GENRE : Action, Fic écolière, et futur slash.
PARING : Drarry TRES long à venir.
RATING : T+, M voire Ma à venir
BÊTA : Blitzz a prit vachement d'avance, elle est en train de corriger le chapitre 18 .w.
NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.
• Spoil : Jusqu'à la presque toute fin du tome 5
Bonne lecture ~ !
- Chapitre 11 -
Harry se réveilla relativement tôt. En fait, aussi tôt qu'il avait pris l'habitude de faire depuis qu'il était de retour à Poudlard et depuis qu'il évitait les Gryffondors. Mais pour une fois, il ne se réveilla pas fatigué, ni de mauvaise humeur. Il s'était réveillé de lui même alors que la nuit avait été reposante. Honnêtement, c'était une des meilleures nuits qu'il avait passé jusqu'alors, après tout il s'était couché juste après le dîner, ce qui ne lui était pas arrivé depuis... Bien longtemps.
Après s'être prélassé une demi-heure dans les bulles de la salle de bain des préfets, il s'installa par terre, utilisant le canapé près de la cheminée comme un dossier et avait rapproché la petite table basse. Assis en tailleurs, il se plongea dans son devoir de Défense contre les Force du Mal. Le professeur de cette année n'était pas si mal, même s'il ne valait pas la pédagogie de Remus. Quoique le problème avec le Professeur Wiliams, c'était qu'il était américain, et que la guerre en Angleterre lui passait bien au dessus de la tête. Ces cours étaient très intéressants mais... comment dire, inutiles en ces temps durs. L'année précédente, un vieux professeur avait trouvé cela intéressant de reprendre tout depuis le début de leur scolarité... Autant dire qu'ils avaient fait beaucoup de grattage sur des parchemins et très peu d'utilisation de baguette. Au moins, il n'était pas aussi soporifique ni aussi hypocrite que l'avait été Ombrage. En fin d'année, comme le voulait l'habitude, il n'avait pu reprendre les cours pour leur septième année, alors c'était le Professeur Wiliams que Dumbledore avait dépêché. Et ce dernier leur enseignait des sorts que l'AD avait déjà vu lors de l'année d'Ombrage...
Harry soupira et continua son devoir sur les Dragons et comment les battre. Il était pris dans la description des caractéristiques des Norvégiens à crêtes quand Malfoy sortit de la salle de bain et retourna dans sa chambre, silencieux - Harry ne l'avait même pas entendu se lever ni passer dans la salle commune. Le Gryffondor releva la tête et l'observa redescendre avec son sac sur l'épaule et regarda sa montre.
- On est dimanche, tu te lèves tôt.
S'il ne connaissait pas aussi bien Malfoy, Harry aurait pu croire qu'il sursauta en réalisant qu'il était là. Ce dernier l'observa en plissant des paupières.
- Potter... Déclara-t-il lentement, comme s'il était surpris de le voir ici.
Harry pencha la tête sur le côté et referma son grimoire.
- Tu as oublié que tu avais accepté que je dorme ici ?
Malfoy renifla et lâcha son sac sur le sol pour s'asseoir gracieusement sur un fauteuil face à lui.
- Bien sûr que non, je n'oublie jamais rien. C'est juste que je t'aurais pensé plus... - Il se frotta doucement le menton en cherchant ses mots - bruyant.
Harry haussa un sourcil et secoua doucement la tête en étendant ses jambes devant lui.
- Tu croyais quoi ? Que je passais mon temps à faire de la batterie, à sauter sur les canapés et hurler à la gloire de Godric ? Demanda-t-il, amusé.
- Hm... Quelque chose comme ça, oui.
Le Gryffondor le fixa en haussant les sourcils, s'imaginant pendant un instant Ron, Dean et lui en caleçon en train de courir dans la salle commune en hurlant à tue-tête, Seamus s'acharnant sur une batterie en peignoir rouge tandis que Neville et Hermione, debout sur des tables, scanderaient le nom de Godric Gryffondor sur des octaves différentes. Il explosa de rire sous l'œil incrédule de Malfoy.
- Je peux savoir ce qui te fait rire ?
Harry se laissa aller contre le canapé, incapable de parler.
- Tu... Tu te f-fous de moi ! Haleta-t-il. S-Sérieux, d'où t'viennent c-ces i-idées ?
Il rit un long moment alors que Malfoy se renfrognait sur son siège. Il réussit à se calmer enfin puis secoua la tête.
- C'est aussi idiot que de penser que tous les Serpentards passent leur temps à torturer de petits chatons pour le plaisir, termina-t-il en essuyant une larme au coin de ses lèvres.
Malfoy plissa les yeux et claqua sa langue contre son palais.
- ... Touché... Grinça-t-il des dents, sans aucun doute malade de le reconnaître.
Harry secoua un peu plus la tête avant de se décider à retourner à son devoir. Il sentit Malfoy l'observer quelques instants avant qu'il ne se lève pour partir chercher un livre et se réinstaller dans le fauteuil qu'il venait de quitter.
Ils restèrent ainsi une bonne demi-heure avant que Harry ne s'étire, faisant craquer son dos. Il gémit d'inconfort, se frottant la nuque devenue douloureuse mais content de son devoir qu'il venait tout juste de terminer. Un coup d'œil à sa montre lui apprit que la Grande Salle venait tout juste d'ouvrir et le soleil perçait enfin le ciel. Il referma son livre et arrangea ses affaires pour les placer dans un coin de la petite table basse.
- Hm, je vais petit déjeuner. Tu veux venir ? Demanda-t-il enfin.
Malfoy releva le nez de son grimoire et l'observa quelques instants. Harry avait presque envie de lui dire « Oui Malfoy, c'est bien à toi que je viens de parler. » mais le Serpentard hocha la tête en refermant à son tour son livre. Harry y jeta un coup d'œil et frissonna. " Potions appliqués ", URK.
- C'est vraiment ton point faible les Potions, n'est-ce pas ? Ricana Malfoy en lui jetant un coup d'œil.
Harry secoua la tête et le suivit alors qu'ils quittaient les appartements.
- Pire que ça, c'est ma kryptonite !
Le Serpentard lui lança un regard perdu agrémenté de son haussement de sourcils made in Malfoy.
- ... krypto-quoi ?
Harry eut un micro sourire.
- Un truc Moldu, cherche pas.
Harry sourit, c'était vraiment marrant de voir Malfoy perdu - hilarant même ! - et accéléra le pas. La grande salle était totalement vide, si ce n'était le Professeur Snape, plongé dans la lecture d'un grimoire en buvant son thé que Malfoy rejoignit. Le Gryffondor le regarda un instant avant d'observer autour de lui. Un dimanche matin, 19 septembre, à 6h45 ? Personne n'allait venir avant une bonne heure, voire plusieurs. Mais Harry n'avait pas vraiment envie de rester ici. Alors il s'assit en bout de table le plus proche pour prévenir les elfes qu'il y avait quelqu'un à table, afin de faire apparaître un peu de tout. Il se servit un thé qu'il laissa refroidir en prenant de quoi manger, enveloppé dans des serviettes.
- Je peux savoir pourquoi tu t'installes à la table des Poufsouffles ?
Harry releva la tête pour regarder Malfoy qui, les bras croisés sur son torse, le regardait d'un air dédaigneux. Le Gryffondor haussa les épaules.
- Je voulais juste prendre de quoi grignoter.
Le Serpentard fronça les sourcils.
- Tu vas aller manger... Dehors ? S'enquit-il. Le soleil vient à peine de se lever et il fait froid.
- ... Serait-ce de l'inquiétude que j'entends, Malfoy ? Sourit Harry d'une voix haut perchée pour cacher sa surprise.
- Je ne crois pas non, ne prends pas tes rêves pour la réalité ! Grimaça Malfoy. Je ne veux juste pas que tu tombes malade, par Merlin. Tu vas être intenable après et tu vas être invivable ! Pesta-t-il en s'installant face à lui.
Harry fronça les sourcils.
- Tu petit-déjeunes avec moi, maintenant ?
- Et puis quoi encore ? Je ne veux juste pas faire de gaspillage en faisant venir un énorme petit déjeuner à la table des Serpentards, lui lança Malfoy en se servant un thé vert à la menthe.
La mauvaise foi de Malfoy était ahurissante, et Harry se retrouva à rire de ses manières. Il n'était même pas capable d'assumer le fait qu'il ne voulait simplement pas déjeuner seul. Quoiqu'il pourrait très bien déjeuner seul, c'était Malfoy après tout. Mas peut-être que tout comme lui, il aimait simplement la présence silencieuse de l'autre. Harry le fixa un instant avant de rassembler un peu plus de choses à manger et sirota son thé. Quand il l'eut terminé, tout comme Malfoy avait terminé le sien, le Gryffondor se leva.
- Allez, viens ! L'encouragea-t-il en s'éloignant de la table pour quitter la grande salle.
- Pardon ?
- Allez Malfoy, on est dimanche et je suis sûr que tu en as plus que marre de devoir faire des tours et des détours pour éviter de croiser ceux et celles que tu ne veux pas voir, soit tout le monde. Et puis, je ne veux pas déjeuner seul. Allez, bouge !
Le Serpentard le regarda, quelque peu ahuri, puis se leva et sans un mot, suivit Harry. Ils quittèrent le château avant même que les élèves n'émergent, en ce doux dimanche de Septembre. Harry les conduisit près de la cabane hurlante et s'assit dans l'herbe verte, tendre et confortable.
Y avait il des sorts permettant l'entretien de jardins aussi énormes que le parc de l'école ? Après tout, les modus avaient ces énormes voitures/tondeuses, les sorciers avaient dû trouver un compromis. En tout cas, ce bout de verdure avait été épargné de la friche, tant l'herbe était haute et offrait une assise confortable.
- Potter, ne compte pas sur moi pour m'asseoir à même le sol.
Harry leva les yeux au ciel en le voyant faire TANT DE MANIÈRES et haussa les épaules.
- C'est toi qui voit, commenta-t-il seulement.
Il défit le petit baluchon pour laisser apparaître ce qu'il avait pris pour manger et leva le bras pour le présenter au Serpentard. Après tout, Harry savait qu'il avait pris des toasts natures, ce qu'il savait être son petit déjeuner favori - oui, il le connaissait, oui. Après tout, l'année précédente, il avait passé les trois premiers mois à surveiller Malfoy et ses agissements, allant jusqu'à le pister. Sauf que Malfoy père était à Azkaban et que contrairement à ce qu'il avait cru, Malfoy ne s'était pas amusé à ses dépends quant au tout récent handicap de Sirius, il lui avait certes reproché de vive voix l'incarcération de son père mais avec du recul, Harry réalisait que Malfoy aurait pu le lui faire payer amèrement. Ce qu'il n'avait fait.
Bref, tout ça pour dire qu'il avait tellement surveillé le Serpentard qu'il le connaissait sur le bout des doigts. Enfin, comme sa poche. Euh... Comme s'ils étaient déjà proches.
Peut-être était-ce bizarre - ouais, c'était carrément bizarre, on ne va pas se le cacher - mais Harry ne comptait pas le lui dire de toute manière.
- Comment tu sais ce que je mange le matin ? S'étonna Malfoy en finissant par s'asseoir à côté de lui.
Enfin, si Malfoy ne lui posait pas de question, BIEN ENTENDU.
- J'ai cherché plusieurs fois à t'empoisonner au cours des dernières années, il fallait bien que je trouve un support, déclara le Gryffondor en lui empruntant son ton traînant.
Malfoy haussa un sourcil, encore plus étonné.
- Un pote Potty qui fait de l'humour, c'est étonnant.
- Je suis plein de surprise, figure-toi.
Il croqua dans son propre toast recouvert d'un peu de confiture à la mûre.
- Hm, sinon, demanda-t-il après avoir avalé. Tu ne m'as pas dit, tu en es où dans tes... Investigations ?
Malfoy termina son toast - sans en mettre une miette sur lui, comment faisait-il ça ? - et regarda la cabane hurlante au loin, réfléchissant.
- Eh bien, ça avance petit à petit. Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que tu n'avais pas pris une chambre des griffons, quelque chose à confesser ?
Harry eut un ricanement.
- Tu me crois assez bête pour faire ça ? C'est comme dire que je me suis assis à la table des poufsouffles ce matin parce que mon subconscient voulait se confesser, s'amusa-t-il.
- Donc, ni Poufsouffle, ni Serdaigle.
- Je n'ai jamais dit ça, sourit Harry.
Il avait l'impression que traîner avec Malfoy faisait ressortir le Serpent qui était en lui, bien caché car jugé mauvais toutes ces années. Au final, ce n'était pas plus mal.
Malfoy plissa des yeux en l'observant minutieusement.
- Oui, c'est sûr, ce serait trop simple. Mais je note les infos dans un coin, compte sur moi.
- Oh, mais je suis sûr que tu travailles activement pour découvrir mon petit secret, sourit Harry en s'étirant. Mais de là à penser que tu vas trouver, c'est une autre histoire.
Les yeux du Serpentard s'allumèrent d'une lueur de défi que Harry n'avait plus vu dans ce mercure liquide depuis qu'ils étaient arrivés à Poudlard. Et étrangement, cette constatation lui fit plaisir.
- Je t'aurais Potter, tu en as conscience ?
Sans raison, Harry frissonna de la tête aux pieds et cacha son trouble en s'allongeant dans l'herbe, sourire narquois - quoique tremblant - sur les lèvres.
- Mais bien sûr, Malfoy, mais bien sûr.
.
C'était étrange comme le temps pouvait filer. Ils avaient terminé de petit déjeuner et ils s'étaient retrouvé à discuter - non sans piques plus ou moins acerbes - de tout et de rien, enfin, surtout de rien. Harry avait l'agréable sentiment de retrouver leur échange épistolaire de cet été, à voix haute et sans véritables coups bas, sans méchanceté gratuite.
C'était... Étrange et agréable à la fois. De telle sorte qu'ils ne réalisèrent même pas que les heures défilaient, seul le postérieur de Harry lui rappela leur situation en coupant tout contact avec son cerveau.
Bref, il ne sentait plus son cul.
Grimaçant, le Gryffondor se redressa et se frotta le bas des reins et gémit.
- Merde, le sol c'est vraiment pas confortable.
- Je te l'avais dit, renifla Malfoy. Et comme toujours, j'ai toujours raison.
- C'est vraiment étonnant que tu passes encore les cadrans de portes, sourit Harry en roulant des yeux.
D'un commun accord silencieux, il se glissèrent dans le château par un autre endroit que les grandes portes, ayant vu des élèves au loin mais n'ayant vraiment envie de croiser personne. Ce fut en entrant dans le château que Harry regarda l'heure et hoqueta.
- Merde, il est presque l'heure de manger ! S'exclama-t-il, véritablement surpris.
Malfoy tourna un regard tout aussi étonné vers lui, surprise qu'il ne chercha même pas à cacher.
- Vraiment ?
Harry hocha la tête.
- Je vais passer aux appartements pour prendre un bouquin pour cet après-midi et...
- Je t'accompagne. On ira à la grande salle après.
Surpris mais le cachant bien, Harry ne fit qu'acquiescer et tous deux prirent la route jusqu'aux appartements des préfets.
En arrivant, un spectacle pour le moins Luna Lovegoodesque les attendait.
- Bonjour Madame la peinture du château. J'aurais aimé parler avec Harry et Draco, est-ce qu'ils sont là ? Demandait la jeune Serdaigle à la peinture silencieuse qui gardait les appartements.
Harry eut un petit rire.
- Bonjour Luna, l'apostropha-t-il.
Elle se tourna vers eux, un sourire rêveur sur les lèvres.
- Ah, vous n'étiez pas chez vous. C'est pour ça qu'elle ne me répondait pas, déclara-t-elle d'une voix légère en flattant le cadre de bois de la peinture comme avec un animal.
Malfoy haussa un sourcil en la voyant faire.
- Tu nous voulais quelque chose, Lovegood ? Demanda-t-il d'une voix posée et conciliante, surprenant de nouveau Harry.
C'était la journée des surprises ou quoi ?
La Serdaigle hocha la tête, faisant danser ses boucles blondes.
- Oui, comme on est dimanche et que vous êtes ensemble, je voulais vous proposer que l'on mange tous les trois, ça vous dit ?
Harry, mal à l'aise à cause de son expression ' Vous êtes ensemble ' - Non Luna, Malfoy et lui n'étaient pas ensemble, d'où lui venait cette idée ... dégradante - jeta un regard en coin vers Malfoy. Ce dernier renifla.
- Nous ne sommes pas ensemble, nous dormons dans le même dortoir, et non 'ensemble', comme Potter le dit si bien, sourit narquoisement Malfoy en lui jetant un regard goguenard.
Harry rougit, puis pâlit. Il allait lui cracher quelque chose au museau, comme ils avaient cessé de le faire depuis un moment, mais Luna ne lui en laissa pas le temps en se mettant à rire.
- Pas encore, c'est sûr. Mais j'ai vraiment faim et j'avais envie de vous voir.
- Histoire de vérifier que l'on ne s'était pas étripé pendant la nuit ? Embraya Harry, sautant sur l'occasion de détourner la conversation.
- Quelque chose comme ça, oui. Alors, on mange ensemble ?
Malfoy se tourna vers Harry.
- C'est toi qui voit.
- Ah mais moi je suis toujours opé pour manger. Il faut juste que l'on trouve à quelle table on va s'installer, grimaça le Gryffondor, s'imaginant mal manger à la table des Serpentards et imaginant mal Malfoy manger chez les Gryffondors.
- Nous n'avons qu'a aller demander aux elfes des cuisines de nous faire venir un repas dans vos appartements, je suis sûre qu'ils accepterons, sourit la Serdaigle.
Harry claqua des doigts et sourit.
- Ça, c'est une sacrée bonne idée. Malfoy, ça te dit ?
Le Serpentard ne fit qu'acquiescer. Harry hocha donc la tête.
- Installez-vous, je vais m'occuper de la pitance !
Il fit volte face et s'élança dans les couloirs vides pour arriver rapidement aux cuisines sans croiser personne. Il chatouilla la poire et très vite, il se retrouva dans la petite chaleur étouffante qu'étaient les cuisines. Un petit elfe s'approcha, curieux.
- L'enfant de Godric a-t-il besoin de quelque chose de spécial ?
Harry sourit sous l'appellation. C'était un elfe qu'il ne connaissait pas et qui ne le connaissait pas non plus, c'était agréable.
- Bonjour, excusez moi de vous déranger en plein travail ...
Le petit elfe rougit - enfin, autant qu'une peau grise puisse rougir - et s'empressa de dire qu'il était si gentil de s'inquiéter de leur travail mais qu'il n'avait pas à s'en faire, que les elfes étaient à leur bon service et que le jeune maître n'avait pas à s'abaisser de la sorte. Harry grimaça un peu.
- Ne m'appelez pas jeune maître s'il vous plaît, je n'aime pas ça. Par contre, enfant de Godric est plutôt sympathique, ou juste Harry, plaida-t-il.
- Qu'est ce que Micron peut faire pour le maître Harry ? S'enquit l'elfe.
Le Gryffondor s'empêcha de soupirer. Bon, ils étaient incorrigibles, ils étaient incorrigibles.
- J'aurais aimé savoir s'il était possible de faire parvenir, à moi et mes amis, trois parts du plat de ce que vous avez préparé pour ce midi. Nous sommes de trois maisons différentes et nous aurions voulu manger ensemble. Malheureusement, dans la grande salle, ce n'est pas possible. Alors comme nous dormons dans les appartements des préfets, on aurait aimé y manger ce midi.
Le petit elfe sautilla en claquant dans les mains.
- Les Grandes Maisons se rapprochent, que Micron est content !
Il cessa de sauter et s'inclina un peu.
- Tout sera fait selon vos désirs, Fils de Godric. Micron enverra un elfe pour vous servir ce midi, Micron espère que le plat vous plaira.
- Merci beaucoup, sourit Harry, simplement heureux de la réaction de l'elfe.
- Micron va vous laissez le temps de rejoindre vos appartements et vous aurez à manger, sourit l'elfe.
Harry le remercia de nouveau et après leur avoir souhaiter une bonne journée - qui déclencha diverses réactions de joies larmoyantes - il retourna aux appartements.
.*.
Harry trouva Malfoy, tranquillement installé dans son canapé, le regard perdu dans l'âtre de la cheminée de l'appartement où brûlait l'illusion d'un feu, tandis que Luna observait avec son air rêveur, mais néanmoins pétillant, la tenture des Serdaigles.
- Hello again, prévint-il de son arrivée.
Malfoy tourna vers lui son regard argenté et une lueur que Harry ne sut identifier passa un instant dans ses prunelles quand il se délesta de son pull, faisant remonter son t-Shirt sur sa peau. Harry frissonna sans trop savoir pourquoi et se laissa tomber sur un fauteuil pour cacher son trouble.
- C'est bon, un elfe va nous amener trois parts de repas, dit-il en retirant ses chaussures pour s'asseoir en tailleur.
Malfoy renifla dédaigneusement.
- Vraiment aucune tenue, Potter.
Harry leva les yeux au ciel en soupirant bruyamment. Il allait répliquer quelque chose quand un "pop" caractéristique se fit entendre. Harry cligna des yeux et sourit en voyant Dobby enfin face à lui, dans une taie d'oreiller blanche et immaculée, un cache tellière bleu sur la tête, une chaussette jaune au pied droit et une rouge et blanche au gauche et une cravate rapiécée au couleur des quatre maisons de Poudlard pendait à son cou. L'Elfe sautilla et fit une petite courbette face au Gryffondor.
- Bonjour Monsieur Harry Potter ! Dobby vient apporter le repas pour Harry Potter et ses amis !
Mais avant qu'il ne puisse claquer ses doigts pour faire apparaître les plats, une exclamation l'en empêcha.
- Dobby ?!
En face de Harry et donc dos à l'Elfe, Malfoy avait sauté sur ses pieds et fixait le petit Elfe, son masque tombé et Harry hoqueta silencieusement en voyant la surprise, l'espoir et la joie se battre sur son visage. Le Gryffondor vit aussi l'Elfe s'immobiliser brusquement avant que ses yeux globuleux ne s'ouvrent en grand et se mettent à pétiller. Il se retourna si vivement que Harry crut qu'il allait continuer de tourner, embarqué dans une course folle. Dobby cria en levant ses petits bras au ciel, un cri de joie, suivit de sautillements, de petits bruits d'excitation et de claquages des mains.
- Petit Maître Draco ! Petit Maître Draco ! Dobby est si content de vous voir ici !
Il se précipita sur Malfoy et s'arrêta juste à ses pieds, levant la tête pour fixer son visage et ses oreilles frétillèrent de plaisir.
- Enfin, Petit Maître Draco, plus vraiment, Petit Maître Draco a bien grandi ! Mais Dobby ne vous appellera jamais Grand Maître. Dobby a beau respecter le Petit Maître, Dobby n'aidera jamais le Petit Maître à devenir comme son effroyable géniteur.
Sous leurs yeux ébahis, l'Elfe cracha par terre, l'air dégoûté. Puis il se jeta au sol, mortifié par son geste et essuya son crachat avec sa taie d'oreiller.
- Idiot de Dobby, Dobby n'a pas à rajouter du travail aux autres Elfes, idiot de Dobby !
Harry fut bien content qu'il ne cherche pas à se punir pour son éclat. Malfoy le regarda, agréablement surpris, alors que Dobby se redressait. L'Elfe reporta son attention sur lui et sautilla de nouveau autour de lui.
- Petit Maître à bien changé, Dobby est content ! Comment va Dame votre Mère ? Et vous, comment allez-vous ? Dobby n'était plus à Poudlard depuis le cinquième mois de l'année, mais quand Dobby est revenu, Winky lui a dit que le Petit Maître n'avait pas suivi les idées de son géniteur, est-ce vrai ? Dobby en était sûr ! Dobby est si content que le petit Maître ne soit plus avec votre géniteur : Dobby ne devrait pas le dire, mais je le dis quand même ! Cria presque l'Elfe, bombant le torse.
Harry eut un petit rire que personne n'entendit.
- Je ... Il m'avait dit que tu étais mort, dit doucement Malfoy en se rasseyant près de Dobby, si doucement que Harry eut du mal à le reconnaître - que tu avais fait l'écart de trop et qu'il t'avait tué.
Dobby renifla et se frappa un peu la tête en souriant.
- Dobby a la tête dure, Monsieur Malfoy aurait eu du mal à me tuer. Non, Dobby est un Elfe libre maintenant, grâce à Monsieur Harry Potter ! Maintenant, je travaille pour Monsieur Dumbledore, et même qu'il me paye !
Malfoy haussa les sourcils, surpris, et se tourna vers Harry, qui bougea, gêné.
- Comment as-tu fait pour convaincre mon père de libérer Dobby ? Et quand est-ce que tu as fait ça ?
- Je n'ai rien fait... Commença Harry mais Dobby claqua sa langue contre son palais.
- Monsieur Harry Potter l'a piégé ! Il a mit une chaussette dans un livre que Monsieur Malfoy a ensuite donné à Dobby. Du coup, Dobby a été libéré.
Malfoy eut un ricanement.
- Lucius n'a pas dû être très content.
Harry sourit.
- Ça, tu peux le dire.
Dobby les regarda tour à tour et écarquilla un peu plus les yeux.
- Mais ... le Petit Maître Draco et Harry Potter ... Mais c'est pour vous que Dobby devait apporter à manger ?!
Harry hocha la tête et les yeux globuleux de l'Elfe se remplirent d'eau.
- Le Petit Maître et Harry Potter, amis, à manger ensemble ?! Deux si grands hommes et Dobby les connaît ... Dobby est si fier et si content !
Si content qu'il éclata en de lourds sanglots. Malfoy le regarda et haussa un sourcil.
- Dobby... soupira-t-il.
- Dobby est si fier du Petit Maître Draco ! Pleura l'Elfe de plus belle et Harry ne put s'empêcher de ricaner à son tour devant la gêne évidente du Serpentard.
- Les garçons, qu'est-ce que vous avez dit à ce bon Monsieur pour le faire pleurer de la sorte ?
Les deux dits garçons sursautèrent, honteux d'avoir oublié la présence calme de Luna. La jeune femme s'approcha et s'assit à même le sol, non loin de l'Elfe.
- Il ne faut pas pleurer, mon bon monsieur. Ces deux idiots ne le méritent pas, sourit-elle.
Malfoy et Harry se regardèrent et comme un seul homme, froncèrent les sourcils en se tournant vers elle.
- HEY !
Elle sourit un peu plus, les yeux pétillants d'amusement et Dobby renifla en lui jetant un regard à travers ses larmes.
- « Mon bon Monsieur » ? - Il renifla un peu plus et sourit.- Je vous aime bien.
Elle tendit la main, prête à la serrer.
- Luna Lovegood, c'est un plaisir.
Dobby gloussa et lui fit plutôt un baisemain en faisant une courbette.
- Dame Lovegood, c'est un honneur pour un petit Elfe comme moi de vous rencontrer.
Malfoy leva les yeux au ciel en soupirant.
- Vous êtes incroyables, tous les deux.
Harry observa leur manège, puis le tableau dans son ensemble et éclata d'un rire puissant et libérateur.
RÉPONSES AUX REVIEWS :
Flo : BIEN SUR que ça veut tout dire xD On a tous comprit ;) Sauf lui *sifflote* Vouiii, totale absence d'homophobie... Tu verras bien au bon moment :P Le moment de la Grande Salle... Le moment de la grande salle m'a fait teeeellement rire quand je l'ai écrit xD Merci beaucoooup ! J'essaye d'être au plus vrai de leur caractère tout en les faisant évoluer comme je le veux. Bah oui, ils vont finir par être ensemble ces deux là ;D
Ron, tu verras bien, héhéhé ;) Et il faudra attendre Noel ! Notre vrai Noel pour avoir la réponse xD Héhéhé :p J'espère que ce chapitre t'a plus ! *va le relire, parce que l'a posté sans le relire xD*
J'ADORE LUNA ! ET J'ADORE DOBBY !
Je les aime, ils sont tous deux mes animaux totem. Je les aaadore. Vous en pensez quoi ? .w. De mon côté, j'entame le chapitre 33 et peut-être le rapprochement. Oui. 33 chapitres et pas de rapprochement encore. De rapprochement amoureux et désireux j'entends. Mais ça arrive, n'ayez pas peur. Et puis bon, deux chapitres par semaines, ça va aller vite, non ? :D
Bon allez, je vous embrasse très fort ! Moi, je vais aller rattraper mon retard dans les RARs ^^
xoxo, 'Win.
P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp »
P.S 2 : Je serais bientôt à jour dans les reviews, promit.
