GENRE : Action, Fic écolière, tranche de vie et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir. ULTRA LONG !

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz doit en avoir marre de mes histoire à rallonge x)

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 19 -

La salle commune des Gryffondors était calme, ou tout du moins aurait dû l'être. Il n'y avait personne, si ce n'était Harry, qui faisait face au visage de son meilleur ami déformé par la haine et le dégoût.

- Comment tu peux nous faire ça ?! Tu es immonde, c'est dégueulasse ! Tu es-

La voix de Ron s'éteignit comme si on lui avait lancé un silencio . Il continuait de vociférer et son visage de déforma doucement, se ternissant, devenant même grisâtre. Ses pommettes ondulèrent et craquèrent. Sa vision se troubla et son cœur tressauta. La pièce, sa vision, Ron, tout devint sombre, englouti par un goudron bouillant de magie noire, la sensation de chute le prit de court – il tomba, encore et encore, et son cœur explosa.

.

Le retour à la réalité fut plus que rude. Harry et Hermione, assis en tailleur l'une en face de l'autre sur un petit tapis dans le bureau du professeur Snape, furent brutalement séparés par une vague de magie que le jeune homme relâcha pour sortir de cette vision des enfers. Ça avait été un mélange en rêve plutôt cauchemardesque de souvenirs douloureux.

Harry ne voulait vraiment pas que Hermione voit le sujet de discorde entre lui et Ron, et voulait encore moins que la jeune femme voit son petit-ami se transformer en Voldemort en train de susurrer des insultes en Fourchelang. Ça avait été un cauchemar traumatisant pour Harry, Hermione n'avait vraiment pas à le vivre elle aussi.

Le jeune Gryffondor se redressa en grognant et en frottant sa tête douloureuse et jeta un coup d'œil à sa meilleure amie. Cette dernière se redressait tout aussi difficilement que lui, propulsée à trois mètres sous l'onde de choc. Snape l'aida à se mettre sur pied et regarda Harry s'asseoir en tailleur en soupirant.

- Que s'est-il passé ? Demanda-t-il. Je croyais que vous étiez enfin tombés en Transe.

Cela faisait un mois que Harry et Hermione, sous la supervision du professeur Snape, essayaient de rentrer en Transe partagée et il commençait à y avoir quelques améliorations depuis deux semaines. Mais malheureusement, aucun des deux n'arrivaient à garder leur concentration assez longtemps pour arriver à l'onde parfaite qui leur permettrait un état de conscience partagée qui conduirait indubitablement à une Transe partagée. Pour le moment, ils n'arrivaient encore qu'à tomber dans les souvenirs de l'un ou de l'autre.

Hermione soupira.

- Harry ne voulait pas que je vois son souvenir, expliqua-t-elle.

- C'était plus... Le souvenir d'un cauchemar... commenta-t-il en évitant son regard.

Snape soupira à son tour.

- Il faut lâcher prise, c'est pour cela que j'ai voulu que vous trouviez quelqu'un en qui vous aviez parfaitement confiance.

Harry hocha doucement la tête et Snape mit fin à leur séance.

- Tu ne me fais pas confiance, Harry ? Demanda doucement Hermione alors qu'il la raccompagnait de nouveau aux dortoirs des Gryffondors.

Le jeune homme la regarda, gêné.

- Bien sûr que si, Mione. Je te confierai ma vie sans aucune hésitation, sans même y réfléchir un instant. C'est juste que... C'était un cauchemar peu agréable à vivre, je ne voulais pas que tu vois ça.

Elle le fixa avec attention.

- Tu es sûr que ce n'est pas en rapport avec ta dispute avec Ron ? Interrogea-t-elle doucement.

Harry secoua vivement la tête en niant. Elle ne le croyait pas mais ne sembla pas prendre la mouche ni lui en tenir rigueur. Elle ne dit rien, n'insista aucunement et Harry remercia le ciel d'avoir mit ce petit bout de femme dans sa vie. Il n'osait imaginer ce qu'il deviendrait sans elle.

.*.

Draco observa ses coéquipiers en souriant d'un air supérieur.

- Êtes-vous fiers de vous ? Susurra-t-il en les observant l'un après l'autre.

Les élèves plus jeunes que lui, de troisième et quatrième année, évitèrent son regard mais ceux de cinquième, sixième et dernière année le fusillaient des yeux. Un poursuiveur, un élève de cinquième année, ricana.

- Comme si on allait t'écouter, sale traître.

Draco s'humidifia les lèvres et se tourna vers lui, tout en souriant de ce sourire si froid qu'il offrait toujours à ceux qui ne méritaient même pas d'être une poussière sur son chemin.

- C'est vrai, j'avais oublié. Je ne suis qu'un sale traître.

Il perdit son sourire, retrouvant toute sa prestance de Prince des Serpentards.

- Mais vous, vous êtes des idiots.

Il y eut un mouvement parmi les joueurs mais aucun n'osa s'approcher de lui.

- Dois-je vous rappelez où nous sommes ? Dois-je vous rappelez qui nous sommes ? Des Serpentards à Poudlard. Et n'en déplaise à vos envies et aux dires de Parkinson, je suis toujours un Serpentard et pire encore, je suis toujours votre capitaine.

Il les regarda fixement, marquant une pause pour qu'ils impriment ses paroles.

- Vous n'êtes pas en accord avec la manière dont je vis ma vie ? Je m'en contrebalance. Si vous comptez me refaire un coup pareil au prochain match, je n'hésiterai pas un seul instant : Je dissoudrai l'équipe et pour la première depuis qu'on pratique le Quidditch, il n'y en aurai que trois dans l'école de Poudlard. C'est ce que vous voulez ? Être ceux qui, sous peine d'une pathétique vendetta digne d'enfants de quatre ans envers leur capitaine, l'auraient poussé à dissoudre l'équipe des Serpentards ?

- Tu n'oseras jamais.

Draco tourna la tête vers lui et haussa un sourcil.

- Tu crois vraiment ? Est-ce que je dois te rappeler à qui tu parles ?

- Tu n'es plus un Malfoy, tu n'es plus qu'un sans-nom même si tu usurpes toujours le nom de Monsieur Malfoy, lui cracha-t-on au visage.

Il sourit.

- L'inconvénient de s'être ainsi échappé d'Azkaban, c'est que le grand Lucius Malfoy n'a aucune autorité dans le monde Magique sous peine d'y retourner sous peu. Personne, mis à part vous, ne sait qu'il m'a déshérité et je n'ose imaginer de quelle manière vous êtes au courant. Lucius m'a appris à être ce que nous sommes : De fiers sorcier sang-purs d'Angleterre. Il m'a toujours appris à marcher fièrement car j'étais meilleur que les autres par mon sang et mon nom. Je n'ai plus de nom ? Qu'importe, mon sang est toujours mien. Et contrairement à quelques uns d'entre vous, ma dignité est aussi toujours mienne. Je n'ai jamais laissé personne me dicter ma conduite, comme il me l'avait appris et ça ne lui a pas convenu. Et alors ? Vous croyez vraiment que j'en ai quelque chose à faire de ce que vous pensez de moi ? Vous pouvez me haïr et me détester autant que vous voulez, mais vous n'avez pas le droit de mettre en péril notre chance de gagner au Quidditch juste parce que vous voulez me faire comprendre que vous ne m'aimez pas ! Ça y est, c'est bon, j'ai compris, je sais, est-ce qu'on peu passer à autre chose ? Je suis un Serpentard, vous êtes des Serpentards. On nous a toujours dit que l'on devait se serrer les coudes et montrer un front uni face aux autres maisons parce que ce n'est pas elles qui vont prendre notre défense. Vous savez ce que vous avez fait durant le match contre Serdaigle ? Vous nous avez ridiculisé devant toute l'école. J'ai attrapé ce fichu vif d'or et vous êtes restez là, à vous tourner les pouces.

- Comme si ça ne t'avait pas plus qu'on perde ! Lui dit un de ses batteurs - enfin, un des deux batteurs de l'équipe.

- Mais qu'est-ce que vous croyez ?! Bien sûr que non, ça ne me plait pas qu'on perde ! J'aimerais bien, pour une fois, gagner cette fichue coupe !

- Et qu'est-ce que tu feras quand on jouera un match contre les Gryffondorks ? Tu iras roucouler avec Potter ?

- Bien sûr que non, je lui ferai bouffer la poussière. Je veux cette coupe pour notre dernière année. Votre comportement est puéril, même pour nous. Nous sommes des Serpentards, par Merlin !

- Tu feras ce que tu voudras pour les matchs à venir, mais on ne suivra pas tes ordres. Tu ne mérites pas d'être dans notre maison, lui cracha le même cinquième année que plus tôt. Tu ne mérites pas d'être notre capitaine, on s'en sortira bien mieux sans toi.

Draco le regarda de nouveau puis fixa les autres joueurs les uns après les autres en souriant doucement.

- Vous croyez vraiment que vous faîtes le poids ? Toute l'école a peut-être cru que j'avais payé mon entrée dans l'équipe avec les nimbus 2001 durant ma deuxième année mais j'ai passé des sélections, tout comme vous. Les Nimbus n'étaient qu'un étalage de plus de la fortune de Lucius en guise de "remerciements". J'ai mérité ma place dans l'équipe et vous pouvez être de mauvaise foi autant que vous voulez, vous savez tous que Potter et moi sommes les meilleurs joueurs de cette école. Mais après tout, si vous pensez faire mieux que moi...

Avec des mouvements très lents pour faire monter la pression - non, il n'était pas dramatique et ne se mettait pas en scène, il aimait juste faire les choses bien et joliment - il retira son badge qui le nommait capitaine de l'équipe et le lança à la tête du cinquième année, qui ne réussit même pas à le rattraper. Le badge tomba dans l'herbe. Draco sourit.

- Débrouillez-vous sans moi. Faîtes des sélections et essayez de trouver quelqu'un qui saura tenir tête à Potter et aux autres. Sans moi, vous ne savez pas jouer en équipe mais allez-y, je vous en prie. Amusez-vous bien. Vous avez trois jours pour trouver un nouveau joueur, je te souhaite toute la chance du monde pour y arriver aussi vite, Kane.

Il attrapa son balai et le mit sur son épaule.

- Il fut un temps, être à Serpentard voulait dire quelque chose d'autre que « les connards et les détestés par tous ». Vous alimentez leur moulin, c'est bien triste. Quant à moi, je vous dis bonsoir.

Le nez en l'air et l'air digne - il était bien plus digne que tous ces crapauds sur balais - il quitta le stade d'entraînement de Quidditch en essayant de faire taire la pointe de douleur qui lui transperçait la poitrine parce qu'il s'était lui-même jeté hors de l'équipe.

Quand Potter lui avait demandé s'il n'avait pas peur que son équipe ne reconnaisse plus son autorité sur le terrain, Draco s'était insurgé et avait véritablement cru que les Serpentards allaient être plus intelligents que cela. Mais il s'était apparemment fourvoyé. D'un autre côté, ils n'avaient pas eu tant de contacts que ça, même lors du premier entraînement. Personne ne lui avait adressé la parole mais il s'était fait à cette situation sans souci. Les joueurs avaient suivi ses directives, il n'avait pas vu de problème jusqu'à ce fameux premier match. Les joueurs n'avaient pas protégé les cages, avaient laissé les Serdaigles marquer, encore et encore - certains avaient même ri au nez de Draco quand il s'était mis à les engueuler pour qu'ils bougent leurs gros fions. Draco avait rapidement attrapé le vif d'or mais par assez vite, puisque les Serdaigles avaient gagné le match à 160 contre 150. Et au grand dam de Draco, ils avaient mérité cette victoire car même si les Serpentards les avaient laissé faire, ils avaient marqués chaque point à la main.

Draco soupira en entrant dans l'école, direction ses appartements.

Ils étaient désormais la risée de toute l'école. Quelques Serdaigles avaient plains Draco à cause du comportement de ses coéquipiers, mais la grande majorité s'était moquée des joueurs et de leur inaction ainsi que de l'autorité soit disant inexistante de l'ancien Malfoy. Il aurait bien aimé leur faire ravaler leurs ricanements à ceux-là mais malheureusement, ils étaient un peu trop nombreux.

Tout Poudlard presque. C'était... Désagréable.

Il entra dans ses appartements, la mine sombre et réalisant seulement maintenant qu'il n'aurait pas dû se comporter d'une manière aussi Gryffondor : Il aurait dû défaire l'équipe de Quidditch avant de prendre sa "retraite", ça leur aurait bien fait les pieds, tiens ! Parce que l'année passée, ils avaient organisé des sélections pour voir qui aurait le potentiel profil pour être attrapeur suppléant et cela avait été à la fois affligeant et très bon pour son ego de constater que personne ne lui arrivait à la cheville. Draco savait qu'ils ne trouveraient personne qui pourrait le remplacer dans l'équipe, et Kane avait été le plus hermétique au concept du jeu en équipe, alors en tant que capitaine ? Ils avaient en effet trois jours devant eux pour trouver quelqu'un pour remplacer Draco, ils n'y arriveraient pas et seraient automatiquement disqualifiés car trop peu dans l'équipe. Draco regrettait un peu que cela se termine de cette manière, il aurait vraiment aimé gagner la coupe, une année, une seule... Qu'il gagne ENFIN face à Harry, se serait tellement bien...

- Déjà rentré ?

Draco ne sursauta pas - non, il n'avait pas fait un bond de deux mètres et n'était pas en ce moment même en train de se tenir la poitrine pour éviter que son cœur ne se fasse la malle, non ! - en entendant la voix de Potter juste à côté de lui. Le Serpentard tourna la tête vers le Gryffondor pour le trouver installé sur le canapé, face à une Granger assise en tailleur face à la table basse et de nombreux parchemins. La jeune femme rougissait et Draco se dit que Potter pensait sûrement qu'il rentrerait bien plus tard, qu'elle serait partie bien avant et qu'il n'en saurait bien sûr rien. Mais bon, si elle faisait bosser Harry - ce qu'il, Draco le savait, détestait presque autant que le Lord Noir -, il n'allait rien dire. Il regarda plutôt Potter en haussant un sourcil.

- Non, je suis toujours sur le terrain, ceci n'est qu'une projection astrale - Bien sûr que je suis rentré !

Il traversa le salon pour mettre son balai à côté de celui du Gryffondor en grognant.

- Quelle question idiote, digne des plus grand benêts de l'histoire sorcière.

- Hm... Et ... Comment ça s'est passé ? Demanda doucement Potter, espérant sûrement détourner l'attention de Draco de Granger qui rangeait silencieusement ses affaires.

Les épaules du Serpentard tombèrent sans qu'il ne puisse les contrôler et il soupira en se retournant pour allez s'asseoir à l'autre bout du canapé où était installé Harry.

- Au vu du spectacle qu'ils nous ont offert au dernier match, qu'est-ce que tu crois ? Soupira-t-il en se pinçant l'arrête du nez.

Il rata le regard soucieux que Harry et Granger s'échangèrent.

- Tu n'as plus ton insigne de capitaine... Déclara doucement Granger.

Draco rouvrit les yeux pour la fixer et haussa un peu les épaules.

- Kane pense qu'ils s'en sortiront bien mieux sans moi, que veux-tu que je te dise...

Il soupira de nouveau en croisant les bras sur son torse.

- Je ne les pensais pas assez bête pour me faire ce coup là... De vrais Gryffondors.

- Eh ! S'exclama Potter en souriant.

Draco secoua la tête en cachant son amusement. Il était un peu trop découragé pour vraiment s'en amuser.

- Pourquoi se sont-ils comportés comme cela durant le dernier match ? S'enquit la Gryffondor en fronçant les sourcils.

Le Serpentard tourna la tête vers Potter en haussant un sourcil surpris. Il n'avait pas dit à sa meilleure amie sa situation... particulière ? Harry le regarda et secoua doucement la tête. Draco grogna.

- Ils ne reconnaissent plus mon autorité en tant que capitaine et que Serpentard.

Elle fronça les sourcils, ce qui la fit plisser du nez.

- Mais enfin, tu es un Malfoy, que diable. Qui sont-ils par rapport à toi ? De vulgaires paysans !

Draco cligna des yeux et jeta un coup d'œil à Potter, qui fixait sa meilleure amie d'un air perdu mais amusé.

- Tu nous fais l'avocate du Diable, Mione ? S'enquit le Gryffondor.

Elle haussa les épaules en rougissant des pommettes.

- Quoi, c'est vrai. Qu'on l'apprécie ou non, Malfoy est le chef et le meilleur joueur de sa maison, point. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ils retournent leur veste aussi rapidement, ça va les pénaliser plus qu'autre chose !

Draco se redressa dans son siège en souriant légèrement.

- Aussi étrange que cela puisse paraître, je suis plus que d'accord avec ce que tu dis, Granger.

La jeune femme sembla rayonner après un temps de surprise de sa part et de celle de Harry.

- Mais la situation est un peu plus complexe que cela...

Il hésitait encore à expliquer toute la situation à la jeune femme quand un son de clochette se fit entendre dans l'appartement. Harry et Draco observèrent autour d'eux et virent la tenture de Serdaigle et celle de Serpentard luire un peu. Harry ne comprit pas du tout, puisque Draco n'avait pas pris le temps de lui expliquer, mais le Serpentard se redressa et leva sa baguette, prête à l'emploi.

Dumbledore lui avait expliqué la particularité du tableau qui gardait les anciens appartements des préfets. Tout comme - apparemment - la peinture de la salle commune des Gryffondors, cette peinture réagissait aux personnes faces et à l'intérieur des appartements, même si elle ne parlait pas. Elle était aussi vielle que l'école elle-même et à chaque génération, les préfets posaient leurs insignes contre les portes du château représentées. Les insignes servaient aussi de balises pour ceux de l'extérieur, puisque suivant les préfets présents dans les appartements, des lumières s'allumaient sur la peinture, localisées aux endroits de leur maison respective. Pendant longtemps, quand un élève avait besoin de voir un préfet, il allait devant la peinture pour voir si le préfet de sa maison était présent dans les appartements et si c'était le cas, il n'avait qu'à toucher sa salle commune illuminée pour prévenir de sa présence et dans les appartements, les tentures luisaient doucement pour prévenir les étudiants. Bien sûr, Draco et Harry n'étaient pas préfets mais comme tous deux avaient des plaques de verres ensorcelées par le Directeur pour leur permettre d'aller et venir tranquillement dans leurs appartements et que la pièce reconnaissait leur maison via leur uniforme, cela revenait au même.

Ce qui était le plus étonnant, c'était que Draco n'avait dit à personne comment cela fonctionnait, et surtout : Qu'est-ce qu'un Serdaigle faisait avec un Serpentard devant les appartements des Préfets ? Personne dans l'école - mis à part Granger, le parrain de Draco et Dumbledore - ne savaient où dormaient Draco et Potter.

Il y eut le bruit caractéristique de la peinture s'ouvrant pour laisser entrer les personnes. Draco avait lancé le sort permettant aux élèves d'entrer dans les appartements mais n'avait pas lâché sa baguette pour autant, toujours sur ses gardes. À ses côtés, Harry s'était lui aussi levé, aux aguets en le voyant reprendre la posture tendue qu'il avait en dehors de leur appartement.

- Bonjour les garçons, j'ai trouvé cette petite couleuvre perdue qui te cherchait, Draco.

Le susnommé cligna des yeux et se détendit un peu.

- Bonjour à toi aussi Luna, mais je ne suis pas sûr que Zabini apprécie que tu le qualifies de couleuvre, dit-il d'une voix détachée.

En effet, c'était bien Luna Lovegood qui sautillait jusqu'à eux, suivie plus calmement par Blaise Zabini qui regardait autour de lui d'un œil intéressé. Cela dit, il n'avait pas l'air vexé par le qualificatif utilisé par la Serdaigle. Le Serpentard tout juste arrivé lança un regard surpris à Harry et Granger - toujours sur le sol cela dit -, vite rejoins par Luna qui commença à leur demander ce qu'ils faisaient. Draco observa son camarade de maison un instant avant de ranger discrètement sa baguette. Harry le vit et se rassit en reportant son attention sur les deux filles, saluant Luna. Blaise les regarda tous les trois avant de tourner la tête vers Draco et lui lancer quelque chose au visage. Réflexe d'attrapeur oblige, Draco referma sa main sur le petit objet et observa l'insigne de capitaine de l'équipe briller dans sa main. Il releva la tête vers Blaise en haussant un sourcil en une question silencieuse. Le noir haussa les épaules en mettant ses mains dans ses poches.

- Je viens en tant que négociateur, dit-il d'une voix tranquille en lançant un regard vers les trois des autres maisons, comme hésitant à parler devant eux.

Mais Draco ne bougea pas d'un pouce.

- C'est à dire ?

- Je suis le nouveau joueur, enfin... Si tu acceptes.

L'ancien-capitaine-plus-si-ancien-que-ça-il-ne-comprenait-plus-trop-où-il-en-était fronça les sourcils.

- Comment ça si j'accepte ? Et je croyais que tu ne voulais pas entrer dans l'équipe ?

- Tu leur a fait peur en partant, Dray. L'équipe s'est retournée contre Kane pour t'avoir fait quitter ton poste. Ils refusent de perdre un atout tel que toi et veulent que tu reviennes pour reprendre ta place. Et je ne veux pas être autre chose que poursuiveur. Ça tombe bien, Kane est viré à l'unanimité et je prends sa place.

Draco renifla d'un air dédaigneux mais plus amusé qu'autre chose. Ces pauvres petits serpents, tellement perdus sans lui~

- Alors ?

Le de-nouveau-capitaine réfléchit un instant avant de se tourner vers le dos de Harry.

- Potter, vous avez le terrain demain soir ?

Le Gryffon se tourna vers eux, plume en main.

- Hm, nope. Moi je l'ai après demain. Il n'y a personne demain soir.

Draco hocha la tête puis regarda de nouveau Blaise en souriant un peu d'un air mesquin.

- Très bien, alors c'est d'accord. Que demain, vous soyez tous présents à 17h30 sur le terrain. Et Blaise, tu leur diras que s'ils comptent me refaire ce coup-ci, je n'hésiterai pas un seul instant. Je ne rendrai pas mon badge mais je préfère cent fois dissoudre l'équipe plutôt que de les laisser croire qu'ils peuvent me mener en bateau.

Oh oui, il allait les faire souffrir demain soir. Que croyaient-ils ?! Qu'il allait laisser leur comportement impuni ? Et puis quoi encore ?!

- Non, attend, encore mieux. Ne leur dis rien. Dis leur que tu ne m'as pas trouvé mais que vous avez encore plus besoin de vous entraîner. Demain soir, je vais vous faire suer et pleurer votre mère.

Un sourire similaire au sien fleurit sur les lèvres de Blaise et il hocha vivement la tête.

- Bien sûr. Le Prince compte-t-il reprendre son trône ou va-t-il laisser l'Usurpatrice s'amuser encore un peu ?

Un frisson remonta le long de la colonne vertébrale de Draco et son sourire se fit carnassier.

- Laissons la mijoter encore un peu...

Encore un tout petit peu.

Il n'eut pas conscience du regard étrange que Harry lui lança, les pupilles dilatées et pétillantes d'intérêt.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Flo : HAHAHAHA, rigole pas, j'en arrive à l'oublier moi aussi xD mais je vais rapidement en reparler, ne t'inquiète pas. Et je pense que ça va te plaire :P Je pense qu'il l'a eu mauvaise pendant un court instant, mais le choc de la nouvelle l'a déconcerté. Draco est buté, il ne voit pas plus loin de son nez quand on parle de Harry. Même s'il savait que Harry n'était pas un Gryffondor pur souche au départ, il n'arrivait pas à se défaire de cette impression qu'il avait sur lui. En effet, il s'est mal exprimé, en pensant trop gentil, il entendait par là trop... comment dire... propre sur lui, un vrai petit Gryffondor quoi, honnête et héro en tout genre.

Bien sûr qu'ils sont théâtrale, surtout Harry. Il voulait un peu ... Être comme Draco sur ce coup là, lui montrer qu'il pouvait avoir des réactions tout à fait Serpentardes. ( Et puis ouais, si je peux glisser un peu de pré-Drarry kinky, je ne vais pas me gêner ;D - CRAVAAAAATE - )

J'avoue que la conversation était plus... une reconnaissance de leur amitié. Et en effet, Draco n'a pas trop d'infos, mais il prend ce qu'il a pour le moment. En tant que Serpentard justement, il sait qu'il ne peut pas trop accablé Harry de question, ça ne le ferait que se braquer. Enfin, qu'il croit.

Ahaha, tu verras bien ;p

Ouiii de la neige ! \O/

Gros poutoux !

adenoide : Et oui, pauvre petit Harry a pleiiiin de petits bourdes qui lui arrive, le pauvre x) C'est sa marque de fabrique :P

Shinji Inu : Eh oui xD Je suis contente que ça t'ai plus ! :D J'espère que ça te plais toujours :P


Bordel, ce que je peux aimer ce chapitre xD J'espère que ça vous plait tout autant ! :D Enfin bref. Que pourrais-je vous raconter de beau... J'en sais trop rien, désolé xD Mise à part que je vais aller écrire un peu plus :P

A jeudi pour la suite. Je vous embrasse ! xoxo, 'Win.

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp » - et puis mon mail : plume ( pouiiiint) eowin (arobaazeuuuh~) gmail ( pouiiiint) coum :D