《白龍傳》
« La Légende du Dragon Blanc »
Lordess Ananda Teenorag
Titre :《白龍傳》« La Légende du Dragon Blanc »
Auteur : Lordess Ananda Teenorag
Série : Inazuma Eleven Go
Genre : Suspense, Crime, Supernatural
Résumé : La Légende du Dragon Blanc. La tortueuse histoire d'amour entre un esprit et un mortel, que découvre le meilleur des Agents d'Elite du Cinquième Secteur. Un Livre mystérieux qui retrace sa vie… et le mène au cœur de l'Organisation.
Personnages principaux : Bailong 白龍 (Hakuryuu), Tezcat (Shuu)
Personnages secondaires : Zhuge Liang (Koumei Shokatsu), Victor Blade (Kyousuke Tsurugi), Njord Snio (Yukimura Hyouga), Sol Daystar (Taiyou Amemiya), Goldie Lemmon (Kinako Nanobana)
Pairing principal : Bailong (Hakuryuu) x Tezcat (Shuu)
Pairings secondaires : Bisexualité de Bailong en général.
Note : Extraits (remaniés) du roman La Légende du Serpent Blanc 《白蛇傳》 Baishe Zhuan. Extrait remanié de l'article du Wikipédia chinois (维基百科) le présentant.
~…~
第八 : 緣分 Unli(mited) U(nion)
~…~
~ … ~
?
?
~ … ~
Et il me semble,
Que tu as oublié.
As-tu oublié le rêve que tu m'as promis
Lorsque tu parlais de te souvenir ?
Je sais que le fond de ta mémoire n'a pas oublié
Car j'y habite depuis que j'y suis né.
Dragon Blanc, Dragon Blanc
N'oublie pas…
…que la Nuit te protège.
Quand même l'Aube s'éteindra,
L'Ombre t'accueillera et te fera renaître.
Car tu es la Lumière qui éclaire nos jours
Et promet la victoire dans l'astrale clarté.
Alors vis et traverse le monde comme le conquérant que tu es.
Jusqu'à ce que je te voie toucher le trône dont j'ai rêvé pour toi,
Jusqu'à ce que tu règnes sur le monde que tu auras visité
Je serai l'Ombre qui protègera ta force
Et soutiendra ta gloire.
~ … ~
Cour Suprême du Roi.
Ere Lumineuse.
~ … ~
Est-il un rêve que je ne puis toucher, moi qui me tiens au sommet du monde ?
Et il me semble,
Que tu as oublié
Est-il un combat que je ne puis gagner, moi qui surpasse tous les puissants ?
As-tu oublié le rêve que tu m'as promis
Lorsque tu parlais de te souvenir ?
Est-il un être que je ne puis posséder, moi qui domine tous les maîtres ?
« Je suis le Serviteur de l'Ere Lumineuse. Laissez-moi avancer vers le Trône de mon Maître. »
Les insignifiants s'écartent – mais je sens un grand vide en moi.
Je sais que le fond de ta mémoire n'a pas oublié
Car j'y habite depuis que j'y suis né
« C'est… c'est Lui. »
Le sol tremble. Le vide est devant moi – car nul n'est assez puissant pour me stopper.
« Le Dragon Blanc. Bailong… »
Non, ce n'est plus Bailong. C'est Hakuryuu, l'Astral qui est descendu sur Terre, le Dragon Blanc qui vole dans le Monde. Les Humains l'ont oublié, mais Lui est ici-bas pour servir son Maître.
Lui qui descend du Monde des Dieux
Sera l'Aube d'une Ere Nouvelle.
Les murmures ouvrent le passage.
Ils sont humains.
« Cette puissance… cette force phénoménale… »
« Le Maître ne s'est pas trompé. C'est bien le Serviteur de l'Ere Nouvelle. »
Mon regard rubis transperce les mortels – et d'un coup, l'humanité disparut sous ma foudre. Il en est peu, de ceux qui peuvent soutenir l'écarlate destinée du Dragon Blanc.
~…~
Souvenir perdu.
Au fond d'un cœur solitaire…
~…~
~ Dragon Blanc, Dragon Blanc…
…tu connais l'amitié, n'est-ce pas ? ~
Le vaillant petit Dragon avait reconnu son rival.
« Dis, Totor. Tu veux qu'on se fasse une promesse ? »
Il avait aussi trouvé un ami : mais, fidèle à son éternel orgueil, il avait tu cet humain secret. Jamais nul ne l'avait su, à part le Petit Prince qui l'aimait.
Et encore fallut-il que ce dernier lût en son cœur.
« … »
« Victor. »
Le splendide guerrier l'avait percé de ses iris orangés. Ses derniers avaient lui – comme lorsque, silencieux, leur détenteur communiquait ce qu'il ressentait par un simple regard.
« Je n'aime pas faire des promesses. Je préfère les tenir. »
Pour une rare fois, le futur Seishin de Loup avait parlé.
Ah. Digne de toi, ça.
« Je sais, Totor. Mais moi, tu sais, je veux savoir qui est le plus fort d'entre nous. »
Les grands rivaux avaient combattu longuement : et, en cette heure, ils se reposaient, côte à côte. Peu de mots étaient échangés entre eux : mais, éternelle – et solitaire, aussi – cette tacite entente arrivait au cœur de l'autre.
« … »
« Au Jour Dernier, nous saurons qui sera sélectionné pour mener l'ultime mission du Cinquième Secteur. Et… »
…il n'y a que toi que je crains, comme rival.
Le Dragon Blanc avait tourné ses orbes vibrant d'orgueil vers son unique égal : et, au fond de cette humanité chocolat, une étincelle grenat avait lui entre eux.
« Tu viendras ? »
Peut-être était-ce à cause de cette lueur de feu – de feu et de sang, que Lancelot avait fui leur destinée commune.
« … »
Et sans doute était-ce pour cela, qu'Astral avait insisté – humainement. Trop humainement, pour un Esprit de l'Aube.
« Je te combattrai. »
Le Jour du Duel, celui qui devait être son estimé adversaire – l'unique et puissant Seishin du Loup – n'était jamais venu.
…
Avant l'Ere Nouvelle.
Prison de Lumière ?
…
Je sais que le fond de ta mémoire n'a pas oublié
Car j'y habite depuis que j'y suis né
« Merde. Merde… et merde ! »
Pourquoi ce souvenir me taraude-t-il ? C'est pas le moment de penser à ça. Mais, depuis que j'ai rencontré l'autre enflure qui se fait passer pour mon soi-disant 'Maître', j'ai plus les idées très claires.
« Il faut vraiment que je sorte de ce merdier. Boss m'a toujours pas payé mes heures sup, et je dois à Stony un millier de lancers de micros dans la tronche… »
Cela fait des heures – des heures – que je tourne en rond. Je n'ai aucune idée de où je me trouve. Après que la grande Dame Zhuge et le merveilleux Prince de la Nuit m'ont tiré du pire des guêpiers, j'ai perdu connaissance.
Et là, je me retrouve dans une pièce blanche digne des expérimentations futuristes.
« Petit Prince… Petit Prince… ! »
Il crie, il hurle : et, dans la chambre livide des créatures honnies par la morale, le Dragon de l'Aube rugit comme le Monstre blessé qui réclame son ami – son seul ami. Car il comprend trop tard que l'aventure dont il a rêvée va le priver de son unique humanité.
~ As-tu oublié le rêve que tu m'as promis
Lorsque tu parlais de te souvenir ~
De l'autre côté du Mur des Lamentations, dans le Sanctuaire des Enfants du Lien, le Fantôme de ce puissant conquérant recueille le cadeau de ce terrible cauchemar : son humanité.
« Ne… ne perds jamais espoir, mon Dragon. Même si tu dois partir pour le monde de l'oubli, et même si tu devais oublier celui que tu aimes tant… sache que je ne t'abandonnerai jamais. »
Mon Prince…
~ Dragon Blanc, Dragon Blanc
N'oublie pas…
…que la Nuit te protège ~
Mon Petit Prince…
Inconscient du drame qui se joue, je n'entends pas mon propre cœur prier mon ange gardien.
« Bon, un homme, un vrai, comme moi, ça vient à bout de TOUS les problèmes. Et c'est pas parce qu'une bande de méchants vilains pas beaux pas gentils me traitent d'Arme Ultime que je vais conquérir le monde à leur côté. (Parce que, Bailong ne conquiert que le cœur de ses fans) Aussi… »
Le Sanctuaire chante devant les Enfants du Lien.
« Dis, Petit Prince. »
Et Celui qui aimait l'Aube lui dédiait son Ombre – douce et apaisante.
« Oui ? »
« Si… si je devais ne plus voir ce que je conquiers… »
Lui – éclatant comme la Lumière – avouait sa crainte à son ami. Un tendre et cher ami, qui lui inspirait de l'amour, et la touche d'humilité qui lui manquait.
« Mon Dragon… »
Je dois me souvenir. Et toi seul… toi seul, peux…
« … ! »
La barrière coulisse : et, devant moi, apparaît le noble rival de mes souvenirs.
Victor.
Alléluia.
(Mais, chut, je ne le dirai pas. Et c'est pas de la Kawattitude !)
« Tiens tiens tiens. Un revenant. »
Les yeux orangés du Loup me percent, et – l'espace d'un instant – il me semble retrouver cet antique rival que j'ai aimé, comme un égal.
« … »
Par contre, qu'est-ce qu'il est toujours pas bavard.
« Salut, Totor. Je constate – sans trop de surprise – que tu m'aimes tellement que t'es arrivé à te faire attraper par les méchants vilains pas beaux pas gentils qui veulent conquérir le monde. Et, même si ça m'écorche la langue de le reconnaître, je suis pas mécontent de te croiser en un seul morceau. Bon, maintenant que l'instant d'émotion est passé, on peut se bouger les fesses pour sortir de là ? »
« … »
Et voilà, VOILA le problème avec Totor. Son manque de communication. Ce mec que vous voyez là (et, à la grande douleur de mon égo, ce beau et talentueux, autant que... non, presque autant que moi, mec), il a des sentiments. C'est un gars capable de se battre, pour vous, au péril de sa vie : capable de sacrifier tout son bonheur au profit du vôtre. Je le sais, car, un jour, il m'a donné sa ration de nourriture, alors que – blessé et isolé, au Centre de Formation du Sanctuaire – j'ai failli y laisser mes plumes. Evidemment, EVIDEMMENT, il a fallu qu'il le fasse en secret, et que mon intelligence suprême lise entre les lignes.
Comme si le Vent de la Nuit, en secret, m'avait murmuré le sien…
Et, il a fallu, BIEN SÛR, qu'on devienne ami à cause de cette connerie.
Il y a des fois, Victor, je te déteste pour ça.
« … »
Victor Blade, si tu étais mon ami…
…pourquoi m'as-tu abandonné au moment le plus important ?
Hakuryuu, n'as-tu pas saisi les paroles du Vent ?
La Nuit a porté les Secrets du Loup, qui a chanté sa solitude
Il a dit son désespoir, mais toi, tu as oublié qui était la Nuit...
...tu as oublié qu'elle t'a appris l'Amour qui vous lie tous.
« … »
Et voilà, de nouveau, le silence de Totor. A croire que je ne vaux pas qu'on ouvre sa bouche pour moi. Oui, je sais, je suis une tête enflée, qui ne pense qu'à son égo, à son égo, et encore son égo. Il y en a des plus modestes que moi (à commencer par Totor), et d'aussi forts ou talentueux. Mais… je suis pas un gars nul. Je me soucie des miens, et je fais toujours tout mon possible : et si ça ne suffit pas, je vais au-delà.
Victor Blade, Seishin du Loup…
…pourquoi ne m'as-tu pas dit la raison de ton départ ?
Hakuryuu, Dieu de l'Aube…
Ecoute la Chanson de la Nuit, car c'est toi, seulement toi…
…à qui je la destine.
Only You.
« … »
« Bon, je vais prendre ce grand moment de solitude comme 'Bailong, mon ami ! Comme je suis heureux que tu ailles bien ! Cela me touche tant que tu sois venu me sauver. Vraiment, je suis si touché, que…' et blablabla. »
(Ok, on repassera sur le fait que c'est Victor qui m'a sauvé les miches, sur ce coup. Mes fans pleureront un bon coup en voyant que je me suis fait avoir en allant jouer au prince charmant, mais ça sera toujours mieux que de voir leur Kawattitude, genre 'Oh, Baba est trop déni ! En fait, il aime trop ses proches, et… KAWAÏ !'.)
J'ai une réputation à préserver, moi.
« … »
Puisque tu ne dis rien, je parlerai pour deux. Ça a toujours été comme ça, après la rupture. Et même avant, quand on y songe. Tu es incapable de dire à tes proches que tu les aimes, de leur expliquer tes raisons. Seul ton regard magnifique parle pour toi, mais, dans ces moments, ça ne suffit plus.
« Toi et moi, on a pris du retard sur le programme de nos concerts. On devait commencer notre tournée la semaine dernière et regarde ce qu'on fout. Nos fans ne vont jamais nous le pardonner, et tu le sais, bougre de saxophoniste ! »
« … »
Rien, rien, et encore… rien. Ha. Je devrais m'y être fait. Totor pense que je ne mérite pas qu'on l'ouvre pour moi. Après tout, c'est comme ça qu'il me voit…
…mais la blessure assaille mon cœur, malgré tout.
Victor Blade, pourquoi...
...ne dis-tu rien ?
Unli(mited) U(nion).
Only You.
Les yeux de l'ambre luisent du Loup rival de jadis : et le sang du Dragon borde soudainement les miens.
« Euh… Victor ? Qu'est-ce que tu as ? »
L'écarlate d'Astral se réveille en moi – tel un Monstre qui attend son heure.
« Astral, je suis venu t'affronter, comme promis. Il est l'heure de tenir ma promesse. »
…
Œil du Monarque.
Même instant.
…
« Monarque Suprême. »
Le Suprême était Guide, le Suprême était Tyran.
« Nous avons le Seishin Originel et le Seishin Naturel sous notre emprise. Pourquoi… les faire s'affronter ? Etant donné leur force, c'est… du suicide respectif pour les deux ! »
Le Monarque était Maître, le Monarque était l'Elu.
« Douteriez-vous de mes plans ? »
…
Chambre blanche.
Même instant.
…
Le souvenir se déchire sous mes yeux – et la cruelle vérité m'assaille de son présent.
« C'est… c'est une blague, hein ? »
Les orbes dorés du Loup m'envahissent – et sa gueule s'ouvre pour m'engloutir.
« … »
« …hé ! Mais, ça ne va pas ?! »
Aouch, les coups vitesse éclair qu'il m'a balancés, c'est peut-être une blague, mais clairement pas de la rigolade.
« Tu as espéré ce duel depuis si longtemps. Alors… je vais combler ton vide, Astral. »
L'or de ses yeux m'engloutit. Notre destinée…
« Et t'offrir ton dernier combat. »
…était de s'affronter ?
« … »
Je secoue la tête, complètement largué. Que des conneries, tout ça. Totor et moi, on est rivaux, mais amis, avant tout.
« Victor. »
« … »
L'or étincelle toujours.
« Victor, tu es devenu le prochain véhicule du Dieu de la Parodie ? »
« … »
Le Totor fait son imperturbable, mais, non, je ne me laisserai pas influencer. C'est la Légende du Dragon Blanc, merde.
« Tu sais, Totor, je me dis que, même si Sherwind – tout protozoaire qu'il est – a pu réussir des miracles avec toi, et te donner un sens de l'humour (et Dieu sait combien c'est un miracle, même pour le Dieu de la Parodie), je me dis qu'il aurait dû t'apprendre à faire mieux que ça. Parce que là, c'est pas drôle. Même pour quelqu'un comme toi. »
« … »
Perturbant, l'or me poursuit – trop sublime, trop grand.
« Victor. »
« … »
Alors, je me plonge dans ce trésor doré, trop brillant pour être celui de mon ami.
« Victor, je t'en prie. Dis-moi… que… c'est faux, hein. Tu… tu ne t'es pas fait avoir, hein ? »
Pas toi. Pas toi… si fort, si droit…
Pas toi, mon ami…
« Dragon Blanc. »
Un éclat brillant – mais… ce n'est pas une larme.
Ce n'est pas une larme, au coin de cet œil d'or que je ne reconnais plus.
« Je vais tenir ma promesse… et t'affronter, comme tu le désirais. »
~…~
Souvenir perdu.
Au fond d'un cœur solitaire…
~ …~
« Hé, Totor. »
« …quoi ? »
Le ton est revêche, mais l'herbe est douce sous nos corps. L'entraînement réchauffe les muscles, mais les pauses réchauffent le cœur.
« Tu crois qu'il existe un royaume pour les forts ? »
Un sanctuaire, où les guerriers pourraient être et rivaux, et amis ?
Si ce sanctuaire existe, alors, je ne l'ai pas encore trouvé.
« Astral, Dragon Blanc. Si tu ne te défends pas, Lancelot te tuera. »
Cette voix honnie s'élève.
Ce fou, ce cinglé, qui a transformé mon meilleur ami en arme.
« … »
C'est impossible… pas Victor… pas Victor Blade. Pas mon rival, pas ce mec super fort, qui est au-dessus de tout, de tous, et de toute cette merde…
Pas…
…pas lui.
« Vous êtes rivaux. Vous êtes nés pour vous affronter. Au fond de toi… tu l'as toujours su, Bailong, n'est-ce pas ? »
« Ferme-la. »
Comment… comment ose-t-il prononcer ces mots ?
Le lien, qu'il y a entre Victor et moi… nul ne peut le salir comme cela. Nul ne peut prétendre nous manipuler. Nul ne peut prétendre nous dompter, nous qui régnons sur les sommets.
« Défends-toi. Ou Lancelot te tuera. »
La rage me saisit, comme pour hurler 'Non, il ne me tuera pas. Je vous tuerai avant'. Mais… je ne suis pas un criminel. Seulement la plus classe des rockstars, hélas trop souvent sacrifiée au Dieu de la Parodie.
« Pas moyen. Totor a beau être un chieur (et un chieur vachement insensé, puisqu'il sort avec Sherwind), il ne serait jamais assez faible pour suivre un malade dans votre genre, qui a un look encore plus naze que la coiffure de son copain. »
Et puis, je suis trop beau pour qu'on me tue.
Comme dit le proverbe chinois : 'Humour un jour, humour toujours'. Amen.
« Astral. »
Non, Victor, non. Non. Pas toi.
Ne me regarde pas comme ça. Pas maintenant, pas ici…
…pas comme ça.
« Envol des Ténèbres. »
Ne me regarde pas avec ces yeux inhumains.
Je rêve trop – et l'instant d'après, une sombre attaque déchire mon épaule. J'ai à peine le temps d'écarquiller les yeux, pour voir le sang couler – tel un cri de guerre.
« Ok. Puisque c'est comme ça… je raconterai à tout le monde que t'as souri comme un abruti devant une photo de ton chéri. Oui, je t'ai vu, espèce de traître lâcheur. Tu as déserté la fête de promo pour lire une lettre de Sherwind, le désastre neuronal. Et que tu m'as abandonné pour… »
« Ténèbres Surnaturelles. »
Une explosion foudroyante : et je chute sur le côté, manquant de peu la puissance atomique du Loup Ténébreux.
« … »
Mon Dieu. (Et pas celui de la Parodie)
Victor a failli me tuer.
…
Œil du Monarque.
Même instant.
…
« Le Seishin Originel est encore humain. »
L'Œil du Monarque était posé sur lui.
« Ce n'est qu'une question de temps. L'humanité… n'est qu'une part de ce qu'il est réellement. »
L'Œil du Monarque voyait tout.
« Victor… qu'est-ce… qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? »
Le sang macule le sol – mais je ne sens pas la douleur.
Voir ce Loup magnifique attaquer son ami me fait bien plus mal.
« … »
« Réponds-moi. »
Comment pourrais-je encore plaisanter, dans ces conditions ? Victor a beau être un lâcheur et un chieur… c'est… c'est mon rival. Et… mon meilleur ami. Quelle faiblesse ont-ils utilisée, pour manipuler son esprit et asservir son pouvoir, lui qui ne connaît d'autre maître que sa propre force ?
« Victor. C'est… c'est à cause de Sherwind, c'est ça, hein ? »
« … »
Les iris orangés du nouveau Seishin luisent, pour toute réponse.
« Ils ont menacé de le tuer si tu ne leur obéissais pas. Et toi, tu n'as pas pu le mettre à l'abri (vu qu'il est certainement trop bête pour ne pas se mettre en danger tout seul). Et… tu as cédé à leur chantage, comme pour ton frère, parce que tu l'aimes et que… »
« Non. »
Ce n'est pas Victor Blade qui a répondu. Mais l'autre cinglé, du côté des gradins.
« C'est à cause de toi. »
« Quoi ?! »
Je me dresse, de toute ma splendeur : et le toise, de cette majesté que seuls les Dragons possèdent – être surnaturels par essence.
« A cause de moi ? »
Une lueur écarlate teint mes yeux : mais, hélas pour moi, je ne peux m'en rendre compte.
« Oui. »
L'ancien Bailong aurait hurlé à l'outrage, abreuvant son interlocuteur d'insultes et de vantardises.
Mais, le Dragon Blanc se tourne vers le Seishin rival, et lit dans ses yeux…
'Oui, Bailong. C'est à cause de toi… que je suis ici, à t'affronter.'
« Victor. Arrête ça. Je ne veux pas me battre contre toi. Pas ici, pas maintenant… pas comme ça. »
Pour la première fois depuis mon existence (y-a-t-il déjà eu un Bailong, qui a perdu un être cher, et souffert au point d'implorer ses aimés ?), ma voix se fait suppliante.
« … »
Si mon égo ne peut réveiller son exaspération…
…alors, peut-être que ma sincérité pourra réveiller son amitié ?
« Tu es vraiment faible. »
Et l'espoir meurt en même temps que ma prière.
« Faible ? Moi ? »
C'est un piège, c'est un piège, Dragon Blanc !
Il me semble que la voix d'un Prince hurle, en moi, de ne pas céder à la colère : mais, c'est trop tard. Ces enfoirés ont pris mon meilleur ami, et cette parodie de rivalité me remplit de haine.
« Comment… oses-tu, Victor Blade ! »
L'écarlate envahit mon regard.
Non, mon Dragon. Non… !
« C'est toi qui m'as abandonné, ce jour-là ! »
Espèce… espèce de lâche. Comment… oses-tu…
…m'accuser de ce que tu as fait toi ?!
« C'est toi… c'est toi le faible. Ce jour-là… je t'attendais, pour ce qui devait être notre duel. Mais toi… toi… ! »
Et – pour la première fois depuis nos retrouvailles – je me retourne vers mon rival, prêt à me battre à mort.
« Tu as fui notre combat, mais… nous allons pouvoir régler cela, Lancelot ! »
Le sang bat. L'écarlate réclame l'humanité du Dragon – qui va disparaître dans sa renaissance.
~…~
Souvenir perdu.
Au fond d'un cœur solitaire…
~ …~
« Espèce de traître ! Je… je t'avais attendu… et… et toi, tu… ! »
Rageur, l'Esprit de l'Aube avait déchiré le ciel. Déchiré les cieux, de son cri.
« Je me vengerai, et tu auras à répondre de ta fuite, Victor Blade. J'ai eu tort de te faire confiance. Parce que tu étais fort… parce que tu étais mon rival… »
Le regard du Seishin Originel était froid.
« Lancelot est un misérable. Un misérable. Il n'y a que moi qui sois apte à régner et à accomplir la mission. Si jamais je le revois… »
…je le tuerai.
« En garde, Lancelot. »
L'Heure était venue.
~ … ~
Cour Suprême du Roi.
Ère Lumineuse.
~ … ~
Bailong est mort. L'humain qu'il était n'existe plus.
Lui qui a tué son meilleur ami – ses meilleurs amis – ne mérite plus d'être qualifié d'homme.
Il doit abandonner son existence, et servir son Maître.
« … »
Le magnifique Seishin de l'Aube régnait, au milieu du Palais : souple et puissant, la perfection se lisait dans le moindre de ses gestes.
Unli(mited) Perfect(ion).
« Il est temps d'accomplir ton œuvre, mon Serviteur. »
Ses yeux écarlates brûlaient ceux qui avaient le malheur d'être trop fascinés par eux. Leurs sept enfers engloutissaient, un millier de fois, leur âme.
Only Perfect.
« Détruis les derniers obstacles entre l'Ere de Lumière et notre présent ».
« … »
Et le Diamant des Rois, qui ornait son cou, disait son indéfectible allégeance.
« Jude Sharp et son Ombre doivent périr. »
~ … ~
?
?
~ … ~
Quand même l'Aube s'éteindra,
L'Ombre t'accueillera et te fera renaître.
Car tu es la Lumière qui éclaire nos jours
Et promet la victoire dans l'astrale clarté.
Alors vis et traverse le monde comme le conquérant que tu es.
Jusqu'à ce que je te voie toucher le trône dont j'ai rêvé pour toi,
Jusqu'à ce que tu règnes sur le monde que tu auras visité
Je serai l'Ombre qui protègera ta force
Et soutiendra ta gloire.
…
Le Dragon de l'Aube grondait, inconscient de la douleur qui jaillissait de son cœur.
« Qui es-tu, et que veux-tu ? »
Toujours près de lui, mais cette fois en face : se tenait…
…le Prince de la Nuit.
Deux par deux, toujours deux par deux.
« Je suis ton Âme-Sœur. »
Unli(mited) U(nion).
« Et je te veux toi. »
Only You.
Bailong : Ma... ma tête...
(?) : Mon Dragon ?
Bailong : J'en peux plus, moi, à me souvenir de choses que j'ai oubliées...
(?) : Mon Dragon.
Bailong : Euh ? Mais, si je les ai oubliés, c'est que... je m'en souviens pas ? RAAAHHH !
(?) : Quoiqu'il arrive, je te protégerai. Je sais que ton cœur est terrassé par le sort de ton ami, mais n'aie crainte : tout ira bien...
Bailong : ... ... ...(merci, qui que tu sois...)
Ananda, s'éclipsant discrètement : (Laissons-les entre eux... ils ont déjà traversé tant d'épreuves...)
Victor, surgissant : Un instant, auteure morte. Je crois t'avoir fait savoir, que le sort qui t'attendait serait mille fois pire que ce qui nous est arrivé.
Ananda, raide : Mais, euh, Victor... tu n'es pas censé... être...
Victor : Je vais très bien. /Œil de Loup/ Je suis juste en mode Seishin, là. C'est-à-dire prêt à trucider tout le monde, et surtout, l'auteure responsable de ce fiasco. /Mode Seishin On/
Ananda : ...je peux faire mes prières ?
Victor : Les damnés n'en ont pas besoin. L'enfer va te sembler doux, après ce que tu as fait à Bailong... et à moi.
Goldie : Du calme !
Caleb : Non, je suis pour.
Ananda : Caleb, je t'ai rien fait !
Caleb : Si. /Sourire de Bad Boy/ Tu m'as pas fait faire des galipettes avec le Grand Ministre.
Ananda : Vous pouvez pas en faire à chaque chapitre... aïe, aïe, AÏE ! Au SECOOOOOOOOOUUURRSSSS !
