《白龍傳》

« La Légende du Dragon Blanc »

Lordess Ananda Teenorag


Titre :《白龍傳》« La Légende du Dragon Blanc »

Auteur : Lordess Ananda Teenorag

Série : Inazuma Eleven Go

Genre : Suspense, Crime, Supernatural

Résumé : La Légende du Dragon Blanc. La tortueuse histoire d'amour entre un esprit et un mortel, que découvre le meilleur des Agents d'Elite du Cinquième Secteur. Un Livre mystérieux qui retrace sa vie… et le mène au cœur de l'Organisation.

Personnages principaux : Bailong 白龍 (Hakuryuu), Tezcat (Shuu)

Personnages secondaires : Zhuge Liang (Koumei Shokatsu), Victor Blade (Kyousuke Tsurugi), Njord Snio (Yukimura Hyouga), Sol Daystar (Taiyou Amemiya), Goldie Lemmon (Kinako Nanobana)

Pairing principal : Bailong (Hakuryuu) x Tezcat (Shuu)

Pairings secondaires : Bisexualité de Bailong en général.

Note : Extraits (remaniés) du roman La Légende du Serpent Blanc 《白蛇傳》 Baishe Zhuan. Extrait remanié de l'article du Wikipédia chinois (维基百科) le présentant.


~…~

: 永世 Ad Vitam Æternam

~…~


~ … ~

?

?

~ … ~


Oui, tu dis vrai.

J'ai oublié.

J'ai oublié le rêve que tu m'as promis…

Et tes mots résonnent dans mon âme,

Sans que je ne me souvienne.

Petit Prince !

Où es-tu, toi dont la Nuit est si douce ?

Je ne vois que la Lumière, mais elle m'aveugle – maintenant.

Es-tu ma mémoire ? Es-tu mon histoire ?

Moi dont la Légende n'est que clarté astrale…

Racontes-tu la sublime histoire des ténèbres,

Qui protège le Roi de l'Aube,

Que l'orgueil aveugle ?

Si tu peux m'accueillir, Douce Nuit

Fais-moi renaître :

Si tu peux me protéger, Sainte Nuit

Fais-moi vivre :

Que je meure de cette interminable attente

Dont l'opalin, trop infini, est une solitude

Et que ma clarté épouse de nouveau ton Ombre

Moi qui n'aurais jamais dû être seul.


~…~

Sur la Route de l'Aube.

Ere de Lumière.

~…~


L'Unli(mited) Perfect(ion) se mut, splendide comme la Créature de Légende dont rêvaient les puissants.

« Tue Caleb Stonewall et Jude Sharp. »

« Très bien. »

Devant lui, le dos d'un opposant à faire disparaître.

« Ne laisse rien d'eux. Que leurs cendres meurent dans ton feu. Que leur ombre meure dans ta clarté. Que leur cœur meure dans ta main. »

« Leurs cendres mourront dans mon feu. »

Ses ailes s'étaient déployées – papillon de clarté opaline qui enveloppait le ciel, et dominait l'univers.

« Leur ombre mourra dans ma clarté. »

Monstre de grandeur et de force, sa gueule s'ouvrait béante pour dévorer l'insecte… qui, un jour, l'avait nourri.

« Leur cœur mourra dans ma main. »

Qui l'avait bercé dans son cocon…

Pourquoi… pourquoi ai-je l'impression…

que je vais commettre un parricide ?

Alors que la lumière opaline foudroyait déjà l'hérétique, un souvenir refit surface : tel un cadeau de l'Ombre, qui veillait son envol erratique.

« Adieu. »

Pardon, mais…

qui es-tu, Caleb Stonewall ?


Souvenir d'un homme.

Sherleyton – table 101.


« Vous me faites vraiment chier. »

Un micro rebondit sur le mur – preuve de l'éternel échec d'un chanteur.

« Vous pouvez pas me foutre la paix ? Mon égo a subi encore plus de blessures que le cerveau du copain de Victor ! Et c'est dire, quand on sait sa dernière réflexion, concernant son abonnement à Pikachu Land ! »

« Ton égo peut pas être plus blessé que mes yeux. Ça les fait saigner de le voir, tellement il est gros. Et le lapin jaune est plus mignon que les pastèques, moi je préfère aller à Pikachu Land plutôt qu'à un de tes concerts. »

Une bière descendue – au grand désespoir du chanteur interdit d'alcool. Soit disant, parce qu'il serait mineur. On aura tout entendu.

« Et moi, j'ai une idée. Et si vous disparaissiez de ma vie ? Nan, et si, vous disparaissiez tout court ? »

« Tête de Pastèque. »

L'ombre éclairait le profil du garde du corps. Etait-il… sérieux ?

L'Homme… de l'Ombre ?

« Tête de Pastèque. Le jour où je ne serai plus là, n'oublie pas que l'histoire ne s'arrête pas encore. Après le jour, vient toujours la nuit. Et ainsi de suite. »

Un micro bondit à la tête de l'indésirable.

« Le jour où vous serez plus là, c'est le jour où le Dragon Blanc sera au sommet. Ce jour-là, vous ne serez qu'un tas de cendres inutiles, et moins qu'un souvenir perdu. Et paf. Nananana-nè-reuh. »

Tu ne crois pas si bien dire, Bailong.


Les yeux fixes du Dragon Blanc épousaient le royaume à conquérir. Ce n'était qu'une question de temps, après tout.

« Leurs cendres sont mortes dans mon feu. »

Leur écarlate destinée était terrifiante. Tous s'écartaient devant ce monstre de l'Aube.

« Leur ombre est morte dans ma clarté. »

Lui qui régnait sur le monde, avait laissé son cœur d'homme dans son essence divine.

« Leur cœur est mort dans ma main. »

Son cœur était mort dans l'Aube où il avait renaquis.

Oui, tu dis vrai.

J'ai oublié.

J'ai oublié le rêve que tu m'as promis…

Et tes mots résonnent dans mon âme,

Sans que je ne me souvienne.

Il avait éliminé, un par un, tous les opposants à l'Ere de Lumière.

« Victor Blade. »

Ses cendres serviront l'Empereur.

« Je l'ai vaincu. »

L'écarlate prunelle observe le Rival de son Destin, dont le chant est mort dans un aveu d'amitié.

Il renaîtra à côté de toi, comme tu t'es éveillé à la Lumière : et il servira son Empereur, tout comme toi.

« Goldie Lemmon. »

Son ombre est morte avec mon humanité.

« Je l'ai terrassée. »

L'écarlate prunelle observe la Mère de ses Sentiments, dont la tendresse a disparu dans une étreinte d'amour.

Elle reposera dans l'ombre, tu ne la reverras jamais : tu n'es plus humain, tu ne peux plus l'aimer.

« Caleb Stonewall. »

Son cœur n'inspirera plus la rébellion.

« Je l'ai éliminé. »

L'écarlate prunelle observe le Parrain de sa Naissance, dont les sarcasmes ont brûlé dans un destin ironique.

Il a rejoint les ténèbres, auxquelles il appartient : tu n'as pas à le connaître, il n'est rien pour toi.

« Jude Sharp. »

Il est encore vivant, lui.

« Je le tuerai en dernier. »

L'écarlate prunelle s'étrécit, devant l'opposant à abattre.

Je te tuerai, Jude Sharp : car tu es l'apothéose d'un monde d'ombre que je dois faire disparaître.


《白龍傳》

Bailong Zhuan

« La Légende du Dragon Blanc »

Chapitre Dernier ?


Et la Légende raconte, que le grand Dragon Blanc régna sur les Cieux, comme sur Terre…

« Halte ! Que faites-vous ici ? »

« … »

Je viens tuer l'apothéose de ce monde d'ombre.

« Vous ne passerez pas. »

« Jude Sharp va mourir. Adieu. »

et le Règne de la Lumière, infini comme sa perfection, naquit de son Aube.

Solitaire sur le trône de son Infinie Perfection, le Dragon Blanc contemplait les cendres qui flottaient autour de lui.

La Nuit n'a toujours pas disparu… pourquoi ?

« … »

Dragon Blanc, Dragon Blanc

N'oublie pas…

que la Nuit te protège.

« Je sais que tu es là, Monarque des Ténèbres. Sors. »

Oui, il avait détruit les opposants de son Ere.

La Lumière pouvait régner : et lui qui n'était qu'Aube, ne verrait jamais le crépuscule de son règne.

Pourtant…

« Est-ce donc toi, la Nuit de mon Âme ? »

Un petit Prince avait surgi, devant lui. Il était gracieux, tendre, doux. Comme un enfant, il était innocent – sans plus vraiment exister.

« … »

Lui qui avait percé le voile opalin, était la plus belle de tous les ombres.

Et il me semble,

Que tu as oublié

Les yeux écarlates se tournèrent vers le visage du Fantôme : si souriant, si triste, ce dernier était le reflet d'un amour perdu.

« Est-ce toi qui portes le nom de Tezcat ? »

As-tu oublié le rêve que tu m'as promis

Lorsque tu parlais de te souvenir ?

Un opposant m'a parlé de toi, mais je ne me souviens plus qui. J'ai dû en éliminer des centaines. Pourquoi celui-ci m'aurait-il marqué ?

« Il est vrai qu'un ami à toi m'a donné ce nom. »

« Je n'ai pas d'ami. Et je ne connais pas de Tezcat. »

Je sais que le fond de ta mémoire n'a pas oublié

Car j'y habite depuis que j'y suis né

La Nuit rit doucement, alors que le drame se jouait.

« C'est normal. Car celui que tu connais… ne t'a jamais donné son nom. »

Sous le regard impassible de l'Aube, le Petit Prince de leur enfance se drapa d'un immense voile noir – reflet de son statut véritable.

« Je suis… Shuu, l'Esprit de la Nuit. Celui qui, depuis la Nuit des Temps, a joué avec toi. Bien plus de fois que le ciel ne compte d'étoiles, elles qui sont pourtant les innombrables rêves de nos frères et sœurs. »

Puis le regard se durcit comme le jais, adamantin guerrier sombre.

« Je suis également… Fléau Obscur, le Monarque des Ténèbres. Celui qui amènera les Ténèbres dans ce monde, lorsque la Lumière deviendra folle. »

Alors que l'immense Dragon Blanc s'apprêtait à rugir, face à cette déclaration de guerre… le Prince de la Nuit apparut à ses côtés, sans même être affecté par sa rage. Alors que la Créature de l'Aube ouvrait la gueule pour l'engloutir, il le toucha de sa main.

« Enchanté de te rencontrer sous ta vraie forme… Hakuryuu, Esprit de l'Aube. »

Sourit de son âme, alors que les deux se rencontraient.

Un balancement.

Et l'œil écarlate cilla étrangement, en proie à un souvenir lointain.


~…~

Cœur de la Nuit.

Souvenir retrouvé.

~…~


Quand même l'Aube s'éteindra,

L'Ombre t'accueillera et te fera renaître

Il était une fois, une larme.

Celle de l'Aimé qui fut Humain, puis Fantôme.

Car tu es la Lumière qui éclaire nos jours

Et promet la victoire dans l'astrale clarté

Il avait cheminé de place en place, de cœur en cœur, pour arriver dans le Sanctuaire Perdu des Âmes. Et y avait rencontré…

« Ah, je t'attendais ! C'est donc toi que je vois flotter dans ces Bois, depuis toujours. Mon nom est Dragon Blanc, je suis le grand Conquérant du Jour qui Naît, Ici et Ailleurs. Comment tu t'appelles ? »

Alors vis et traverse le monde comme le conquérant que tu es

On l'appelait le Petit Prince : mais c'était en réalité un grand Monarque des Ténèbres.

« Mon nom est… »

Ainsi murmure le vent, entre Nuit et Jour.

Jusqu'à ce que je te voie toucher le trône dont j'ai rêvé pour toi,

Jusqu'à ce que tu règnes sur le monde que tu auras visité

Il s'était fait Enfant, et avait joué avec l'Esprit de l'Aube : il avait été l'Innocent, aux côtés de ce Conquérant puéril… mais si charmant !

Je serai l'Ombre qui protègera ta force

Et soutiendra ta gloire

Aujourd'hui que le Conquérant était devenu le Serviteur sans humanité, il devait retrouver et son identité, et son rang.

« Mon nom est Fléau Obscur, le Seigneur des Ténèbres. Tremblez devant moi. »

L'armée entière qu'avaient soulevée les scientifiques de la folie, avait péri sous l'être… qui ne connaissait que celle d'aimer.

« Tu n'aurais pas dû… »

« Vous n'auriez pas dû ! »

Ils n'auraient pas dû l'appeler Fléau Obscur, eux dont l'âme l'était plus encore que la Nuit.

« Je suis content. Tu viens si souvent jouer avec moi, petit Dragon. »

Des bras, qui l'entourent. La consistance si ferme, si réelle, de la lumière…

Pourquoi faut-il que je ne sois qu'une ombre ?

« La Nuit qui a bercé votre folie va en détruire le germe, et tout prendra fin. Tout commença pour qu'il naisse, mais point pour que vous restiez à ses côtés. Car, c'est moi qui le dois ! »

Vous qui avez volé la Lumière de l'Aube, je détruirai votre monde d'artifices et ferai régner la Nuit.

Afin qu'il revienne vers moi.

« Tu… »

Sa voix s'était faite murmure du matin.

« Tu… tu es triste. Lorsque je veille en attendant l'Aube, j'entends la Nuit pleurer. Et je sais que c'est toi. »

Le Magnifique Esprit de l'Aube avait entendu sa tristesse, lui dont la fierté tranchait l'humilité, et faisait rire les foules. Sa Lumière pouvait toucher sa Nuit… éternelle, profonde comme la mort. Cette hantise, incessante, qui habitait une éternité de solitude.

« Petit Dragon ? »

Ma voix est-elle douce ? Lui le dit, mais moi je sens mon errance trembler !

« Oui ? »

« Promets-moi une chose. »

C'est comme un souffle, comme une promesse…

« Qu'on se rencontrera de nouveau, quoiqu'il arrive. »

que la voix de notre amour.

Et le vent murmura, que cette promesse fut tenue…

« Mais bien sûr, qu'on se rencontrera de nouveau, quoiqu'il arrive ! C'est évident, voyons ! Mais, mon Prince… pourquoi tu pleures ? »

Une larme.

Oui, le Dragon de l'Aube lui a rendu son humanité. Il lui a offert une larme, aujourd'hui : et, pour celui qui n'a plus qu'une ombre, c'est comme être vivant.

Aussi, lui a-t-il dédié une chanson.

La chanson de ceux, qui au sommet du monde, oublient qu'ils viennent de plus haut encore.


Et il me semble,

Que tu as oublié.

As-tu oublié le rêve que tu m'as promis

Lorsque tu parlais de te souvenir ?

Je sais que le fond de ta mémoire n'a pas oublié

Car j'y habite depuis que j'y suis né.

Dragon Blanc, Dragon Blanc

N'oublie pas…

que la Nuit te protège.

Quand même l'Aube s'éteindra,

L'Ombre t'accueillera et te fera renaître.

Car tu es la Lumière qui éclaire nos jours

Et promet la victoire dans l'astrale clarté.

Alors vis et traverse le monde comme le conquérant que tu es.

Jusqu'à ce que je te voie toucher le trône dont j'ai rêvé pour toi,

Jusqu'à ce que tu règnes sur le monde que tu auras visité

Je serai l'Ombre qui protègera ta force

Et soutiendra ta gloire.

« Prince de la Nuit ? »

Les yeux écarlates du Dragon le fixent.

« Oui, mon Dragon ? »

La tendre nuit enveloppe l'aube de leur amitié.

« Est-ce que tu dois mourir ? Le Roi ne m'a rien dit à ton sujet. »

« Je suis déjà mort, Petit Dragon. Tu ne peux pas me tuer. »

Il y a un silence, entre les deux. L'Esprit de l'Aube connaît la vérité, mais l'humain cherche encore, un jour, celle qui l'a touchée.

« … »

Cette vérité qu'il connaissait, alors, qu'enfant, il jouait avec son autre moitié.

« Es-tu… un fantôme ? »

« Je suis le Fantôme de la Nuit. Celui qui erre, après mille regrets, pour veiller ceux qu'il n'a pu protéger. »

Dragon Blanc. Si je suis là, aujourd'hui, encore…

…c'est que je n'ai pas pu protéger quelqu'un.

« Qui… n'as-tu pu protéger ? »

Alors, le noble Prince le regarda, sans rien dire.

« … »

« …Petit Prince ? »

Il venait de l'appeler, comme jadis : mais ne s'en rendait guère compte.

« Je n'ai pas pu protéger le plus beau des Dieux. »

Un balancement.

« Je ne te crois pas. Tu es fort, je le sens. Si tu n'as pas pu le protéger, c'est qu'il devait être faible. »

« Non. C'était parce qu'il était humain. »

Une étrange irritation – humaine – traversa le cœur de ce Dieu.

« Les humains sont faibles. Pourquoi cet imbécile a-t-il accepté de devenir un homme ? »

« Pour être aimé, comme un homme. »

Il commençait à trembler. Et ce n'était pas de rage…

« Et pourquoi voulait-il être aimé, comme un homme ? »

« Parce qu'un autre, qui ne pouvait plus être homme, avait besoin d'aimer. »

Je vois ce que tu penses : 'Quel imbécile, que ce Dieu. C'était donc par gentillesse… qu'il a accepté d'être humain. Afin d'aider ce tendre fantôme, qui ne peut ni exister, ni partir.'

Alors, pourquoi, sais-je également, que tu ressens du respect pour cet être si exceptionnel ?

« C'est donc par gentillesse qu'il a accepté d'être faible. Au fond… c'est un homme fort, et plus fort que les autres dieux. Dis-moi… »

Le Dieu de l'Aube me regarde de ses grenats sublimes : et, pour la première fois, j'y vois un reflet chocolat, que j'aime plus encore. (Moi qui ne suis plus humain…)

« Comment s'appelait-il ? »

« Il s'appelait Bailong. »

Ce fut alors que le cœur mort du grand Dragon Blanc trembla, dans le lointain d'un infini passé.

Un grand trou se creuse.

La poitrine d'un Dieu se meurt.

« Il était beau. Il était fort. Il était fier. Orgueilleux, dévoué, puéril. Il était adulé par ses fans, veillé par ses proches, aimé de son compagnon. Personne n'était plus unique que lui et tout le monde le vénèrera toujours, peu importe la fin de cette Légende. »

Un Dieu ressent.

Il est temps de redevenir humain, cette histoire ne peut pas se terminer comme ça.

Il est temps que l'humanité reprenne ses droits, la divinité ne suffit plus ici.

« C'est pourquoi, Esprit de l'Aube… reste parmi nous. Tes amis ont besoin de toi. Tes fans doivent rêver. Et moi, qui ne suis plus un homme… je veux encore t'aimer, comme un homme. »

Et une larme – une unique larme – coule sur le visage de ce Dieu.

Si c'est un homme, que celui qui abandonna sa divinité, pour aimer.


~…~

《白龍傳》

Bailong Zhuan

« La Légende du Dragon Blanc »

Fin ?

~…~


C'était la Légende.

La Légende du Dragon Blanc.

De la Divinité de l'Aube, qui, voyant errer la Nuit, perpétuellement seule, ne put l'abandonner à elle-même…

De sa solitude sans fin, il fit une éternité d'amour : mais, n'étant qu'humain, il affronta sa propre divinité.

« Ne t'en fais pas, si tu ne peux pas venir, c'est pas grave ! Je pense toujours à toi, je ne t'oublierai pas. »

« … »

« Petit Dragon ? »

La voix douce de l'Ombre Ancestrale tranchait avec cette lumière de fierté.

« Oui ? »

« Promets-moi une chose. »

« Qu'on se rencontrera de nouveau, quoiqu'il arrive. »

la voix de son amour.

« Mais bien sûr, qu'on se rencontrera de nouveau, quoiqu'il arrive ! C'est évident, voyons ! Mais, mon Prince… pourquoi tu pleures ? »

Le Fantôme souriait, maintenant.

« Parce que je sais qu'on se rencontrera de nouveau, quoiqu'il arrive. Je crois en ta promesse. »

Toi qui voulais tenir une promesse, tu es venu m'offrir une Légende.

Et, pour cela… le monde entier se souviendra de la Légende du Dragon Blanc, qui devint humain pour aimer. De ce Dieu de l'Aube et de la scène, adulé par ses fans, par delà les mondes, du nom de…

… Bailong.

« Dragon Blanc, tu es et un Dieu, et un homme ! Tu t'en souviens, maintenant. C'est bon, c'est retenu ? »

Oui… cette histoire n'est pas finie. Tout ceci n'est qu'une Légende, vous savez. Je dois encore vous raconter la suite.

Et, ce qui s'est passé, ensuite…

Moi, l'Ombre qui protège ta force, et soutient ta gloire

Je suis venu reconquérir ma Lumière

La Légende du Gardien Ancestral

Commence à présent.


Ananda : ...Bailong ?

Bailong : ...

Ananda : Baba ?

Bailong : ...Zzzz... zzzz...

Ananda : !

(?) : Il dort, Dame Musique. Cette histoire a tellement été éprouvante pour lui, que son enveloppe a succombé au sommeil. Mais, n'aie crainte : je le veillerai, maintenant et à jamais.

Ananda ...je ne suis pas inquiète. Je sais que tu le protèges. Cependant...

(?) : ...oui ?

Ananda : Ne peux-tu point te montrer, Tezcat-sama ? Tout le monde aimerait te voir (et surtout, tout le monde sait que c'est toi).

(?) : Toi-même, t'es-tu déjà montrée, Dame Musique ?

Ananda : ...

(?) : Sois veillée par les tiens, comme je le veille lui : et qu'il en soit de même pour tous.


Note bonus : Trois clins d'œil à des références secrètes dans le texte, l'une étant d'un chant religieux, l'autre d'un livre historique, et la dernière d'un jeu vidéo.