GENRE : Action, Fic écolière, et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir.

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz a prit vachement d'avance, elle est en train de corriger le chapitre 18 .w.

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

• Spoil : Jusqu'à la presque toute fin du tome 5

• Note : Ne jamais se fier aux apparences. Ne jugez pas un roman sur sa couverture, ni par son résumé.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 9 -

Ce fut deux jours plus tard que Neville revint le voir pour parler de la situation. Il ne l'avait pas mis à part et continuait de lui parler normalement, mais le surveillait toujours étroitement. Harry essayait de ne pas lui en vouloir, mais c'était un peu agaçant.

Et puis, l'ambiance dans les dortoirs était pour le moins explosive. Personne ne lui parlait mais les regards noirs et les messes basses étaient légion. Hermione le fixait bien souvent mais elle n'était pas encore venu le voir, au grand dam de son meilleur ami, qui regardait de loin le couple roucouler.

Le vendredi de la première semaine de cours, Harry se réveilla avec une sacrée migraine. Il sentait bien que si la situation ne s'arrangeait pas, il n'allait pas survivre bien longtemps et mourir de fatigue. Mais comme tous les matins depuis le début, il se leva tôt, bien plus tôt que ses comparses, pour aller se laver et quitter la salle commune avant qu'on ne le voit. Mais ce jour-là, en sortant de la salle d'eau, Neville l'attendait. Le jeune homme lui sourit.

- Bien dormi ?

Harry hocha la tête, taisant le fait qu'en essayant de fuir les gens de sa maison, il se couchait tard et se levait tôt. Avec les cauchemars et les visions qui se multipliaient, il ne pouvait pas vraiment dire qu'il "dormait bien". Le Survivant regarda son ami en fronçant les sourcils.

- Pourquoi tu es déjà debout ? Demanda-t-il même s'il s'en doutait.

- Je voulais te parler tranquillement.

Harry hocha la tête et tous deux quittèrent la salle commune pour prendre lentement la direction de la grande salle.

- J'ai envoyé une lettre à Sirius. Et je ne te cache pas que j'ai pris des précautions.

Le jeune homme le regarda, attendant des éclaircissements.

- J'ai envoyé une lettre à Sirius et à ma grand-mère. En fait j'ai expliqué la situation aux deux et j'ai demandé à ma grand-mère d'aller le voir pour me rapporter les explications.

Harry, surpris, s'arrêta.

- Sérieusement ?

- Harry, ne m'en veut pas. Ma grand-mère reste une très grande sorcière et... S'il y avait eu quelque chose, du genre contrôle extérieur ou polynectar, elle l'aurait senti. Ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi et ton jugement, au contraire, c'est juste qu'avec la guerre, on n'est jamais trop prudent.

Harry était surpris, soufflé même ! Mais dans le bon sens parce que lui, il n'y avait même pas pensé. Neville avait fait preuve de beaucoup de précautions, de beaucoup de bon sens et peut-être d'un poil de paranoïa. Mais pouvait-il réellement lui en vouloir, avec tout ce qui se passait à l'extérieur ? Oui, beaucoup de prudence...

- Et alors ?

Neville se mordilla la lèvre en le regardant, cherchant à savoir s'il était énervé ou pas. Harry cherchait vraiment à ne pas montrer que oui, d'une certaine manière, il était énervé, mais... Enfin, il comprenait.

- Eh bien hier, j'ai été convoqué dans le bureau du directeur.

Harry hocha la tête en se souvenant du mot que lui avait donné McGonagall avant le repas du soir. Le Gryffondor se frotta la joue.

- Quand je suis arrivé dans le bureau du professeur Dumbledore, il y avait ma grand-mère et Sirius. Ils m'ont en effet expliqué... ce que tu m'avais déjà dit en fait.

- Et alors ? Qu'est-ce que tu en penses ?

Son ami glissa ses mains dans ses poches pour reprendre la marche et fit une petite moue mi-figue, mi-raisin.

- Hm, le truc c'est que j'étais toujours sceptique... Et je le suis toujours, d'ailleurs, mais après que le Professeur Dumbledore m'ait assuré que Malfoy... Enfin Black... Enfin lui quoi, a accepté de se soumettre au Veritaserum et a même fait un serment inviolable, je dois bien reconnaître que...

- Attends, attends, attends, quoi ?! Le stoppa Harry en lui attrapant le bras pour se tourner vers lui.

Neville fronça les sourcils, surpris.

- Il ne t'a rien dit ? Même si Sirius l'a pris sous son aile, l'Ordre a tout de même voulu être sûr que ce ne soit pas une mise en scène. Mais Malf- Black - non, je crois que je ne m'y ferais pas - a affirmé, par serment inviolable, qu'il n'était pas du côté de Vo-Voldemort, qu'il ne faisait rien pour l'aider dans cette guerre et qu'il ne comptait jamais le faire. Alors, euh... Je suis bien obligé de le croire.

Harry se frotta la nuque en réfléchissant à ce que son ami venait de lui apprendre.

- Tu as eu une réaction...

- Excessive ? Ricana Neville, un peu gêné.

- Non, non... Enfin, peut-être si, mais honnêtement, c'était la bonne chose à faire. Je crois. Personnellement, je n'ai même pas imaginé un seul instant que ça pouvait être un coup monté. Dès que Malfoy m'a proposé une trêve, j'ai... Je n'ai pas pensé un seul instant que ça pouvait être du chiqué. Je fais sûrement trop facilement confiance, soupira-t-il.

Il arrivèrent en vue de la Grande Salle, encore fermée. Mais il y avait tout de même un petit groupe de quatre serdaigles de septième année, ainsi qu'un Serpentard. LE Serpentard. Harry eut un petit sourire en le voyant de loin.

- Au final, tu avais raison, sourit Neville en tournant la tête vers lui.

- Hm, peut-être. Sûrement d'ailleurs.

Son ami se stoppa dans le couloir bien avant la Grande Salle. Harry se tourna vers lui pour le regarder.

- Nev' ?

- Franchement, qui l'aurait cru ? Malfoy de notre côté. C'est aussi improbable que... Ron mangemort.

Il grimaça à la pensée.

- Mais qu'eeeeest-ce que je raconte ?

Harry eut un grand éclat de rire qui attira l'attention de tous sur eux.

- Malfoy de notre côté ?

Le Gryffondor secoua la tête.

- Non, je crois pas que ce soit ça. Je pense plus qu'il ... n'est pas un meurtrier. Il faut plus voir les choses comme ça : C'est toujours le petit con de Serpentard raciste et rétrograde, il n'a pas changé du jour au lendemain. Il n'est pas du côté de la Lumière, il est juste... Pas de celui de Voldemort. Franchement, si j'avais la chance d'être lui et dans sa situation, je me casserai. Loin. Genre Australie, ou Japon. Ou Brésil, un petit peu de chaleur... Soupira-t-il, rêveur.

- ... Totalement neutre.

Harry haussa les épaules en glissant ses mains dans ses poches.

- Le truc c'est que... On est toujours des mômes, en vrai. Quand tout ça a commencé, on n'était même pas né, on devrait pas être... C'est pas... Notre guerre, pas vraiment, enfin...

Le Survivant soupira alors que Neville le regardait d'un petit air triste.

- Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Mais je te connais, Harry. Même si tu n'avais pas été le Survivant, même si tu n'avais pas été à Gryffondor, genre à Serpentard... Tu n'aurais pas... Enfin, tu déteste tellement la célébrité, que tu aurais été la même personne. Tu te serais battu quand même, parce que tu es quelqu'un de bien.

Le jeune homme cligna plusieurs fois des paupières en déglutissant, le cœur battant.

- M...Merci, Neville.

Ce dernier serra doucement son épaule.

- Quand tu veux, dit-il d'un ton conciliant tout en souriant.

Il lui tapota gentiment le bras puis ils se remirent en marche vers la Grande-Salle, l'émotion étreignant Harry, lequel avait du mal à aligner deux pensées cohérentes. Neville, fort de sa réflexion, passa son bras sur ses épaules.

- Cela dit, je dois dire que je t'envie.

Harry le regarda, l'interrogeant du regard.

- Je ne sais pas comment tu fais pour pardonner à Malfoy malgré toutes ses années. Franchement, je n'ai pas ta force, je ne vais pas pouvoir lui pardonner avant... Il va me falloir un moment.

- Je ne te demande rien, Nev'. Je ne demande rien à personne, sourit doucement le jeune homme.

Son ami sourit et haussa les épaules alors que Harry s'adossait au mur en attendant que les portes ne s'ouvrent pour le petit déjeuner.

- Je me doute bien, mais tout de même. Tu arrives à être cordial avec lui, je ne sais pas comment tu fais.

Harry haussa les épaules.

- C'est juste que maintenant, je sais qu'il n'est pas profondément mauvais. Et aussi étrange que cela puisse paraître, on arrive à parler un peu sans trop s'engueuler. On s'est mis d'accord pour... euh... Ouais non, en fait, on continue de s'engueuler, rit-il doucement. Mais c'est moins... Plus aussi.. Violent qu'avant. Je veux dire, on s'était mis d'accord pour une trêve, alors on travaille chacun de notre côté.

Neville jeta un coup d'œil à Malfoy, qui avait le nez plongé dans un bouquin, les sourcils froncés en lisant.

- Il n'empêche que vous passez tout votre temps ensemble depuis la rentrée.

- Ouais, enfin il faut reconnaître qu'entre moi qui ne peut rester avec les Gryffondors, et lui qui, bien entendu, ne peut pas trop rester avec les Serpentards...

- Comment ça ?

- Bah... Il ne me l'a pas dit directement, mais voilà, certain chez les Serpentards savent ce qui s'est passé cet été pour lui.

Neville pâlit.

- Tu crois que... Qu'il y en a qui ont la marque, dans l'école ? Chuchota-t-il en se rapprochant.

- Sûrement. Ou au moins, des parents ou des connaissances qui sont proches de Voldemort. Alors ouais, on passe du temps ensemble... Mais c'est plus, on est ... ensemble... histoire de ne pas être seuls.

Il ne se voyait pas encore dire à Neville que, d'une certaine manière... Il aimait ces moments passés avec Malfoy. Il ne mentait pas, ils ne pouvaient pas vraiment parler plus de dix minutes sans que l'un ne sorte un sarcasme bien placé, mais ce n'était jamais véritablement méchant, pas véritablement violent. En fait, Harry aimait vraiment leurs échanges, aussi étrange que cela puisse paraître. Et puis, c'était vrai, Harry le cherchait souvent pour ne pas passer son temps libre seul, mais plusieurs fois Malfoy l'avait attendu à la sortie d'un cours pour, sans en avoir l'air, lui dire qu'il allait à la bibliothèque, ou dans le parc, et que Harry n'avait pas intérêt à le suivre ! Et quand Harry s'asseyait à côté de lui, pour travailler ou juste lire un magazine de Quidditch, il faisait semblant de ne pas voir le petit sourire vainqueur du Serpentard.

- Hey, il y a Luna ! Il fallait que je lui parle d'un truc, je reviens !

Harry regarda Neville s'éloigner pour rejoindre Luna, qui s'était arrêtée auprès de Malfoy et lui parlait comme avec tout le monde : Avec légèreté et des phrases qui n'avaient l'air sans queue ni tête. Mais le Serpentard l'écoutait, avec peut-être un air ennuyé sur le visage, mais il lui répondait, et le coin de ses lèvres était un tout petit peu relevé. Harry sourit. Neville observa les deux blonds avant que Luna ne le remarque, souriant et commençant à lui parler sans que le Survivant n'entende la conversation. Neville eut un hochement de tête vers le Serpentard, qui répondit après un petit temps de surprise. Nev fit un mouvement de main derrière lui et Malfoy leva les yeux pour voir Harry. Ce dernier fit un salut de la tête mais comme Luna était désormais en train de parler à Neville, le Serpentard le rejoignit - non sans traîner des pieds, oui.

- Je peux savoir ce que tu as dit à Longdubat pour qu'il me salue, ce matin ?

- ... Bonjour à toi aussi Malfoy, oui, j'ai bien dormi. Et toi ?

Le Serpentard haussa un sourcil en le fixant, visiblement fatigué de sa bêtise.

- ... Je ne lui ai rien dit. Par contre toi, tu avais oublié de me dire que tu avais fait un serment inviolable.

Malfoy détourna le regard en grognant, s'adossant lui aussi au mur à côté de lui.

- Et pourquoi je te l'aurais dit ?

- ... Je ne sais pas. Tu aurais pu l'aborder.

Le Serpentard renifla dédaigneusement et soupira en regardant Harry du coin de l'œil.

- Nous ne sommes pas amis, Potter. On ne va pas soudainement se raconter nos petits secrets en se faisant des couettes à la lumière des bougies.

Allez savoir pourquoi, mais Harry s'imagina la scène durant un instant. Il vit parfaitement un Malfoy aux cheveux très longs et une petite jupe à la Hermione, avec un Harry aux cheveux tout aussi longs qui tressait ses mèches blondes en gazouillant, agrémentant la coiffure de petites fleurs des champs. Et sans pouvoir se contrôler, il explosa d'un rire hystérique.

Le manque de sommeil ne lui allait pas du tout au teint. Cette fin de semaine commençait sur les chapeaux de roues...

.*.

Harry s'était rarement senti aussi nerveux de toute sa courte vie. Ce n'était bien sûr pas la première fois qu'il était convoqué dans le bureau du Directeur, pas du tout d'ailleurs - et même la première fois qu'il y était venu, il n'avait pas été aussi nerveux ! Mais la situation était quelque peu différente. Il se revoyait détruire pratiquement en entier le bureau de Dumbledore, juste après le fiasco du ministère, alors même que le Directeur l'avait embarqué alors que Harry ne désirait qu'une seule chose : Savoir si Sirius allait bien. Cela avait été la dernière fois qu'il était venu de lui même dans le bureau jusqu'à aujourd'hui. Ce jour là, Dumbledore lui avait expliqué pourquoi Voldemort avait tant voulu avoir cette prophétie, et pourquoi Harry avait été le seul à pouvoir la toucher : Il faisait aussi parti de cette prophétie, qu'il était celui désigné pour tuer un homme que même Dumbledore n'avait su défaire, ou qu'il mourrait en essayant.

Harry avait alors paniqué, il avait voulu voir Sirius, il avait eu besoin de quelqu'un pour l'épauler. Et à cet instant, il s'était rappelé qu'il ignorait toujours comment se portait son parrain. Alors il avait craqué et tout saccagé.

Il avait ensuite été si en colère contre Dumbledore qui ne lui avait pas parlé de tout ça plus tôt qu'il avait... eh bien, il n'y avait pas d'autres mots pour l'expliquer, il avait boudé le Directeur.

Oui, ce n'était pas très mature, il le reconnaissait...

Pendant près de six mois, à chaque fois que le Directeur tentait une approche ou le convoquait dans son bureau, Harry fuyait assez longtemps pour être ensuite retenu par d'autres obligations telles que ses cours, sans jamais répondre à ses convocations. Au bout d'un certain temps, Dumbledore avait cessé peu à peu de tenter une approche frontale pour le laisser venir de lui-même. Harry savait que son comportement l'avait blessé, mais le jeune homme l'avait vu comme la cause de tous ses malheurs depuis son enfance. Pendant un temps, il en avait même voulu à ce pauvre Neville, qui n'avait pas compris sa soudaine animosité envers lui.

Oh, Harry avait bien conscience maintenant que son comportement avait été plus que puéril... mais il avait eu besoin d'un défouloir et Dumbledore était celui tout trouvé.

Ça n'avait été qu'après le Noël de sa sixième année qu'il n'avait pu éviter Dumbledore dans le détour d'un couloir au Square Grimmaurd, là où l'ensemble de l'Ordre du Phoenix se réunissait cette année. Le jeune Survivant avait accepté de l'écouter parler. Dumbledore lui avait promis de ne plus jamais le laisser dans l'ignorance quant aux choses qui le concernaient. Harry et le Directeur avaient pris un peu de temps pour discuter calmement et Dumbledore lui avait avoué avoir des doutes au sujet de l'immortalité présumée de Voldemort. Il avait été ferme à ce sujet : La magie avait ses limites, et la mort était l'une d'elles. Voldemort avait donc trouvé un autre moyen pour ne pas mourir ce soir là.

« - Peut-être s'était-il lancé un sort avant de venir pour me tuer, en prévision ? » S'était enquit Harry.

Mais Dumbledore l'avait démenti : Si Voldemort s'était attaqué à un enfant, c'était justement pour éviter qu'il ne grandisse et puisse le tuer par la suite. Il n'avait aucune raison de penser qu'il risquait quoi que ce soit ce soir là. Ça devait être forcément autre chose. Il lui avait alors expliqué ce qu'étaient les horcruxes. Dumbledore n'était pas certain que Voldemort avait eu vent de ce rituel, mais il avait de sérieux soupçons et depuis le début de cette année là, il cherchait activement des preuves de l'existence d'un horcruxe que Voldemort se serait créé.

Dumbledore lui avait promis de le tenir au courant de l'avancée de ses recherches et Harry avait cessé de l'éviter. Mais ce n'était pas pour autant que le Directeur l'avait beaucoup contacté et lui avait laissé un peu d'espace.

En fait, c'était la première fois qu'il se retrouvait de nouveau dans ce bureau après l'avoir presque détruit. La dernière fois qu'il avait été dans cette pièce, il avait appris qu'il avait une prophétie qui menaçait sa santé mentale. Qu'allait-il apprendre aujourd'hui ? Qu'il était un horcruxe ? Ahaha !

Alors oui, trois semaines après la rentrée, il était un peu nerveux. Tellement nerveux d'ailleurs qu'il sursauta violemment quand Dumbledore apparut derrière lui, Fumseck sur son épaule qui s'envola pour s'installer sur son perchoir. Le cœur encore battant à cause du sursaut qu'il venait d'avoir, il observa le directeur s'installer tranquillement à son bureau en souriant.

- Merci d'avoir patienté, Harry. J'espère que tu n'as pas trop attendu, s'enquit-il.

- Non non, ça allait, sourit le jeune homme.

Le Directeur hocha la tête puis joignit ses mains sur son bureau. Il regarda Harry dans les yeux, lui arrachant un frisson.

- J'aimerais que tu sois sincère avec moi, Harry.

Le jeune homme, soudainement inquiet, se redressa dans son siège.

- Comment vas-tu ? Lui demanda Dumbledore.

Le Survivant cligna des yeux, perdu. Le Directeur l'avait fait venir dans son bureau... Pour lui demander comment il allait ? Harry le regarda donc, interloqué.

- Je... Je vais bien, merci de vous en inquiéter, répondit-il enfin.

Le vieux sorcier le regarda fixement, comme pour déceler un mensonge puis hocha la tête.

- Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer certaines tensions entre toi et d'autres membres de ta maison.

- Dites plutôt tous les Gryffondors et vous serez plus près de la vérité, grogna-t-il en s'enfonçant dans son siège.

- Que se passe-t-il, Harry ? S'enquit Dumbledore, soucieux.

Le jeune homme soupira et se frotta les yeux.

- Vous être au courant pour Malfoy. Enfin, pour Black, justement.

Il hocha la tête.

- Et... Est-ce que Sirius vous a dit ce qui s'est passé en fin d'année ?

- Non.

- Ah...

- Par contre, Monsieur Black l'a fait.

Harry cligna des yeux - petit moment hibou.

- Vraiment ? S'étonna-t-il.

Dumbledore sourit, les yeux pétillants, et acquiesça.

- Ah... Eh bien, vous savez alors que nos rapports avec Malfoy se sont améliorés. Et... Enfin non, pas vraiment améliorés, voire pas du tout. Disons que... Nous nous sommes calmés. Voilà, on s'est calmé. Du coup, dans le train... On a passé le voyage dans le même compartiment. Certains Gryffondors l'on apprit et ça ne leur a pas plut du tout. Ça a rapidement fait le tour de la maison et j'ai... J'ai juste l'impression qu'ils attendent un seul faux pas de ma part pour me passer à tabac, soupira-t-il.

- Quoi ? À ce point ? S'inquiéta tout de suite le directeur.

Harry secoua la tête, las.

- Pas vraiment, j'exagère. Je pense qu'ils ne me feront jamais de mal physiquement. Mais mis à part Neville, personne ne me parle. Il y a ceux qui m'en veulent personnellement, ceux qui ne me connaissent pas mais qui ont tout de même leur mot à dire, ceux qui ne m'approchent pas parce qu'ils ne savent pas quoi en penser et qu'ils suivent donc l'avis du plus grand nombre... Ça n'a pas encore explosé, mais la tension monte, on parle sur mon passage, on m'insulte dans mon dos et vraiment pas discrètement... C'est pire que quand on a appris que j'étais fourchelang. Et comme je suis seul, je passe mon temps avec Malfoy, qui est aussi seul dans sa maison que je le suis dans la mienne et ça n'arrange rien, bien sûr.

Il prit une grande goulée d'air.

- Et même si la situation ne me plaît guère, c'est mieux que je n'ai pas à me justifier, parce qu'il faudrait pour ça que j'explique la situation de Sirius et Malfoy, et je ne suis pas sûr qu'il apprécierait.

Harry se tut enfin. Il se frotta ensuite les yeux en soupirant profondément, la tension le quittant progressivement. Mine de rien, ça faisait du bien de tout expliquer.

- Je vois... Ce n'est pas encore aujourd'hui qu'il y aura une cohésion entre les quatre maisons, dit Dumbledore d'une voix triste. Ça l'air de beaucoup te peser Harry, est-ce que tu dors bien au moins ?

Le jeune homme haussa les épaules.

- Oui, si on veut. Mais pas assez. Pour éviter d'entendre des réflexions puériles, je préfère passer le plus de temps possible hors de la salle commune. Du coup, je suis le premier à me lever et le premier parti, ainsi que le dernier couché. Rajoutez à ça le stress de la guerre et les visions de Voldemort...

Il n'eut à regarder Dumbledore pour savoir que celui-ci était aussi las que lui. Il n'avait pas besoin de dire plus. Harry resta un long moment le regard fixé dans le vide, son esprit fatigué dérivant un peu.

- Monsieur... commença-t-il, sortant le Directeur de ses propres pensées. Si... Je ne vous ai jamais rien demandé si ce n'était de quitter les Dursley, ce que je ne pouvais faire. Mais mis à part cela, je ne vous ai jamais rien demandé, jamais fait joué mon statut de Survivant, ni mon nom, jamais rien. Mais pour cette fois... Pour cette seule fois, est-ce qu'il serait possible que je prenne moi aussi une chambre de préfet ?

Dumbledore le regarda puis parut soucieux et désolé.

- Harry, je ne peux pas décider de-

- S'il-vous-plaît, monsieur ! Vous l'avez bien fait pour Malfoy !

- La situation de Monsieur Black est bien différente de la tienne, Harry. Il a reçu des menaces de mort directe de la part des membres de sa maison, sa vie était en danger dans son dortoir. Et malheureusement, tu l'as dit-toi même, les membres de ta maison ne risquent pas d'attenter à ta vie.

Harry s'écroula dans son fauteuil. Luna avait tort, elle ne pouvait avoir plus tort: ça allait être l'année la plus compliquée pour lui.

- Après, continua Dumbledore avec des yeux pétillants, je n'ai aucun contrôle sur les gens que Monsieur Black laisse entrer dans ses appartements.

Harry se redressa dans son siège, intéressé en comprenant peut-être où il voulait en venir, mais fronça bien vite les sourcils.

- Mais les élèves se doivent de dormir dans leur lits... non ?

- Le règlement stipule que les élèves doivent dormir et ne plus traîner dans les couloirs après le couvre feu. Il me semble qu'il n'y a rien d'écrit quant à dormir dans son propre dortoir, expliqua-t-il en faisant un clin d'œil.

Le visage de Harry se barra d'un sourire.

- C'est un manquement au règlement, non ?

- Le pouvoir des mots, monsieur Potter. Le pouvoir des mots, sourit le directeur, complice.

Le Gryffondor sauta sur ses pieds.

- Eh bien, c'est dommage. Merci... Quand même.

Le Directeur eut un rire. Mais avant que le jeune homme ne quitte son bureau, il l'arrêta.

- J'aurais aimé qu'une amitié entre maisons naisse de votre entente, à moi et Monsieur Black. Il est si dommage que la guerre vous touche tout de même ici, entre ces murs... Soupira le Directeur en le regardant.

Harry eut un pauvre sourire.

- C'est vrai... Peut-être que dans un autre contexte, une autre situation, c'est ce qui se serait passé...

Ils se regardèrent encore quelques instants avant que Harry ne hoche la tête et ne quitte le bureau. Il savait que ces derniers mots étaient une manière détournée pour Dumbledore de lui dire qu'il était fier de son initiative, faire la paix avec Malfoy. Et d'ailleurs, Harry lui-même était fier de cette entente. Peut-être commençait-il à apprécier le Serpentard.

Peut-être.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Flo : Neville est trop cool ! J'adore Neville. Faut que j'écrive plus de passages avec lui, héhéhé. N'est-ce pas, que ça promets des choses interessantes ? ;D Huhuhu ! Je suis contente que ça te plaiiiiseuh ! MOUAHAHAHAHAHAHA ! La page blanche va un peu mieux... Mais d'un autre côté, en ce moment, je bosses sur trois projets en même temps ( quatre, si on compte la VO du panda xD ) Autant dire que j'ai peut-être l'impression de ne pas avancer, mais au final si si ! J'avance beaucoup x)

Ze t'envoie plein d'amûûûûr !


Eeeeet oui. Harry sait pour les horcruxes ! Et j'ai pas fait de Dumbledore!Bashing - je sais qu'il y en a qui le voulait, mais nooon ;D - Du coup, c'est Dumby qui se démerde comme un grand pour les trouver, hein ! Naméo.

J'ai réussit à réarranger les chapitres, j'en ai 30 maintenant x) Et aujourd'hui était le dernier jour où vous pouviez choisir quelle disposition de chapitres vous préféreriez :) Du coup, je vous dit rien, vous verrez bien quand je posterais, n'est-ce pas ? :D

A la prochaine mes loutins !

xoxo, 'Win.

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp »

P.S 2 : Je serais bientôt à jour dans les reviews, promit.