps, et Harry avait fait son choix. Sauf qu'aujourd'hui, il les perdait tous les deux. Manquait plus qu'il perde sa magie et c'est bon, il était fait.

Grognant en entendant un énième ronflement de Ron dans le lit à ses côtés, il rejeta ses draps d'un coup de pied rageur et sauta au pied de son lit. Ron... Ils ne se parlaient plus depuis près de deux semaines. Hermione se retrouvait tiraillée entre son meilleur ami et son petit ami sans savoir pourquoi. Ron ne lui avait rien dit, et Harry non plus. Ron, parce qu'il en voulait énormément à Harry ; et Harry... Eh bien, au vu de la réaction de Ron, il préférait taire leur dispute. Et dispute n'était même pas un mot assez fort.

Secouant la tête, il se changea le plus silencieusement possible, enfilant son pantalon et sa chemise de la veille, puis attrapa la cape de son père et s'en drapa pour quitter son dortoir le plus silencieusement possible. Dans la poche de son pantalon, la carte du maraudeur, juste au cas où. Silencieusement, il quitta les hauteurs de la tour des Gryffondors pour dévaler l'escalier qui n'en faisait toujours qu'à sa tête sauf cette nuit, heureusement pour lui. Puis lentement, prenant le temps d'apprécier la quiétude de la nuit entre ces pierres ancestrales, il fit son chemin jusqu'à la tour d'astronomie.

Arrivé tout en haut et une fois les portes supposément closes passées, il se dévêtit de sa cape pour la plier et la glisser à moitié dans sa poche. Puis du bout de sa baguette, il invoqua quelques globes lumineux à peine plus gros que son poing et les laissa flotter dans la pièce entre les anneaux de fer forgé derrière lui. Puis il se rapprochant des larges ouvertures qui donnaient sur le vide. Il s'accouda aux rambardes de fer, levant le nez vers le ciel pour observer les étoiles briller dans la nuit noire. La lune et son premier quartier illuminaient quelque peu le parc, le baignant d'une douce lumière blanchâtre.

Un vent frais s'écrasa sur son visage et il soupira en souriant doucement, un sentiment de bien-être naissant dans sa poitrine. La nuit était douce et agréable, l'été s'installait doucement. Le souffle du vent dans les arbres de la forêt interdite lui parvenait et peu à peu, il réussit enfin à se relaxer. Doucement, il se laissa glisser sur le sol, pendant ses jambes dans le vide avant d'accouder ses bras sur la barrière, son menton posé sur lesdits bras, un sourire léger sur les lèvres.

C'était juste parfait.

- Qu'est-ce que tu fous encore debout, Potter ?

Harry sursauta en resserrant sa prise sur la barrière - non pas qu'il risquait de tomber, mais tout de même - mais ne bougea pas. Il savait qui il y avait derrière lui. Bien sûr qu'il le savait...

Il savait aussi que normalement, il aurait dû se redresser, se mettre en position de défense, attraper sa baguette qui était dans sa poche avec la Carte du Maraudeur, cacher un peu plus sa cape d'invisibilité qui était à peine glissée dans son autre poche... Mais il n'en fit rien. Parce qu'il en avait marre, il avait juste envie de rester tranquillement installé les pieds dans le vide, d'apprécier le silence, la quiétude de cette nuit de printemps, il voulait...

Un bruissement de cape se fit entendre à sa gauche, mais il ne bougea pas. Malfoy s'avança et s'accouda à son tour à la rambarde, lui jetant un regard, sûrement pour vérifier qu'il ne s'était pas endormi. Puis du coin de l'œil, il aperçut le Serpentard hocher la tête avec de se tourner de vers le parc.

Ils restèrent ainsi de longues minutes, et Harry ne devait pas se mentir : Ce silence entre eux n'était pas crépitant de magie colérique, de frustration ou de haine. C'était étrangement agréable. Incroyable. Il se sentait bien mieux avec la présence silencieuse de Malfoy à ses côtés que dernièrement, entouré du brouhaha qui avait été pendant longtemps agréable de la salle commune des Gryffondors.

Il ne s'y sentait plus chez lui depuis quelque temps. Peut-être était-ce à cause de Voldemort. Peut-être... serait-il temps d'arrêter de chercher à être celui qu'il n'était pas. Peut-être était-ce le temps de cesser de se plier aux attentes de tout le monde et peut-être devrait-il cesser de vouloir plaire à tout le monde.

- Je devrais te retirer des points, à être dans les couloirs à cette heure-ci.

Jamais Harry n'avait entendu Malfoy parler avec une voix aussi neutre. Il n'y avait aucune supériorité, aucune condescendance, aucune arrogance, pas de mépris. Peut-être parlait-il habituellement de la sorte, mais pas avec lui. Et ça le surprit, agréablement.

- Je ne suis pas dans les couloirs, je suis dans la tour d'astronomie, déclara-t-il d'une voix lente et détachée.

Peut-être commençait-il à fatiguer, parce qu'il était sûr d'avoir entendu un ricanement soufflé parvenir du Serpentard. Il tourna donc la tête vers lui, haussant un sourcil surpris. Mais Malfoy avait son masque de froideur sur le visage, bien qu'il n'avait pas cette pointe de mépris qui lui était destiné habituellement. De nouveau agréablement surpris, Harry haussa les épaules et reposa son menton sur ses bras croisés devant lui, balançant ses jambes dans le vide.

- Tu es suicidaire, Potter, déclara le Préfet en le voyant faire.

Harry eut un sourire désabusé.

- Je risque rien, là.

Le silence s'installa de nouveau, agréable et léger. Mais le Gryffondor soupira et secoua la tête.

- Vas-y, pose ta question.

Malfoy se tourna vers lui, un sourcil haussé et Harry retrouva le petit con prétentieux à qui il avait affaire depuis maintenant six ans.

- Quelle question ?

- Quoi ? Ne me dis pas que tu n'as pas envie de savoir... Par rapport à ce que j'ai dit... Le... Truc... Le... Euuuh...

Harry sentit ses joues s'échauffer sous le regard goguenard du Serpentard.

- Quelle éloquence, Potter.

Un pointe d'exaspération fit battre son cœur un peu plus vite et il fusilla le Vert et Argent du regard.

- Connard.

- Je fais de mon mieux.

Harry se mordit la lèvre pour ne pas sourire. Il ne s'y attendait pas, à celle là.

- Par rapport au choipeau. Aux Gryffondors... Termina ledit Gryffondor après avoir prit son courage à deux mains.

Ça l'étonnait, que Malfoy n'essaye pas de savoir. Ça l'étonnait qu'il ne lui tire pas les vers du nez...

- Et pourquoi je te poserais cette question … ?

- Ne me dis pas que tu n'es pas curieux, je ne te croirais pas, rétorqua Harry d'une voix amusée.

Le Serpentard eut un reniflement dédaigneux.

- Comme si ça m'intéressait.

- Bien sûr que ça t'intéresse. Tu es un Serpentard, et comme on dit, le Savoir, c'est le Pouvoir, continua-t-il en se grattant le nez.

Un petit silence.

- Pas faux, acquiesça enfin ledit Serpentard.

Harry eut un sourire rapide.

- Je le savais.

- Arrête de te faire désirer Potter. Lâche le morceau.

- Oh non, ce serait trop simple. Je ne te laisserai pas cette carte en main.

Un nouveau silence, mais un peu plus lourd cette fois-ci.

- Potter, si je t'ai proposé une trêve, c'est pas pour lâcher une semaine après à tout Poudlard et même au monde Sorcier dans son intégralité que le courageux Gryffondor qui doit tous nous sauver ne devait pas terminer à Gryffondor en premier lieu.

La voix de Malfoy était acide, tranchante, voire même outrée.

Oh. Pas faux en y réfléchissant...

- Hm... ouais. Désolé.

Il soupira en voyant la mine surprise du Serpentard qu'il aperçut du coin de l'oeil.

- Ça change... marmonna-t-il pour lui-même.

Mais Malfoy avait entendu.

- Qu'est-ce qui change ?

- Cette... Passivité.

Le Serpentard le fusilla du regard.

- Moi ?! Passif ?! Je-

- Naaan, le coupa Harry en secouant la tête. Non, c'est... Disons que si j'avais dit ça devant un Gryffondor, ça aurait déjà fait trois fois le tour de l'école, c'est tout.

Malfoy haussa un sourcil amusé, un sourire supérieur sur les lèvres.

- Ah, les Gryffondors sont avides des potins d'Potter ?

Le dit Potter, amusé, roula des yeux sous la sonorité étrange de cette phrase.

- C'est un euphémisme, oui.

Il soupira.

- Non seulement ça aurait fait le tour de l'école, mais ça aurait été déformé, pris des proportions extraordinaires et j'aurais encore fait la une de La Gazette du sorcier, pesta-t-il en grinçant des dents.

- Et la fameuse loyauté des Gryffondors, dans tout ça ? S'étonna Malfoy.

Harry eut un rire amer.

- Non, la Loyauté, c'est la marque de fabrique des Poufsouffles. Les Gryffondors sont loyaux, seulement si on va dans le bon sens. Enfin, dans LEUR sens.

Malfoy ne dit rien, mais son masque était tombé et il regardait Harry d'un air surpris et peut-être même un peu perdu. Le jeune homme rit jaune.

- C'est si surprenant que ça ?

L'amertume lui laissait un goût âcre dans la bouche. Qu'est-ce qu'il pouvait dire, hein ?

- Première année, je suis une bête de foire et tout le monde veut devenir mon ami. Deuxième année, il se trouve que je suis Fourchelang et je deviens l'ennemi public numéro un, plus personne ne me parle. Troisième année, un détenu que tout le monde s'accorde à dire être un psychopathe froid et calculateur s'enfuit d'Azkaban pour me faire la peau, je suis de nouveau la tête de pioche. Quatrième année, on me piège pour que je participe au tournoi des trois sorciers et même mon meilleur ami se détourne de moi parce que je ne veux pas y participer et qu'il ne le comprend pas. Cinquième année, Voldemort est de retour mais j'ai beau le dire encore et encore, je ne suis qu'un gamin perturbé qui veut attirer l'attention et tout le monde me regarde en s'attendant à ce que je prouve que je suis bien devenu fou.

Il fixa Malfoy d'un air dur.

- Elle est où ta « fameuse » loyauté dans tout ça ?

Le Serpentard cligna des yeux et détourna le regard, fixant d'un air absent la forêt interdite.

Harry soupira et se frotta les yeux, baillant un instant.

- Tu es amer, constata Malfoy d'une voix surprise.

Le Gryffondor ne répondit pas. Premièrement parce qu'il n'y avait rien à dire, mais surtout parce que, eh bien, ce Malfoy là était étonnant. Il avait totalement délaissé son masque... Enfin presque, mais c'était le cas. Harry n'avait pas souvenir d'avoir un jour passé moins d'une minute sans avoir envie de faire ravaler le sourire orgueilleux du Serpentard d'un coup de poing bien placé. Et là, ça faisait presque une demi-heure qu'ils parlaient calmement, et beaucoup plus longtemps qu'ils étaient à moins d'un mètre sans s'être jetés à la gorge de l'autre.

- Bien sûr que je suis amer.

- ... En parlant d'idiots qui agissent avant de penser.

Harry tourna la tête vers Malfoy avant de s'énerver sur son insulte flagrante quant aux Gryffondors.

- Je ne sais pas exactement ce que tu as fait à la Belette, mais il te regarde comme si tu l'avais trahi et que tu avais massacré toute sa famille, ricana Malfoy.

Le Gryffondor grimaça et se renfrogna en se frottant le visage.

- Ouais... En effet, il m'en veut.

Il se mordilla la lèvre, incapable de choisir s'il devait en dire plus ou non. C'était Malfoy avec qui il parlait tout de même, pas un ami. Malfoy. Maaaalfoooooy !

- Pourquoi demander à aller à Gryffondor ?

Harry ravala son sourire. Il avait raison, Malfoy était curieux et voulait avoir le dernier mot.

- Mes parents étaient à Gryffondor.

- ... En quoi est-ce une réponse ?

Le Rouge et Or ricana et se tourna vers Malfoy.

- Imagine-toi deux secondes. Tu as onze ans, tu viens d'apprendre que tout ce que tu croyais jusque là est faux, tu es orphelin et tu viens de découvrir le monde magique. Personne ne t'a jamais parlé de tes parents, sauf celui qui t'a appris l'existence de la magie et de ton monde d'origine, qui t'a dit que tes parents étaient à Gryffondor, enfin à Serpentard dans ton cas. Rajoute à cela un petit con arrogant qui insulte le premier et seul ami que tu ne t'es jamais fait et qui, sans aucun doute, va terminer à Gryf-Serpentard, vu comment il en fait l'éloge. Et le choixpeau sur ta tête veut t'envoyer dans une autre maison. Tu fais quoi ?

Malfoy haussa un sourcil et Harry secoua la tête, amusé.

- Ok, simplifions encore plus la situation alors. Toi, Draco Malfoy, arrive en première année, et le choixpeau, au lieu de t'envoyer à Serpentard comme tes deux parents, te dit qu'il hésite avec ... les Poufsouffles par exemple.

L'air dégoûté et scandalisé sur les traits aristocratiques du Serpentard valait tous les galions de Gringotts, et Harry espérait trouver rapidement une pensine pour revivre ce moment.

- Ne me dit pas que tu ne l'aurais pas forcé, voire même supplié de t'envoyer à Serpentard, je ne te croirais pas.

Malfoy cligna des yeux et soupira, hochant la tête.

- Ok, ok. Tu marques un point.

Harry se détourna pour sourire. Bah merde alors, c'était qu'il l'appréciait de plus en plus, ce Malfoy là. Incroyable.

- Ne me dis pas que tu devais finir chez les Poufsouffles. Ce serait vraiment pathétique pour le coup.

Cette fois-ci, le jeune brun explosa de rire, et même Malfoy eut un sourire rapide.

- Qu'est-ce que tu en penses, hum ?

Le Serpentard le fixa un long moment avant de faire une moue dédaigneuse.

- J'en sais trop rien. Mais je vais trouver.

Au vu de sa grimace, sa confidence lui coûtait beaucoup, ce qui fit rire un peu plus le Gryffondor.

- On ne se moque pas d'un Malfoy sans en payer le prix, Potter.

La voix dédaigneuse était de retour, mais pour une fois, Harry ne prit pas la mouche.

- Tout de suite les grands mots. Arrête d'être aussi susceptible.

- Tu sais que je suis un Serpentard et que je DOIS savoir, n'est-ce pas ?
- Oh oui, je m'en doute bien. Et je suis même sûr que tu n'as pas besoin de motivation supplémentaire.

Malfoy réfléchit un instant et un sourire machiavélique étira ses traits.

- Qui ne tente rien n'a rien. Alors dis-moi, je gagne quoi si je trouve dans quelle maison tu aurais dû aller ?

- Oh, tu veux jouer ? S'étonna agréablement Harry.

C'était pas bien, pas forcément une bonne idée... Mais ça lui plaisait.

- ... Une faveur, un gage, répondit-il alors avec un sourire.

- Une faveur... Du grand Harry Potter, sauveur du monde Sorcier ?

Le jeune brun grimaça sous le surnom et Malfoy ricana.

- C'est trop tentant, je relève le défi.

- Attend, le coupa Harry en levant la main. Tu as jusqu'au retour à King's Cross, et il faut que tu me trouves des exemples pour illustrer ton idée.

Le Serpentard réfléchit et hocha la tête.

- Ça me paraît correct.

- Eeeet... Si tu ne trouves pas, ce sera à moi d'avoir un gage pour toi, déclara Harry avec un petit sourire canaille.

Malfoy haussa un sourcil mais acquiesça.

- Ça me paraît fair-play.

- Parce que tu as l'habitude de jouer fair-play toi, peut-être, fit mine de s'étonner Harry.

Et Malfoy grogna. Eh bien ça, ce n'était pas habituel.

- Très drôle, Potter.

Il fixa le Gryffondor.

- Tu sais que je vais trouver, hein ? Et que donc, tu me devras quelque chose.

Le Serpentard semblait jubiler. Et Harry n'en était pas loin, lui non plus. Parce que même si Malfoy usait de son meilleur côté Serpentard, jamais il n'aurait l'idée de penser que Harry devait terminer dans sa maison, ça non.

- Oh ça, je n'en doute pas une seconde, ironisa-t-il.

- Est-ce du sarcasme que j'entends dans ta voix ? Tu sais parler cette langue, Potter ? S'étonna Malfoy avec un ricanement.

- C'est pas si loin du Fourchelang, tu sais.

Malfoy ouvrit de grands yeux et, sous le regard surpris de Harry, s'esclaffa. Un vrai, pas ce ricanement dédaigneux qu'il lui servait habituellement. Le jeune homme réalisa qu'il ne l'avait jamais entendu rire, depuis six ans dans la même école et de tous les cours qu'ils avaient pourtant en commun.

C'était agréable. Bah merde alors, de plus en plus incroyable.

- Jusqu'à la fin de l'année alors. Ça me va.

Harry allait rétorquer quelque chose, parce que ça sonnait comme une fin de conversation et que, contre toute attente, il n'en avait pas envie ; mais un bâillement le coupa. Cette fois-ci, Malfoy ricana de nouveau, plein de condescendance.

- Retourne dans ta cage à Griffons avant que je te retire des points, Potter.

Malfoy se détacha de la barrière et s'apprêta à quitter la tour d'astronomie. Harry réprima le frisson qui le transperça et hocha la tête. Mais avant que le Serpentard ne quitte la tour, il l'arrêta.

- Malfoy.

Il n'avait pas besoin de se retourner, il sentait le regard du Vert et Argent brûler sur sa nuque, comme à chaque fois que le Serpentard le surveillait.

- Pour la trêve... Au vu de ce qui vient de se passer, je pense que ce ne sera pas trop difficile.

- Hm... J'ai toujours de bonnes idées, retentit la voix traînante de Malfoy.

- Retourne dans tes cachots, serpent venimeux ! Rétorqua Harry, son sourire malheureusement audible dans sa voix.

Et au vu du ricanement de Malfoy, il ne l'avait pas loupé.

Après quelques minutes, Harry inspira en se redressant, s'étirant pour faire craquer son dos.

Bah merde alors... Quelle soirée.

.*.

Draco soupira distraitement en se glissant gracieusement à sa place. La grande salle arborait fièrement les couleurs des Serdaigles, qui avaient gagné la coupe des Quatre maisons cette année. Il n'en avait rien à faire que ce ne soit pas les Serpentards qui gagnent la coupe, du moment que ce n'était pas les Gryffondorks.

En pensant aux Rouges et Ors, le Serpentard blond braqua son regard vers la table de ces idiots, fusillant des yeux l'entièreté de cette bande de bras cassés. Et leur Commandant en Chef. Le Bigleu-du-monde-Sorcier ! Ce... (!) de Gryffondor, qui n'en était pas un...

Draco pensait vraiment connaître Potter sur le bout des doigts. Après tout, le Serpentard était son ennemi. Son rival de premier ordre. Sa Nemesis personnelle... Après le Seigneur des ténèbres, bien sûr. Cela faisait six ans que Draco trouvait toujours le meilleur moment pour le faire chier, ce n'était pas pour rien.

Sauf que... Sauf que. Il croyait connaître Potter, et au final... Non. Pas du tout. Ou si peu en fait. Bordel, il s'était construit l'image de Potter sur l'image du Gryffondor typique. Et maintenant, il apprenait que Potter ne devait pas aller chez les Rouges et Ors au départ. Ça changeait tout, ou quasiment tout. Enfin, ça changeait beaucoup de choses pour Draco. Le Potter à qui il avait eu affaire dans la tour d'astronomie était bien loin de la tête brûlée qu'il aimait pousser à bout depuis des années. Un Potter plus calme, plus réfléchi, à la répartie intéressante - point qu'il savait déjà, mais pour une fois que ce n'était pas des piques blessantes envers sa personne, il pouvait se permettre d'appréc- de reconnaître sa verve à sa juste valeur.

Potter lui avait donné jusqu'au retour à King's Cross pour trouver dans quelle maison il devait aller au départ. Et Draco était joueur, c'était un défi comme il les aimait, mais... Il fallait l'avouer, pour le coup, il séchait. En fait, il hésitait entre deux maisons, et il n'avait pas trouvé assez d'exemples concrets pour appuyer ses idées. Potter lui avait lancé un défi, il devait le remporter ! Quand même, une faveur du Sauveur du monde Sorcier, ça se rate pas ! Et pourtant... Demain, ils retournaient à Londres, et lui allait devoir une faveur à Potter. Zut, il n'avait pas prévu ça.

Se renfrognant intérieurement, il se servit un verre d'eau en attendant que tout le monde arrive pour que Dumbledore fasse son looooong discours de fin d'année, peut-être même noyer les Gryffondors sous les points habituels qu'il donnait toujours en fin d'année, et qu'ils mangent enfin.

Il était plongé dans la contemplation du fond de son verre - je vous assure, c'était trèèèès intéressant - quand il réalisa que Parkinson avait cessé de piailler juste à sa droite. Intrigué, il releva la tête. Peut-être que ce fieffé Directeur était enfin là et qu'ils allaient pouvoir manger. Parce qu'il commençait à avoir faim. Sauf que ce n'était pas ça, loin de là. Au contraire, juste derrière Nott, qui était en face de lui, se trouvait la Serdaigle un peu paumée. La blonde. Zut, comment elle s'appelait déjà... Lola ?

- Loufoqua, qu'est-ce que tu viens faire ici ? Perça la voix nasillarde de Parkinson.

Ah. Oui. Loufoqua.

La Serdaigle, armée de son air rêveur et de son sourire mystérieux, regarda à peine celle qui venait de l'insulter, braquant ses yeux bleus dans ceux gris de Draco, qui frissonna. Elle sourit un peu plus.

- J'ai ici un message pour le Prince des Vert et Argent.

Elle lui tendit un fin rouleau de parchemin. Draco baissa son regard vers sa main avant de remonter vers son visage, haussant un sourcil. Elle ne se dégonfla pas pour autant et c'était bien la seule avec Potter.

- Ne t'en fait pas, ce n'est pas plein d'œufs de Joncheruines, j'y ai veillé.

- Lovegood, vraiment... soupira Draco.

Ah voilà, c'était Lovegood. Sauf qu'il n'avait pas la tête ça, vraiment pas.

- C'est une histoire de défi, je crois. J'en sais trop rien, on m'a dit que tu comprendrais.

Draco cacha sa surprise et jeta un coup d'œil vers la table des Gryffondor, où Potter le fixait. Quand le Rouge et Or vit qu'il le regardait, il hocha imperceptiblement la tête, lui confirmant ses soupçons. Le mot que Lovegood lui tendait venait de lui.

Il reporta son attention sur la Serdaigle et à l'étonnement des gens à sa table qui suivaient l'échange, il attrapa le petit rouleau de parchemin en hochant la tête. Hors de question qu'il la remercie à voix haute, mais il était bien éduqué. Loufoqua eut un sourire rayonnant et dodelina de la tête, faisant bouger ses horribles boucles d'oreilles en forme de radis.

- Je suis sûre que l'Émeraude Hantée en sera très heureuse ! Lâcha-t-elle avant de se retourner, repartant en sautillant gaiement.

Draco la regarda s'éloigner, un sourcil haussé et intérieurement amusé. Cette femme était un peu folle. Mais marrante. L'Émeraude Hantée ? Elle parlait de quoi ? De qui là ?

- Draaaacoooo, pourquoi tu as accepté ça ? C'est de qui d'abord ? S'enquit Parkinson en se collant à son flanc droit.

Il la repoussa en douceur, bien qu'il aurait aimé la repousser très fort. Mais il était un Gentleman, il devait bien se comporter - Sauf qu'elle méritait un coup de pied au cul pour ainsi s'épancher sur sa personne, que ça rentre dans sa tête : Un non est un non.

- Je crois que cela ne te regarde pas, Parkinson, déclara-t-il d'une voix ferme, mettant rapidement fin aux protestations de ses voisins trop curieux.

Dégainant sa baguette, il invoqua une bulle ouatée, une rapide illusion qui brouillait les inscriptions dans un rayon d'un mètre sauf pour l'invocateur, puis déroula le parchemin.

« Mouais, j'ai pas froid aux yeux. Désolé d'avoir envoyé Luna, mais je pense que c'est bien mieux de l'envoyer elle plutôt que de venir directement te donner ceci en main propre, tu ne crois pas ? Après tout, elle est l'élève la plus discrète de tout Poudlard : Tellement excentrique que plus personne ne fait attention à elle. Et puis, vu comment elle passe facilement d'une table à l'autre pour parler avec un peu tout le monde, elle fait partie des meubles de chaque maison. Vraiment, elle est parfaite comme messagère.

Bref.

Demain, on rentre à Londres, et je n'ai toujours aucune nouvelle de ta part. Tu abandonnes ? Je ne te cache pas que j'en serais bien déçu. Vraiment, je ne doute pas de ton esprit de logique et de déduction.

Mais qu'importe, demain je rentre pour la dernière fois chez les abrutis qui se disent ma famille, je suis de super bonne humeur, un peu magnanime aussi. Alors je te fais une fleur : Je te laisse jusqu'à la rentrée, dès qu'on sera installés dans la grande salle pour le premier dîner de notre dernière année à Poudlard pour me donner ton choix.

Oui, je suis quelqu'un de gentil, je sais, tu me remercieras plus tard.

HJP »

Haussant un sourcil agréablement surpris et amusé, Draco releva la tête, braquant son regard dans ceux émeraude du Rouge et Or. Le brun avait le fantôme d'un sourire sur les lèvres, les yeux pétillants.

Ok, ce Potter là était définitivement intéressant et plaisant.

Draco fit taire la pointe de contentement qu'il sentait naître en son sein. D'un geste calculé, il replia la lettre de Potter, la glissant dans la poche sécurisée interne de sa cape et leva la bulle ouatée. Alors que Dumbledore se levait pour faire son discours, attirant ainsi toute l'attention vers lui, le Serpentard attrapa son verre pour faire mine de le boire mais fit le geste discret d'un toast vers Potter, qui sourit plus visiblement, hochant la tête.

Définitivement plaisant.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Unanyme : Whaaa, ce craquage xD MOUAHAHAHAHA, tu verras bien ;) Je dois avouer que ça me fait bien rire .w. Haaan, merci ! Ça s'trouve, tu vas trouver ça long et abandonner la lecture avant qu'ils se mettent ensemble xD ( Je rappelle : 20 chapitres et pas encore de Drarry en vue. Urk. ) Voui, ce sera un chapitre par semaine :D Tous les lundis ^^

Merci à toi pour ta petite review, ça fait plaisir :P Mouahahah, c'est vrai qeu c'était "calme". Mais on parle de Potter et Malfoy, hein. Ce sont des abrutis, tous les deux u_u BREF ! J'espère que ce chapitre t'a plus ;)

lina : Vouiii ! Tous les lundis, un petit chapitre étou... Désolé ;) A la prochaine !


Et voilà ! C'est le dernier chapitre pour cette semaine :P Je suis tranquillou en train de siroter mon café en essayant de m'inscrire, mais comme le site refuse de s'afficher depuis une demi-heure, je vous offre ça.

Bon, voilà, c'est ma ficlette de rentrée, j'espère que ça vous plaira :) Pour les Sterekien(ne)s qui traînent ici, je vous dis à dans quelques jours pour la suite de FaE ;)

Allez zou ! Bonne semaine !

xoxo, 'Win.

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp »