GENRE : Action, Fic écolière, épistolaire ( dernier chapitre, promis ! ) ... Et futur slash.

PARING : Drarry long à venir ; Romione établit ( Je pense d'ailleurs changer ça très vite... ) ; Snack, un jour.

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Douce Blitzz est géniale .w.

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

• Spoil : Jusqu'à la presque toute fin du tome 5

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 5 -

« Comment vois-tu l'avenir, Malfoy ? Ton avenir ?

Personnellement, si j'arrive à survivre à cette guerre et à passer mes 20 ans, je me paye une île déserte dans une mer bien loin de l'Angleterre, j'y construis une bicoque et je prends ma retraite.

Je... oui. C'est vrai, j'ai refusé ta proposition en première année. L'amitié pour toi se résume à des contrats, des alliances pour le pouvoir, pour le nom, pour la fortune. Ce n'est pas mon cas, du moins je l'espère. Mais ne va pas me faire croire que le fait qu'on se mette dessus depuis des années n'a rien créé entre nous. Je veux dire, on sait où appuyer pour faire mal, pour exaspérer l'autre, et je suis sûr que mine de rien, tu me connais autant que Ron et Mione. Tu connais le "Potter" aussi bien qu'eux, sans aucun doute.

J'ai récupéré ma baguette. Ça a été compliqué et ça m'a valu un œil au beurre noir, mais je l'ai. Parce que oui Malfoy, que tu me croies ou non, tes coups sont peut-être organisés, mais ce ne sont que des caresses comparées à la brute qui me sert de cousin. Le fameux Dudley. Disons que... Il est difficile de s'attacher à eux, même pour moi.

C'est le cas Malfoy, je ne vois pas de différence entre sang-purs, sang-mêlés et nés-moldus – mis à part peut-être la consanguinité - ne va pas croire n'importe quoi. Je voulais savoir si c'était génétique ou par Magie, c'est tout. - Et oui, mine de rien, rassuré. Ou presque -

Je vois. Tu me parleras des bûchers de Samhuinn et d'autres traditions ? Ça à l'air intéressant. Je ne comprends pas que ce soit quelque chose que l'on n'apprend pas à Hogwarts. Certes, ce serait sûrement redondant pour les sangs-purs, ou les sangs-mélés ayant grandi dans le monde Magique, mais si les sorciers prenaient cinq minutes pour expliquer ce genre de choses, je pense qu'on perdrait moins de traditions et autres, tu ne crois pas ? La peur de l'inconnu des deux côtés, des sangs-purs et des nés-moldus... Ça doit faire des centaines d'années que cette situation perdure, que les non-dits s'amoncellent, que la rage et la haine s'accumulent. Ça devait exploser à un moment, et c'est aujourd'hui que ça nous pète à la tronche.

Comment vois-tu ton avenir, Malfoy ? Tatouage, masque et long habit noir ? A torturer de pauvres hères jusqu'à la folie, puis abréger leur souffrance sous le commandement d'un fou furieux qui n'a plus rien d'humain ? Vendre ton âme pour quelques Doloris non mérités distribués par un Maître à qui il manque une case ?

Soyons sérieux un instant. Tu vaux mieux que ça, Malfoy.

Ton nom est la seule chose qui te reste ? Ta famille est la seule chose qui compte pour toi ? Je comprends. Je sais. Mais je ne vais pas m'excuser pour avoir envoyé ton père en prison. Je sais que tu le tiens en haute estime - ou du moins, tu le tenais en haute estime, puisque tu sembles bien plus sage depuis qu'il n'est plus sur ton dos - mais crois-moi. S'abaisser à ramper aux pieds d'un être comme Voldemort, même s'il sait appuyer sur le bouton de la sérénité et de la supériorité des sangs-purs, même s'il vous promet les plus belles choses, toutes ces choses que les sangs-purs ont perdues et veulent retrouver absolument, il n'en reste pas moins que ton nom si précieux se retrouve traîné dans la boue. Plus jamais il ne sera respecté. Seulement craint. Je n'ai pas peur d'écrire, de dire son surnom. Et à ce que je vois... Tu n'as pas peur d'écrire son vrai nom. Tu aurais peut-être dû prendre un nouveau parchemin pour éviter que je le vois – À moins que c'était ce que tu voulais ?

En fait, on est dans la même situation, sauf ... pas du même côté. Juste... Essaye de... Non, en fait, j'en sais rien. Ce serait idiot de ma part de me lancer dans un discours pour tenter de te faire venir du "bon" côté. Mais tu as beau être un petit connard prétentieux, imbu de ta propre personne, fier et orgueilleux, je n'ai jamais pu te voir comme quelqu'un de véritablement violent. Enfin, violent tu peux l'être - mes deux dents de devant peuvent encore en témoigner -, mais tuer quelqu'un ? Torturer, avoir du sang sur tes mains ? Obéir à quelqu'un d'autre que toi ? Jamais. Tu m'entends, Malfoy ? Jamais.

Et te redécouvrir par lettre ? Avoir véritablement affaire à toi et non au masque de Hogwarts ? Tu es quelqu'un d'intéressant, de compliqué et de moins aveugle que je ne le pensais.

Essaye. Juste... Essaye. Ta mère est une Black, pense à ceux qui ne sont plus sur vos tapisseries. Essaye, s'il te plaît.

[ Beaucoup de ratures, beaucoup de traces d'encre ]

Je... Attends, quoi ? Les Weasley... Tu me fais marcher là, non ? Ils me l'auraient dit tout de même ! ... Non ?

HJP - le 19 juillet 1997

P.S : Tu avais raison. Ta mère a bon goût. ».

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« [ Début du parchemin déchiré ]

Je voulais devenir Medicomage Chercheur. Quelle ironie, n'est-ce pas ? J'y ai cru jusqu'à la fin de la troisième tâche, je dois dire. Jusqu'alors, mon père m'avait bien fait comprendre qu'il voulait me voir reprendre les affaires et les entourloupes familiales bien sûr, mais il ne me l'avait jamais clairement dit. Alors je continuais de me fourvoyer en pensant être capable de pouvoir faire ce que je voulais.

Maintenant, je ferais ce qu'il faut pour rester en vie.

Tu as raison. On est dans la même situation. Mais on n'est pas dans le même camp.

Ces lettres, cette trêve... On essaye de faire bonne figure, mais on sait tous deux que c'est dangereux, que ça ne sert à rien, c'est... On prend des risques pour rien.

DGM - le 20 juillet 1997

P.S : Malheureusement, je ne vois qu'une seule raison pour ne pas te l'avoir dit, c'est l'espoir de tout de même lier le nom Weasley au nom Potter. Parce qu'il faut que tu saches que ce n'est un secret pour personne pour les familles de sang-purs. J'ignore ce qu'est la génétique. Encore un truc moldu inutile. »

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« Putain... À croire que moi non plus, je ne peux même pas décider avec qui je dois lier ma vie à jamais, hein ?! Putain, c'est dégueulasse. Je n'épouserai jamais Ginny. Et si Ron ne peut pas l'accepter... Quant à la génétique, c'est... Eh bien, ce n'est pas une création moldue, c'est un nom moldu. C'est... euh... C'est ce qui fait que ton grand-père est blond, qui a donné sa blondeur à ton père, qui te l'a donné aussi. C'est ce qui fait que je ressemble à mon père et que j'ai les yeux de ma mère. Les gènes, c'est l'identité d'une famille, qui se transmettent de parents à enfants, tu vois ?

Malfoy... N'essaye pas de me fuir, s'il te plaît. Pas maintenant. Plus maintenant. Ton père est à Azkaban, tu peux encore ... Je ne sais pas, faire quelque chose. Éviter Face-de-Serpent, éviter de... [ Ratures ]

C'est pour ça que tu veux cette trêve ? Une dernière année de paix avant de devoir faire face à ton incapacité de faire un choix ? Ne dis pas que ça ne sert à rien. Oui, peut-être que c'est risqué... Mais on ne fait que converser par lettre, il n'y a rien de mal à ça. On va avoir notre diplôme. Et tu vas faire une école de Medicomagie. Tu veux soigner des gens, Malfoy, pas les torturer.

HJP - le 20 juillet 1997 »

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« Malfoy, arrête de faire ta tête de cochon ! Me renvoyer ma lettre non ouverte ? Vraiment ?

M'en fous, je suis une tête brûlée. Tu me renvoies ma lettre ? Je te la renvoie et j'en rajoute une.

HJP - le 22 juillet 1997 »

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« Il n'y a plus rien à dire, Potter. Ce petit jeu, c'était une erreur. Le défi, c'était une erreur, te parler c'était une erreur. Retourne à ta petite vie de Gryffondor propre sur toi et arrête le Fourchelang et d'essayer de t'approcher des serpents. Nous sommes venimeux. Ne me contacte plus.

DGM - le 23 juillet 1997 »

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« Tu ne me fais pas peur, Malfoy et je fais ce que je veux. Tu ne me diras jamais ce que je dois faire. Jamais.

HJP - le 23 juillet 1997 »

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« Malfoy... M'abandonne pas toi aussi. »

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« Malfoy ! Si tu ne veux plus me parler, explique moi pourquoi Aurelius continue de venir chez moi, à picorer la tête de ma pauvre Hedwige rien que pour l'emmerder ? Tu prends les lettres et tu les lis, j'en suis sûr. Par contre, pourquoi tu me renvoies Aurelius...

HJP - le 24 juillet 1997 »

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« Essaye de récupérer tes couilles quelque part dans les jupes de ton père ! Tu as peur, et tu es en train de fuir ! Tu sais que tu n'as qu'a demander pour que je t'aide, non ?! Oui, moi, le pathétique petit Gryffondor, toujours prêt à venir en aide à la veuve et l'orphelin, te propose mon aide. Tu sais que je peux faire quelque chose, te cacher, te... Tant que ton père n'est pas sur ton dos, tu as encore une chance de t'en sortir.

HJP - le 24 juillet 1997 »

.*.

La dernière lettre de Harry lui était revenue non ouverte le lendemain de son envoi, et Aurelius était parti tout de suite après l'avoir laissée tomber sur son lit. Le jeune homme l'avait fixé pendant un long instant, le cœur lourd. Hedwige avait voleté jusqu'à lui pour frotter sa tête contre ses cheveux, sentant son désarroi. Aussi étrange que cela puisse paraître, Harry avait l'impression d'avoir perdu bien plus qu'avec le dernier éclat de Ron.

Quand exactement avait-il cessé de considérer Malfoy comme un poids désagréable dans sa vie ? Quand avait-il commencé à le voir comme quelqu'un plus important qu'une simple connaissance... comme ... un ami peut-être. Quelqu'un d'important.

Et même lui l'abandonnait.

.*.

Harry avait vu sa dernière semaine à supprimer chez les Dursley commencer difficilement. Dudley avait fait fi du fait que le jeune sorcier avait récupéré sa baguette et rendait ses corvées encore plus invivables que d'ordinaire. Le jeune homme ne s'était bien sûr pas laissé faire et il avait été privé de repas pendant deux jours. Il avait bien tenté de contacter Sirius, mais non seulement Vernon avait confisqué Hedwige, mais le miroir à double sens que Sirius lui avait offert restait silencieux malgré les appels de son filleul.

Jamais Harry ne s'était senti aussi seul, avec cette lettre toujours fermée sur son bureau et qui semblait se moquer de lui...

Quatre jours avant de quitter définitivement cette maison qui l'avait vu grandir - ahaha, ça sonnait tellement mieux que ça ne l'était en réalité -, la veille de ses dix-sept ans, sa "famille" sembla vouloir fêter son anniversaire en avance. Ah ça, ce fut sa fête. Récurage de toute la maison, décapage de la façade extérieure sous le soleil de plomb, désherbage final du jardin, double repas de fête... Oui, en fait, ils festoyaient la promotion de Vernon, et Harry eut le droit d'utiliser un peu de leur eau et une de leur casserole pour se faire une bonne assiette de pâtes. Ces mêmes pâtes qu'il s'était achetées lui-même, histoire de ne plus avoir à manger leurs restes.

Exténué et courbaturé, Harry déguerpit rapidement de la cuisine en emportant sa casserole de pâtes- hors de question qu'il se mette à les servir à table, non plus - et s'enferma dans sa chambre. Assis en tailleur sur le sol, dos contre sa couche, le jeune homme avala son repas d'un air absent, sans même le réaliser. Il était... Lessivé.

Hedwige lui manquait, Hermione lui manquait, Sirius lui manquait... Bordel, même Malfoy lui manquait.

Un regard vers son bureau.

Ok, surtout Malfoy en fait. Avait-il développé un syndrome de Stockholm, à s'être autant attaché à celui qui avait fait de sa vie Howgartienne un enfer ? Peut-être.

Avec un grognement, le jeune sorcier repoussa son repas - plus faim - et retira la planche de bois de son parquet pour en sortir les lettres de Malfoy. Il prit la dernière, la vraie dernière lettre, pas ces deux derniers mots qui n'avaient aucun sens, si ce n'était de vulgaires fuites de sa part.

Il était en train de se gorger du pessimisme et du désespoir de Malfoy quand deux coups secs percutèrent la fenêtre. Relevant les yeux, il fronça les sourcils en reconnaissant un des hiboux que Sirius avait déjà utilisé pour le contacter. Se relevant avec précipitation, il ouvrit la fenêtre et laissa le hibou entrer. L'oiseau laissa tomber la lettre sur son lit et vola jusqu'au perchoir vide de Hedwige pour se lustrer le plumage.

Harry récupéra la lettre, l'ouvrant pour regarder la signature. « Ton dévoué et fidèle Patmol - le 30 juillet 1997 »

Oui, définitivement Sirius, pensa-t-il avec un sourire.

« Très cher Cornedrue Junior.

Je sais que tu as tenté de me contacter par les miroirs il y a deux jours et que je ne t'ai pas répondu. Mais ne t'en fais pas, je vais bien. Le fait est que ça s'est un peu bousculé dernièrement dans le monde sorcier. Je sais que tu n'es pas abonné à la Gazette du Sorcier - ce que je comprends parfaitement - mais du coup, tu n'es pas au courant de ce qui s'est passé ces derniers jours.

Je ne vais pas tourner autour du pot bien longtemps : Azkaban a été attaquée il y a cinq jours par le Seigneur des Ténèbres, qui a réussi à rallier les Détraqueurs à sa cause, et il a libéré la plupart des Mangemorts qui y étaient enfermés. Il a récupéré ses plus fidèles serviteurs. Dolohov, Macnair, Rockwood, Travers et bien sûr, Malfoy, se sont tous évadés.

L'Ordre du Phoenix est sur le pied de guerre, on essaye de penser à tout pour éviter qu'une attaque

ne fasse des blessés ou des morts, mais pour le moment, ils n'ont fait que s'évader dans la nature.

Mais il y a plus important. Snape a été contacté par Malfoy le lendemain de son évasion, il voulait lui parler. Malheureusement, malgré Azkaban, ce serpent perfide a eu l'intelligence de le soumettre à un sort de Fidelitas et il n'a donc pas pu nous dire sur l'instant où il se trouvait. Mais le fait est que... il y a trois jours, Snape a disparu quelques heures et est revenu avec un paquet quelque peu... déstabilisant. Le fils de Malfoy, Draco.

Pour le moment, il est dans un coma magique artificiel. Notre Medicomage a décelé une utilisation massive de Doloris, de nombreuses plaies infectées et... oh, Harry, comment peut-on traiter son enfant de la sorte ? Parce que oui, même s'il est toujours sous le sors de fidelitas, Snape a pu nous dire qu'il était enfermé dans les cachots - donc Malfoy est tout simplement terré dans son manoir, que c'est intelligent, c'est le dernier endroit auquel on pourrait penser. Il y était parce que... Eh bien, Malfoy avait demandé à Snape de venir pour l'aider à faire changer d'avis son fils.

Maintenant qu'il est dehors, Malfoy veut intégrer son Hérité dans le premier cercle des mangemorts et le faire marquer au plus vite. Apparemment, ce n'était pas de l'avis de Draco, qui a dû faire face à son père dans son rôle de Mangemort fidèle. Je crois qu'Azkaban lui a grillé le cerveau, il a l'air bien pire qu'avant. C'est son enfant, le sang de son sang, la chaire de sa chaire ; et il voulait le contrôler par n'importe quel moyen.

Il faut que tu saches que les familles de sang-pur comme la mienne et/ou comme celle des Malfoy sont dans l'incapacité de mettre leur enfant sous un sort d'Imperium. La raison de cette incapacité s'est perdue au fil du temps, mais elle n'en est pas moins vraie, et Malfoy a tout de même essayé, il a lancé le sort devant Snape. Draco est hors de danger désormais, mais il gardera certaines cicatrices que l'ont ne peut effacer, même par magie. Mais ça ne s'arrête pas là.

Hier, sa mère, Narcissa Malfoy, ma cousine, a réussi à me contacter en utilisant l'intermédiaire des Gobelins. Elle m'a expliqué plus en détails le fait que Draco ait refusé devant son père de prendre la marque, qu'il refusait de se soumettre à Tu-sais-qui comme Lucius l'avait fait. Ce qui n'a pas plus à ce serpent, comme tu peux l'imaginer. Narcissa n'a pu s'interposer, mais c'est elle qui a baissé les défenses du manoir, et elle et son époux sont certains que Draco a réussi à s'enfuir seul. Enfin, elle m'a demandé de l'aider. D'aider son fils plus exactement. Pour l'instant, personne n'est au courant de la disparition de l'Héritier Malfoy si ce n'est son père et Narcissa. Mais Lucius a pris sa décision : si à la rentrée, Draco se présente à Hogwarts, il fera les démarches nécessaires pour le destituer de son titre, de son nom, le laissant à la rue. Même s'il a déjà dix-sept ans, Lucius est capable de détruire la vie de son fils. Se retrouver sans nom dans le monde sorcier est... On perd tout. Son identité, sa baguette, et on est exclu du monde sorcier.

Narcissa ne veut pas ça pour son fils, autant qu'elle ne voulait pas le voir suivre les traces de son père. Alors elle m'a contacté pour que, en tant que Chef de la Famille Black, j'accepte de le prendre et d'en faire un membre de la Famille. Étant l'enfant d'une Black, les démarches sont très simples et très rapides à faire. J'y ai donc réfléchi, mais je t'avoue que ça a été rapide. En tant que Chef de Famille, je l'ai accepté ce matin, à Gringotts, et Arthur est allé glisser les papiers d'authentifications et de changement de nom ainsi que de titre dans le département des Affaires Familiales, document que Narcissa avait préremplis et présignés et joint à sa lettre de supplication.

Harry.

Je te le demande comme une faveur : Le but de Lucius était de torturer son fils pour le forcer à accepter de prendre la marque, pas de le rendre inutilisable par son Maître, alors s'il se réveille à temps pour aller à Hogwarts, essaye de lever le pied avec lui. Non seulement il a perdu tous ses repères, mais surtout... Il.. Ce gamin a du cran. Il a osé dire non à son père, à toutes les croyances et les certitudes dans lesquelles il baigne depuis sa plus tendre enfance. Il a tourné le dos à sa famille et s'est créé ses propres convictions. Crois-moi quand je te dis qu'il faut une sacrée dose de courage pour pouvoir faire ça. Je le sais mieux que quiconque.

Prends ton temps et essaye de te mettre de mon point de vue, d'accord ? Pour l'instant, seul Snape, toi et moi sommes au courant. Je vais contacter Dumbledore, pour qu'il essaye de rendre la vie de Draco au sein des Serpentards plus facile. Même Narcissa ne le sait pas encore. Avec un peu de chance, les pro-seigneurs des ténèbres ne lâcheront pas l'information à Hogwarts, mais je ne compterai pas trop là dessus. Il va en voir de toutes les couleurs, alors essaye de le laisser tranquille, d'accord ? Si vous continuez dans cette voie, vous allez terminer comme Snape et moi. Enfin... J'étais tellement aveugle à l'époque que je l'ai envoyé dans la gueule du loup, littéralement. Il aurait pu mourir ce jour là, si ton père n'avait pas été présent.

Essaye d'être plus intelligent que moi s'il te plaît.

Je te renverrai une petite lettre pour ton anniversaire, et viendrai toujours te chercher le deux août. Vivement que je puisse te revoir.

Ton dévoué et fidèle Patmol - le 30 juillet 1997 »

Harry déposa religieusement le parchemin à sa gauche, sur le lit sur lequel il était assis, puis entreprit de fixer le mur face a lui sans véritablement le voir. Il avait - malheureusement - eu souvent à faire face à des situations cocasses, étranges voire même dangereuses, et il était désormais familier avec cette désagréable impression d'être tiraillé par deux sentiments contraires. Mais aujourd'hui, ça dépassait tout. Absolument tout.

Malfoy était dans le coma. Il avait dit non à son père. Il avait été torturé. Il n'avait pas pris la marque. Il pouvait ne jamais se réveiller. Il avait pris une décision. Harry était persuadé que c'était la bonne. Il savait, au plus profond de lui, qu'il avait été une des choses qui avait poussé Malfoy à prendre cette décision. Mais il n'était plus un Malfoy. Il était un Black désormais. Un Black sans famille. Un Black blessé.

Harry se pencha en avant, agrippant sa tête en riant nerveusement.

Malfoy était enfin défait de l'emprise son père, il ne deviendrait jamais un mangemort. Et il allait sans aucun doute détester Harry pour l'avoir mis dans une telle situation. Mais Harry s'en fichait : Malfoy ne risquerait plus jamais de succomber à un sort lancé par un Voldemort furibond parce qu'il ne se serait pas assez penché lors d'une révérence ou parce qu'il n'avait pas la langue assez noire de lui avoir léché les chaussures. A moins qu'il ne soit pieds nus ?

Harry s'en foutait. Oh oui, qu'il s'en foutait. Jamais il ne s'était senti aussi soulagé de sa vie. Alors il se laissa aller un rire nerveux, et qu'importe si ça mettait Vernon en colère.

Ça en valait la peine.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Flo : Ah, je suis vraiment contente que ça te plaise :D Ouais, ils continuent de se battre, même à l'écrit x) Ils sont bêtes un peu, non ?

HAN ! Ce une super idée, un film ensemble... J'ai déjà prévu de parler de cinéma... Enfin, tu verras bien ;)

Hm, non ! L'histoire de James et Dorea n'est pas canon ^^

Je surkif ce nom, Gabriel pour un garçon... :D

J'espère que ce chapitre t'a plus !


Voilà, pour ceux qui n'en pouvait plus, le passage épistolaire est terminé ! :D J'aurais besoin de votre aide, RDV sur ma page FB ou sur twitter s'il vous plait :cœur:

Allez zou ! Bonne semaine !

xoxo, 'Win.

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp »